Publié le 24 Avril 2015

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« Un artiste est impliqué dans la vie, dans la réalité du monde, dans l'idée du progrès. Mon studio est construit sur cet engagement. » Olafur Eliasson

 

Le langage artistique d'Olafur Eliason se définit à travers la mise en scène des espaces et l'intervention des spectateurs, qui prennent le rôle d'acteurs. Une grande part de liberté est laissée à chacun dans son appropriation et son interprétation personnelle. L'installation en 2003 de "The Weather project" à Londres en est un très bon exemple. C'est une installation géante investissant le Turbine Hall, à la Tate Modern. 

 

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Publié le 23 Avril 2015

Christian Dior

Christian Dior, est un grand couturier français, né en 1905 et mort en 1957. En 1947, il donne son nom à la maison de couture homonyme fondée par Marcel Boussac.


Il ouvre alors en 1928 avec son ami Jacques Paul Bonjean une galerie d'art dans laquelle il expose des toiles de Picasso, Matisse ou encore Dali. Six ans après en 1934, les conséquences de la crise de 1929 mettent fin à cette entreprise. En 1931, sa mère décède, son père, victime de mauvaises spéculations, est ruiné. La villa de Granville Les Rhumbs est alors vendue à la municipalité (elle est aujourd’hui transformée en musée). Durant dix années, Christian Dior vit de la générosité de ses amis et de la vente de quelques tableaux. Son ami l'acteur Jean Ozenne remarque son talent et l'encourage à vendre quelques croquis. C'est ainsi qu'après son retour du service militaire, en 1935, il vend ses premiers croquis de robes et de chapeaux chez Claude Saint-Cyr ou chez la modiste Madame Agnès (en), puis est embauché comme illustrateur par le Figaro Illustré où il rencontre René Gruau. Soutenu par quelques amis artistes, il crée, comme lors de son enfance, des costumes pour le cinéma et le théâtre. Il fait également le siège des grandes maisons de l'époque, et parvient à faire accepter certains de ses croquis à Nina Ricci, Balenciaga.


En 1938, il est engagé par le grand couturier Robert Piguet - alors surnommé « le prince de la mode » - en tant que modéliste et dessinateur, il signe aussitôt trois collections. Le tailleur en pied-de-poule noir et blanc est son premier best-seller. On commence à parler de lui lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate. Il passe alors un an sous les drapeaux, puis, démobilisé, rejoint son père et sa plus jeune sœur dans le sud de la France. Il ne revient à Paris qu'en 1941, et entre chez Lucien Lelong, une des plus grandes maisons de couture parisienne. En 1945, il fait la connaissance de Marcel Boussac, le « roi du coton », qui croit immédiatement en son talent. Boussac investit soixante millions de francs et lui accorde une maison à son nom, au 30, avenue Montaigne ; Sa maison, créée le 8 octobre 1946, est inaugurée le 16 décembre. Il se lance ainsi dans la mode et la haute couture. Marcel Boussac, qui vend du tissu, a bien choisi son poulain : de trois mètres pour faire une robe auparavant, il en faut maintenant vingt pour une robe Christian Dior. Le 12 février 1947, Christian Dior bouleverse la mode d’après-guerre avec son premier défilé, fruit d'un intense travail de collaboration avec son équipe dont Pierre Cardin est le premier tailleur. La silhouette qu'il propose est d’une conception avant-gardiste : taille cintrée, poitrine haute et ronde, épaules étroites, jambes découvertes à 40 cm au-dessus du sol.


Dior rencontre immédiatement le succès en 1947 avec les lignes « Corolle (le couturier s’inspirant de silhouettes de fleurs pour dessiner ses robes) surnommée « New Look » et la ligne « En 8 ». Au lendemain immédiat de l’Occupation, Christian Dior rend à la couture sa part de rêve et redonne aux femmes le goût de plaire et suggérer le désir. Les notions et les images liées au luxe reviennent sur le devant de la scène après une longue période d’insécurité et d’angoisse, « un retour au seyant et au joli dont les femmes avaient été privées depuis bien des lustres ».

