Publié le 22 Juin 2016

 Monténégro - Jardins de la Villa Milocer - Photos: Lankaart (c)

Monténégro - Jardins de la Villa Milocer - Photos: Lankaart (c)

Villa Milocer

Sur la côte du Monténégro les criques et les plages se succèdent, parfois préservées et enchanteresses, d’autrefois massacrées par des promoteurs et des politiques sans visions. Face à la presqu’île de Sveti Stefan, village fortifié transformé en hôtel de luxe, les jardins et la plage de la Villa Milocer offrent un havre de paix et de contemplation unique sur cette côte. Construite pour la famille royale au XVIIIe siècle la Villa Milocer est un bâtiment néoclassique qui abrite aujourd’hui un restaurant et un hôtel. Les Jardins alentour ont été aménagés pour la famille royale du Monténégro à la fin du XIXe. L’ordonnancement du jardin rappelle les beaux jardins de Toscane tout en introduisant ce rapport si particulier et si direct à la mer. Les jardins sont ouverts au public et l’on peut flâner sous les terrasses plantées d’Olivier ou face à la mer contemplé la côte au loin. Les alignements de cyprès, de palmiers et d’oliviers donnent sont caractère au jardin. Dos à la mer s’offre le spectacle des montagnes monténégrines couvertes de forêt qui plongent d’un seul mouvement vers la mer Méditerranée.

Les jardins et la villa servirent de lieu de villégiature à la nomenklatura yougoslave à l’époque de Tito, aujourd’hui c’est un parc d’accès libre qui s’inscrit dans un ensemble plus vaste, à l’écart de la spéculation qui transforme peu à peu la côte.

 Monténégro - Jardins de la Villa Milocer - Photos: Lankaart (c)
 Monténégro - Jardins de la Villa Milocer - Photos: Lankaart (c)
 Monténégro - Jardins de la Villa Milocer - Photos: Lankaart (c)
 Monténégro - Jardins de la Villa Milocer - Photos: Lankaart (c)
 Monténégro - Jardins de la Villa Milocer - Photos: Lankaart (c)
 Monténégro - Jardins de la Villa Milocer - Photos: Lankaart (c)
 Monténégro - Jardins de la Villa Milocer - Photos: Lankaart (c)
 Monténégro - Jardins de la Villa Milocer - Photos: Lankaart (c)
 Monténégro - Jardins de la Villa Milocer - Photos: Lankaart (c)
 Monténégro - Jardins de la Villa Milocer - Photos: Lankaart (c)
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Rédigé par rafael

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Publié le 20 Juin 2016

Odilon Redon - Huymans

« On eût dit d’un dessin de primitif, d’un vague Albert Dürer, composé par un cerveau enfumé d’opium; mais bien qu’il aimat la finesse des détails et l’imposante allure de cette planche , des Esseintes s’arrêtait plus particulièrement devant les autres cadres qui ornaient la pièce.

Ceux-là étaient signés :Odilon Redon.

Ils renfermaient dans leurs baguettes de poirier brut, liseré d’or, des apparitions inconcevables: une tête d’un style mérovingien, posée sur une coupe; un homme barbu, tenant tout à la fois du bonze et de l’orateur de réunion publique, touchant du doigt un boulet de canon colossal; une épouvantable araignée logeant au milieu de son corps une face humaine; puis des fusains partaient plus loin encore dans l’effroi du rêve tourmenté par la congestion. Ici c’était un énorme dé à jouer où clignait une paupière triste; des mouvements de sol, des soulèvements volcaniques accrochant des nuées en révolte, des ciels stagnants et livides; parfois même les sujets semblaient empruntés au cauchemar de la science, remonter aux temps préhistoriques; une flore monstrueuse s’épanouissait sur les roches; partout des blocs erratiques, des boues glacières, des personnages dont le type simien, les épais maxillaires, les arcades des sourcils en avant, le front fuyant, le sommet aplati du crâne, rappelaient la tête ancestrale, la tête de la première période quaternaire, de l’homme encore frugivore et dénué de parole, contemporain du mammouth, du rhinocéros aux narines cloisonnées et du grand ours. Ces dessins étaient en dehors de tout; ils sautaient, pour la plupart, par dessus les bornes de la peinture, innovaient un fantastique très spécial, un fantastique de maladie et de délire.

Et, en effet, tels de ces visages, mangés par des yeux immenses, par des yeux fous; tels de ces corps grandis outre mesure ou déformés comme au travers d’une carafe, évoquaient dans la mémoire de des Esseintes des souvenirs de fièvre typhoïde, des souvenirs restés quand même des nuits brûlantes, des affreuses visions de son enfance.

