Publié le 13 Septembre 2016

Yasmina Khadra

Yasmina Khadra est le nom de plume de l'écrivain algérien Mohammed Moulessehoul né le 10 janvier 1955 à Kenadsa dans la wilaya de Bechar dans le Sahara algérien. Ce pseudonyme est composé des deux prénoms de son épouse.

Mohammed Moulessehoul a publié trois recueils de nouvelles et trois romans sous son propre nom de 1984 à 1989 et obtient plusieurs prix littéraires, parmi lesquels celui du Fonds international pour la promotion de la culture (de l'UNESCO) en 1993. Pour échapper au Comité de censure militaire, institué en 1988, il opte pour la clandestinité et publie son roman Le Dingue au bistouri (éditions Laphomic-Alger 1989), le premier dans la série des « Commissaire Llob ». Il écrit pendant onze ans sous différents pseudonymes et collabore à plusieurs journaux algériens et étrangers pour défendre les écrivains algériens. En 1997 paraît en France, chez l'éditeur parisien Baleine, Morituri qui le révèle au grand public, sous le pseudonyme Yasmina Khadra.

Il opte définitivement pour ce pseudonyme, qui sont les deux prénoms de son épouse, laquelle en porte un troisième, Amel en hommage à Amel Eldjazaïri, petite-fille de l'Emir Abdelkader. En réalité, sa femme s'appelle Yamina et c'est son éditeur qui a rajouté un « s », pensant corriger une erreur. Il explique ce choix :

« Mon épouse m'a soutenu et m'a permis de surmonter toutes les épreuves qui ont jalonné ma vie. En portant ses prénoms comme des lauriers, c'est ma façon de lui rester redevable. Sans elle, j'aurais abandonné. C'est elle qui m'a donné le courage de transgresser les interdits. Lorsque je lui ai parlé de la censure militaire, elle s'est portée volontaire pour signer à ma place mes contrats d'édition et m'a dit cette phrase qui restera biblique pour moi : “Tu m'as donné ton nom pour la vie. Je te donne le mien pour la postérité”. »

Il fait valoir ses droits à la retraite et quitte l'armée algérienne en 2000 pour se consacrer à l'écriture et ne révèle son identité masculine qu'en 2001 avec la parution de son roman autobiographique L'Écrivain et son identité tout entière dans L'Imposture des mots en 2002. À cette époque ses romans ont déjà touché un grand nombre de lecteurs et de critiques.

Il acquiert sa renommée internationale avec les romans noirs du commissaire Brahim Llob : Morituri, adapté au cinéma en 2007 par Okacha Touita, Double Blanc et L'Automne des chimères. Llob est un incorruptible, dans un Alger dévoré par le fanatisme et les luttes de pouvoir. Son Algérie saigne à plaies ouvertes et cela révolte le commissaire. Llob n'hésite donc pas à prendre le risque de fouiner dans les hautes sphères de la société, ce qui lui vaut bien vite la sympathie du lecteur. Cette série s'enrichit en 2004 d'un autre roman, La Part du mort.

Khadra illustre également « le dialogue de sourds qui oppose l'Orient et l'Occident » avec les trois romans : Les Hirondelles de Kaboul, qui raconte l'histoire de deux couples afghans sous le régime des Talibans ; L'Attentat, roman dans lequel un médecin arabe, Amine, intégré en Israël, recherche la vérité sur sa femme kamikaze ; Les Sirènes de Bagdad relate le désarroi d'un jeune bédouin irakien poussé à bout par l'accumulation de bavures commises par les troupes américaines.

L'Attentat

Amine, chirurgien israélien d’origine palestinienne, a toujours refusé de prendre parti dans le conflit qui oppose son peuple d’origine et son peuple d’adoption, et s’est entièrement consacré à son métier et à sa femme, Sihem, qu’il adore. Jusqu’au jour où, au cœur de Tel Aviv, un kamikaze se fait sauter dans un restaurant, semant la mort et la désolation. Toute la journée, Amine opère les victimes de l’attentat, avec pour tout réconfort l’espoir de trouver le soir l’apaisement dans les bras de Sihem. Mais quand il rentre enfin chez lui, au milieu de la nuit, elle n’est pas là. C’est à l’hôpital, où le rappelle son ami Naveed, un haut fonctionnaire de la police, qu’il apprend la nouvelle terrifiante : non seulement il doit reconnaître le corps mutilé de sa femme mais on l’accuse elle, Sihem, d’être la kamikaze… Amine ne peut tout d’abord admettre que sa femme, qui n’a jamais manifesté un attachement particulier à la cause palestinienne, ait pu commettre un acte aussi barbare. Pourtant, il doit se résoudre à accepter l’impossible quand il reçoit le mot qu’elle lui a laissé. Alors, pour comprendre comment elle a pu en arriver à une telle extrémité, il s’efforce de rencontrer tous ceux qui l’ont poussée à ce geste fou. Et doit écouter sans répit une vérité qu’il ne peut pas entendre.

