Publié le 11 Décembre 2014

vanuatu Iles torres masque

Ethnologisches Museum, Berlin

 

L'archipel des Vanuatu est situées à 1 750 kilomètres à l'est de l'Australie, au nord-est de la Nouvelle-Calédonie.Nommé « Nouvelles-Hébrides » après James Cook, l'archipel a connu une colonisation lente et désorganisée depuis son exploration par les Européens à la fin du XVIIIe siècle jusqu'à la fin du XIXe siècle.

 

Ce masque témoigne d'une civilisation raffinée et d'un art très aboutie.

 

Source: RR, Wikipedia

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART PREMIER OCEANIE

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Publié le 11 Décembre 2014

ogoni Nigéria 1

Musée Tervuren, Bruxelles

 

Les masques elu des Ogoni sont portés par de jeunes garçons qui divertissent par leurs performances dynamiques et joyeuses. Ils célèbrent notamment le festival de l'igname nouvelle, manifestation propitiatoire qui vise la fertilité du sol.

 

Le peuple Ogoni est l'un des peuples indigènes vivant dans l'État de Rivers au sud du Nigeria. Cette population compte environ 500 000 personnes. Les Ogoni sont réputés pour leurs petits masques remarquables par une mâchoire articulée pourvue de dents en bois. Ils produisent également de grandes poupées et des cimiers horizontaux.

 

ogoni Nigéria 2

 

Source: Musée de Tervuren, Wikipedia

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #ARTS PREMIERS AFRIQUE

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Publié le 8 Décembre 2014

À Uranie.
 

 

1734.

 

Je vous adore, ô ma chère Uranie !

Pourquoi si tard m'avez-vous enflammé ?

Qu'ai-je donc fait des beaux jours de ma vie ?

Ils sont perdus ; je n'avais point aimé.

J'avais cherché dans l'erreur du bel âge

Ce dieu d'amour, ce dieu de mes désirs ;

Je n'en trouvai qu'une trompeuse image

Je n'embrassai que l'ombre des plaisirs.

Non, les baisers des plus tendres maîtresses ;

Non, ces moments comptés par cent caresses,

Moments si doux et si voluptueux,

Ne valent pas un regard de tes yeux.

Je n'ai vécu que du jour où ton âme

M'a pénétré de sa divine flamme ;

Que de ce jour où, livré tout à toi,

Le monde entier a disparu pour moi.

Ah ! quel bonheur de te voir, de t'entendre !

Que ton esprit a de force et d'appas !

Dieux ! que ton cœur est adorable et tendre !

Et quels plaisirs je goûte dans tes bras !

Trop fortuné, j'aime ce que j'admire.

Du haut du ciel, du haut de ton empire,

Vers ton amant tu descends chaque jour,

Pour l'enivrer de bonheur et d'amour.

Belle Uranie, autrefois la Sagesse

En son chemin rencontra le Plaisir ;

Elle lui plut ; il en osa jouir ;

De leurs amours naquit une déesse,

Qui de sa mère a le discernement,

Et de son père a le tendre enjouement.

Cette déesse, ô ciel ! qui peut-elle être

Vous, Uranie, idole de mon cœur,

Vous que les dieux pour la gloire ont fait naître,

Vous qui vivez pour faire mon bonheur.

 

 

Voltaire.

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Rédigé par rafael

Publié dans #ROCOCO

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Publié le 6 Décembre 2014

 

 

Tout pour moi devient allégorie.

Baudelaire : Le Cygne.