Christian Dior
Christian Dior
Christian Dior

Les collections suivantes surprennent autant que la première, notamment la « Ligne H » de 1954 surnommée « haricot vert » où Dior efface les volutes des robes précédentes30 baptisée « flat look ». Elle sera suivie, parmi d'autres, de la ligne « A » puis « Y ». Sur les conseils de son ami d’enfance Serge Heflter-Louiche, il lance en même temps que sa maison de couture et sa première collection, une société de parfum en 1947. La première fragrance s'appelle Miss Dior. Pour lui, le parfum « est le complément indispensable de la personnalité féminine, c’est le finishing touch d'une robe ». Il part pour les États-Unis à la conquête du marché de la mode dès 1948, soit moins d'un an après le lancement de sa première collection, où il ouvre Christian Dior New York Inc. Il instaure une politique active de diffusion de son nom et de concession de licence dès l'année suivante, étant le premier à avoir dans sa maison de couture un service de communication intégré. Avec l’aide de Jacques Rouët, son directeur financier bientôt directeur général, il pose les fondations d'un véritable empire. Il institutionnalise la franchise et le dépôt de marque en louant son nom pour griffer des articles fabriqués en gros par des industriels qui lui reversent des royalties. Il ouvre des bureaux de relations publiques à travers le monde. Il est le couturier des stars, dont les américaines Olivia de Havilland, Rita Hayworth, Ava Gardner, Marilyn Monroe, Lauren Bacall, ou Liz Taylor. Marlène Dietrich, qui ne porte que du Dior, l'impose à ses producteurs de ses films : « No Dior, no Dietrich ».


En onze ans, son activité s'étend dans quinze pays et assure l’emploi de plus de deux mille personnes. En 1957, sa maison assure plus de la moitié des exportations de la couture française et Time Magazine le consacre à sa Une, Dior étant le premier couturier à faire la couverture du magazine. Se sachant malade, il se retire en 1956 dans son Château de La Colle Noire où il écrit ses mémoires. En octobre 1957, à 52 ans, juste après avoir présenté sa dernière collection intitulée « fuseau » et conçue avec son jeune stagiaire Yves Saint-Laurent, il est foudroyé par une crise cardiaque en Italie, où il séjournait quelques jours lors d'une cure à Montecatini Terme. D’aucuns diront qu’il « a été rappelé par Dieu pour rhabiller les anges ». Il repose à Callian dans le Var.

 

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Christian Dior
Christian Dior
Christian Dior
Christian Dior
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Publié le 22 Avril 2015

Les Chimús

Chimu - Chimor - Чиму

Les Chimús étaient les habitants du royaume de Chimor. Leur capitale était Chan Chan, une grande cité construite en adobe située dans la vallée mochica, près de la ville actuelle de Trujillo, au Pérou. L'empereur inca Tupac Inca Yupanqui conquit le territoire des Chimú vers l'an 1470, 50 ans avant l'arrivée des conquistadores dans la région. Les chroniqueurs espagnols purent décrire la culture chimú à partir de témoignages de personnes ayant vécu avant la conquête inca. Les recherches archéologiques laissent penser que la culture chimú est issue des restes de la culture mochica ; les plus anciennes poteries chimú présentent des ressemblances avec la poterie mochica. Leurs céramiques étaient entièrement noires et leurs objets de métal comportaient des ciselures fines et complexes.

