Publié le 24 Février 2015

Turquie - Parc national de Göreme et sites rupestres de Cappadoce

 

 

" Dans un paysage saisissant modelé par l'érosion, la vallée de Göreme et ses environs abritent des sanctuaires rupestres, témoignages irremplaçables sur l'art byzantin de la période post-iconoclaste, ainsi que des habitations, des villages troglodytiques et des villes souterraines, vestiges d'un habitat humain traditionnel dont les débuts remontent au IVe siècle.

 

Situés sur le plateau central d’Anatolie, dans un paysage volcanique sculpté par l’érosion qui a formé une succession de crêtes montagneuses, de vallées et de pics connus sous le nom de « cheminées de fées » ou hoodoos, le parc national de Göreme et les sites rupestres de Cappadoce s’étendent sur une région qui couvre les villes de Nevşehir, Ürgüp et Avanos, les sites de Karain, Karlık, Yeşilöz, Soğanlı ainsi que les cités souterraines de Kaymaklı et de Derinkuyu. La zone est bordée sur ses flancs sud et est par des chaines de volcans éteints, avec l’Erciyes Dağ (3916 mètres) d’un côté et le Hasan Dağ (3253 m) de l’autre. La densité de ses cellules, églises, villages troglodytiques et cités souterraines creusés au cœur de la roche en fait l’un des plus grands et des plus saisissants ensembles rupestres au monde. Fascinante d’un point de vue géologique et ethnologique, l’incomparable beauté du décor des sanctuaires chrétiens fait aussi de la Cappadoce un des meilleurs exemples de l’art byzantin de la période post-iconoclaste. "

 

 

Turquie Cappadoce goreme (10)

 

Turquie Cappadoce goreme (20)

 

" ... Le parc naturel de Göreme et les sites rupestres de Cappadoce, ayant fait l’objet d’une utilisation et de modifications considérables par l’homme au cours des siècles, sont un paysage harmonieux qui conjugue l’interaction et l’habitat humain avec des reliefs naturels spectaculaires. Des tremblements de terre ont provoqué quelques dommages à certains cônes et colonnes mais cela est généralement considéré comme un phénomène naturel. Il est cependant fait état d’une surexploitation touristique et de quelques actes de vandalisme, en outre certaines structures incompatibles avec le site ont été installées.

Les processus d’érosion qui ont façonné les structures de roches de forme conique si remarquables, continueront de créer de nouvelles « cheminées de fées » et de nouvelles colonnes de roche. Cependant en raison du rythme de ces processus, les valeurs naturelles du bien sont susceptibles d’être menacées par un usage inapproprié. Les caractéristiques culturelles du bien, tels que les églises creusées dans la roche et les éléments culturels associés, qui risquent principalement d’être minées par l’érosion et de pâtir d’autres processus naturels ainsi que du tourisme de masse et des pressions liées au développement, ne pourront jamais être remplacées. Ces processus continuent d’accroitre les risques pesant sur le bien. Certaines des églises mentionnées par les premiers spécialistes, tel C. Texier, H.G. Rott et Guillaume de Jerphanion, ont désormais disparu..."

 

 

Turquie Cappadoce goreme (2)Turquie Cappadoce goreme (18)Turquie Cappadoce goreme (3)

Turquie Cappadoce goreme (13)

 

Turquie Cappadoce goreme (5)Turquie Cappadoce goreme (4)Turquie Cappadoce goreme (9)

 

Turquie Cappadoce goreme (19)

Turquie Cappadoce goreme (8)

 

 

 

Source: UNESCO

Photos: Lankaart (c)

 

 



Les 140 monuments protégés par l'UNESCO témoignent de la richesse historique et culturelle de cette ville. Au cœur de la Route de la soie et du royaume perse, Boukhara et Samarcande ont été rattachées à la République socialiste soviétique d'Ouzbékistan sous Staline. Boukhara est le berceau […]

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #UNESCO PATRIMOINE NATUREL

Repost0

Publié le 23 Février 2015

Canaries Tenerife la Orotava Jardines Marquesado d-copie-3

 

Les Jardines del Marquesado de la Quinta Roja à La Ototava sur l’île de Tenerife, sont aussi connus comme les Jardins de la Victoire. Ils ont été réalisés sur une pente abrupte non loin de la demeure du Marquis de la Quinta Roja et offrent une vue spectaculaire sur la plaine de La Orotava sur les flancs du volcan et la mer. Les jardins sont composés de sept terrasses échelonnées le long de la pente. En haut du jardin un petit édifice de marbre blanc de style corinthien orne la terrasse qui offre une très belle vue sur la ville, les montagnes et la mer. Initialement cet édifice devait être le mausolée du Marquis. Dessiner au XIXe siècle par un paysagiste lyonnais, le parc offrait de nombreuses compositions maçonniques aujourd’hui en partie disparues.