 

 

 

"Le génie de Baudelaire, qui trouve sa nourriture dans la mélancolie, est un génie allégorique. Pour la première fois chez Baudelaire, Paris devient objet de poësie lyrique. Cette poësie locale est à l’encontre de toute poësie de terroir. Le regard que le génie allégorique plonge dans la ville trahit bien plutôt le sentiment d’une profonde aliénation. C’est là le regard d’un flâneur, dont le genre de vie dissimule derrière un mirage bienfaisant la détresse des habitants futurs de nos métropoles. Le flâneur cherche un refuge dans la foule. La foule est le voile à travers lequel la ville familière se meut pour le flâneur en fantasmagorie. Cette fantasmagorie, où elle apparaît tantôt comme un paysage, tantôt comme une chambre, semble avoir inspiré par la suite le décor des grands magasins, qui mettent ainsi la flânerie même au service de leur chiffre d’affaires. Quoi qu’il en soit les grands magasins sont les derniers parages de la flânerie.

 

Dans la personne du flâneur l’intelligence se familiarise avec le marché. Elle s’y rend, croyant y faire un tour ; en fait c’est déjà pour trouver preneur. Dans ce stade mitoyen où elle a encore des mécènes, mais où elle commence déjà à se plier aux exigences du marché, (en l’espèce du feuilleton) elle forme la bohème. À l’indétermination de sa position économique correspond l’ambiguïté de sa fonction politique. Celle-ci se manifeste très évidemment dans les figures de conspirateurs professionnels, qui se recrutent dans la bohème. Blanqui est le représentant le plus remarquable de cette catégorie. Nul n’a eu au XIXe siècle une autorité révolutionnaire comparable à la sienne. L’image de Blanqui passe comme un éclair dans les Litanies de Satan. Ce qui n’empêche que la rébellion de Baudelaire ait toujours gardé le caractère de l’homme asocial : elle est sans issue. La seule communauté sexuelle dans sa vie, il l’a réalisée avec une prostituée.

 

II

Nul trait ne distinguait, du même enfer venu,

Ce jumeau centenaire.

Baudelaire. Les sept vieillards.

 

Le flâneur fait figure d’éclaireur sur le marché. En cette qualité il est en même temps l’explorateur de la foule. La foule fait naître en l’homme qui s’y abandonne une sorte d’ivresse qui s’accompagne d’illusions très particulières, de sorte qu’il se flatte, en voyant le passant emporté dans la foule, de l’avoir, d’après son extérieur, classé, reconnu dans tous les replis de son âme. Les physiologies contemporaines abondent en documents sur cette singulière conception. L’œuvre de Balzac en fournit d’excellents. Les caractères typiques reconnus parmi les passants tombent à tel point sous les sens que l’on ne saurait s’étonner de la curiosité incitée à se saisir au-delà d’eux de la singularité spéciale du sujet. Mais le cauchemar qui correspond à la perspicacité illusoire du physiognomiste dont nous avons parlé, c’est de voir ces traits distinctifs, particuliers au sujet, se révéler à leur tour n’être autre chose que les éléments constituants d’un type nouveau ; de sorte qu’en fin de compte l’individualité la mieux définie se trouverait être tel exemplaire d’un type. C’est là que se manifeste au cœur de la flânerie une fantasmagorie angoissante. Baudelaire l’a développée avec une grande vigueur dans les Sept Vieillards. Il s’agit dans cette poësie de l’apparition sept fois réitérée d’un vieillard d’aspect repoussant. L’individu qui est ainsi présenté dans sa multiplication comme toujours le même témoigne de l’angoisse du citadin à ne plus pouvoir, malgré la mise en œuvre de ses singularités les plus excentriques, rompre le cercle magique du type. Baudelaire qualifie l’aspect de cette procession d’infernal. Mais le nouveau que toute sa vie il a guetté, n’est pas fait d’une autre matière que cette fantasmagorie du « toujours le même ». (La preuve qui peut être fournie que cette poësie transcrit les rêves d’un haschichin n’infirme en rien cette interprétation.)

 

 

III

 

Au fond de l’Inconnu pour trouver du nouveau !

Baudelaire : Le Voyage.