Pris d’un indéfinissable malaise, devant ces dessins, comme devant certains « Proverbes » de Goya qu’ils rappelaient; comme au sortir aussi d’une lecture d’Egar Poe dont Odilon Redon semblait avoir transposé, dans un art différent, les mirages d’hallucination et les effets de peur, il se frottait les yeux et contemplait une rayonnante figure qui du milieu de ces planches agitées, se levait sereine et calme, une figure de la Mélancolie, assise, devant le disque d’un soleil, sur des rochers, dans une pose accablée et morne

Odilon Redon - Huymans

Par enchantement, les ténèbres se dissipaient; une tristesse charmante, une désolation en quelque sorte alanguie, coulaient dans ses pensées, et il méditait longuement devant cette œuvre qui mettait avec ses points de gouache, semés dans le crayon gras, une clarté de vert d’eau et d’or pâle, parmi la noirceur ininterrompue de ces fusains et de ces estampes. »

Huysmans

Odilon Redon - Huymans

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Rédigé par rafael

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Publié le 19 Juin 2016

Iran - Jardin d'Eram - Chiraz - Photos: Lankaart (c)

Iran - Jardin d'Eram - Chiraz - Photos: Lankaart (c)

Eram Garden - Jardín de Eram

Le Jardin d’Eram, ou "jardin du Paradis", à Chiraz est l’un des plus beaux jardins persans d’Iran. A cet emplacement existait dès le XVIIIe siècle un jardin d’agrément, mis jardin, mi verger dans la tradition des jardins de Chiraz. C’est au XXe siècle que l’actuel jardin prend forme sous l’impulsion de l’aristocratie locale. Le palais qui date du XIXe siècle ainsi que le jardin font partie aujourd’hui de l’université de Chiraz.

Le jardin s’organise de part et d’autre d’une allée menant au palais et au bassin qui le précède. De part et d’autre de cette allée de nombreux parterres rectangulaires accueillent verger, jardins botaniques, serres et espaces de contemplation. Comme dans de nombreux jardins persans, le jardin d’Eram marie les aspects utilitaires, vergers et serres, et l’agrément du jardin, bassins, allées ombragés, parterre de fleurs.

Iran - Jardin d'Eram - Chiraz - Photos: Lankaart (c)
Iran - Jardin d'Eram - Chiraz - Photos: Lankaart (c)
Iran - Jardin d'Eram - Chiraz - Photos: Lankaart (c)
Iran - Jardin d'Eram - Chiraz - Photos: Lankaart (c)

Iran - Jardin d'Eram - Chiraz - Photos: Lankaart (c)

Iran - Jardin d'Eram - Chiraz - Photos: Lankaart (c)Iran - Jardin d'Eram - Chiraz - Photos: Lankaart (c)
Iran - Jardin d'Eram - Chiraz - Photos: Lankaart (c)Iran - Jardin d'Eram - Chiraz - Photos: Lankaart (c)

Iran - Jardin d'Eram - Chiraz - Photos: Lankaart (c)

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Rédigé par rafael

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Publié le 15 Juin 2016

 Monténégro - Parc national du lac de Skadar - Photos: Lankaart (c)

Monténégro - Parc national du lac de Skadar - Photos: Lankaart (c)

Nationaal Park Skadarsko Jezero - Национални парк Скадарско језеро

Le parc national du Lac Skadar se trouve sur la rive monténégrine du lac. À la frontière entre l’Albanie et le Monténégro le lac Skadar occupe une vaste dépression entre les deux pays. Le long des rives du lac se succèdent les plages, les criques, les îles te les marais. Le parc est l’une des plus grandes réserves aviaires d’Europe, on y trouve 270 espèces d’oiseaux.

Les montagnes d’Albanie et du Monténégro entourent le lac offrant des points de vue surprenant et d’une grande beauté sur le payasage. Dans le parc quelques villages et hameaux vivent d’une agriculture de subsistance. Des monastères se sont installées sur les rives où sur les îles du lac.

 Monténégro - Parc national du lac de Skadar - Photos: Lankaart (c)
 Monténégro - Parc national du lac de Skadar - Photos: Lankaart (c)
 Monténégro - Parc national du lac de Skadar - Photos: Lankaart (c)
 Monténégro - Parc national du lac de Skadar - Photos: Lankaart (c)
 Monténégro - Parc national du lac de Skadar - Photos: Lankaart (c)
 Monténégro - Parc national du lac de Skadar - Photos: Lankaart (c)
 Monténégro - Parc national du lac de Skadar - Photos: Lankaart (c)
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Rédigé par rafael

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Publié le 12 Juin 2016

Naqsh-e Rostam - Bas-reliefs - Iran - Photos: Lankaart (c)

Naqsh-e Rostam - Bas-reliefs - Iran - Photos: Lankaart (c)

Naqsh-e Rustam - Naqsh-e Rostam

Au pied des tombes achéménides du site de Naqsh-e Rostam, situé à proximité de Persépolis, les rois Sassanides durant le IIIe s. ap JC on fait réaliser sept très grands bas-reliefs dans la roche. Ces Bas-reliefs représentent :

1 Narseh (296-304), fils aîné de Shapur Ier, en train d'être désigné Roi par la déesse Anāhītā (Nahid en persan moderne).

2 Ce bas-relief est situé sous la partie inférieure de la tombe de Darius le Grand et se compose de deux niches similaires. La sculpture du haut représente Vahram II (277-293) combattant l'ennemi.

3 la conquête de Shapur Ier contre Valérien, empereur romain. Dans ce bas-relief, Shapur Ier est assis sur un cheval et Valérien s'agenouille aux pieds du cheval.

Naqsh-e Rostam - Bas-reliefs - Iran - Photos: Lankaart (c)

Naqsh-e Rostam - Bas-reliefs - Iran - Photos: Lankaart (c)

4 Ceriyadis, le vainqueur de Valérien), se tient devant le cheval, et le roi d'Iran, avec ses mains jointes, lui offre le pouvoir sur l'est de l'empire romain.