Les Chimús

Les Chimús habitaient la côte nord du Pérou. « Elle consiste en une étroite bande désertique de 20 à 100 miles de large entre le Pacifique et les contreforts ouest des Andes, traversée ici et là par de courtes rivières descendant des montagnes et créant des oasis vertes et fertiles. » Les plaines sont très plates et propices à l'irrigation, qui est probablement pratiquée ici depuis les débuts de l'agriculture. La pêche était également très pratiquée et considérée comme presque aussi importante que l'agriculture. Les Chimús étaient connus pour adorer la Lune, contrairement aux Incas qui adoraient le Soleil. Les Chimús considéraient le Soleil comme destructeur, probablement à cause de l'impitoyable rayonnement solaire régnant dans le désert où ils vivaient. Les offrandes constituaient un élément important de leurs rites religieux. Les coquillages de spondyles étaient fréquemment utilisés comme offrandes. Ils étaient aussi utilisés comme matériau par les artisans. Le spondyle vit dans les eaux chaudes côtières au large de l'Équateur. Il est associé à la mer, la pluie et la fertilité. Les spondyles étaient très appréciés par les Chimús qui en faisaient commerce.


Les Chimús sont renommés pour leur céramique monochrome caractéristique, ainsi que pour leur travail raffiné des métaux : cuivre, or, argent, bronze et tumbago (un alliage de cuivre et d'or). Les poteries ont souvent la forme d'une créature. D'autres représentent un personnage assis ou debout sur une bouteille parallélépipédique. La surface noire et brillante de la plupart des poteries chimú ne provient pas de vernis. Elle est obtenue en cuisant la poterie à haute température dans un four artisanal fermé, ce qui empêche l'oxygène de réagir avec l'argile. 

 

Source: Wikipedia

Les Chimús
Les Chimús

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Publié le 21 Avril 2015

Moche
Canon moche - Mochica - モチェ文化

La culture moche (parfois appelée mochica) est une culture précolombienne qui s'est étendue tout au long de la côte nord péruvienne, à peu près entre l'an 100 et l'an 700 après J.C. Elle était contemporaine de la culture Nazca qui occupait la côte sud péruvienne, se situant chronologiquement entre l'ère Chavín (horizon ancien) et l'ère Chimú. La brillante culture des mochicas est contemporaine des Maya de la Mésoamérique et précède de plus de huit siècles le célèbre empire des Incas.

Moche

La civilisation Mochica a développé une société hiérarchisée avec des dirigeants, des guerriers, des spécialistes du rituel, des artisans, des agriculteurs et des pêcheurs. Il est probable qu’au moment de leur apogée, vers les cinquième et sixième siècles après J.-C., les Mochica ne connaissaient pas d'autres groupes socialement aussi élaborés. Cette société a manifesté sa puissance et son opulence par l'ampleur de ses temples, la luxuriance de ses palais de briques en terre crue, ornés de fresques murales polychromes, et par la grandeur de ses villes peuplées de tisserands, de céramistes, de métallurgistes et d’autres artisans... La société Moche était divisée en classes et hiérarchisée : un puissant seigneur était à la tête du royaume, le pouvoir se transmettant probablement par hérédité. Les classes les plus importantes étaient celles des guerriers, des prêtres et des administrateurs. Venaient ensuite les commerçants, artisans et bâtisseurs, puis les pêcheurs, paysans, etc. Le schéma urbain de la ville de Moche, par exemple, est typique de cette organisation, répartissant les habitats par quartier en fonction des classes et de l'importance des classes dépendait la distance à la huaca del Sol (les prêtres, guerriers et administrateurs étaient les plus proches de la huaca).

 

Moche
Moche

Durant toute l'existence de la ville de Moche, ses habitants n'ont cessé de construire les deux huacas : à peu près tous les cent ans, le plus haut étage de la huaca de la Luna était condamné, les couloirs comblés et on élargissait la base, construisait un nouvel étage au-dessus du précédent, élevant la rampe d'accès, de façon à ce que seul ce nouvel étage soit encore accessible. À la disparition des Moches, la pyramide comptait 6 degrés et environ 600 ans d'existence. Du premier au huitième siècle de notre ère, les Moché ou Mochica ont développé un État, c’est-à- dire une organisation sociale, politique et économique centralisée et hiérarchisée, sans pourtant avoir connu les principales innovations techniques et intellectuelles que l’on associe souvent à l’émergence des «civilisations» et des États: pas de roue, ni monnaie ni écriture, ni économie de marché… On suppose que le régime de l'État moche était théocratique, le seigneur étant également prêtre. La cohésion de la société, largement dépendante de la force militaire, devait reposer sur une puissante caste de guerriers au service de la théocratie.

