Publié le 10 Juillet 2016

Fort de Kumbhalgarh - Forts des collines du Rajasthan - UNESCO - Photos: Lankaart (c)
Fort de Kumbhalgarh - Forts des collines du Rajasthan - UNESCO - Photos: Lankaart (c)

Fort de Kumbhalgarh - Forts des collines du Rajasthan - UNESCO - Photos: Lankaart (c)

Hill Forts of Rajasthan - Fuertes de las colinas del Rajastán

"Dans l’État du Rajasthan, six grands et majestueux forts de colline ont été choisis pour illustrer les centres fortifiés et sophistiqués du pouvoir des États princiers rajput qui se sont épanouis entre le VIIIe et le XVIIIe siècle et leur relative indépendance politique.

Les imposantes fortifications – jusqu’à 20 kilomètres de circonférence – tirent le meilleur parti des différentes particularités des collines en particulier : la rivière à Gagron, les forêts denses à Ranthambore et le désert à Jaisalmer, et montrent une phase importante du développement d’une typologie architecturale basé sur les « principes traditionnels indiens établis ». Le vocabulaire des formes architecturales et des ornements partage une base commune avec d’autres styles régionaux comme ceux du Sultanat de Delhi et de l’Empire moghol. Le style rajput n’était pas « unique » mais sa manière éclectique particulière, tirant son inspiration de ses prédécesseurs et de ses voisins, capable ensuite d’influencer les styles régionaux, par exemple l’architecture mahratte, lui donne un caractère original.

À l’intérieur des murs d’enceinte, l’architecture caractéristique des palais et des autres édifices reflète leur rôle en tant que centre de culture de cour et lieu de mécénat des arts et de la musique. Lieux de résidence de la cour et de cantonnement des garnisons, les forts comprenaient des établissements urbains (dont il subsiste quelques exemples) et certains avaient des centres marchands dont l’activité soutenait leur prospérité. La plupart des forts possédaient des temples ou des édifices sacrés, dont certains sont antérieurs aux fortifications et ont survécu aux royaumes rajput. Tous les forts sont équipés d’importantes structures de collecte de l’eau, dont beaucoup sont encore utilisées.

Fort de Kumbhalgarh - Photos: Lankaart (c)

Fort de Kumbhalgarh - Photos: Lankaart (c)

En tant qu’ancienne capitale du clan Sisodia et l’objet de trois célèbres sièges historiques, Chittorgarh est fortement associé à l’histoire et au folklore rajput. De plus, la quantité et la variété des vestiges architecturaux anciens (allant du VIIIe au XVIe siècle) en font un fort exceptionnel par sa taille et sa monumentalité, comparable à très peu d’autres forts indiens. Kumbhalgarh fut construit en une seule phase (hormis le palais de Fateh Singh ajouté ultérieurement) et conserve sa cohérence architecturale. Sa conception est attribuée à un architecte dont on connait le nom – Mandan – qui fut aussi auteur et théoricien à la cour de Rana Kumbha à Chittorgarh. Cette association de facteurs est très exceptionnelle. Situé au milieu de la forêt, Ranthambore est un exemple établi de fort de colline de forêt. De plus, les vestiges du palais de Hammir comptent parmi les structures subsistantes les plus anciennes de tous les palais indiens. Gagron est un modèle de fort de colline défendu par une rivière. De plus, son implantation stratégique sur un col lui donne le contrôle des routes commerciales.