 

La clé de la forme allégorique chez Baudelaire est solidaire de la signification spécifique que prend la marchandise du fait de son prix. À l’avilissement singulier des choses par leur signification, qui est caractéristique de l’allégorie du XVIIe siècle, correspond l’avilissement singulier des choses par leur prix comme marchandise. Cet avilissement que subissent les choses du fait de pouvoir être taxées comme marchandises est contrebalancé chez Baudelaire par la valeur inestimable de la nouveauté. La nouveauté représente cet absolu qui n’est plus accessible à aucune interprétation ni à aucune comparaison. Elle devient l’ultime retranchement de l’art. La dernière poésie des Fleurs du Mal : Le Voyage. « Ô Mort, vieux capitaine, il est temps ! levons l’ancre ! » Le dernier voyage du flâneur : la Mort. Son but : le Nouveau. Le nouveau est une qualité indépendante de la valeur d’usage de la marchandise. Il est à l’origine de cette illusion dont la mode est l’infatigable pourvoyeuse. Que la dernière ligne de résistance de l’art coïncidât avec la ligne d’attaque la plus avancée de la marchandise, cela devait demeurer caché à Baudelaire.

 

Spleen et idéal – dans le titre de ce premier cycle des Fleurs du Mal le mot étranger le plus vieux de la langue française a été accouplé au plus récent. Pour Baudelaire il n’y a pas contradiction entre les deux concepts. Il reconnaît dans le spleen la dernière en date des transfigurations de l’idéal – l’idéal lui semble être la première en date des expressions du spleen. Dans ce titre où le suprêmement nouveau est présenté au lecteur comme un « suprêmement ancien », Baudelaire a donné la forme la plus vigoureuse à son concept du moderne. Sa théorie de l’art a tout entière pour axe la « beauté moderne » et le critère de la modernité lui semble être ceci, qu’elle est marquée au coin de la fatalité d’être un jour l’antiquité et qu’elle le révèle à celui qui est témoin de sa naissance. C’est là la quintessence de l’imprévu qui vaut pour Baudelaire comme une qualité inaliénable du beau. Le visage de la modernité elle-même nous foudroie d’un regard immémorial. Tel le regard de la Méduse pour les Grecs."

 

Walter Benjamin, Paris, capitale du XIXe siècle, 1939

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #ROMANTISME ET NEOGOTHIQUE

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Publié le 5 Décembre 2014

Nouvelle-Irlande Malanggan 1Nouvelle-Irlande Malanggan 10Nouvelle-Irlande Malanggan 3

Ethnologisches Museum, Berlin.

 

La Nouvelle-Irlande, île d'Océanie située au Nord de la Papouasie est réputée pour sa production artistique de très grande qualité et d'une richesse incroyable.

 

Ces masques heaumes sculptés et peints dans le style du Nord étaient portés lors des cérémonies Tatanua qui donnaient lieu à l'utilisation de nombreux masques, sculptures et décors. Fait d'écorce, de coquillage, de bois, d'étoffe, de plumes et de cheveux ces masques sont l'exemple même de la très grande créativité des artistes de cette île.

 

Nouvelle-Irlande Malanggan 2Nouvelle-Irlande Malanggan 4Nouvelle-Irlande Malanggan 5

 

Nouvelle-Irlande Malanggan 6Nouvelle-Irlande Malanggan 7Nouvelle-Irlande Malanggan 8

 

Source: Ethnologisches Museum

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART PREMIER OCEANIE

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Publié le 4 Décembre 2014

 Art Institute Chicago, 450 av. JC

 

Ce très beau vase athénien a servi pour mélanger et conserver du vin. La scène sur le vase dépeint des femmes participant à des rites en l'honneur de Dionysos, le dieu du vin. L'élégance de ces femmes, cette sérénité qui se dégage de la scène, la forme légèrement allongée du vase fond de cette pièce une oeuvre qui peut être attribué à un artiste particulièrement doué, celui-ci est appelé "Chicago peintre" en référence à cette oeuvre et à d'autres de même facture. Il était certainement contemporain de la construction du Parthénon.

