Publié le 4 Mai 2015

Yves Saint-Laurent

En 1955, Yves Saint Laurent, rentre chez Christian Dior, qui l’engage comme assistant. À la mort de ce dernier en 1957, Saint Laurent prend la direction artistique de la maison Dior. Il présente sa première collection, dite « Trapèze », en janvier 1958, qui connaît un immense succès. Appelé à faire son service militaire et hospitalisé au Val de Grâce pour « dépression », il est licencié par la maison Christian Dior en 1960 et remplacé par Marc Bohan.


Yves Saint Laurent décide alors, en association avec Pierre Bergé qu’il a rencontré en 1958, de créer sa propre maison de couture, grâce au soutien financier du milliardaire américain J. Mack Robinson . Les deux hommes font également appel au graphiste Cassandre en 1961 pour la réalisation du logo de la marque. La première collection est présentée, le 29 janvier 1962, au 30 bis rue Spontini à Paris ; ils y resteront douze années pendant lesquelles Yves Saint Laurent créera le vestiaire de la femme moderne : il réinvente le caban et le trench-coat dès 1962, instaure pour les femmes le premier smoking en 1966, la saharienne et le premier tailleur-pantalon en 1967, les premières transparences et la première combinaison-pantalon en 1968… En se servant des codes masculins, il apporte aux femmes l’assurance, l’audace et le pouvoir, tout en préservant leur féminité. Son regret, a t-il affirmé, est de ne pas avoir inventé le jean.

Yves Saint-Laurent

Saint Laurent souhaite habiller toutes les femmes, et pas seulement les riches clientes en haute couture : sa boutique Saint Laurent rive gauche, ouverte en 1966 à Paris, est la première boutique de prêt-à-porter portant le nom d’un grand couturier. Les collections, dessinées spécifiquement pour le prêt-à-porter, sont réalisées par un industriel. Le succès est immédiat : des boutiques ouvrent partout en France, à New-York en 1968, à Londres en 1969, la même année que la première boutique homme. Depuis la fin des années 1950, et tout au long de sa carrière, Yves Saint Laurent crée également des costumes pour le théâtre, le ballet et le cinéma. Il collabore avec Roland Petit dès 1959 en dessinant les costumes du ballet Cyrano de Bergerac, puis avec Claude Régy, Jean-Louis Barrault, Luis Buñuel, François Truffaut, Alain Resnais (Stavisky, 1974)... et habille Jean Marais, Zizi Jeanmaire, Arletty, Jeanne Moreau, Claudia Cardinale (La panthère rose, 1963) Isabelle Adjani, Catherine Deneuve, avec qui il tisse une amitié fidèle, et qu'il appelle son « porte bonheur ».

Yves Saint-Laurent
Yves Saint-Laurent

En 1974, Saint Laurent et Pierre Bergé installent la maison de couture au 5 avenue Marceau à Paris, où Saint Laurent affirme son style. Dans ses collections de haute couture, il rend hommage aux peintres, en 1965 avec les robes Mondrian, en 1966 avec les robes "pop art" et son hommage important à l’Afrique en 1967. Dans les années 1970, il présente des collections-hommage à Picasso et à Diaghilev, et des hommages à Matisse, Cocteau, Braque, Van Gogh, Apollinaire, dans les années 1980. Le 1er décembre et le 1er juin de chaque année, Saint Laurent s'installe à Marrakech pour dessiner pendant quinze jours sa collection de haute couture. Le Maroc, qu’il a découvert en 1966, aura une grande influence sur son travail et ses couleurs, tout comme ses voyages imaginaires : le Japon, l’Inde, la Russie, la Chine, l’Espagne sont autant de sources d’inspirations pour ses collections. À l'initiative de Diana Vreeland, le Metropolitan Museum of Art de New-York lui consacre une rétrospective en 1983 : c’est la première fois qu’un créateur de mode vivant expose dans ce musée. De grandes expositions seront présentées par la suite à Pékin, Moscou, Sydney, Tokyo et à Paris, au musée des Arts de la Mode, en 1986.


En 1990, une collection « Hommages » est réalisée autour de célébrités comme Marilyn Monroe, Catherine Deneuve, Zizi Jeanmaire, Marcel Proust ou Bernard Buffet. En 1998, Saint Laurent met en scène trois cents mannequins sur la pelouse du Stade de France à l’occasion de la Coupe du monde de football. Événement majeur qui diffuse les créations de Saint Laurent dans tous les foyers par l'intermédiaire de la télévision.