Fort de Chittorgarh - Photos: Lankaart (c)
Fort de Chittorgarh - Photos: Lankaart (c)
Fort de Chittorgarh - Photos: Lankaart (c)

Fort de Chittorgarh - Photos: Lankaart (c)

Fort de Chittorgarh - Photos: Lankaart (c)Fort de Chittorgarh - Photos: Lankaart (c)
Fort de Chittorgarh - Photos: Lankaart (c)Fort de Chittorgarh - Photos: Lankaart (c)

Fort de Chittorgarh - Photos: Lankaart (c)

Fort d'Amber - Photos: Lankaart (c)
Fort d'Amber - Photos: Lankaart (c)
Fort d'Amber - Photos: Lankaart (c)
Fort d'Amber - Photos: Lankaart (c)

Fort d'Amber - Photos: Lankaart (c)

Le palais d’Amber est représentatif d’une phase clé (XVIIe siècle) du développement d’un style de cour rajput-moghol commun qui se manifeste dans les édifices et les jardins ajoutés au fort par Mirza Raja Jai Singh I. Jaisalmer est un exemple de fort de colline dans un désert. La grande ville qu’il comprenait dès l’origine, encore habitée aujourd’hui, et le groupe de temples jaïns, en font un exemple important, et unique à certains égards, de fort (ville fortifiée) à la fois sacré et séculaire.

Les Forts des collines du Rajasthan montrent un important échange d’idéologie princière rajput en matière de planification, de fortifications, d’art et d’architecture depuis le début jusqu’à la fin de l’époque médiévale entre les différentes aires culturelles et géomorphologiques du Rajasthan. Bien que l’architecture rajput partage beaucoup d’éléments avec les autres styles régionaux, par exemple avec l’architecture moghol ou celle du Sultanat de Dehli, elle avait un caractère éclectique, tirant son inspiration de ses prédécesseurs et de ses voisins, et capable à son tour d’influencer les styles régionaux plus récents, comme l’architecture marhatte."

(UNESCO - Patrimoine mondial)

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Rédigé par rafael

Publié dans #INDE, #INDE ISLAM, #INDE HINDOUE

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Publié le 6 Juillet 2016

 Les Açores - Terceira - Reserva Florestal de Recreio da Serreta - Photos: Lankaart (c)

Les Açores - Terceira - Reserva Florestal de Recreio da Serreta - Photos: Lankaart (c)

Terceira Reserva Florestal de Recreio da Mata da Serreta -

La Réserve de Recreio da Mata da Serreta se situe sur l’île de Terceira, île principale de l’archipel des Açores, au milieu de l’atlantique. Ce parc est exceptionnel car sur une topographie escarpée il offre un panorama complet de la flore de l’archipel. Cette flore très riche est constituée de plantes propres à l’archipel et qui ont du fait de la position des îles survécu à l’époque glaciaire, elles sont donc le vivant témoignage d’une flore qui existait en Europe et qui a aujourd’hui disparu du continent. L’autre composante a été amenée par les colonisateurs portugais et rassemble une multitude d’essences venue des 4 coins de la planète à une époque où le Portugal possédait des colonies sur toutes les mers du globe.

L’ascension vers le sommet du parc permet de découvrir de denses forêts de feuillus où les lauriers dominent, puis des bois de pins et d’eucalyptus, puis une végétation plus dense exposées au vent et enfin une lande basse qui dégage les vues lointaines vers l’océan.

Reserva Florestal de Recreio da Serreta - Photos: Lankaart (c)
Reserva Florestal de Recreio da Serreta - Photos: Lankaart (c)
Reserva Florestal de Recreio da Serreta - Photos: Lankaart (c)
Reserva Florestal de Recreio da Serreta - Photos: Lankaart (c)
Reserva Florestal de Recreio da Serreta - Photos: Lankaart (c)
Reserva Florestal de Recreio da Serreta - Photos: Lankaart (c)
Reserva Florestal de Recreio da Serreta - Photos: Lankaart (c)
Reserva Florestal de Recreio da Serreta - Photos: Lankaart (c)
Reserva Florestal de Recreio da Serreta - Photos: Lankaart (c)
Reserva Florestal de Recreio da Serreta - Photos: Lankaart (c)
Reserva Florestal de Recreio da Serreta - Photos: Lankaart (c)
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Rédigé par rafael

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Publié le 3 Juillet 2016

Rajasthan - Le temple d’Adinatha - Ranakpur - Photos: Lankaart (c)

Rajasthan - Le temple d’Adinatha - Ranakpur - Photos: Lankaart (c)

The Adinath temple - El templo jaina de Rishabha o Adinatha

Le temple d’Adinatha à Ranakpur au Rajasthan, est l’un des plus beaux et des plus grands temples jaïn d’Inde. Construit au XVe siècle par un riche marchand, Dharna Sah, au sein d’un très beau site naturel, ce temple est l’œuvre de l’architecte Depaka.