Dieu n'habite pas La Havane

À l'heure où le régime castriste s'essouffle, " Don Fuego " chante toujours dans les cabarets de La Havane. Jadis, sa voix magnifique électrisait les foules. Aujourd'hui, les temps ont changé et le roi de la rumba doit céder la place. Livré à lui-même, il rencontre Mayensi, une jeune fille " rousse et belle comme une flamme ", dont il tombe éperdument amoureux. Mais le mystère qui entoure cette beauté fascinante menace leur improbable idylle.
Chant dédié aux fabuleuses destinées contrariées par le sort, Dieu n'habite pas La Havane est aussi un voyage au pays de tous les paradoxes et de tous les rêves. Alliant la maîtrise et le souffle d'un Steinbeck contemporain, Yasmina Khadra mène une réflexion nostalgique sur la jeunesse perdue, sans cesse contrebalancée par la jubilation de chanter, de danser et de croire en des lendemains heureux.

Les hirondelles de Kaboul

Dans les ruines brûlantes de la cité millénaire de Kaboul, la mort rôde, un turban noir autour du crâne. Ici, une lapidation de femme, là des exécutions publiques, les Taliban veillent. La joie et le rire sont suspects. Atiq, le courageux moudjahid reconverti en geôlier, traîne sa peine. Le goût de vivre a également abandonné Mohsen, qui rêvait de modernité. Son épouse Zunaira, avocate, plus belle que le ciel, est désormais condamnée à l'obscurité grillagée du tchadri. Alors Kaboul, que la folie guette, n'a plus d'autres histoires à offrir que des tragédies. Le printemps des hirondelles semble bien loin encore...

À quoi rêvent les loups

Alger - fin des années 1980.
Parce que les islamistes qui recrutent dans l'énorme réservoir de jeunes gens vulnérables ont su lui donner le sentiment que sa vie peut avoir un sens ;
parce que la confusion mentale dans laquelle il est plongé l'a conduit à s'opposer à sa famille, à ses amis et à perdre tous ses repères ;
parce que la guerre civile qui oppose les militaires et les bandes armées islamistes est d'une violence incroyable, l'abominable est devenu concevable et il l'a commis.

Les sirènes de Bagdad

Kafr Karam. Un petit village aux confins du désert irakien. On y débat devant la télévision, on s'y ennuie, on attend, loin de la guerre que viennent de déclencher les Occidentaux. Mais le conflit va finir par rattraper cette région où la foi, la tradition et l'honneur ne sont pas des mots vides de sens. Quand une nouvelle humiliation vient profaner ce qu'un Bédouin a de plus sacré, alors s'ouvre le temps de la colère et de la riposte. Seul le sang pourra laver ce qui a été souillé...

 

Wikipedia, Amazon (c)

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Rédigé par rafael

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Publié le 13 Septembre 2016

Alphone de Neuville, Le Bivouac

Alphone de Neuville, Le Bivouac

"Sur le plateau de Floing, au petit jour, dans le brouillard épais, le clairon Gaude sonna la diane, de tout son souffle. Mais l’air était si noyé d’eau, que la sonnerie joyeuse s’étouffait. Et les hommes de la compagnie, qui n’avaient pas même eu le courage de dresser les tentes, roulés dans les toiles, couchés dans la boue, ne s’éveillaient pas, pareils déjà à des cadavres, avec leurs faces blêmes, durcies de fatigue et de sommeil. Il fallut les secouer un à un, les tirer de ce néant ; et ils se soulevaient comme des ressuscités, livides, les yeux pleins de la terreur de vivre.

Jean avait réveillé Maurice.

— Quoi donc ? Où sommes-nous ?

Effaré, il regardait, n’apercevait que cette mer grise, où flottaient les ombres de ses camarades. On ne distinguait rien, à vingt mètres devant soi. Toute orientation se trouvait perdue, il n’aurait pas été capable de dire de quel côté était Sedan. Mais, à ce moment, le canon, quelque part, très loin, frappa son oreille.