Source: Wikipedia

Yves Saint-Laurent
Yves Saint-Laurent
Yves Saint-Laurent
Yves Saint-Laurent

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Publié dans #MODE, #ART CONTEMPORAIN

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Publié le 3 Mai 2015

Mali - Cimier Bambara - Ciwara
Chiwara - Чивара - Cimera Ci-Uara

Les masques et les sculptures (figures humaines Tyiwara, ornementations et animaux) sont connus sous le nom de l'Art Bambara ou Bamana avant d’être islamisé de force via le Soudan. Comme pour beaucoup de peuples africains, la spiritualité régit toute la vie du Bambara. Les traditions et coutumes, les décisions politiques, sont toutes liées à la spiritualité. Il n'y a pas de séparation entre la religion et la tradition. Les Bambaras ont influencé beaucoup d'ethnies culturellement, les Khassonkés, Dyula et Malinkés. Les Sénoufos ont beaucoup de points communs avec les Bambaras. Les Peuls du Ouassoulou ont complètement été absorbés par les Bambaras. La coiffure traditionnelle de l'homme bambara est une coiffure en cimier du front à la nuque, avec deux tresses latérales descendant sur les côtés du visage et que l'on attache sous le menton. Les hommes ont parfois un anneau d'or à l'oreille. Les Bambaras pratiquent la scarification du visage et du corps. Hommes comme femmes se font faire trois balafres de chaque côté des joues.

Le ciwara récompense, en milieu bambara, les plus grands travailleurs dans tous les domaines de la vie active.

Ce masque-cimier est utilisé lors des rites de la société ciwara, l'une des six institutions secrètes qui organisent la société bambara. Il est fixé sur la tête des danseurs, appartenant tous à la société ciwara, grâce à un bonnet en vannerie. Les danses de la société ciwara sont liées aux rites agraires et donc à l’idée de fertilité, de fécondité, d’ensemencement. Lors de ces cérémonies rituelles, le masque devenait l'attribut d'un danseur costumé qui lui donnait vie et parole. Au travers du mouvement, et du porteur plus particulièrement, le masque trouve son sens. Les ciwaras dansaient généralement en couple. Ces cérémonies ont lieu en plein jour, au milieu des champs comme au village. Elles célèbrent l’union mythique entre le soleil, qui renvoie au principe mâle, et la terre, principe féminin, tout en stimulant l’ardeur au travail des jeunes cultivateurs.

Source: Wikipedia

Mali - Cimier Bambara - Ciwara
Mali - Cimier Bambara - Ciwara

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Rédigé par rafael

Publié dans #ARTS PREMIERS AFRIQUE

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Publié le 2 Mai 2015

Côte d'Ivoire - Masques Dioula
Jula - Djulat - Dyula - Дьюла

Les masques Dioula du Do en laiton ou en étain étaient exhibés à l’occasion des funérailles importantes ou lors des grandes fêtes islamiques. La finesse du travail de ces masques est remarquable. Les Dioulas étaient les plus grands commerçants d’Afrique de l’Ouest, ce sont eux qui détenaient la plupart des marchés, ils contrôlaient la vente de produits comme : l’or, le sel, la kola, les armes blanches ainsi que les armes à feu, les divers produits agricoles, des tissus en particulier pour la confection des boubous. Ils contrôlaient également dans certaines parties de l’Afrique, le commerce des esclaves, initié par les Européens et les Arabo-Berbères. Ils étaient les principaux fournisseurs d’esclaves auprès des Maures. La Côte d’Ivoire, le Burkina et le Mali sont des pays où les Dioulas sont particulièrement implantés. En Côte d’Ivoire, toute personne mandingue pratiquant le commerce est nommée dioula. Les Dioulas ne sont rien d’autre que des commerçants d’origine malinké, soninké ou bambara.

Côte d'Ivoire - Masques Dioula

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Rédigé par rafael

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Publié le 1 Mai 2015

André Courrèges

André Courrèges, né en 1923, est un couturier français, fondateur de la maison Courrèges. Promoteur de la minijupe et du pantalon pour les femmes, dès le début des années 1960 il crée une mode fonctionnelle, architecturée, symbole de son époque, et qui inspirera à la suite de nombreux stylistes par ses formes géométriques et l'omniprésence du blanc.