Le temple est un savant dosage entre les nombreuses coupoles (80), les coursives, les cours et la profusion du décor. Tous les piliers et de nombreux plafonds et voûtes sont sculptés dans un marbre blanc éclatant.

La composition des différentes salles est basée sur une combinaison géométrique associant le carré au sol, l’octogone et le cercle des coupoles. L’élancement des piliers centraux qui supportent les coupoles est l’une des caractéristiques de cette architecture très élégante.

Rajasthan - Le temple d’Adinatha - Ranakpur - Photos: Lankaart (c)
Rajasthan - Le temple d’Adinatha - Ranakpur - Photos: Lankaart (c)

Rajasthan - Le temple d’Adinatha - Ranakpur - Photos: Lankaart (c)

Le jaïnisme est une religion qui aurait probablement commencé à apparaitre vers le Xe siècle ou IXe siècle avant notre ère. Le jaïnisme ou dharma jaïn compte près de dix millions de fidèles dans le monde, ascètes et laïcs confondus, en majorité en Inde.

Le but de la vie pour les jaïns est le même que pour l'hindouisme, le bouddhisme et le sikhisme : le croyant doit atteindre l'illumination appelée moksha ou nirvana. L'humain doit sortir du flux perpétuel des réincarnations : le samsara, par des choix de vie appelés vœux dont le premier, qui mène tous les autres, est celui de l'universelle non-violence nommée ahimsâ ; la méditation et le jeûne sont aussi des pratiques jaïnes. Les Maîtres éveillés, moteurs spirituels de cette religion dénommés les Tirthankaras (en sanskrit « les faiseurs de gué ») ont enseigné avant notre ère les principes du jaïnisme. Le terme de chemin de purification est utilisé de nos jours pour décrire la route que doit suivre le pèlerin afin d'atteindre cette illumination. (Wikipedia)

Rajasthan - Le temple d’Adinatha - Ranakpur - Photos: Lankaart (c)
Rajasthan - Le temple d’Adinatha - Ranakpur - Photos: Lankaart (c)Rajasthan - Le temple d’Adinatha - Ranakpur - Photos: Lankaart (c)Rajasthan - Le temple d’Adinatha - Ranakpur - Photos: Lankaart (c)
Rajasthan - Le temple d’Adinatha - Ranakpur - Photos: Lankaart (c)Rajasthan - Le temple d’Adinatha - Ranakpur - Photos: Lankaart (c)Rajasthan - Le temple d’Adinatha - Ranakpur - Photos: Lankaart (c)

Rajasthan - Le temple d’Adinatha - Ranakpur - Photos: Lankaart (c)

Rajasthan - Le temple d’Adinatha - Ranakpur - Photos: Lankaart (c)
Rajasthan - Le temple d’Adinatha - Ranakpur - Photos: Lankaart (c)
Rajasthan - Le temple d’Adinatha - Ranakpur - Photos: Lankaart (c)
Rajasthan - Le temple d’Adinatha - Ranakpur - Photos: Lankaart (c)

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Rédigé par rafael

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Publié le 29 Juin 2016

Îles Canaries - La Gomera - Parc national de Garajonay - Photos: Lankaart (c)

Îles Canaries - La Gomera - Parc national de Garajonay - Photos: Lankaart (c)

Garajonay National Park - Parque nacional de Garajonay - Nationalpark Garajonay

" Une forêt de lauriers couvre quelque 70 % de ce parc situé au centre de l'île de Gomera, dans l'archipel des Canaries. L'humidité de la vapeur d'eau condensée des sources et de nombreux cours d'eau y favorisent une végétation luxuriante, proche de celle de l'ère tertiaire, qui a presque entièrement disparu d'Europe méridionale en raison des changements climatiques. " Le parc est classé par l'UNESCO."