 

Source: Wikipedia

Moche
Moche
Moche

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Rédigé par rafael

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Publié le 20 Avril 2015

Coco Chanel

Gabrielle Chanel, dite « Coco Chanel », née le 19 août 1883 à Saumur et morte le 10 janvier 1971, à Paris, est une créatrice de mode, modiste et grande couturière française célèbre pour ses créations de haute couture, ainsi que les parfums portant son nom. Elle est à l'origine de la Maison Chanel, « symbole de l'élégance française ». Certains choix de vie de Chanel sont à l'origine de controverses, en particulier son comportement pendant l'Occupation allemande. Dès 1915, l'étoffe manquant, elle taille des robes de sport à partir des maillots de garçons-d'écurie en jersey, ces tricots de corps pour les soldats, qu'elle a depuis longtemps adoptés. Libérant le corps, abandonnant la taille, Chanel annonce cette « silhouette neuve » qui lui vaudra sa réputation. Pour s'y conformer, les femmes s'efforcent d'être « maigres comme Coco », qui devient une des premières femmes aux cheveux courts à créer des vêtements simples et pratiques, s’inspirant d'une vie dynamique et sportive et jouant avec les codes féminins/masculins. En 1916, elle utilise Adrienne comme mannequin à Deauville, qui est alors un lieu de villégiature à la mode. Elle-même s'y promène, testant ainsi sous les yeux d'aristocrates européennes, couvertes d'apparat et maintenues dans des corsets rigides, ses nouvelles tenues qui contrastent par leur simplicité et leur confort. La pénurie de tissus due à la Première Guerre mondiale, ainsi que le manque relatif de main-d'œuvre domestique ont créé de nouveaux besoins pour les femmes de ce milieu, et Chanel perçoit ces besoins. Elle achète à Rodier des pièces entières d'un jersey utilisé à l'époque uniquement pour les sous-vêtements masculins, et lance la marinière. En 1918, immédiatement après la guerre, elle commence à édifier peu à peu l’une des maisons de couture les plus importantes de l’époque, qui emploie plus de 300 ouvrières, et rembourse enfin Boy Capel, refusant le statut de femme entretenue. La guerre terminée, Boy doit prendre femme, selon les règles de l'aristocratie anglaise, et Chanel en éprouve une insupportable humiliation. Mais, comme sa mère, elle acceptera cette situation et continuera d'aimer Boy. La nuit du 22 décembre 1919, elle apprend qu'il s'est tué la veille au volant de son automobile. « En perdant Capel, je perdais tout. » avouera-t-elle 50 ans plus tard. La mort de son amant l'affecte profondément, et pour ne pas sombrer dans le chagrin Chanel se raccroche à son travail. Cette attitude sera payante, car le succès de ses modèles va grandissant et l'incite à développer encore sa maison.

Coco Chanel

Dès 1921 à Paris, à côté de la luxueuse place Vendôme, Coco Chanel annexe en quelques années les numéros 27, 29 et enfin 31 de la rue Cambon. Une adresse où se trouve aujourd'hui encore la célèbre maison de couture qui porte son nom. Elle dispose en outre de ses propres fabriques de tissus en Normandie et s'associe avec les propriétaires de la marque Bourjois — les frères Wertheimer — afin de diffuser commercialement ses parfums. Ses liaisons masculines lui donnent souvent des motifs d’inspiration, c’est ainsi qu’elle crée des robes à motifs slaves lorsqu'elle a une liaison amoureuse avec le Grand-duc Dimitri Pavlovitch de Russie, cousin du dernier tsar de Russie en exil qui lui aurait inspiré la forme du flacon de son célèbre N° 5 (flasque de vodka des troupes russes). Elle est aussi la maîtresse du poète Pierre Reverdy, qui édite des aphorismes et citations de la couturière, avant que celui-ci de plus en plus mystique ne se retire à l'abbaye de Solesmes. Son amant Paul Iribe travaille pour elle en tant que créateur de meubles tandis que son ami François Hugo (arrière-petit-fils de Victor Hugo) lui dessine des faux bijoux (notamment des boutons en métal).