5 Ce bas-relief montre la conquête de Hormizd II, un roi sassanide.

6 Sculpture représentant Vahram II battant ses ennemis.

7 Ce bas-relief représente une personne debout. À sa gauche, on peut voir une tête et un visage.

Naqsh-e Rostam - Bas-reliefs - Iran - Photos: Lankaart (c)
Naqsh-e Rostam - Bas-reliefs - Iran - Photos: Lankaart (c)
Naqsh-e Rostam - Bas-reliefs - Iran - Photos: Lankaart (c)

Naqsh-e Rostam - Bas-reliefs - Iran - Photos: Lankaart (c)

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Publié le 9 Juin 2016

Redon - L'araignée souriante

"Redon était du côté de ‘l’Idéal », cher à Octave Mirbeau, l’ami et défenseur des impressionnistes, tandis que Manet représentait une autre face de la modernité alors en pleine ascension.

Cet « Idéal », l’Imaginaire, s’oppose au naturalisme académique qui dominait le goût de l’époque. Mirbeau, lui même, alors en délicatesse avec le naturalisme littéraire et pictural, rêvait d’ouvrir plus grands sur le réel, les yeux de ses contemporains, et pour cela d’associer intention réaliste et puissances de l’imagination. Il reconnaissait la force d’évocation des œuvres d’Odilon Redon.

Pourtant, exclusivement tournée vers le rêve, l’occulte et l’inconscient, cette œuvre ne devait pas le  satisfaire entièrement. Redon est un artiste symboliste, plus proche des préoccupations ésotériques des Nabis que du réalisme impressionniste. Il a pourtant participé à la dernière exposition du mouvement en 1886, mais sans partager ses préoccupations, qu’il trouvait « trop bas de plafond ». La « Nouvelle peinture » avait les idées larges et n’était décidément pas monolithique!

Je ne serai pas le premier à préférer les « noirs », dessins au fusain de sa première période (1880-1900 environs). Ils précèdent sa découverte de la couleur et ses célèbres pastels… Redon est d’abord un dessinateur. Et tant pis (ou tant mieux) s’il ne maîtrise pas toujours parfaitement les subtilités du dessin académique. Comme tous les grands artistes, il sublime ses faiblesses et du plomb fait or. Ses fusains, estompés, rehaussés, grattés… nous attirent dans les profondeurs de l’ombre; ses lithographies, sont des « illustrations » pour des auteurs dont la liste est à soi seule un choix esthétique: Alan Edgar Poe, Baudelaire, Huysmans, Mallarmé, et Flaubert, le symboliste de la « Tentation de Saint Antoine » plus que le naturaliste auteur de Madame Bovary… Jamais littérales, elles ouvrent d’autres dimensions aux textes plutôt que de les mettre servilement en images.

L’œuvre est alors très forte, très noire et comme l’affirmait Redon dictée sous l’emprise directe de son inconscient."

Source: http://rillon.blog.lemonde.fr/

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Publié le 8 Juin 2016

Italie - Pouilles - Parco Naturale Regionale di Porto Selvaggio e Palude del Capitano

Parc Naturel de Porto Selvaggio

Le Parc naturel régional de Porto Selvaggio, dans les Pouilles, se situe au Nord de Gallipoli, le long de côte. Il offre sur plus de 1000 hectares un concentré de paysages méditerranéens où l’on retrouve le maquis, des forêts de pins et de très belles criques. Les falaises qui bordent la côte abritent de nombreuses grottes.

Italie - Pouilles - Parco Naturale Regionale di Porto Selvaggio e Palude del Capitano
Italie - Pouilles - Parco Naturale Regionale di Porto Selvaggio e Palude del Capitano
Italie - Pouilles - Parco Naturale Regionale di Porto Selvaggio e Palude del Capitano
Italie - Pouilles - Parco Naturale Regionale di Porto Selvaggio e Palude del Capitano
Italie - Pouilles - Parco Naturale Regionale di Porto Selvaggio e Palude del Capitano
Italie - Pouilles - Parco Naturale Regionale di Porto Selvaggio e Palude del Capitano
Italie - Pouilles - Parco Naturale Regionale di Porto Selvaggio e Palude del Capitano
Italie - Pouilles - Parco Naturale Regionale di Porto Selvaggio e Palude del Capitano

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Rédigé par rafael

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Publié le 6 Juin 2016

La Seconde Guerre Mondiale
Zweiter Weltkrieg - Segunda Guerra Mundial - World War II

La Seconde Guerre mondiale constitue le conflit armé le plus vaste que l’humanité ait connu, mobilisant plus de 100 millions de combattants de 61 nations, déployant les hostilités sur quelque 22 millions de km², et tuant environ 62 millions de personnes, dont une majorité de civils. N’opposant pas seulement des nations, la Seconde Guerre mondiale fut aussi la plus grande guerre idéologique de l’Histoire, ce qui explique que les forces de collaboration en Europe et en Asie occupées aient pu être solidaires de pays envahisseurs ou ennemis, ou qu’une résistance ait pu exister jusqu’en plein cœur de l’Allemagne nazie en guerre. Guerre totale, elle gomma presque totalement la séparation entre espaces civil et militaire et vit, dans les deux camps, la mobilisation poussée non seulement des ressources matérielles – économiques, humaines et scientifiques – mais aussi morales et politiques, dans un engagement des sociétés tout entières.

Guerre du pacifique

Guerre du pacifique

<< La propagande vise à imposer une doctrine à tout un peuple...