Îles Canaries - La Gomera - Parc national de Garajonay - Photos: Lankaart (c)
Îles Canaries - La Gomera - Parc national de Garajonay - Photos: Lankaart (c)
Îles Canaries - La Gomera - Parc national de Garajonay - Photos: Lankaart (c)
Îles Canaries - La Gomera - Parc national de Garajonay - Photos: Lankaart (c)
Îles Canaries - La Gomera - Parc national de Garajonay - Photos: Lankaart (c)
Îles Canaries - La Gomera - Parc national de Garajonay - Photos: Lankaart (c)
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Îles Canaries - La Gomera - Parc national de Garajonay - Photos: Lankaart (c)

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Rédigé par rafael

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Publié le 26 Juin 2016

Villas et jardins des Médicis en Toscane - Photos: Lankaart (c)

Villas et jardins des Médicis en Toscane - Photos: Lankaart (c)

Medici villas - Ville medicee - Villas mediceas

"Ces douze villas et deux jardins, disséminés dans le paysage toscan, témoignent de l’influence exercée par les Médicis sur la culture européenne moderne par le biais de leurs mécénats. Réalisés en harmonie avec la nature entre le 15e et le 17e siècle, villas et jardins représentent un système original de constructions dédiées aux loisirs, aux arts et à la connaissance. Les villas innovent par leur forme et leur fonction, créant un nouveau genre d’habitation princière à la campagne, totalement différent des fermes possédées à l’époque par tous les riches Florentins mais aussi des châteaux, emblèmes des puissances seigneuriales. Premier exemple de la connexion entre l'architecture, les jardins et l’environnement, les villas représentent une référence constante pour tous les ensembles italiens et européens analogues de résidences princières. Leurs jardins et leur intégration dans l’environnement naturel ont contribué à l’émergence d’une sensibilité esthétique au paysage caractéristique de l’Humanisme et de la Renaissance."

UNESCO

Villa Medicea di Castello et Villa La Petraia - Villas et jardins des Médicis en Toscane - Photos: Lankaart (c)
Villa Medicea di Castello et Villa La Petraia - Villas et jardins des Médicis en Toscane - Photos: Lankaart (c)
Villa Medicea di Castello et Villa La Petraia - Villas et jardins des Médicis en Toscane - Photos: Lankaart (c)
Villa Medicea di Castello et Villa La Petraia - Villas et jardins des Médicis en Toscane - Photos: Lankaart (c)

Villa Medicea di Castello et Villa La Petraia - Villas et jardins des Médicis en Toscane - Photos: Lankaart (c)

"La fortune économique, financière et politique des Médicis est à l’origine de mécénats multiples et décisifs dans l’histoire culturelle et artistique de l’Europe moderne. Parmi les types architecturaux et esthétiques qui en résultèrent, les villas médicéennes en harmonie profonde avec leurs jardins et leur environnement rural sont parmi les plus originaux de la Renaissance italienne. Le bien proposé pour inscription est une sélection de douze villas complètes, avec leurs jardins, et de deux jardins d’agrément supplémentaires disséminés dans la campagne toscane et aux abords de Florence. La villa médicéenne et ses jardins incarnent un idéal d’habitation princière à la campagne permettant de vivre en harmonie avec la nature, et dédié tant aux loisirs qu’aux arts et à la connaissance."