Plus tard, elle emprunte à son nouvel amant, le duc de Westminster, réputé l’homme le plus riche d’Angleterre, des éléments de costume masculin, comme le chandail, la pelisse, le béret de marin ou la veste en tweed. Elle les adapte ensuite à la panoplie vestimentaire féminine, qu’elle souhaite moderne et dynamique, alliant le confort à l’élégance. Elle est l'une des premières à lancer la mode des cheveux courts, et s’oppose résolument à la sophistication prônée par Paul Poiret (qui accusait Chanel de transformer les femmes en « petites télégraphistes sous-alimentées »). D'après la mini-série Coco Chanel, elle aurait répliqué en disant qu'elle ne voulait pas de femmes ayant l'air d’« esclaves échappées de leur harem », en se référant à la mode orientaliste de l'époque. Chanel privilégie une simplicité très étudiée, des tenues pratiques, comme le pyjama, à porter sur la plage comme en soirée ; les premiers pantalons, la jupe plissée courte, le tailleur orné de poches. Une mode qui s'inspire du vêtement de sport des lieux balnéaires (golf, tennis, plage, nautisme). Elle propose des cardigans en maille jersey sur des jupes courtes, le tout surmonté d'un chapeau cloche. De même les robes de soirée taille basse s'arrêtant au-dessus du genou, que l'on peut associer aux danses charleston populaires entre 1925 et 1935.


En 1926, la célèbre petite robe noire (couleur jusqu’alors exclusivement réservée au deuil), fourreau droit sans col à manches 3/4, tube noir en crêpe de Chine, correspondent parfaitement à la mode « garçonne » effaçant les formes du corps féminin. Maintes fois copiée, cette « Ford signée Chanel » faisant référence à la populaire voiture américaine, ainsi que devait la qualifier le magazine Vogue, deviendra un classique de la garde-robe féminine des années 1920 et 30. Récusant le qualificatif de « genre pauvre » souvent accolé à ses créations, Chanel veut distinguer la sobriété du dépouillement : si la toilette féminine doit être simple, elle doit en revanche être agrémentée d’accessoires. Chanel recourt, par exemple, à de faux bijoux mêlant pierres semi-précieuses, strass et fausses perles, ainsi qu’à des bracelets ornés d’un motif « croix de Malte », ou encore à des broches d’inspiration byzantine ou à motifs d’animaux, de fleurs ou de coquillages. Étienne de Beaumont, Paul Iribe et surtout, entre 1929 et 1937, Fulco di Verdura, ont donné à ces faux bijoux une identité reconnaissable.

Coco Chanel

En septembre 1944 à la Libération, Coco Chanel est brièvement interrogée par un comité d'épuration des FFI (Forces françaises de l'intérieur) mais relâchée deux heures après. Elle s'installe alors en Suisse, sur les hauts de Lausanne, au bord du lac Léman, où elle restera pendant 10 ans, tout en séjournant encore occasionnellement à Paris. Elle se fait soigner à la clinique Valmont, et l'on peut souvent la rencontrer au salon de thé Steffen, sur les hauts de Montreux, lieu de rencontre de nombreuses célébrités. Pendant ce temps, à Paris, le « New Look » de Christian Dior fait fureur : taille de guêpe et seins « pigeonnants » obtenus par la pose d'un corset ou d'une guêpière. Elle est effondrée, tout son travail de libération du corps de la femme semblant alors réduit à néant.