— Ah ! Oui, c’est pour aujourd’hui, on se bat… tant mieux ! On va donc en finir !

Des voix, autour de lui, disaient de même ; et c’était une sombre satisfaction, le besoin de s’évader de ce cauchemar, de les voir enfin, ces Prussiens, qu’on était venu chercher, et devant lesquels on fuyait depuis tant de mortelles heures ! On allait donc leur envoyer des coups de fusil, s’alléger de ces cartouches qu’on avait apportées de si loin, sans en brûler une seule ! Cette fois, tous le sentaient, c’était l’inévitable bataille..."

Emile Zola La Débacle, 2e partie, chapitre 2, 1892.

"À cette heure, autour de Sedan, de toutes les positions perdues, de Floing, du plateau d’Illy, du bois de la Garenne, de la vallée de la Givonne, de la route de Bazeilles, un flot épouvanté d’hommes, de chevaux et de canons refluait, roulait vers la ville. Cette place forte, sur laquelle on avait eu l’idée désastreuse de s’appuyer, devenait une tentation funeste, l’abri qui s’offrait aux fuyards, le salut où se laissaient entraîner les plus braves, dans la démoralisation et la panique de tous. Derrière les remparts, là-bas, on s’imaginait qu’on échapperait enfin à cette terrible artillerie, grondant depuis bientôt douze heures ; et il n’y avait plus de conscience, plus de raisonnement, la bête emportait l’homme, c’était la folie de l’instinct galopant, cherchant le trou, pour se terrer et dormir."

~~Emile Zola La Débacle, 2e partie, chapitre 7, 1892.

Alphonse de Neuville

Alphonse de Neuville

"Dès les premiers pas, tous sentirent qu’ils entraient dans un enfer ; mais ils ne pouvaient reculer, il fallait quand même traverser le bois, leur seule ligne de retraite. à cette heure, c’était un bois effroyable, le bois de la désespérance et de la mort. Comprenant que des troupes se repliaient par là, les Prussiens le criblaient de balles, le couvraient d’obus. Et il était comme flagellé d’une tempête, tout agité et hurlant, dans le fracassement de ses branches. Les obus coupaient les arbres, les balles faisaient pleuvoir les feuilles, des voix de plainte semblaient sortir des troncs fendus, des sanglots tombaient avec les ramures trempées de sève. On aurait dit la détresse d’une cohue enchaînée, la terreur et les cris de milliers d’êtres cloués au sol, qui ne pouvaient fuir, sous cette mitraille. Jamais angoisse n’a soufflé plus grande que dans la forêt bombardée.

Tout de suite, Maurice et Jean, qui avaient rejoint leurs compagnons, s’épouvantèrent. Ils marchaient alors sous une haute futaie, ils pouvaient courir. Mais les balles sifflaient, se croisaient, impossible d’en comprendre la direction, de manière à se garantir, en filant d’arbre en arbre. Deux hommes furent tués, frappés dans le dos, frappés à la face. Devant Maurice, un chêne séculaire, le tronc broyé par un obus, s’abattit, avec la majesté tragique d’un héros, écrasant tout à son entour. Et, au moment où le jeune homme sautait en arrière, un hêtre colossal, à sa gauche, qu’un autre obus venait de découronner, se brisait, s’effondrait, ainsi qu’une charpente de cathédrale. Où fuir ? De quel côté tourner ses pas ? Ce n’étaient, de toutes parts, que des chutes de branches, comme dans un édifice immense qui menacerait ruine et dont les salles se succéderaient sous des plafonds croulants. Puis, lorsqu’ils eurent sauté dans un taillis pour échapper à cet écrasement des grands arbres, ce fut Jean qui manqua d’être coupé en deux par un projectile, qui heureusement n’éclata pas. Maintenant, ils ne pouvaient plus avancer, au milieu de la foule inextricable des arbustes. Les tiges minces les liaient aux épaules ; les hautes herbes se nouaient à leurs chevilles ; des murs brusques de broussailles les immobilisaient, pendant que les feuillages volaient autour d’eux, sous la faux géante qui fauchait le bois. à côté d’eux, un autre homme, foudroyé d’une balle au front, resta debout, serré entre deux jeunes bouleaux. Vingt fois, prisonniers de ce taillis, ils sentirent passer la mort."

