Publié le 31 Mars 2015

Lesbos - Vase de mariage

Λέσβος

Les scènes d’épouses et de leurs esclaves représentées sur ce vase de mariage sont essentiellement des variantes de scènes de la vie domestique ; les représentations qui évoquent les époux se distinguent par la présence d’objets propre au mariage. Sur une des scènes la mariée est assise sur un diphros, une chaise, avec ses pieds nus posés sur un tabouret et jouant de la harpe. La scène montrant la mariée sans voile ou couronne, et nue, représente probablement le epaulia, le lendemain de la fête de mariage et du cortège nuptial. Lors du cortège, la mariée a accueilli amis et la famille dans sa nouvelle maison et a reçu leurs cadeaux : paniers, coffres, écharpes, les miroirs. Le dos de ce vase représente deux femmes présentant des coffres, et la scène à la base montre deux femmes avec des paniers de laine et une écharpe. Une abondance de céramiques représentés dans ces scènes souligne une foule de biens personnels.

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Rédigé par rafael

Publié dans #GRECE ANTIQUITE

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Publié le 30 Mars 2015

1937 Tate Modern, Londres.

1937 Tate Modern, Londres.

Metamorphosis of Narcissus - Metamorfosi di Narciso - Metamorfose de Narciso

La toile, peinte en pleine période surréaliste dans les années 1936 et 1937, représente une scène du mythe de Narcisse, dont le détail est rapporté par Ovide dans ses Métamorphoses. Dali présenta avec sa toile un « poème paranoïaque » de même titre et sur le même sujet, l'ensemble étant introduit par un métatexte sous forme de mode d'emploi. Selon le peintre, ce fut la première œuvre, peinture et poème, entièrement conçue selon la « méthode paranoïaque-critique ».


Selon Ovide, après une rencontre avec la nymphe Écho qui n'a pu le séduire, Narcisse, chasseur d'une grande beauté, se désaltère à une eau limpide. Cependant, alors qu'il s'admire dans l'eau il tombe amoureux de son reflet « épris de son image qu'il aperçoit dans l'onde, il prête un corps à l'ombre vaine qui le captive : en extase devant lui-même, il demeure, le visage immobile comme une statue de marbre de Paros ». Incapable de se séparer de son corps, il se met à pleurer. Ses larmes troublent l'image, qui disparait. Il se frappe alors de désespoir et, une fois l'eau redevenue calme, il contemple son reflet meurtri. Il se laisse mourir se lamentant d'un « hélas » qu'Écho répète inlassablement, jusqu'à un dernier « adieu » à laquelle la nymphe répond également. Au moment de l'enterrer, « on ne trouve à sa place qu'une fleur jaune, couronnée de feuilles blanches au milieu de sa tige. »


Selon Rosa Maurell, si le Dieu des neiges est présent, d'après le poème, dans les montagnes à l'arrière-plan, la scène se passe cependant au printemps, saison des narcisses. Le peintre exploite une image double issue de sa méthode paranoïaque critique en représentant selon le sens de lecture latin l'état qui précède la transformation de Narcisse à gauche et celui qui lui succède à droite. À gauche, le personnage aux contours imprécis se reflète dans l'eau. Il est courbé et sa tête est posée sur ses genoux, attendant la mort. À droite, figure le double après sa transformation. Le personnage devient une main fine et pierreuse qui sort de terre. Elle porte sur ses trois doigts réunis un immense œuf d'où sort une narcisse. L'ongle comme l'œuf sont brisés et le groupe est représenté dans un gris cadavérique et pierreux sur lequel montent des fourmis, symboles de putréfaction. Au centre et à l'arrière-plan, est représenté ce que Dali définit dans le poème comme un « groupe hétérosexuel en état d'attente ». C'est un groupe d'hommes et de femmes nus qui auraient été éconduits par Narcisse. Il s'agit selon Dali d'un Hindou, d'un Catalan, d'un Allemand, d'un Russe, d'un Américain, d'une Suédoise et d'une Anglaise.


Une autre interprétation a été donnée par Peter Shnyder, qui considère la transformation inverse. La main à droite est l'état initial. À gauche, décalé par translation, figure le peintre Dali, dans un double de cette image. Ce groupe se métamorphose en un personnage assis et penché se mirant dans une eau figée et qui figure la Narcisse du mythe d'Ovide. Les couleurs sont chaudes, dorées et douces. Dali dit de ce personnage que « lorsqu'on le regarde avec insistance, il commence lui aussi à se fondre dans les rochers rouges et dorés ».


On a proposé une autre interprétation encore, selon laquelle, lointain écho au Grand Masturbateur achevé six ans plus tôt, la figure de droite représente ce que regarde le premier avatar, à savoir sa propre main.