La propagande agit sur l'opinion publique à partir d'une idée

et la rend mûre pour la victoire de cette idée. >>

  Adolf Hitler

 

Durant la seconde guerre mondiale, la notion de propagande a su se théoriser. La propagande appelle la population à soutenir l'effort de guerre. Tous les moyens possibles sont utlisés : les affiches, la presse, la radio ou les actualités filmées diffusées avant ou après les projections dans les cinémas, le cinéma lui-même avec les films et dessins animés,... La propagande a de multiples objectifs dont les principaux sont d'imposer une idée ou une idéologie à tout un peuple qui peut être d'ordre politique, économique, religieux, mais la propagande a également d'autres buts comme dévaloriser l'ennemi.

Très peu de temps après son accession au pouvoir, Hitler crée le Ministère du Reich à l’information et à la propagande pour Joseph Goebbels le 13 mars 1933. La Chambre nationale de la culture est créée le 22 septembre de la même année, dont Goebbels en est également le directeur. La Chambre nationale du film interdit très vite le double programme (le fait de passer deux longs métrages par séance), pour pouvoir développer l'avant programme, c'est-à-dire les actualités, les documentaires, mais aussi les dessins animés. Goebbels comprend très rapidement que, comparée au théâtre ou à la littérature, cette nouvelle forme d'art qu'est le cinéma peut atteindre une bien plus large audience.

La Seconde Guerre Mondiale
La Seconde Guerre Mondiale

Sur mer, après la Première Guerre mondiale, le choix guidant la construction des navires de ligne consistait en un compromis entre le blindage et la vitesse. Les croiseurs de bataille, plus rapides que les cuirassés étaient moins bien protégés. Ce n'est qu'à la fin des années 1930 qu'apparurent les premiers cuirassés rapides. Mais ces bâtiments constituaient des cibles idéales pour l'aviation embarquée à bord des porte-avions, notamment les bombardiers en piqué et les avions torpilleurs. Malgré une puissante défense aérienne, disposant parfois de conduite de tir radar, le cuirassé reste vulnérable et cesse d'être le "capital ship" de la guerre sur mer. Le porte-avions, qui peut disposer d'un parc aérien de 50 à 60 appareils, prend un rôle de plus en plus déterminant, surtout grâce à "l'allonge" que lui permet ses escadrilles embarquées, lorsque le théâtre des opérations est éloigné de toute base terrestre, comme c’est le cas pour les États-Unis ou le Japon dans les batailles du Pacifique. Le porte-avions devient la pièce centrale d’un dispositif que les Américains appellent "Task force" et où les autres navires lui servent le plus souvent d'escorteurs.

Comme lors de la Première Guerre mondiale, les sous-marins sont largement employés pour bloquer l’approvisionnement ennemi, mais la lutte anti-sous-marine a fait d'énormes progrès depuis la Première Guerre mondiale, d'abord avec l'asdic puis avec le sonar. Les destroyers, les frégates et les corvettes sont spécialisées dans la lutte anti-sous marine et assurent l'escorte des convois.

Donald Mackay 	Corvette Bridge

Donald Mackay Corvette Bridge

La toile de Donald Mackay montre des marins sur la passerelle découverte de la corvette canadienne NCSM Galt, qui passa une bonne partie de la guerre à escorter des convois de navires marchands. Des membres de l'équipage exécutent diverses tâches, pendant quelques-uns des navires marchands du convoi sont visibles à l'arrière-plan. Forts de l'expérience de la Première Guerre mondiale, des pays alliés établirent des convois après le déclenchement de la guerre, en septembre 1939. Les marines alliées s'efforçaient de les protéger des attaques des forces ennemies, particulièrement des U-boote allemands, en les rassemblant et en les faisant escorter par des navires de guerre tels que le Galt.

L'abordage du U-744 Lieutenant Thomas Charles

L'abordage du U-744 Lieutenant Thomas Charles

Ce U-744 fut détruit par le groupe de soutien du Canada C-2 le 6 mars 1944, et le NCSM Chilliwack envoya une équipe d'arraisonnement sur l'épave en train de couler pour tenter de récupérer les codes radio et du matériel. Au cours d'une entrevue, en 1979, Tom Wood, artiste de guerre officiel affecté à la Marine royale du Canada, a raconté son expérience : " C'était un emploi. On se sentait bien parce qu'on avait un emploi et qu'on était capable de peindre. Nous chassions la crise économique des années 30 de notre esprit. La guerre élargissait les horizons, mais, dans une grande mesure, la guerre est ennuyeuse. Il y a de longues périodes d'inactivité, et lorsqu'il se produit quelque chose, en général c'est brusque, impersonnel, et à un certain point abstrait. "

La guerre dans les airs.

Les immenses progrès de l’aviation réalisés entre les deux guerres vont donner aux différents avions de guerre une place de première importance. L’amélioration des structures de l’avion permet aux chasseurs-bombardiers comme le Stuka d’opérer des bombardements en piqué et de prendre ainsi toute leur part dans les combats terrestres. Les bombardiers lourds comme la forteresse volante américaine, dont le rayon d’action atteint, à la fin de la guerre, 5 000 kilomètres, sont utilisés dans des raids massifs de mille avions et plus, mettant ainsi en œuvre le concept de Bombardement stratégique. Pour contrer les bombardiers, les belligérants font usage de leurs avions de chasse et de canons de défense contre avions (DCA). C’est l’efficacité de la DCA qui oblige à organiser les opérations de bombardement la nuit. On demande aux avions de chasse d’assurer la maîtrise de l’espace aérien sur un champ de bataille ou sur un front donné.