Pourtant, en 1954, âgée de 71 ans, Chanel accepte de rouvrir sa maison sur l'insistance de ses commanditaires, les frères Wertheimer — qu'elle tenta de déposséder pendant l'Occupation — qui comptent sur sa présence pour relancer la vente des parfums. Elle renoue avec la création mais sa première collection est mal accueillie, car elle s’inscrit à contre-courant du style de Christian Dior. Face aux balconnets et aux formes bouffantes qui font le succès de ce style après-guerre, Chanel veut imposer de nouveau des robes près du corps et une silhouette androgyne. Le tailleur de tweed, complété par une blouse de soie, des chaussures bicolores et un sac matelassé à chaîne dorée — le 2.55 —, composent le nouveau style Chanel qui deviendra un classique, souvent copié. Les vêtements Chanel sont portés par les actrices du moment, notamment Romy Schneider ou Jeanne Moreau.


En 1957, elle reçoit à Dallas un « Oscar de la mode ». Marilyn Monroe contribue à cette consécration en affirmant qu'elle ne porte, la nuit, que « quelques gouttes de N° 5 »43. Les années soixante voient apparaître la mode de la minijupe, popularisée par Mary Quant et André Courrèges, mais Chanel s'y opposera et ne relèvera pas la jupe au-dessus du genou, car elle pense que les genoux sont laids. Elle ne touchera pas à son classique tailleur avec des jupes sous le genou, et restera insensible à la mode de l'époque et aux influences anglo-saxonnes véhiculées par la musique pop.

Coco Chanel
Coco Chanel
Coco Chanel
Coco Chanel
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Rédigé par rafael

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Publié le 19 Avril 2015

Paul Jacoulet
ポール・ジャクレー - 폴 자쿨레

Paul Jacoulet (1896-1960) est un artiste français ayant vécu la majeure partie de sa vie au Japon et plus généralement en Asie, connu pour ses estampes japonaises ukiyoe fines et colorées. Paul Jacoulet, alors qu'il a 30 ans, décide de suivre un camarade et de découvrir la Micronésie, qui est alors le mandat des îles du Pacifique, mandat de la Société des Nations sous administration de l'Empire du Japon depuis 1920. Il part pour un premier voyage en mars 1929 avec son ami Yujirô Iwasaki et est très profondément marqué par ce séjour, qui le décide à devenir artiste. Il peint de nombreuses esquisses et aquarelles sur son itinéraire. Chaque année, jusqu’en 1932, il passe les printemps dans les îles Mariannes sur l'île de Saipan, dans les Îles Carolines, aux Îles Yap, Chuuk et Pohnpei, dans les Palaos, les îles Marshall, les Manado et les Célèbes. L’artiste prend conscience de la fragilité de certaines populations de Micronésie, notamment de l’île de Yap, auxquelles il s’attache particulièrement. Il fixe sur le papier ces scènes évanescentes de vies pleines de charme. Hommes, femmes, enfants, objets de la vie quotidienne, parures, tatouages, bijoux ou accessoires deviennent des sujets artistiques, qu’il replacera plus tard dans ses estampes lumineuses qui renouvellent le genre de l'ukiyo-e.

Paul Jacoulet
폴 자쿨레 - ポール・ジャクレー

 

En 1933, il crée son atelier, qu'il nomme l’Institut Jacoulet des estampes (Jacoulet Hanga Kenkyu-jo) dans le quartier d'Asakusa à Tokyo. Il collabore avec des maîtres graveurs et imprimeurs, selon la tradition du ukiyo-e. Il produit et expose ses premières séries d’estampes et connaîtra, bientôt une certaine renommée.


Pendant la Seconde Guerre mondiale, Paul Jacoulet reste dans sa maison de Tokyo et ne déménage à Karuizawa dans les montagnes de la préfecture de Nagano, que lorsque les bombardements sont trop violent sur la ville en 1944. Son travail artistique s'arrête, la clientèle étrangère ayant quitté le Japon et les matériaux se font rares. Il se consacre donc à la culture de fruits et de légumes pour assurer sa subsistance. Il est toutefois un des rares étrangers à être autorisé à voyager à Saipan et à Okinawa. Il fréquente aussi Noël Nouet, autre français créateur d'estampes vivant depuis 1926 au Japon.