Emile Zola La Débacle, 2e partie, chapitre 7, 1892.

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Rédigé par rafael

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Publié le 11 Septembre 2016

Rajasthan - Fort de Mehrangarh - Jodhpur - Photos: Lankaart (c)

Rajasthan - Fort de Mehrangarh - Jodhpur - Photos: Lankaart (c)

Mehrangarh Fort - Fortaleza de Mehrangarh

Le fort de Mehrangarh surplombe la vieille ville bleue de Jodhpur. Le « fort magnifique » entouré de ses murailles renferme des trésors d’architecture et notamment plusieurs palais composés de cours et de bâtiments richement décorés : le Moti Mahal (palais des perles), le Phool Mahal (palais des fleurs), le Sheesh Mahal (palais des miroirs), le Sileh Khana et le Daulat Khana.

Rao Jodha commence la construction du fort en 1459 en même temps qu’il installe sa capitale sur le site qui deviendra la ville de Jodhpur. C’est au XVIIe siècle que le palais prend sa forme actuelle sous l’impulsion de Jaswant Singh (1638-1678).

Rajasthan - Fort de Mehrangarh - Jodhpur - Photos: Lankaart (c)
Rajasthan - Fort de Mehrangarh - Jodhpur - Photos: Lankaart (c)
Rajasthan - Fort de Mehrangarh - Jodhpur - Photos: Lankaart (c)
Rajasthan - Fort de Mehrangarh - Jodhpur - Photos: Lankaart (c)
Rajasthan - Fort de Mehrangarh - Jodhpur - Photos: Lankaart (c)
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Rédigé par rafael

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Publié le 11 Septembre 2016

Laurent Gaudé

Laurent Gaudé est né le 6 juillet 1972 à Paris, c’est l’un des écrivains français les plus talentueux de sa génération. Il a obtenu le prix Goncourt des lycéens et le prix des libraires avec La Mort du roi Tsongor en 2002. Et en 2004, il est lauréat du prix Goncourt pour son roman Le Soleil des Scorta.

Sa première pièce de théatre, Combat de possédés, paraît en 1999. Elle sera jouée en Allemagne et lue au Royal National Theatre de Londres. La seconde pièce de Laurent Gaudé, publiée en 2000, est Onysos le Furieux, Il s'agit d'un monologue épique, écrit en seulement 10 jours au printemps 1996. Laurent Gaudé a aussi écrit d'autres pièces de théâtre dont Pluie de Cendres, Cendres sur les mains, Médée Kali, ou encore Le Tigre bleu de l'Euphrate.

En 2002, La Mort du roi Tsongor, son deuxième roman, lui vaut d'être cité pour le prix Goncourt et surtout d'être récompensé par le prix Goncourt des lycéens et le prix des libraires. Deux ans plus tard, il remporte le prix Goncourt ainsi que le prix du jury Jean-Giono avec son roman Le Soleil des Scorta qui sera également un succès de librairie (80 000 exemplaires vendus entre la parution du roman et l'attribution du prix Goncourt en 2004).

La Mort du roi Tsangor

Ce roman tragique raconte l'histoire du suicide d’un roi face à la guerre et l’amour. L'histoire folle de deux hommes qui s’affrontent pour une femme, Samilla,  dans un décor et un lieu hors du temps, hors du monde.  Evocation des tragédies grecques, ce roman marque le début de la carrière de Laurent Gaudé.

Ecoutez nos défaites

Un agent des services de renseignements français gagné par une grande lassitude est chargé de retrouver à Beyrouth un ancien membre des commandos d'élite américains soupçonné de divers trafics. Il croise le chemin d'une archéologue irakienne qui tente de sauver les trésors des musées des villes bombardées. Les lointaines épopées de héros du passé scandent leurs parcours – le général Grant écrasant les Confédérés, Hannibal marchant sur Rome, Hailé Sélassié se dressant contre l'envahisseur fasciste... Un roman inquiet et mélancolique qui constate l'inanité de toute conquête et proclame que seules l'humanité et la beauté valent la peine qu'on meure pour elles.

Le Soleil des Scorta

Le Soleil des Scorta est un roman écrit par Laurent Gaudé publié chez Actes Sud le 1er août 2004 et ayant remporté le prix Goncourt la même année, constituant le premier prix prestigieux obtenu par les éditions Actes Sud. Ce roman a également reçu le prix du roman populiste et le prix du jury Jean-Giono en 2004.