Il fonde son entreprise en 1961, et rencontre très rapidement le succès. Les vêtements sont construits, bâtis et témoignent de sa passion pour l'architecture. Il veut habiller la jeunesse et libérer la femme : pour cela, il supprime toutes les entraves qui composaient précédemment les toilettes féminines, guêpière, soutien-gorge, talons hauts… à la place il crée des combi-shorts, des tailleurs à larges poches, des pantalons et des pantacourts, des bottes plates, etc.


André Courrèges et son ancienne assistante Coqueline, mariés, sont maintenant installés rue François Ier7 depuis mars 1967. Les magazines féminins disent alors d'André Courrèges qu'il a « retiré dix ans aux femmes ». Mais au milieu des années 1990, André Courrèges, malade, prend sa retraite ; sa femme reprend la direction artistique de l'entreprise. En 2002, après le dernier défilé haute couture, André Courrèges décide de se consacrer à d'autres projets, comme la peinture, la sculpture ou les véhicules non polluants avec sa filiale Courrèges Énergie.


Le travail d'André Courrèges est celui d'un visionnaire : il installe un univers radical, personnel et polymorphe et adapte ses vêtements à l'évolution des mœurs, en regardant vers l'avenir, mais tout en restant en phase avec son époque. Architecte du vêtement autant que couturier, il sera surnommé le « Le Corbusier de la haute couture », refusant l'esthétisme pur du stylisme au profit de créations faciles à porter. Durant toute sa carrière, il dira s'adresser avant tout aux femmes modernes, actives, désirant plus acheter « un mode de vie » que des vêtements. Il influencera plusieurs stylistes par la suite, et on retrouvera l'esprit épuré de Courrèges dans les collections de Thierry Mugler, Jil Sander, Chalayan, Stephen Sprouse (en), ou Nicolas Ghesquière. La « petite robe blanche » de Courrèges deviendra emblématique, telle la petite robe noire de Coco Chanel. En parlant des premières réalisations de Courrèges, Yves Saint Laurent dira que « sa collection est apparue comme une bombe, après, plus rien n'était comme avant. »

André Courrèges
André Courrèges
André Courrèges
André Courrèges
André Courrèges
André Courrèges
André Courrèges
André Courrèges
André Courrèges
André Courrèges

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Rédigé par rafael

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Publié le 30 Avril 2015

Côte d'Ivoire - Masques Bété

Les masques Bété, très impressionnants sont utilisés lors des rites funéraires, lors de la levée du deuil ou en l’honneur d’une personnalité. À ces occasions les danseurs peuvent porter des lances témoignant ainsi de la vocation guerrière de ces masques. Les reliefs sont particulièrement accentués dans ces masques qui avaient pour but à l’origine d’inspirer la peur et le respect. Le masque Bété est une figure artistique et culturelle originaire du groupe ethnique Bété de Côte d’Ivoire. Les bétés font partie du groupe krou localisé au centre ouest du pays. Le territoire bété s’étend sur trois départements : les départements de Daloa, Issia et Gagnoa. À l’origine, le masque, appelé Grè en Bété est originaire de l’ouest montagneux. Le Glè vient du mot Gla de l’ethnie Guéré. Il a subi des transformations tout au long de son parcours.

Côte d'Ivoire - Masques Bété

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Rédigé par rafael

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Publié le 29 Avril 2015

Côte d'Ivoire - Masques Yohouré

Yaourè - Yaure - Yôwlè

Les plus beaux masques des Yohouré représentent un visage humain complété d’attributs propre au monde animal : cornes, figures, crinières. Ces masques sont considérés comme extrêmement dangereux et leur vision est strictement interdite aux femmes. Ils sont portés notamment lors des funérailles. Les Yohouré ou Yaourè ou encore Yôwlè sont une ethnie de Côte d’Ivoire appartenant au groupe Mandé Sud, plus proche des Gouro par leur langage. Leur déplacement dans le centre-ouest de la Côte d’Ivoire a été motivé par la recherche de l’or et de terres fertiles. Ce peuple vit essentiellement au centre du pays, près de Bouaké, Bouaflé, Yamoussoukro, Sakassou. Il compte environ aujourd’hui 15 000 personnes.