 

Source: AIC, RR

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Rédigé par rafael

Publié dans #GRECE ANTIQUITE

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Publié le 2 Décembre 2014

Relief with Enthroned Ruler

Metropolitan Museum, New-York, VIIIe s.

 

Ce panneau monumental provient du site de La Pasadita, proche du site d'Yaxchilan dans le sud du Mexique. Il représente un jeune seigneur élégant assis sur une estrade et recevant deux invités, le plus proche lui présente un somptueux masque de jade. Les autres panneaux de la série présente le jeune seigneur avec le roi d'Yaxchilan. Les glyphes se référent aux titres et à la généalogie du jeune seigneur. L'ensemble était à l'origine entièrement peint.

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART PRECONLOMBIEN, #MEXIQUE

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Publié le 2 Décembre 2014

Art Institute Chicago, XIXe

 

Cette très belle maternité symbolise la fertilité humaine. La coiffure, le pagne et la ceinture indiquent l'appartenance de cette femme à une organisation de sage-femmes qui se consacre à l'aide aux femmes pendant l'accouchement et à la prévention de la mortalité infantile. Les traces de scarification sur le visage sont les signes de son statue particulier dans la société. La ligne sur le front symbolise la vie et l'enfantement. Cette sculpture était utilisé lors de rituel religieux, elle était certainement posée à terre. Le réalisme de la représentation reflète les coutumes du milieu du XIXe siècle au Congo.

 

Les Luluwas sont un peuple d'Afrique centrale, surtout présent en République démocratique du Congo, dans le sud-centre de la province du Kasai-Occidental, entre la rivière Kasai à l'ouest et la frontière du Kasaï-Oriental à l'est. C'est un sous-groupe  des Luba du Kasai aux côtés des Bakwa-luntu tout comme des Baluba-lubilanji dont ils sont très proches.

 

Source: RR, AIC, Wikipedia

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #ARTS PREMIERS AFRIQUE

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Publié le 1 Décembre 2014

Art Institute Chicago, 500 av. JC

 

Les étrusques plaçaient des têtes votives de ce type dans leurs temples pour accompagner les offrandes aux dieux. Cette tête particulièrement élégante a été travaillé de façon précise et avec beaucoup de finesse notamment au niveau de la chevelure. Des traces de peinture suggère que les cheveux étaient peint d'un ton rouge vif, et les trous au niveau des oreilles le port de bijoux. Les yeux, grands et vifs sont caractéristiques de l'art figuratif étrusque.

 

Source: AIC, RR

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #EUROPE AGE DU BRONZE et DU FER

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Publié le 30 Novembre 2014

Nouvelle-guinée Baining nouvelle bretagne

 

Le peuple Baining vit en petits groupes éparpillés dans la jungle des montagnes de la péninsule de la Gazelle, dans l'Est de l'île de la Nouvelle-Bretagne, province de Papouasie-Nouvelle-Guinée. Les Baining ont développé un art cultuel qui se manifeste par la confection de masques évoquants les esprits de la forêt (le tarot, le papillon, le trèfle, le moustique, etc).

 

Nouvelle-guinée baining masqueNouvelle-Guinée baining Museum La Rochelle

 

Ces masques ( Kavat en langue vernaculaire) sont mis en scène à l'occasion de danses rituelles nocturnes. Les porteurs surgissent de la forêt aux sons d'un orchestre composé de chanteurs et de percussionnistes. Ils viennent braver un gigantesque brasier allumé et entretenu par les enfants de la tribu. Les danseurs traversent les flammes, piétinant miraculeusement des braises volatiles. À l'issue de ces danses nocturnes les masques constitués essentiellement de rotin et de tapa sont brûlés ou détruit dans la forêt. Quelques rares spécimens arrivent à échapper à la destruction.

 

 

Source: Wikipedia

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART PREMIER OCEANIE

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