Raid aérien sur San Giusto, Pise. 	Goranson, capitaine d'aviation Paul Alexander

Raid aérien sur San Giusto, Pise. Goranson, capitaine d'aviation Paul Alexander

Les bombardiers canadiens participèrent aux raids au-dessus de l'Allemagne, de l'Italie et d'autres pays. Cette peinture de Paul Goranson illustre l'attaque du terrain d'aviation de San Giusto, près de Pise, en Italie, en septembre 1943, par des bombardiers canadiens basés en Afrique du Nord.

La Seconde Guerre Mondiale

L’usage généralisé des chars est une première illustration de cette tendance à la motorisation. Alors que l’armée française fait le choix d’une dispersion des chars, mis au service des unités d’infanterie, les Allemands en adoptant une tactique basée sur l’utilisation des chars groupés sortent vainqueurs de la bataille de France. La conception du char lui-même oscille entre deux tendances : la puissance et la maniabilité. L’expérience de la guerre d’Espagne a montré que le blindage est moins important que la silhouette basse, moins vulnérable, la tourelle mobile à 360° et la puissance du canon. Mais au cours de la Seconde Guerre mondiale, on assiste à une croissance en poids, en blindage et en puissance de feu. Ainsi, le char allemand Tigre I fait 57 tonnes. L’américain Sherman M4 et le soviétique T-34, utilisés jusqu’à la fin de la guerre restent dans la gamme des 30 tonnes. La concentration de chars dans des divisions blindées permettent de mener des guerres éclairs (Blitzkrieg), comme la Bataille de France en mai-juin 1940 remportée par les Allemands.

	Bobak , O.C., Capitaine Bruno Jacob

Bobak , O.C., Capitaine Bruno Jacob

La Massey Ferguson pendant la Seconde Guerre mondiale. 	Casson, Alfred Joseph

La Massey Ferguson pendant la Seconde Guerre mondiale. Casson, Alfred Joseph

Des hommes et des femmes travaillent ensemble à construire des canons navals à une usine de Massey Ferguson, à Brantford, Ontario.

Orléans

Orléans

Bombardements de villes

Certaines opérations de bombardement de villes ont causé de nombreuses victimes civiles. Le nombre de victimes civiles était parfois un but recherché pour affaiblir le « moral » de l'adversaire.

 

    En Allemagne

        Le bombardement de la ville de Hambourg, nom de code « opération Gomorrhe » est estimé avoir fait 40 000 victimes, le plus lourd bilan humain en Europe pour ce type d'opération.

        L'estimation du nombre de victimes du bombardement de Dresde a considérablement fluctué, de 25 000 selon la ville de Dresde en mars 1945 jusqu'à 250 000 selon la propagande nazie dans les pays neutres à la même époque, puis des chiffres similaires selon la propagande soviétique dans le contexte de la Guerre froide69. Une commission d'historiens réunis en 2004-2010 à l'initiative de la ville de Dresde en a finalement fixé le bilan maximum à 25 000 morts.

    En France, en Belgique et aux Pays-Bas, après les bombardements allemands de 1940 et, durant les années de l'occupation allemande, les bombardements alliés des installations industrielles dont la production est réquisitionnée pour l'effort de guerre du Reich, surviennent les bombardements de la campagne de libération de l'Europe qui meurtrissent les régions de Normandie, des villes comme Paris, Bruxelles, Liège et Anvers victimes de l'offensive allemande des avions sans pilote V1 et des missiles V2, et encore l'Ardenne belge victime de l'ultime offensive allemande. Entre 1940 et 1945, la France reçoit 550 000 tonnes de bombes des anglo-américains, soit 22 % du total déversé sur le continent. L'estimation du nombre de victimes varie de 50 000 à 70 000.

    en Grande-Bretagne, le bombardement de villes anglaises, et de Londres en particulier, nom de code « Blitz » est estimé avoir fait 14 500 victimes.

Dresde
Dresde

Dresde

Nussbaum

Nussbaum

Génocide.

 

La guerre et la domination de l’Europe qui en est résultée ont permis au régime nazi de pousser à l’extrême son idéologie raciste. Selon les termes de Goebbels : « La guerre nous offre toutes sortes de possibilités que la paix nous refusait »

 

Parmi ces possibilités figure un plan de nettoyage ethnique visant les populations d'Europe de l'Est : le Schéma directeur pour l'Est ; son application dans les terres conquises aura pour effet de les désorganiser en profondeur.

Le jour même de l’entrée en guerre, en septembre 1939, Hitler autorise l’extermination des handicapés mentaux allemands et autres malades incurables. Officiellement stoppée en août 1941 grâce à un mouvement d’opinion, l’aktion T4 conduit à « l'euthanasie » par le gaz de plus de 150 000 handicapés, nombre de techniciens de l’opération étant ensuite réaffectés au gazage massif des Juifs dans les camps de la mort.