Reconnaissance américaine[modifier | modifier le code]
Avec l'occupation américaine du Japon, Paul Jacoulet est recruté à l'automne 1946 par le Commandant Charles T. McDowell pour devenir professeur d'art au Tokyo Army College (1946-1948), à la demande du général Douglas MacArthur, grand collectionneur de son œuvre. Cet intérêt de MacArthur, alors au sommet de sa carrière, contribueront à sa notoriété aux États-Unis. Trois expositions sont organisées sur deux bases américaines au Japon dès 1946. Paul Jacoulet achète un grand terrain et une maison à Karuizawa, où il emménage en mars 1948. Quinze estampes paraissent en 1948, trois l’année suivante, puis au rythme de trois à six par an jusqu’en 1960. Les expositions à l’étranger se succèdent, d'abord sur la base américaine de Guam en 1947, puis à Los Angeles en 1950, New York en 1951, Helsinki en 1952 et Perth en 1955. En 1953, la santé de l’artiste se détériore, les premiers symptômes du diabète se manifestent. D’octobre 1954 à avril 1955, Paul Jacoulet entreprend un long voyage avec Thérèse, sa fille adoptive depuis 1951, et qui est la fille de son assistant Jean-Baptiste Rah. Ce périple les mène à Hong Kong, Singapour, en Australie, à Tahiti et aux Antilles. De retour à Karuizawa, l’artiste prépare un grand projet de cent vingt estampes sur les populations en voie d’extinction en Asie et dans le Pacifique. Paul Jacoulet meurt en 1960.

Paul JacouletPaul Jacoulet
Paul JacouletPaul Jacoulet

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Rédigé par rafael

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Publié le 18 Avril 2015

Tibet - Avalokiteshvara - XVIIIe
Avalokiteshvara - अवलोकितेश्वर - 관세음보살 - 聖観音

Avalokiteshvara est le bodhisattva de la compassion et de la manifestation terrestre du Bouddha Amitabha. Ses principaux attributs sont une fleur de lotus, un chapelet et un pot d’eau. Il est représenté sous 108 formes différentes. Les sculptures bouddhistes de l’Himalaya : Tibet, Népal et Bouthan le représentent sous différentes formes mais souvent avec une multitude de bras et de jambes. Ainsi cette sculpture tibétaine du XVIIIe siècle le représente sous la forme d’un être aux milles bras et onze têtes. Cette vision baroque est propre aux cultures himalayennes très influencées par le tantrisme.

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Rédigé par rafael

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Publié le 17 Avril 2015

Jean-Paul Gautier

Jean-Paul Gaultier, né le 24 avril 1952 à Bagneux, est un styliste et grand couturier français, fondateur de l'entreprise Jean Paul Gaultier (sans trait d'union), ainsi qu'un créateur de parfums.


Après de nombreuses expériences dans les maisons de Pierre Cardin, Jacques Esterel, Jean Patou puis de nouveau Pierre Cardin durant les années 1970, il lance sa première collection sous son nom. Si elle retient l’attention, faite de tout et de rien celle-ci est un échec commercial. Mais le groupe japonais Kashiyama lui offre un soutien financier et Jean-Paul Gaultier renoue avec le succès. Dans les années 1980, figure majeure de cette vague de jeunes créateurs qui révolutionnent la mode, il devient incontournable. Ses défilés spectaculaires, les uns après les autres, renversent les conventions du vêtement. Durant ces années, par le contre-pied qui caractérise souvent ses réalisations, il habille les hommes en femmes, bouscule le mouvement gay, fait défiler des « mannequins » qu'il croise dans la rue, habille les femmes de corsets… Grand professionnel de la coupe et maîtrisant les classiques de la Couture, créatif et pas uniquement provocateur, ses collections mêlent aussi parfois l'humour et les détournements. La marinière, l'un de ses symboles, est présente dès 1983 lors de sa première collection homme, la première jupe pour homme deux ans plus tard.