Villas et jardins des Médicis en Toscane - Photos: Lankaart (c)
Villas et jardins des Médicis en Toscane - Photos: Lankaart (c)
Villas et jardins des Médicis en Toscane - Photos: Lankaart (c)
Villas et jardins des Médicis en Toscane - Photos: Lankaart (c)

Villas et jardins des Médicis en Toscane - Photos: Lankaart (c)

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Rédigé par rafael

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Publié le 22 Juin 2016

 Monténégro - Jardins de la Villa Milocer - Photos: Lankaart (c)

Monténégro - Jardins de la Villa Milocer - Photos: Lankaart (c)

Villa Milocer

Sur la côte du Monténégro les criques et les plages se succèdent, parfois préservées et enchanteresses, d’autrefois massacrées par des promoteurs et des politiques sans visions. Face à la presqu’île de Sveti Stefan, village fortifié transformé en hôtel de luxe, les jardins et la plage de la Villa Milocer offrent un havre de paix et de contemplation unique sur cette côte. Construite pour la famille royale au XVIIIe siècle la Villa Milocer est un bâtiment néoclassique qui abrite aujourd’hui un restaurant et un hôtel. Les Jardins alentour ont été aménagés pour la famille royale du Monténégro à la fin du XIXe. L’ordonnancement du jardin rappelle les beaux jardins de Toscane tout en introduisant ce rapport si particulier et si direct à la mer. Les jardins sont ouverts au public et l’on peut flâner sous les terrasses plantées d’Olivier ou face à la mer contemplé la côte au loin. Les alignements de cyprès, de palmiers et d’oliviers donnent sont caractère au jardin. Dos à la mer s’offre le spectacle des montagnes monténégrines couvertes de forêt qui plongent d’un seul mouvement vers la mer Méditerranée.

Les jardins et la villa servirent de lieu de villégiature à la nomenklatura yougoslave à l’époque de Tito, aujourd’hui c’est un parc d’accès libre qui s’inscrit dans un ensemble plus vaste, à l’écart de la spéculation qui transforme peu à peu la côte.

 Monténégro - Jardins de la Villa Milocer - Photos: Lankaart (c)
 Monténégro - Jardins de la Villa Milocer - Photos: Lankaart (c)
 Monténégro - Jardins de la Villa Milocer - Photos: Lankaart (c)
 Monténégro - Jardins de la Villa Milocer - Photos: Lankaart (c)
 Monténégro - Jardins de la Villa Milocer - Photos: Lankaart (c)
 Monténégro - Jardins de la Villa Milocer - Photos: Lankaart (c)
 Monténégro - Jardins de la Villa Milocer - Photos: Lankaart (c)
 Monténégro - Jardins de la Villa Milocer - Photos: Lankaart (c)
 Monténégro - Jardins de la Villa Milocer - Photos: Lankaart (c)
 Monténégro - Jardins de la Villa Milocer - Photos: Lankaart (c)
 Monténégro - Jardins de la Villa Milocer - Photos: Lankaart (c)
 Monténégro - Jardins de la Villa Milocer - Photos: Lankaart (c)
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Monténégro - Jardins de la Villa Milocer - Photos: Lankaart (c)

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Rédigé par rafael

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Publié le 20 Juin 2016

Odilon Redon - Huymans

« On eût dit d’un dessin de primitif, d’un vague Albert Dürer, composé par un cerveau enfumé d’opium; mais bien qu’il aimat la finesse des détails et l’imposante allure de cette planche , des Esseintes s’arrêtait plus particulièrement devant les autres cadres qui ornaient la pièce.

Ceux-là étaient signés :Odilon Redon.