 

Dès 1939, les juifs sont concentrés de force dans des ghettos misérables, surpeuplés et délibérément affamés, notamment dans le Gouvernement Général de Pologne. Leur extermination systématique, que l’on désigne sous le nom de Shoah, est d’abord mise en œuvre par des exécutions de masse pratiquées par la Wehrmacht puis par les Einsatzgruppen dans les territoires polonais et soviétiques. En URSS et dans une partie de la Pologne, la « Shoah par balles » cède en 1942 le pas à l’emploi méthodique de camions à gaz. Après la conférence de Wannsee (20 janvier 1942), la politique d’extermination (« la solution finale de la question juive » dans la terminologie nazie) vise les Juifs de tous les pays occupés et prend un tour industriel. Les Juifs sont déportés dans des camps d’exterminations dans lesquels les victimes sont gazées en masse, et leurs corps réduits en cendres dans des fours crématoires. Au total, environ les trois quarts des juifs de l’Europe occupée, totalisant, selon Raul Hilberg, au minimum 5 100 000 personnes sont exterminées.

 

Nussbaum
Nussbaum

Nussbaum

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Publié le 5 Juin 2016

Villa Medicis di Castello

Villa Medicea di Castello - Villa di Castello - Villa Medici von Castello

La villa médicéenne est le nom qui désigne un domaine rural venu en possession de la famille Médicis ou construit par elle entre le XVe siècle et le XVIIe siècle, autour de Florence.

Au fil des ans les Médicis « encerclent » la ville avec leurs villas, allant de pair avec le développement de leurs intérêts dans toute la Toscane et on assiste à l'émergence d'une constellation de ces structures architecturales même dans les zones éloignées de la capitale du duché de Toscane.

Le système des villas médicéennes constitue un véritable microcosme autour duquel se déroule tous les rituels de la cour des Médicis. Souvent établies sur les lieux mêmes d'anciens châteaux, des telles villas expriment au maximum le haut niveau d'architecture renaissance et baroque atteint en Toscane et permettent de mesurer l'évolution des styles. Tout ceci diversifie considérablement ces villas des plus des simples maisons rurales toscanes.

La villa di Castello, qui datait du XIVe fut acquise à la famille De Stufa vers 1480, par Lorenzo et Jean le Popolano, appartenant à la branche « populaire » de la famille Médicis , qui l'agrandirent et l'enrichirent d'œuvres d'art. Lorenzo, fut un des plus grands commanditaires de Sandro Botticelli : il lui commanda La Naissance de Vénus (1485) pour décorer cette villa, après avoir reçu pour son mariage, de Laurent le Magnifique son cousin et son tuteur, le Printemps et Pallas et le Centaure, de grandes peintures maintenant aux Offices.

Source: Wikipédia

Villa Medicis di Castello
Villa Medicis di Castello
Villa Medicis di Castello
Villa Medicis di Castello
Villa Medicis di CastelloVilla Medicis di Castello
Villa Medicis di CastelloVilla Medicis di Castello

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Rédigé par rafael

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Publié le 3 Juin 2016

Apolalypse Now

Apolalypse Now

La Guerre du Vietnam ou Deuxième guerre d’Indochine est le conflit qui opposera de 1959 à 1975 la République du Vietnam (Sud-Vietnam) à la République populaire du Vietnam (Nord-Vietnam) respectivement soutenu par les Etats-Unis d’Amérique, le bloc soviétique et la Chine Communiste.

Cette guerre qui se solde en 1975 par la défaite du Sud-Vietnam est l’un des épisodes majeurs de la guerre Froide. Plus long conflit connu par les Etats-Unis, elle est à l’origine d’une crise morale et politique dans la société américaine, avec 58 000 victimes dans l’armée, plusieurs centaines de milliers de victimes et 900 milliards de dollars de dépenses pour l’état américain.

« Cette guerre, sans doute plus que les autres, fut inséparable de la notion de dissimulation et de projection paranoïaque. Ce que le cinéma n’a cessé de radiographier, c’est la guerre livrée par les Américains contre eux-mêmes, contre leur image, leur peur, leurs illusions ou leurs désillusions, leur traumatisme ou leur jouissance… Mise en scène déréglée de leur devenir »

Les Cahiers du cinéma

Apocalypse Now

Apocalypse Now

"De 1978 à 1985, l’exploitation du conflit en tant que sujet cinématographique par Holywood commence grâce à l’évolution de l’opinion publique au sujet de la guerre et à la diminution des tensions sociales et morales qui déchiraient l’Amérique.

De plus, c’est le succès commercial de The Deer Hunter de Michael Cimino (1978) qui va inciter l’industrie du cinéma à s’emparer du thème. Là encore, la guerre n’est pas traité directement, c’est la réinsertion des vétérans qui est au centre du récit. Le film est aussi l’occasion d’un conflit de mémoire sur certaines pratiques des troupes ennemies, un exemple des mémoires différentes que va engendrer la guerre.

En 1979 sort Apocalypse Now de Francis Ford Coppola, œuvre majeure du genre. A la suite de ce regain d’intérêt sort une série de films grand public comme la série des Rambo et des Missing in Action qui proposent une vision beaucoup plus patriotique du conflit et qui tentent de réhabiliter l’action de l’armée « trahie par les manœuvres politiques de Washington ». En définitive, cette période voit le début de la production de masse de films sur le Vietnam mais à part Apocalypse Now peu de films emblématiques sur ce thème verront le jour. Il faudra attendre 1986 pour voir ce que l’on considère comme l’apogée du genre.

En effet de 1986 à 1993 commence ce qui est vu aujourd’hui comme l’âge d’or du Cinéma-Vietnam. En 1986 sort Platoon d’Oliver Stone qui souhaite montrer la réalité de la guerre de la manière la plus objective possible. Dans la lignée presque « documentaire » du film sort Hamburger Hill de John Irvin en 1987. Dans un autre registre Good Morning Vietnam de Barry Levinson, propose la vision d’un disc-jockey sur la guerre.