 

Canaries Tenerife la Orotava Jardines Marquesado d-copie-4

 

Canaries Tenerife la Orotava Jardines Marquesado d-copie-1 Canaries Tenerife la Orotava Jardines Marquesado d-copie-10
Canaries Tenerife la Orotava Jardines Marquesado d-copie-11 Canaries Tenerife la Orotava Jardines Marquesado d-copie-12


 Canaries Tenerife la Orotava Jardines Marquesado d-copie-2

 

Canaries Tenerife la Orotava Jardines Marquesado d-copie-5 Canaries Tenerife la Orotava Jardines Marquesado d-copie-6
Canaries Tenerife la Orotava Jardines Marquesado d-copie-7 Canaries Tenerife la Orotava Jardines Marquesado d-copie-8

 

 Canaries Tenerife la Orotava Jardines Marquesado d-copie-9

 

Photos et textes: Lankaart (c)

 



Le parc fut tout d'abord une partie de l'ancienne propriété du duc de Chartres, qui fait dessiner, par Carmontelle au XVIIIe siècle, un « pays d'illusions » avec des fabriques de jardin : ferme suisse, moulins hollandais, pagode, pyramide, ruines féodales, temple romain disséminés le long de […]


Ancien parc du palais de Pedralbes, la résidence de la famille royale en visite à Barcelone au XIXème siècle, le parc conserve de cette époque ses parterres. La végétation est dense et exubérante, traversée de chemins qui entourent le parc et qui conduisent à un grand nombre d'espaces pourvus […]

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #PARCS et JARDINS

Repost0

Publié le 21 Février 2015

 

Yakushi Nyorai detail 3

National Museum, Tokyo, IXe siècle.

Cette statue d’Yakushi Nyorai, buddha de la médecine, était initialement adorée comme une divinité dans le temple Shintô de Nyakuôji situé dans le quartier de Higashiyama à Tokyo. Ce lieu saint a été construit à la fin du XIIe siècle par l’empereur Goshirakawa (1127 - 1155). La statue daterait du IXe siècle. À l’exception des mains et de la chevelure bouclée, la statue, cœur du lotus compris, a été taillée dans un seul bloc de bois.

 

Elle est typique de la fin de la période de Nara (fin du VIIIe siècle, début IXe siècle). Les traits de la statue évoquent une origine lointaine, le profil très marqué ressemble aux figures des bouddhas d’Inde. Cette ressemblance est fréquente pour l’époque Heian.

 

Yakushi Nyorai detail 4Yakushi Nyorai

 

Yakushi Nyorai detail 2

 

Yakushi Nyorai detail

 

Source: DA

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #JAPON

Repost0

Publié le 20 Février 2015

pende Congo

Musée Tervuren, Bruxelles

 

Le masque Pota ou Ginjinga des Pende n'était pas directement porté devant le visage du danseur mais bien placé sur le sommet du crâne comme une casquette, la face de bois formant la visière. Il faisait partie des masques intervenant au cours des initiations de la mukanda.

 

Source: Musée de Tervuren

 

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #ARTS PREMIERS AFRIQUE

Repost0

Publié le 19 Février 2015

Luba (5)Luba (2)

 

Les Lubas sont un peuple d’Afrique centrale établi principalement en République démocratique du Congo où ils constituent l’une des populations les plus nombreuses. La date de création du royaume Luba reste incertaine. Il fut créé par le héros Kalala Ilungo. Lui et ses successeurs étaient vénérés comme des divinités. Au cours du XVIIIe siècle l’empire Luba s’étendit vers l’est et le sud jusqu’aux bassins des rivières Sankuru et Lomani. L’art Luba varie donc en fonction des régions et a influencé de nombreux peuples y compris les Hemba et Boyo leurs voisins. Les œuvres d’art que l’on peut admirer dans les musées étaient le plus souvent destinées à la cour royale ou aux chefs locaux.

 

Luba (3)Luba (6)

 

L'art Luba exprime souvent la sérénité et l'introspection, les formes sont douces et curvilignes. L'art Luba prend souvent comme modèle des figures féminines sous forme d'appuie-tête, de lances, de haches ou de bols. La femme tenant ses seins est une figure courante, il symbolise la mère nourricière. Ce geste fait également référence au fait que dans la culture Luba, seules les femmes sont considérées comme assez fort pour garder les secrets de la royauté, et c'est dans leurs seins qu'elles protègent les interdictions royales dont la royauté dépend. Les visages de ces femmes portent souvent les traces de scarifications rituelles.