Ils renfermaient dans leurs baguettes de poirier brut, liseré d’or, des apparitions inconcevables: une tête d’un style mérovingien, posée sur une coupe; un homme barbu, tenant tout à la fois du bonze et de l’orateur de réunion publique, touchant du doigt un boulet de canon colossal; une épouvantable araignée logeant au milieu de son corps une face humaine; puis des fusains partaient plus loin encore dans l’effroi du rêve tourmenté par la congestion. Ici c’était un énorme dé à jouer où clignait une paupière triste; des mouvements de sol, des soulèvements volcaniques accrochant des nuées en révolte, des ciels stagnants et livides; parfois même les sujets semblaient empruntés au cauchemar de la science, remonter aux temps préhistoriques; une flore monstrueuse s’épanouissait sur les roches; partout des blocs erratiques, des boues glacières, des personnages dont le type simien, les épais maxillaires, les arcades des sourcils en avant, le front fuyant, le sommet aplati du crâne, rappelaient la tête ancestrale, la tête de la première période quaternaire, de l’homme encore frugivore et dénué de parole, contemporain du mammouth, du rhinocéros aux narines cloisonnées et du grand ours. Ces dessins étaient en dehors de tout; ils sautaient, pour la plupart, par dessus les bornes de la peinture, innovaient un fantastique très spécial, un fantastique de maladie et de délire.

Et, en effet, tels de ces visages, mangés par des yeux immenses, par des yeux fous; tels de ces corps grandis outre mesure ou déformés comme au travers d’une carafe, évoquaient dans la mémoire de des Esseintes des souvenirs de fièvre typhoïde, des souvenirs restés quand même des nuits brûlantes, des affreuses visions de son enfance.

Pris d’un indéfinissable malaise, devant ces dessins, comme devant certains « Proverbes » de Goya qu’ils rappelaient; comme au sortir aussi d’une lecture d’Egar Poe dont Odilon Redon semblait avoir transposé, dans un art différent, les mirages d’hallucination et les effets de peur, il se frottait les yeux et contemplait une rayonnante figure qui du milieu de ces planches agitées, se levait sereine et calme, une figure de la Mélancolie, assise, devant le disque d’un soleil, sur des rochers, dans une pose accablée et morne

Odilon Redon - Huymans

Par enchantement, les ténèbres se dissipaient; une tristesse charmante, une désolation en quelque sorte alanguie, coulaient dans ses pensées, et il méditait longuement devant cette œuvre qui mettait avec ses points de gouache, semés dans le crayon gras, une clarté de vert d’eau et d’or pâle, parmi la noirceur ininterrompue de ces fusains et de ces estampes. »

Huysmans

Odilon Redon - Huymans

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Rédigé par rafael

Publié dans #SYMBOLISME - NABIS

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Publié le 19 Juin 2016

Iran - Jardin d'Eram - Chiraz - Photos: Lankaart (c)

Iran - Jardin d'Eram - Chiraz - Photos: Lankaart (c)

Eram Garden - Jardín de Eram

Le Jardin d’Eram, ou "jardin du Paradis", à Chiraz est l’un des plus beaux jardins persans d’Iran. A cet emplacement existait dès le XVIIIe siècle un jardin d’agrément, mis jardin, mi verger dans la tradition des jardins de Chiraz. C’est au XXe siècle que l’actuel jardin prend forme sous l’impulsion de l’aristocratie locale. Le palais qui date du XIXe siècle ainsi que le jardin font partie aujourd’hui de l’université de Chiraz.

Le jardin s’organise de part et d’autre d’une allée menant au palais et au bassin qui le précède. De part et d’autre de cette allée de nombreux parterres rectangulaires accueillent verger, jardins botaniques, serres et espaces de contemplation. Comme dans de nombreux jardins persans, le jardin d’Eram marie les aspects utilitaires, vergers et serres, et l’agrément du jardin, bassins, allées ombragés, parterre de fleurs.

Iran - Jardin d'Eram - Chiraz - Photos: Lankaart (c)
Iran - Jardin d'Eram - Chiraz - Photos: Lankaart (c)
Iran - Jardin d'Eram - Chiraz - Photos: Lankaart (c)
Iran - Jardin d'Eram - Chiraz - Photos: Lankaart (c)

Iran - Jardin d'Eram - Chiraz - Photos: Lankaart (c)

Iran - Jardin d'Eram - Chiraz - Photos: Lankaart (c)Iran - Jardin d'Eram - Chiraz - Photos: Lankaart (c)
Iran - Jardin d'Eram - Chiraz - Photos: Lankaart (c)Iran - Jardin d'Eram - Chiraz - Photos: Lankaart (c)