Côte d'Ivoire - Masques Yohouré
Côte d'Ivoire - Masques Yohouré

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Rédigé par rafael

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Publié le 28 Avril 2015

Nigeria - Masque Ibibio
Ибибио - Ọmọ Ibibio

Les Ibibios sont une population d’Afrique de l’Ouest, vivant principalement dans le sud-est du Nigeria (État d’Akwa Ibom), mais également au Ghana, au Cameroun et en Guinée équatoriale. Les masques ronds et plats des Ibidio comportent en leur centre un petit visage. Dans plusieurs ethnies ces masques sont utilisés lors de mascarades impressionnantes et divertissantes et lors des funérailles. On interprète la forme de ces masques par une évocation de la Lune associée à la déesse créatrice ou "Grand Mère".

Nigeria - Masque Ibibio
Nigeria - Masque Ibibio

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Rédigé par rafael

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Publié le 27 Avril 2015

Issey Miyake

Né en 1938 à Hiroshima, et ayant grandi au Japon dans le contexte de l’après-guerre, Issey Miyake est l’un des premiers stylistes japonais à organiser un défilé en Europe en 1973.

Admirateur des photographes tels que Irving Penn (Penn Sensu), Richard Avedon et lecteur assidu des magazines Harper’s Bazaar ou Vogue, il étudie à la prestigieuse Tama Art University puis s’installe à Paris en 1964. Il travaille alors pour les maisons de couture Guy Laroche et Hubert de Givenchy avant de retourner monter sa propre maison de couture au Japon. Qualifié de « couturier volant », Issey Miyake contrôle l’ensemble de ses créations ainsi que l’agencement de ses boutique. Selon ses propres mots, il a « tenté de faire une mode qui ne soit ni japonaise, ni occidentale ». En effet, Issey Miyake reste connu pour sa grande prouesse et la révolution esthétique opérées dès ses premières collections constamment à la frontière du temps, du minimalisme voire de la science-fiction. Ettore Sottsass disait à son propos qu'il est « l'homme qui rejette les alibis de l’éternité » : s'inscrivant dans le « phénomène du prêt à s'envoler », il jouait sur les « plissés », le mouvement et la légèreté du corps dans une recherche de démocratisation du vêtement ; support pratique et esthétique car « le pouvoir du design, c'est de faire des produits qui deviendront anonyme. Pas de dessiner pour quatre personnes dans un dîner. »

Issey Miyake

Dès les années 1960, Issey Miyake ouvre une nouvelle ère du vêtement, se posant définitivement comme un artiste à part entière résolument prompt à révolutionner l'univers de la mode de par une redéfinition de concept, en termes esthétique, et défini à la fois comme une œuvre originale aux concepts qui lui sont intrinsèques mais aussi couvrant une réalité plus populaire (une mode qui descend dans la rue). Cette volonté d'une mode plus visuelle se retrouve dans un de ses défilés majeurs de 1963 : A poem of Cloth and Stone. Si l'année 1965 marque son arrivée dans la capitale de la mode qu'est Paris, son entrée au sein de la Chambre syndicale de la Haute Couture, il pénètre également dans l'univers clos et parfois inconfortable des maisons de haute-couture, telles que celle de Guy Laroche ou encore de Givenchy, mais qui vont lui permettre d'imposer son propre style dans le mouvement de amorcé par mai 68. Il dira : « Mes premières années à Paris ont été importantes pour moi car elles ont servi de tremplin à ma carrière, les notions de beauté et d’esthétique du corps humain restent trop rigides pour moi. Heureusement, les perceptions se trouvent bouleversées par le vent de liberté qui soufflait en 1968 ». Ces années 1960 marquent la naissance d'un couturier à la fois logique et novateur qui va s'inspirer également du style hippie en 1969 avant de retourner au Japon pour créer sa première collection. Un créateur qui va progressivement de venir « l'inventeur quasiment révolutionnaire qui pense fermement que l'on peut créer un vêtement à partir de n'importe quel matériau de base et, dont les modèles par leur originalité éblouissent le public ».

Issey Miyake
Issey Miyake

Dans un contexte "d'optimisme ambiant" et de construction de la mode loin la guerre des clans (New York vs Paris), Yssey Miyake tisse sa toile cosmopolite. En 1971, la première collection Issey Miyake est présentée à New York devant Diana Vreeland, alors rédactrice en chef de Vogue, avant d 'être présentée à Paris en avril 1973. Attaché à l'ouverture d'esprit en matière de conception et création, mais aussi à la liberté du mouvement au sein du vêtement, il s'établit au Miyake Design Studio (MDS), un bâtiment bétonné, épuré aux rangements invisible construit par le frère de Tadao Ando à l'ouest de Tokyo et séparé en trois branches distinctes : le secteur design, atelier et gestion animés par une équipe jeune et qui reflète l'état d'esprit du créateur (on passe de la pensée à l'unification des idées, en équipe). Dès sa première collection faite en collaboration avec Makiko Minagawa, originaire de Kyoto, il introduit des jeans en sashiko (un tissu ouaté et piqué à motifs géométriques à couleurs primaires) qui trouve son inspirations dans des étoffes anciennes reflet du Japon rural et de dernières innovations textiles avec des matières synthétiques. Son concept du Piece of cloth provoque également un grand retentissement dans l'univers de la mode.