Source: RR, Wikipedia en

 

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #ARTS PREMIERS AFRIQUE

Repost0

Publié le 18 Février 2015

Chokwe Congo

Musée Tervuren, Bruxelles

 

Ce masque est un Zanda-Muada, mais il se pourrait que ce soit un masque lion Mwendumba. Il intervenait dans le cadre des initiations de la Mukanda chez les Chokwe.

Les Tchokwés ou Chokwe sont un peuple bantou d'Afrique centrale et australe, surtout présent en République démocratique du Congo et en Angola, et à un moindre degré en Zambie. Quelques milliers vivent aussi en Namibie.

 

Source: Musée de Tervuren , Wikipedia

 

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #ARTS PREMIERS AFRIQUE

Repost0

Publié le 17 Février 2015

Mexique Ancienne cité maya et forêts tropicales -copie-3

 

" Ce bien est situé dans le secteur centre sud de la péninsule du Yucatan, dans le sud du Mexique, et comprend les vestiges de l’importante ville maya de Calakmul, située dans les profondeurs de la forêt tropicale des Tierras Bajas. La ville, qui a joué un rôle clé dans l’histoire de la région pendant plus de douze siècles, se caractérise par des structures admirablement conservées qui offrent une image parlante de la vie dans une ancienne capitale maya. Le bien est aussi le troisième haut lieu de biodiversité du monde par sa taille. Il recouvre tous les écosystèmes subtropicaux et tropicaux du Mexique central jusqu’au canal de Panama." 

 

Mexique Ancienne cité maya et forêts tropicales -copie-1

 

Mexique Ancienne cité maya et forêts tropicales -copie-4

 

Mexique Ancienne cité maya et forêts tropicales -copie-2Mexique Ancienne cité maya et forêts tropicales -copie-5
Mexique Ancienne cité maya et forêts tropicales -copie-6Mexique Ancienne cité maya et forêts tropicales protégé

 

Mexique Ancienne cité maya et forêts tropicales -copie-7

Mexique Ancienne cité maya et forêts tropicales -copie-8

 

Mexique Ancienne cité maya et forêts tropicales -copie-9

 

Source: UNESCO

Photos; Lankaart (c)

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #UNESCO PATRIMOINE NATUREL, #MEXIQUE

Repost0

Publié le 16 Février 2015

 

null

 

" Quel sujet pour un poëte et pour un peintre ! qu’il exige de génie et d’enthousiasme ! Ah ! mon ami, qui est-ce qui trouvera la vraie figure d’Eurydice ? et celle d’Orphée promenant ses doigts sur sa lyre et suspendant par ses accords harmonieux le travail des Danaïdes, le rocher de Sisyphe, la roue d’Ixion, les eaux du Cocyte ; récréant les serpents sur la tête des Euménides ; attirant Cerbère qui vient lui lécher les pieds, répandant un rayon de sérénité sur le front sévère du monarque souterrain ; arrachant l’urne fatale des mains de l’inflexible Rhadamante et arrêtant les fuseaux des Parques, qui en ont oublié de filer ? Telle fut l’apparition du chantre de la Thrace aux enfers au moment où ses accents interrompirent le silence éternel et percèrent la nuit du Tartare. Mais le peintre en a choisi un autre. Pluton va prononcer, et l’époux redevenir possesseur de sa moitié.

 

La composition est grande, belle et une. On voit en haut Pluton assis sur son trône ; Proserpine est à côté de lui. Au-dessous, à droite, deux des juges infernaux. Plus bas, Orphée, et Eurydice conduite par le Temps. Sur le devant, au-dessous du trône de Pluton, les portes sombres du Ténare ; à côté de ces portes, les trois Parques. Au-dessus des Parques et au-dessous de Pluton, le troisième juge. Voyez-vous comme tous ces objets se tiennent et s’enchaînent ?

 

Et ce Temps revenu sur ses pas pour rendre Eurydice à la vie et à son époux, n’est-il pas d’une belle poésie ?

 

Et cette Parque se refusant à la tâche inusitée de renouer son fil, est-ce une idée indigne de Virgile ? Pensez donc, mon ami, que l’artiste l’a trouvée à quatre-vingts ans.