Le massif du Gargano dans les Pouilles – qui constitue le décor rude et aride du roman – et en particulier les villes de Monte Sant'Angelo et surtout de Peschici, où réside une partie de l'année Laurent Gaudé et dont la femme est originaire1, ont servi de source d'inspiration à l'auteur pour décrire la vie quotidienne d'un petit village du sud de l'Italie. Le roman reçoit un excellent accueil auprès du public et des libraires avant d'être récompensé par le prix Goncourt en novembre 20042.

La Porte des Enfers

Au sujet de la genèse de son roman, Laurent Gaudé a déclaré : « Je m'étais fixé un pari : me lancer dans un livre dont le sujet principal serait une descente aux enfers alors que le début du roman se déroulerait dans un monde contemporain, réaliste au possible ». L'auteur a précisé que ce qui l'a intéressé était aussi de décrire sa propre vision des enfers dans ce roman, sans se baser sur les récits chrétiens, bouddhistes, ou autres.

 

« Les quarantaines de pages qui concernent la descente aux enfers, je les ai écrites rapidement, joyeusement et avec plaisir ». Cependant, l'auteur a beaucoup travaillé toute la partie du roman précédant cette séquence, pour que le lecteur aborde la descente aux Enfers « en y croyant » : l'enchaînement des évènements a été modifié plusieurs fois. L'un des éléments retenus a été d'introduire des personnages étranges s'exprimant avec conviction sur des sujets en lien avec la mythologie, comme le professore Provolone.

 

Questionné sur la violence de certaines séquences de son roman, Laurent Gaudé a déclaré : « d'un point de vue littéraire, de la force des images et de la densité, je trouvais qu'il fallait quelque chose de très rude pour commencer l'histoire [référence au sort que subit Toto Cullacio]. Comme un écho à l'émotion que provoque la mort absolument absurde, injuste et révoltante de cet enfant ».

Pour seul cortège

Alexandre se meurt, Alexandre n'est plus. L'empire vacille, tout gravite pour quelque temps encore autour de la figure vénérée et de son corps sans vie. Les voix entrecroisées des vivants et des morts font entendre le souvenir des combats partagés, des conquêtes glorieuses, des rêves inachevés. Les proches parents craignent pour leur vie, les proches combattants convoitent les dépouilles de l'empire, et le fidèle Ericleops, dépêché par l'empereur, trouvera, au-delà de sa propre mort le chemin du Gange et de l'ultime conquête.

Eldorado

Ce roman a été écrit par Laurent Gaudé immédiatement après l'obtention du prix Goncourt en 2004 pour Le Soleil des Scorta. Il met en scène à nouveau le sud de l'Italie, cette fois-ci il décrit  le phénomène d'immigration clandestine en provenance d'Afrique du Nord vers l'île italienne de Lampedusa qui a pris de l'ampleur à partir de 2004-2005.

 

Le roman est divisé en treize chapitres qui entremêlent alternativement les histoires des différents protagonistes.

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Rédigé par rafael

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Publié le 4 Septembre 2016

Ka'ba-ye Zartosht - Iran  - Photos: Lankaart (c)

Ka'ba-ye Zartosht - Iran - Photos: Lankaart (c)

Ka'ba-ye Zartosht

Ka'ba-ye Zartosht, est une tour en pierre qui faisait partie d'un ensemble religieux plus vaste en brique crue, aujourd'hui disparu. Ce monument religieux achéménide se situe dans le site archéologique de Naqsh-e Rostam, qui remonterait à 2 400 ans à proximité de Persépolis.

Édifié au Ve ou au IVe siècle av. J.-C. au pied d'une falaise sacrée, ce temple est demeuré en fonction au moins jusqu'au IIIe siècle de notre ère, peut-être même jusqu'à l'islamisation de la Perse. Vers 270 le roi sassanide Shapur Ier a fait graver sur un de ses murs une inscription trilingue (grec, pehlevi parthe, pehlevi sassanide) résumant les hauts-faits de son règne, qu'on appelle les Res Gestae Divi Saporis.