Très riche, l’année 1987 voit aussi la sortie de Full Metal Jacket de Stanley Kubrick qui suscite un vif débat, certains le considèrent comme le seul film qui montre la guerre « vraie » et non pas un voyage psychédélique de plus, la critique que propose le film est beaucoup plus directe que celle proposée par Oliver Stone.

Casualities of War (en français Outrages) de Brian de Palma et Garden of Stone de Francis Ford Coppola sortis en 1989 et 1988 complètent ce renouveau. En 1990, Oliver Stone propose un nouveau film sur le Vietnam : Born on the Fourth of July."

 

Source: http://www.retourverslecinema.com

 

Apocalypse Now

Apocalypse Now

Apocalypse Now

Une critique de la guerre du Vietnam "L'action du film se situe en 1969, après l'offensive du Têt de janvier 1968, c'est-à-dire à un moment où les Etats-Unis ne sont plus sûrs de pouvoir remporter militairement cette guerre, à un moment où l'Amérique commence à douter, où l'armée est ravagée par la drogue et des trafics en tout genre. Le film, inspiré du roman de Joseph Conrad, Au cœur des ténèbres, 1898, est tourné au lendemain de la guerre du Vietnam, en 1975-1976, peu de temps avant l'arrivée de Jimmy Carter à la Maison Blanche, moment où l'Amérique remet en cause et critique son engagement passé en Asie du Sud-Est, qui s'est soldé par un échec. C'est l'un des premiers films abordant directement la guerre du Vietnam. Or, cette guerre marque une véritable rupture dans les rapports entre Hollywood et l'Etat américain. En effet, jusqu'alors, le cinéma avait toujours soutenu l'engagement militaire du pays, n'hésitant pas à produire des films de propagande pendant les deux guerres mondiales (Casablanca, M. Curtiz, 1942 ou Le port de l'angoisse, H. Hawks, 1944) pour soutenir la politique du gouvernement. Avec le Vietnam, tout change. Certes, il faut attendre la fin du conflit pour voir des films traiter du conflit (Voyage au bout de l'enfer, M Cimino, 1978) et en faire une critique. Pourtant, on peut déjà apercevoir dès les années 1960 des films qui condamnent l'intervention américaine au Vietnam. Robert Altman, par exemple, avec M.A.S.H. en 1969, nous livre davantage une critique du conflit vietnamien que de la guerre de Corée.

Apocalypse Now rentre donc dans cette lignée de films très critiques sur l'engagement américain. La guerre est vue du côté américain, et la critique n'en est que plus forte. Coppola ne réalise pas un film de guerre, mais plutôt un film sur la guerre. Le parcours du capitaine Wilard sur un fleuve hostile qui le mène au colonel Kurtz ressemble à un voyage intérieur, une introspection (la voix off de Wilard est récurrente tout au long du film) et, dans le même temps, Coppola nous emmène dans un voyage vers la folie et l'horreur de la guerre que semble incarner le colonel Kurtz. Le réalisateur du Parrain nous montre aussi une certaine réalité du conflit et nous livre ses interrogations, partagées par nombre de ces concitoyens à l'époque."

Source: http://www.thucydide.com

Apocalypse Now
Apocalypse Now

Apocalypse Now

Voyage au bout de l'enfer

Voyage au bout de l'enfer

Voyage au bout de l'enfer - The Deer Hunter

" Commençons par la scène d'anthologie. Trois soldats américains prisonniers, de l'eau jusqu'au ventre, sont parqués sous une baraque sur pilotis. Ils attendent leur tour pour jouer, face à leurs tortionnaires, à la roulette russe. La séquence dure quinze minutes, c'est l'une des plus fortes du cinéma américain de ces quarante dernières années. Elle immortalise Christopher Walken, visage de samouraï et de zombie, beauté hallucinée. Voilà comment Cimino concentre la guerre du Vietnam, en une allégorie explosive qui renferme l'horreur, le hasard, la folie, l'instinct de survie. Mais aussi une forme de bravoure obscure, incarnée par le sagace Robert De Niro. Le héros du film, c'est lui. Un sauveur pur et dur, qui se voue corps et âme à la communauté et qui fait tout pour recoller ses morceaux.

Sur les trois heures épiques que dure ce film au casting affolant, une seule environ se déroule dans l'enfer vietnamien. C'est le chapitre du milieu. Avant, on voit les hauts fourneaux d'une aciérie de Pennsylvanie, une bande soudée de sidérurgistes, un mariage orthodoxe, des beuveries sans nom, une chasse au chevreuil dans des montagnes de western. Bref, une certaine image du rêve américain, mais aussi des présages. Après, il y a des vies brisées, des illusions perdues et surtout une amitié amoureuse ravagée. Riche d'interprétations diverses et de retom­bées plus ou moins anecdotiques (du port du bandana au triomphe planétaire du tube déjà ancien Can't take my eyes off you, de Frankie Valli), ce Voyage au bout de l'enfer compte assurément autant sinon plus que son cousin direct, Apocalypse now, sorti un an après". Source: Jacques Morice, Télérama.

 

Voyage au bout de l'enfer
Voyage au bout de l'enfer

Voyage au bout de l'enfer

Platoon

Platoon

Platoon

" La plupart des critiques ont souligné le caractère réaliste et véridique de Platoon : le film de Stone montre la guerre du Viêt-nam telle qu'elle a pu être vécue par de jeunes fantassins américains.