Dans les années 1990, Jean Paul Gaultier Parfums voit le jour ; c'est également à cette époque que Madonna porte le célèbre bustier à bonnets coniques. Alors que la génération de créateurs des années 1980 refusait le conformisme de la haute couture incarné à l'époque par Yves Saint Laurent ou Carven, Jean-Paul Gaultier présente — avec succès — sa première collection sous cette appellation en 1997. Il est récompensé peu après par le CFDA. En 2004, Jean-Paul Gaultier mène, en parallèle des activités à son nom, la création du prêt-à-porter chez Hermès durant six ans. Il lance également au cours des années des lignes complémentaires tel que Junior Gaultier, Gaultier Jean, JPG, ou la ligne unisexe Gaultier, ainsi qu'une luxueuse collection de lingerie avec le fabricant italien La Perla.


S'il est fréquemment surnommé de façon réductrice « l'enfant terrible de la mode » par les médias, Jean-Paul Gaultier, grand couturier, avec sa traditionnelle coiffure en brosse, est considéré mondialement comme un symbole de la culture française, et est devenu une icône de la mode.

Source: Wikipedia

Jean-Paul Gautier
Jean-Paul Gautier
Jean-Paul Gautier
Jean-Paul Gautier
Jean-Paul Gautier
Jean-Paul Gautier

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Rédigé par rafael

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Publié le 16 Avril 2015

Antonello de Messine - La Vierge de l’Annonciation
Antonello da Messina
Maria der Verkündigung - La Virgen de la Anunciación - Annunciata di Palermo

En 1457, Antonello travaille pour son propre compte, puisqu’en mars il reçoit la commande d’un étendard pour la confrérie de San Michele dei Gerbini de Reggio de Calabre. En 1460, il est de retour à Messine. La Vierge de l’Annonciation du Museo Civico de Côme, la Madone Forti (Venise, collection particulière) et la Madone Salting (Londres, National Gallery) sont les premières œuvres communément attribuées au jeune Antonello. La sobriété et la modernité de la composition de La Vierge de l'Annonciation , peinte en 1476 ou 1477, en font une œuvre majeure de la Renaissance italienne (palais Abatellis, Palerme).

Antonello de Messine - La Vierge de l’Annonciation

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Rédigé par rafael

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Publié le 15 Avril 2015

Pompéï - Peinture
Pompeian Styles - Römische Wandmalerei - Pittura romana

On situe sous Sylla et Jules César la formation d'une tradition picturale romaine à laquelle fut attribuée l'appellation de « pompéienne » parce qu'étudiée grâce aux importantes découvertes issues des fouilles archéologiques de Pompéi et des autres cités vésuviennes ensevelies sous l'éruption de 79, bien que le centre de production artistique fût certainement à Rome. Il était courant de voir le moindre pan de mur d'une maison noble recouvert de peintures, d'où une extraordinaire richesse quantitative de décorations picturales. Ces œuvres n'étaient cependant pas le fruit de l'inventivité romaine mais un ultime produit, à bien des égards, de la culture grecque. Avec les sculptures, étaient arrivées en Italie quantité de peintures grecques et de nombreux peintres étaient partis de Grèce, de Syrie, d'Alexandrie pour s'installer à Rome. Alors que Pline l'Ancien se lamentait de la décadence de la peinture (affirmant que la véritable peinture était la peinture sur bois et non la peinture murale), le quatrième style était déjà répandu, avec son exubérante richesse décorative.

Source: Wikipedia

Pompéï - Peinture
Pompéï - Peinture
Pompéï - Peinture
Pompéï - Peinture

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Rédigé par rafael

Publié dans #ROME ANTIQUITE, #ITALIE

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