Ka'ba-ye Zartosht - Iran  - Photos: Lankaart (c)
Ka'ba-ye Zartosht - Iran  - Photos: Lankaart (c)

Ka'ba-ye Zartosht - Iran - Photos: Lankaart (c)

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Rédigé par rafael

Publié dans #MESOPOTAMIE et PERSE ANTIQUITE, #IRAN

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Publié le 3 Septembre 2016

Renzo Piano et Richard Rogers - Centre Pompidou Paris - Photos: Lankaart (c)

Renzo Piano et Richard Rogers - Centre Pompidou Paris - Photos: Lankaart (c)

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Le centre est né de la volonté de Georges Pompidou, alors Président de la République française, de créer au cœur de Paris une institution culturelle originale entièrement vouée à la création moderne et contemporaine où les arts plastiques voisineraient avec les livres, le design, la musique et le cinéma.


Le 15 juillet 1971, le jury du concours international d'architecture, présidé par Jean Prouvé, décida de retenir, parmi les 681 projets présentés, celui des architectes Renzo Piano et Richard Rogers.

Inauguré en 1977, le centre Pompidou accueillait en 2006 6,6 millions de visiteurs par an.

 

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"Je crois qu'il n'y avait pas de choix et les bâtiments institutionnels pour la culture provoquent une sorte d'intimidation pour les gens, je veux dire pour les gens qui ne sont pas cultivés. Et là, le choix avait été plutôt de faire un bâtiment différent, une sorte de machine, un outil vis-à-vis duquel les gens puissent avoir plutôt un sentiment de curiosité. Mais qui n'a rien à faire avec l'intimidation. Vous savez, on nous a dit très souvent qu'on était en train de construire un supermarché, un hypermarché. Et la chose m'avait toujours plu finalement puisque personne n'a peur d'aller à un hypermarché.


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Photos: lankaart (c)

 

Renzo Piano et Richard Rogers - Centre Pompidou Paris - Photos: Lankaart (c)
Renzo Piano et Richard Rogers - Centre Pompidou Paris - Photos: Lankaart (c)

Renzo Piano et Richard Rogers - Centre Pompidou Paris - Photos: Lankaart (c)


Justement, on nous a accusé que le bâtiment ne s'intègre pas dans un site historique parisien. Je crois que c'était tout à fait clair dès le début qu'il fallait créer un vide. D'ailleurs le vide existait déjà puisqu'il ne faut pas oublier le plateau Beaubourg depuis 1935. C'est une sorte de grand parking. On l'a agrandi un petit peu, on a créé une sorte de grande clairière dans laquelle on pouvait faire atterrir un paquebot spatial. Ça voulait dire introduire dans le bâtiment un sentiment qui est la curiosité, la curiosité pour quelque chose de différent. Et pour quelque chose qui en même temps était familier. Parce que la machine, il ne faut pas l'oublier, elle est très familiale à la vie de notre siècle. Le bâtiment était conçu comme une sorte de stratification de différentes fonctions. Il y a la bibliothèque, mais il y aussi le musée. Il y a des salles d'expositions temporaires.

L'idée de faire l'escalator, ça revient à dire qu'on coupe en diagonale les différentes fonctions et on arrive à créer le cas tout simplement, le hasard de la personne qui vient au centre pour visiter la bibliothèque. Mais en même temps, elle tombe sur une exposition où peut-être, il monte sur une toiture pour déjeuner. Elle découvre d'autres activités encore. Je crois qu'on ne peut pas penser qu'on aurait pu faire une chose beaucoup plus simple. Puisqu'on aurait perdu le côté curieux, le côté riche, le côté lieu d'événements qu'on a voulu créer."


propos de Renzo Piano

Renzo Piano et Richard Rogers - Centre Pompidou Paris - Photos: Lankaart (c)
Renzo Piano et Richard Rogers - Centre Pompidou Paris - Photos: Lankaart (c)
Renzo Piano et Richard Rogers - Centre Pompidou Paris - Photos: Lankaart (c)
Renzo Piano et Richard Rogers - Centre Pompidou Paris - Photos: Lankaart (c)

Renzo Piano et Richard Rogers - Centre Pompidou Paris - Photos: Lankaart (c)

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART CONTEMPORAIN

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Publié le 30 Août 2016

Paris - Rives de la Seine - Photos: Lankaart (c)

Paris - Rives de la Seine - Photos: Lankaart (c)

Paris, Banks of the Seine -

 

"Du Louvre jusqu'à la tour Eiffel, ou de la place de la Concorde au Grand Palais et au Petit Palais, on peut voir l'évolution de Paris et son histoire depuis la Seine. La cathédrale Notre-Dame et la Sainte-Chapelle sont des chefs-d'œuvre d'architecture. Quant aux larges places et avenues construites par Haussmann, elles ont influencé l'urbanisme de la fin du XIXe et du XXe siècle dans le monde entier." UNESCO