Source: Wikipedia

Dali - Métamorphose de Narcisse

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART MODERNE

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Publié le 29 Mars 2015

Metropolitan Museum New-York, VII-IXe siècle ap. JC

Metropolitan Museum New-York, VII-IXe siècle ap. JC

Cette poterie maya à la forme d’un oiseau debout sur deux jambes et une queue. Ce sifflet a deux chambres à consonance internes et séparées. La chambre inférieure, située dans le corps de l’oiseau, est émise à travers une embouchure située dans la queue. Cette chambre a un trou unique pour un doigt sur le front du ventre de l’oiseau permettant deux emplacements. Une seconde chambre, plus petite, se trouve dans la tête de l’oiseau et est activée par un embout faisant saillie derrière les oreilles.

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART PRECONLOMBIEN

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Publié le 27 Mars 2015

Maitreya - Gandhara

Le Bodhisattva et bouddha du futur Maitreya est une figure récurrente parmi les statues du Gandhara, avec le Bouddha historique. Elles sont drapées comme des statues grecques mais portent un chignon et une moustache, ces grandes sculptures en pierre sont souvent très réalistes. Cette staue du IIIe siècle ap. JC témoigne d’une culture très raffinée qui fit une place exceptionnelle à l’art.

Selon la tradition, Maitreya règne actuellement au paradis en tant que Bodhisattva de la « dixième terre » appelée Nuées du Dharma, où il travaille à dissiper ses derniers voiles à l’omniscience. Il n’atteindra cependant l’insurpassable parfait éveil que par son passage en Akanistha, la plus haute sphère d’existence des mondes de la forme (rupaloka). S’y absorbant dans le samadhi semblable-au-diamant, il pourra alors devenir un Bouddha et revenir dans la sphère humaine, ainsi que tous les autres domaines où la roue de la loi doit être mise en branle.

Source: Wikipedia

Bodhisattva Maitreya - Photo: The MET

Bodhisattva Maitreya - Photo: The MET

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Rédigé par rafael

Publié dans #INDE BOUDDHISTE et JAIN

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Publié le 26 Mars 2015

Zuni - Bijoux

Les Indiens zuñi sont l’une des tribus pueblos qui occupaient autrefois le Nouveau-Mexique et l’Arizona. Ils vivent aujourd’hui sur une réserve indienne, Zuni Indian Reservation, 56 km au sud de Gallup (Nouveau-Mexique) sur leurs terres ancestrales. On dit que les Indiens zuñi proviennent d’un peuple qui vivait au même endroit il y a plus de 1000 ans, avant la venue des Européens. Ce peuple, les Anasazis, était une grande société qui détenait de larges territoires et de nombreuses richesses, et rassemblait des civilisations et des cultures distinctes. Les Zuñi seraient les descendants directs des Anasazis. S’il n’est pas rare de trouver la religion en bonne place dans les tribus indiennes, ça l’est beaucoup plus de voir les femmes jouer un rôle important. Elles sont considérées comme la vie de la tribu. Les hommes chassent, construisent, pourvoient aux besoins de première nécessité, mais le tout appartient aux femmes. Ce sont elles qui commercent et qui s’occupent des finances. La production de bijoux constitue l’une des activités ancestrale du peuple Zuni.


Les Indiens zuñi forment une tribu mystérieuse. Leur culture, leur langue et leur ville sont isolées. Mais ils font partie des tribus chanceuses qui ont su résister à la fois aux immigrants européens, à la guerre américano-mexicaine et aux durs traitements qu’ils ont endurés.

Zuni - Bijoux
Zuni - Bijoux

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART PREMIERS AMERIQUE

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Publié le 25 Mars 2015

Alessandro Allori - Portrait

Alessandro Allori ou Alexandre Allori, élève et fils adoptif du Bronzino, est un peintre florentin maniériste (Florence, 31 mai 1535 - Florence, 22 septembre 1607). Il a eu pour maîtres un ami de la famille Angelo di Cosimo di Mariano dit Il Bronzino, puis Michel-Ange. À certains égards, Allori est le dernier de la lignée d'éminents peintres florentins : Andrea del Sarto a collaboré avec Fra Bartolomeo (ainsi que Léonard de Vinci), Pontormo a brièvement été l'élève d'Andrea et a formé Bronzino qui lui-même a formé Allori. Les générations suivantes furent fortement influencées par la vague baroque qui dominait dans d'autres parties de l'Italie. Allori a été l'un des artistes ayant travaillé, sous les ordres de Giorgio Vasari, sur la décoration du Studiolo de François Ier.