Cet aspect réaliste, qui fait la force essentielle de Platoon, doit cependant être analysé en profondeur pour comprendre ce qui distingue le film de Stone d'autres films comme Apocalypse Now ou Rambo II qui traitent aussi de la guerre du Viêt-nam, mais d'une tout autre manière.

Platoon n'est pas un reportage pris sur le vif, mais un film de fiction: les personnages que nous voyons à l'écran sont des acteurs professionnels et la jungle qui est supposée être celle du Viêt-nam se situe en fait aux Philippines. Il y a donc dans Platoon une part irréductible de fiction, c'est-à-dire de non-vérité. Mais, en même temps, le film de Stone représente des faits, des événements, des choses, des décors qui ressemblent à ceux de la guerre du Viêt-nam. Le spectateur doit donc à chaque instant faire la part entre la vérité et la fiction: les sergents Barnes et Elias sont des personnages fictifs, mais les hélicoptères de Platoon sont les mêmes que ceux qui furent utilisés au Viêt-nam.

Dans le rapport de Platoon à la réalité historique, les interviews données par Oliver Stone jouent ou ont joué un rôle essentiel. Le réalisateur américain a en effet participé comme fantassin à la guerre du Viêt-nam, et il a voulu rendre compte dans son film de son expérience personnelle. L'ambition de Stone est d'apporter un témoignage sur cette guerre et de réduire la fiction à une part secondaire et inessentielle: il ne s'agit pas d'utiliser le Viêt-nam comme un décor pour des aventures ou des exploits guerriers (comme c'est le cas dans Rambo II ou même dans Apocalypse Now), mais de reconstituer une situation et de faire partager au spectateur qui n'a pas connu cette situation les émotions et les réactions d'un jeune fantassin plongé dans la guerre."

 

Source: http://www.grignoux.be

 

Platoon
Platoon
Platoon

Platoon

Full metal jacket

Full metal jacket

Full Metal Jacket

" Considéré à juste titre comme un des génies du septième art, Stanley Kubrick a toujours fait couler beaucoup d’encre lors des sorties de ses différents opus. De même qu’il étonna tout le monde en s’attaquant, quelques années auparavant, au genre si méprisé à l’époque qu’est le cinéma d’épouvante, grâce à son cultissime Shining (1980), il prend un certain nombre de ses partisans à rebrousse-poil avec Full metal jacket (1987), faux métrage sur le Vietnam et véritable brûlot antimilitariste. Certes, le réalisateur n’en est pas à son coup d’essai dans le genre puisqu’il a déjà à son actif les magnifiques Sentiers de la gloire (1957) et Dr Folamour (1964) qui s’attaquaient frontalement à la stupidité du système militaire. Pourtant, l’auteur franchit une étape supplémentaire avec cette avant-dernière oeuvre, véritable travail d’entomologiste.
D’une froideur réfrigérante et d’une violence terrible, Full metal jacket est aussi agréable qu’un coup de canon et aussi doux qu’un rasoir. Divisé en deux parties symétriques - une obsession du cinéaste, jusque dans la composition savante, voire maniaque de ses plans - ce brûlot se déroule tout d’abord lors de l’instruction militaire dans un camp américain, puis au Vietnam. Pourtant, le film ne s’inscrit nullement dans une veine documentaire puisqu’on ne verra rien d’autre des Etats-Unis que le dortoir des soldats et leurs aires d’entraînement. De même, le Vietnam n’est représenté que par une ville en ruine et quelques palmiers éparpillés. Certains reprochèrent alors à Kubrick son peu d’application dans la reconstitution en Angleterre - à quelques kilomètres de son domicile - de la ville de Hue, mais cette volonté de ne pas coller à la réalité n’est autre qu’une envie de dépasser les contingences historiques pour se rapprocher de l’universalité de son propos. Davantage qu’un simple film sur la guerre du Vietnam, Kubrick nous propose sa vision de tous les conflits et de ce qu’ils comportent de destructions, sur le plan matériel et surtout humain.
Comme dans ses oeuvres précédentes, le maître emprisonne ses personnages dans une structure rigide qui finit par les broyer totalement et par nier leur individualité propre - on ne connaît que leurs surnoms et absolument rien de leur passé. Pire, la plupart des acteurs grimacent comme pour signifier que chacun se réfugie derrière un masque social qui peut éclater à n’importe quel moment (la scène de suicide dans les toilettes est d’ailleurs tout à fait mémorable). Par la suite, le cinéaste réduit l’action à sa plus simple expression, mais chaque coup porté, chaque balle fendant l’air pour venir se loger dans les corps fait tressaillir. Grâce à une réalisation parfaite, Kubrick rend compte de l’extrême violence des combats, mais également d’une atteinte plus sourde à l’intégrité de l’individu lors d’une formation militaire ne visant qu’à insensibiliser l’être humain afin d’en faire une impitoyable machine de guerre. Désagréable par nature, jamais séduisant, Full metal jacket est une oeuvre majeure, à l’instar d’Apocalypse now, mais dans un registre opposé (le premier froid et rigide, l’autre lyrique et démesuré)."

 

Source: http://www.avoir-alire.com

 

La guerre du Viêt Nam au cinéma
La guerre du Viêt Nam au cinéma
La guerre du Viêt Nam au cinéma

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Rédigé par rafael

Publié dans #HISTOIRE

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