 

Source: Wikipedia

Issey Miyake
Issey Miyake
Issey Miyake
Issey Miyake
Issey Miyake

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Rédigé par rafael

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Publié le 25 Avril 2015

Vietnam - Royaume du Champā
Tchampa - Chăm Pa - चम्पा

Le Royaume de Champa ou Tchampa est un État de culture hindouiste et de langue malayo-polynésienne situé dans la zone centrale du Viêt Nam moderne entre les IIe et XVIIe siècles. Le nom de Champa provient d'une région de l'ancien Bengale, aujourd'hui au Bihar, en Inde, dont la capitale était Champâpuri.

Vietnam - Royaume du Champā

Au début du Ve siècle, le voyageur chinois Faxian, sur le chemin du retour d'Inde en Chine, y fait escale et décrit le fort nez droit et les cheveux noirs et bouclés de ses habitants ainsi que leurs pratiques funéraires de la crémation au son des tambours. Les Chams suivaient un système de castes assez semblable à celui en vigueur en Inde, mais offraient aux femmes une position plus importante dans les affaires concernant la famille et le mariage. Ils avaient cependant adopté la coutume de la satî. Ils bannissaient aussi le bœuf de leur table, une pratique toujours observée dans certaines régions du Viêt Nam. Leur langage écrit était basé sur le sanskrit. Les Chams étaient constitués en deux clans : Narikel Vamsa, le clan de la noix de coco, et Kramuk Vamsa, le clan de la noix de bétel, les premiers contrôlant la partie Nord du royaume, tandis que les seconds régnaient sur le Sud.

Vietnam - Royaume du ChampāVietnam - Royaume du Champā
Vietnam - Royaume du ChampāVietnam - Royaume du Champā

Sur le plan architectural, les temples sanctuaires les plus importants ont été construits au Xème siècle comme la Tour A1 de My Son. Ces temples sanctuaires sont issus de la tradition du sud de l'Inde. Ces temples de brique, de plan carré, ouverts le plus souvent à l'est par une porte et sur les autres faces des portes fictives. Des décors de grès ornent souvent les portes et les faux étages de la toiture avec à l'intérieur des petits animaux et de personnages. Son toit en forme pyramidale évoque la montagne, le séjour des dieux. L'intérieur hormis les portes ne possèdent aucune fenêtre. Au centre se trouvait des divinités bouddhiques ou brahmaniques souvent Shiva. Ce dieu destructeur/créateur était célébré sous la forme d'une divinité anthropomorphe ou du linga (pierre cylindrique dont la forme phallique évoque la puissance créatrice du Dieu).


L'art Cham bien qu'ayant subi les influences chinoises, indiennes, malaisiennes a su préserver sa singularité dépassant une copie servile ou mal comprise des modèles extérieurs. Les sculptures de Duong Dong de la fin du IXème siècle témoignent de cette originalité. La sculpture est un support de méditation. Les représentations des divinités sont différentes selon les iconographies bien spécifiées dans les textes sacrés. Ce sont des concepts que l'on cherche à transmettre aux fidèles.

 

Source: Wikipedia

Vietnam - Royaume du Champā
Vietnam - Royaume du Champā

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Rédigé par rafael

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Publié le 25 Avril 2015

Liao - Masques
辽朝 - 遼國 - 遼

À la chute des Tang, trois états "barbares" sinisés se partagent la Chine septentrionale : Liao (907-1125), Xixia (990-1227) et Jin (1115-1234). Chacun conserve de larges pans de sa culture autochtone, mais emprunte certains traits à la civilisation chinoise en fonction des ses besoins. Les Kitans Liao développent un art funéraire original, caractérisé par des parures somptueuses comportant entre autres des masques couvrant le visage des défunts.

Liao - Masques

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Rédigé par rafael

Publié dans #CHINE

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