 

Si son Pluton et sa Proserpine sont mesquins, n’ont rien de majestueux et de redoutable ; si son Eurydice est niaise ; si ses juges infernaux ont un faux air d’apôtres ; si son Orphée est plus froid qu’un ménétrier de village qui suit une noce pour un écu ; si ses Parques sont tournées à la française, il faut le lui pardonner ; le sujet était trop fort pour son âge.

 

N’est-ce pas assez que dans l’harmonie générale, dans la distribution des groupes, dans la liaison des parties de la composition on reconnaisse encore le grand maître ?

 

Ce Pluton et cette Proserpine sont pauvres, d’accord ; mais l’obscurité qui les environne est bien imaginée et bien faite.

 

La couleur du tout est faible ; mais les reflets de lumière sont bien entendus.

 

La tête d’Eurydice est sotte, ses pieds et ses mains sont mal dessinés ; mais la couleur de toute la figure fait plaisir.

 

Les pieds et les mains des autres figures sont assez mal dessinés ; mais qui est-ce qui se donne aujourd’hui la peine de finir ces parties ? Ce sont des détails qu’on renvoie aux écoliers.

 

Ses Parques sont un peu françaises ; mais l’attitude en est variée, et elles ne sont pas sans caractère.

 

Convenez, mon ami, qu’on a prononcé un peu légèrement sur le mérite de ce morceau. Retournez au Salon, et vous éprouverez comme moi qu’on le revoit avec plus de satisfaction qu’on ne l’a vu. Cet homme est encore un aigle en comparaison de Pierre et de beaucoup d’autres.

 

Cette composition a 17 pieds 8 pouces de large sur 11 pieds de haut. Ce n’est point une petite machine . "

 

 

 

Diderot, Salon 1763.

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #CLASSICISME

Repost0

Publié le 15 Février 2015

Desert Breath D.A.ST. ARTEAM monumental-land-art-i-copie-1

 

« Desert Breath » est une installation imaginée et réalisée par l’artiste Danae Stratou, la designer Alexandra Stratou et l’architecte Stella Constantinides. Elles ont collaboré de 1995 à 1997 pour créer cette installation située à El Gouna au milieu du désert égyptien près de la Mer Rouge. D’en haut, on aperçoit des motifs en relief ou en creux sur une distance de plusieurs centaines de mètres et une surface de 100 000 m². Une installation monumentale qui est toujours visible aujourd'hui.

 

Desert Breath D.A.ST. ARTEAM monumental-land-art-i-copie-2

 

Desert Breath D.A.ST. ARTEAM monumental-land-art-i-copie-3

 

Desert Breath D.A.ST. ARTEAM monumental-land-art-installati

 

Photos: Desert Breath D.A.ST. ARTEAM (c)

Source: RR

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #XXIe: l'ART CONTEMPORAIN aujourd'hui

Repost0

Publié le 14 Février 2015

Olafur-Eliasson-21

 

Olafur Eliasson est un artiste contemporain danois, né à Copenhague le 15 février 1967. Il est fortement attaché à l'Islande, pays d'origine de ses parents, où il a passé une partie de son enfance. Dès 1993, il s'établit à Cologne puis à Berlin en 1994. 

 

L'une des spécificités de son travail réside dans l'intérêt qu'il porte à la surface, la structure cristalline, les déformations, la lumière et ses effets, la couleur, les formes géométriques sans oublier la dimension narrative, dans le sens où ses œuvres laissent facilement une trace dans la mémoire sous forme d'image ou de sensation.

 

Olafur-Eliasson-12 (1)

 

Olafur-Eliasson-23

 

Olafur-Eliasson-24

 

Olafur Eliasson qualifie son atelier de studio-laboratoire où le questionnement, la recherche et l'expérimentation constituent la base essentielle de sa démarche artistique. Ses œuvres intègrent les notions d'espace et de temporalité, du design et de la science qu'il met en relation. L'artiste réussit ainsi à lier des domaines qui ne présentent pas forcément de points communs au premier abord.

 

Olafur-Eliasson-17

 

Son œuvre explore la relation existant entre la nature et la technologie, comme lorsque des éléments tels que la température, l'olfactif ou encore l'air se convertissent en partie en éléments sculpturaux et en concepts artistiques.