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Rédigé par rafael

Publié dans #RENAISSANCE ITALIE

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Publié le 24 Mars 2015

Botero

Fernando Botero est un peintre colombien né à Medelin en 1932. D’abord illustrateur il s’oriente rapidement vers la peinture après le triomphe de son exposition à Bogota en 1952. Désireux d’élargir son art il voyage à travers le monde et vit à Madrid, à Florence, où il réside pendant deux ans, à Paris, Mexico et New-York. Botero créé un univers original grâce à sa peinture qui reste très méticuleuse, son utilisation des couleurs chaudes et sa représentation systématique d’une population grossis, bouffis et conventionnelle. Botero joue sur cette provocation en demi-teinte dénonçant la société de consommation et le conformisme de la société latino-américaine. Sa peinture s’accompagne d’un travail sur la sculpture qui reprend les mêmes thèmes.


Source : DA RR

Botero
Botero
Botero

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART CONTEMPORAIN

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Publié le 23 Mars 2015

Victoria and Albert Museum, Londres, IIe-IIIe siècle ap. JC

Victoria and Albert Museum, Londres, IIe-IIIe siècle ap. JC

La vallée de Swat, au Pakistan, a une riche histoire qui remonte à plus de deux mille ans. La vallée, appelée Udyana dans les temps anciens vivra sous l’influence des Achéménides pendant une courte période avant que des dirigeants locaux reprennent le contrôle de la vallée. Les villes et Udegram Barikot, appelés Ora et Bazira dans les comptes grecs, ont été prises par Alexandre en 327 av. En 305 avant JC, la région est devenue une partie de l’empire Maurya. Enfin la dynastie des Kouchans prend possession de la vallée, à cette époque la civilisation du Gandhara prospéra dans la région. Les Kouchans ont été renversés par les Huns blancs au 5ème siècle de notre ère. Des 8 CE de siècle, les Arabes ont commencé à exercer une pression depuis l’ouest et l’Afghanistan. L’ère musulmane à Swat commence par l’arrivé de Mahmud de Ghazni l’Afghan, qui au XIe siècle conquiert l’ensemble de la région. Pendant l’époque bouddhiste la vallée fut un foyer très important de l’art du Ghandara.

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Rédigé par rafael

Publié dans #INDE BOUDDHISTE et JAIN

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Publié le 22 Mars 2015

Cameroun - Mambila - Masques Suaga

Les Mambila sont un peuple d’Afrique centrale et de l’Ouest, surtout présent au sud-est du Nigeria, mais également de l’autre côté de la frontière, au nord-ouest du Cameroun. La plupart vivent sur le plateau de Mambila. Ce peuple d'origine Bantou se sépara du groupe principal Bantou il y a deux mille ans vers le nord-Cameroun et le Nigeria et, sous la pression des Peuls musulmans, se déplacèrent vers le sud au cours des XVIIe siècle et XVIIIe siècle. Bien que ce peuple se fut installé en altitude, les Peuls réussirent, notamment avec le trafic d'esclaves sous la direction de leur chef Sambo, à réduire la population à 16 000 individus. Parmi leurs réalisations les plus remarquables figurent notamment les statuettes en bois sculpté et les masques-casques, mais surtout des poteries. Ces œuvres sont fréquemment utilises dans des rituels thérapeutiques.

Cameroun - Mambila - Masques Suaga

Les masques Suaga sont utilisés lors des fêtes. Les danseurs dans certains villages étaient parés de plantes et de plumes en complément du masque. De forme zoomorphe les masques Suaga restent néanmoins difficiles à rattacher à une espèce particulière, on est plutôt face à un mélange entre différents animaux : chiens, lions, singes, gazelles.

Cameroun - Mambila - Masques Suaga

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Rédigé par rafael

Publié dans #ARTS PREMIERS AFRIQUE

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Publié le 21 Mars 2015

Amitayus, Boston Museum, XVIIe-XVIIIe

Amitayus, Boston Museum, XVIIe-XVIIIe

Cette sculpture mongole représente Amitayus. Il tient le vase de la longévité et porte des bijoux très fleuri, la conception des feuillages correspond aux panneaux de sa couronne. Le visage carré, les épaules larges, et la base de lotus très grand avec des perles d’épaisseur et pétales très large plats sont typiques des sculptures mongoles du XVIIIe siècle.

Amitabha, Amitayus ou encore Amida1 est un bouddha du bouddhisme mahayana et vajrayana. Il règne sur la « Terre pure Occidentale de la Béatitude » monde merveilleux, pur, parfait, dépourvu du mal et de souffrance. Cette terre pure, lieu de refuge en dehors du cycle des transmigrations - ou l'équivalent du nirvana selon certaines conceptions - est au centre des croyances et pratiques des écoles de la Terre pure. Ce bouddha, qu'on appelle aussi le bouddha des bouddhas, est très populaire chez les mahayanistes, en particulier dans le monde chinois, en Mongolie, en Corée, au Japon, au Tibet et au Viêtnam.

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Rédigé par rafael

Publié dans #BOUDDHISME CLASSIQUE

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