Iran - Jardin d'Eram - Chiraz - Photos: Lankaart (c)

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Rédigé par rafael

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Publié le 15 Juin 2016

 Monténégro - Parc national du lac de Skadar - Photos: Lankaart (c)

Monténégro - Parc national du lac de Skadar - Photos: Lankaart (c)

Nationaal Park Skadarsko Jezero - Национални парк Скадарско језеро

Le parc national du Lac Skadar se trouve sur la rive monténégrine du lac. À la frontière entre l’Albanie et le Monténégro le lac Skadar occupe une vaste dépression entre les deux pays. Le long des rives du lac se succèdent les plages, les criques, les îles te les marais. Le parc est l’une des plus grandes réserves aviaires d’Europe, on y trouve 270 espèces d’oiseaux.

Les montagnes d’Albanie et du Monténégro entourent le lac offrant des points de vue surprenant et d’une grande beauté sur le payasage. Dans le parc quelques villages et hameaux vivent d’une agriculture de subsistance. Des monastères se sont installées sur les rives où sur les îles du lac.

 Monténégro - Parc national du lac de Skadar - Photos: Lankaart (c)
 Monténégro - Parc national du lac de Skadar - Photos: Lankaart (c)
 Monténégro - Parc national du lac de Skadar - Photos: Lankaart (c)
 Monténégro - Parc national du lac de Skadar - Photos: Lankaart (c)
 Monténégro - Parc national du lac de Skadar - Photos: Lankaart (c)
 Monténégro - Parc national du lac de Skadar - Photos: Lankaart (c)
 Monténégro - Parc national du lac de Skadar - Photos: Lankaart (c)
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Rédigé par rafael

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Publié le 12 Juin 2016

Naqsh-e Rostam - Bas-reliefs - Iran - Photos: Lankaart (c)

Naqsh-e Rostam - Bas-reliefs - Iran - Photos: Lankaart (c)

Naqsh-e Rustam - Naqsh-e Rostam

Au pied des tombes achéménides du site de Naqsh-e Rostam, situé à proximité de Persépolis, les rois Sassanides durant le IIIe s. ap JC on fait réaliser sept très grands bas-reliefs dans la roche. Ces Bas-reliefs représentent :

1 Narseh (296-304), fils aîné de Shapur Ier, en train d'être désigné Roi par la déesse Anāhītā (Nahid en persan moderne).

2 Ce bas-relief est situé sous la partie inférieure de la tombe de Darius le Grand et se compose de deux niches similaires. La sculpture du haut représente Vahram II (277-293) combattant l'ennemi.

3 la conquête de Shapur Ier contre Valérien, empereur romain. Dans ce bas-relief, Shapur Ier est assis sur un cheval et Valérien s'agenouille aux pieds du cheval.

Naqsh-e Rostam - Bas-reliefs - Iran - Photos: Lankaart (c)

Naqsh-e Rostam - Bas-reliefs - Iran - Photos: Lankaart (c)

4 Ceriyadis, le vainqueur de Valérien), se tient devant le cheval, et le roi d'Iran, avec ses mains jointes, lui offre le pouvoir sur l'est de l'empire romain.

5 Ce bas-relief montre la conquête de Hormizd II, un roi sassanide.

6 Sculpture représentant Vahram II battant ses ennemis.

7 Ce bas-relief représente une personne debout. À sa gauche, on peut voir une tête et un visage.

Naqsh-e Rostam - Bas-reliefs - Iran - Photos: Lankaart (c)
Naqsh-e Rostam - Bas-reliefs - Iran - Photos: Lankaart (c)
Naqsh-e Rostam - Bas-reliefs - Iran - Photos: Lankaart (c)

Naqsh-e Rostam - Bas-reliefs - Iran - Photos: Lankaart (c)

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Rédigé par rafael

Publié dans #PARTHES et SASSANIDES

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