 

Olafur-Eliasson-19

 

« Un artiste est impliqué dans la vie, dans la réalité du monde, dans l'idée du progrès. Mon studio est construit sur cet engagement. » Olafur Eliasson

 

De ses débuts, dans son premier atelier berlinois où il travaille seul dans un premier temps, puis aidé de deux ou trois assistants, le studio Eliasson ne cesse de grandir. En 2002, il s'établit dans les locaux d'un entrepôt désaffecté, non loin du musée d'art contemporain Hamburger Bahnhof, à l'Ouest de Berlin (près du mur). Actuellement, il regroupe une trentaine de personnes, aux nationalités et compétences diverses, à savoir des architectes, artistes, techniciens mais également des historiens d'art. Les architectes constituent la majorité de cette équipe pluridisciplinaire. Si la plupart des collaborateurs de l'artiste sont employés de manière permanente, d'autres personnes interviennent sur des projets spécifiques de manière occasionnelle. Ce fut notamment le cas pour le philosophe Paul Virilio, le théoricien des sciences Bruno Latour ou encore de célèbres architectes tels que Yona Friedman et Rem Koolhaas.

 

Olafur Eliasson passerelle

 

D'autre part, il entretient une étroite collaboration avec l'architecte, théoricien et artiste islandais Einar Thorstein depuis une dizaine d'années. Leur première réalisation commune est un pavillon datant de 1996.

 

En 2007, l'artiste se lance à nouveau à la recherche de locaux plus spacieux permettant d'accueillir en plus de l'atelier de production, un espace réservé à la réalisation de projets en collaboration avec des étudiants, ceci lui permettant d'élargir son champ d'expérimentation. Cette démarche suit la volonté de rassembler la pratique de l'atelier d'artiste et la théorie de la formation académique. Le studio est perçu comme une machine performante. Bien qu'essentiel pour la réalisation et l'expression artistique, il représente un outil pour la conception et non le thème de son art.

 

 

 

Aujourd'hui, le studio Eliasson est probablement l'un des plus importants dans le monde de l'art. L'artiste revêt parfois un statut particulier au sein de "l'entreprise" : celui de « client » dans le sens où il ne réalise pas forcément seul toutes les étapes du projet. Il se caractérise comme un « donneur d'idées », un « inventeur de concepts ». Il est en quelque sorte le chef d'orchestre, confiant diverses missions à ses collaborateurs. Les œuvres de l'artiste portent en elles les traces de l'expérimentation. Ainsi, les étapes de recherche, de fabrication et de finalisation sont aussi importantes les unes que les autres : elles constituent la finalité-même de "l'objet d'art". Cependant, le questionnement et le processus expérimental apparaissent aux yeux de l'artiste bien plus enrichissant que la réponse en elle-même.

 

Le dépassement perpétuel des limites connues constitue le principal moteur de son inspiration. Il exploite tous les champs du réel afin de créer une composition originale et innovante. La lumière, et en particulier ses effets visuels, occupent une place importante dans sa recherche artistique. Un espace a d'ailleurs été aménagé à cet effet, entièrement blanc, afin d'optimiser la perception des sujets selon le type d'éclairage employé. La couleur est très présente dans ses œuvres, selon lui : « [elle] intensifie la réalité à tout moment. » 

 

Pour lui, l'esprit et le corps ne font qu'un, de même que le titre de l’œuvre et l’œuvre elle-même. Dans l'intitulé de ses travaux, Eliasson fait souvent appel au pronom personnel "Your" ("ton/ta" ou "votre" en français). Son langage artistique se définit à travers la mise en scène des espaces et l'intervention des spectateurs, qui prennent le rôle d'acteurs. Une grande part de liberté est laissée à chacun dans son appropriation et son interprétation personnelle.

 

Le Studio possède son propre magazine : TKT (initiales correspondant à "Take Your Time", "Prends ton temps" en français). Celui-ci paraît trois fois par an

 

Olafur-Eliasson-3

 

Olafur-Eliasson 5

 

Olafur-Eliasson-pfaueninsel

 

Source: Wikipedia

 

Il collabore à la réalisation d'Harpa, une salle de concert et un centre des congrès situé à Reykjavik, capitale de l'Islande. Le concert inaugural a eu lieu le 4 mai 2011. C'est le cabinet d'architecture danois Henning Larsen qui a dessiné le bâtiment, en coopération avec l'artiste danois Olafur Eliasson et Einar Þorsteinn Ásgeirsson. Le bâtiment est constitué d'un cadre en acier revêtu de panneaux de verre de formes irrégulières et de différentes couleurs. En 2013, le bâtiment remporte le Prix Mies van der Rohe décerné par l'Union européenne et la Fondation Mies van der Rohe.

Harpa - Islande - Reykjavik

Harpa - Islande - Reykjavik

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #XXIe: l'ART CONTEMPORAIN aujourd'hui

Repost0