"Traverser Paris en longeant la Seine, c’est goûter mille escapades sur le fleuve, les berges, les ponts et les îles, de jour comme de nuit, rive gauche ou rive droite, au ras des clapotis ou dans le va-et-vient des quais. En bateau, à pied, à vélo, on paresse, on arpente, ou on se muscle, on dîne, on danse sur les péniches, on flâne entre deux expos, on picore après avoir fait les boutiques, on bronze en maillot..." http://www.parisinfo.com

 

 

Paris - Rives de la Seine - Photos: Lankaart (c)
Paris - Rives de la Seine - Photos: Lankaart (c)

Paris - Rives de la Seine - Photos: Lankaart (c)

Les bouquinistes, imposante librairie à ciel ouvert, font partie du paysage parisien, participent du charme des bords de Seine et constituent une animation , une attraction culturelle , un patrimoine littéraire et historique.


Sur la rive droite, du pont Marie au quai du Louvre et sur la rive gauche, du quai de la Tournelle au quai Voltaire, quelques 217 bouquinistes dans leurs 900 « boîtes » vous attendent pour vous faire découvrir leurs trésors : 300 000 œuvres littéraires anciens ou contemporains.

Paris - Rives de la Seine - Photos: Lankaart (c)Paris - Rives de la Seine - Photos: Lankaart (c)
Paris - Rives de la Seine - Photos: Lankaart (c)Paris - Rives de la Seine - Photos: Lankaart (c)

Paris - Rives de la Seine - Photos: Lankaart (c)

Paris - Rives de la Seine - Photos: Lankaart (c)
Paris - Rives de la Seine - Photos: Lankaart (c)
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Rédigé par rafael

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Publié le 29 Août 2016

Prague 1968 - Koudelka

Koudelka est un photographe français d’origine tchèque, de 1967 à 1970 il suit la vie des gitans dans son pays. En 1968 il photographie l'invasion des troupes du Pacte de Varsovie, qui mit brutalement fin à l'expérience du Printemps de Prague, en août 1968 dans les rues de la capitale tchèque, et c’est tout d’abord anonymement que ses images sont publiées aux États-Unis. Il reçoit le prix Robert Capa pour ces images, icônes marquantes de l’histoire politique de la Tchécoslovaquie (sans que son nom soit mentionné). En 1970, il quitte son pays, devient apatride et s’installe en Angleterre jusqu’en 1979, continuant son travail photographique sur les Gitans et les diverses coutumes des pays d'Europe, toujours en quête d’instants de liberté. Il devient membre de l’agence Magnum en 1974 et se lie d’amitié avec Henri Cartier-Bresson et Robert Delpire.

(c) Wikipedia

Prague 1968 - Koudelka
Prague 1968 - Koudelka
Prague 1968 - Koudelka

Le Printemps de Prague est une période de l’histoire de la République socialiste tchécoslovaque durant laquelle le parti communiste tchécoslovaque introduit le « socialisme à visage humain » et prône une relative libéralisation. Il débute le 5 janvier 1968, avec l'arrivée au pouvoir du réformateur Alexander Dubček et s’achève le 21 août 1968 avec l’invasion du pays par les troupes du Pacte de Varsovie.

Dubček introduit la liberté de la presse, d’expression et de circulation dans la vie politique et enclenche une décentralisation de l’économie. Il dote le pays d'une nouvelle constitution qui reconnaît l'égalité des nations tchèque et slovaque au sein d'une république désormais fédérale. Cette innovation politique sera la seule à survivre à l’intervention soviétique.

Le Printemps de Prague provoque la réaction de l’URSS qui, après l’échec des négociations, envoie tanks et soldats pour imposer une « normalisation ». L’occupation soviétique entraîne des manifestations non violentes et une vague d’émigration parmi la population tchécoslovaque. Gustáv Husák remplace Alexander Dubček à la tête du parti et la plupart des réformes libérales sont abandonnées. Le Printemps de Prague a inspiré la culture des années 1960-1980 avec les œuvres de Karel Kryl et Milan Kundera (L'Insoutenable Légèreté de l'être).

(c) Wikipedia

Prague 1968 - Koudelka
Prague 1968 - Koudelka
Prague 1968 - Koudelka
Prague 1968 - Koudelka
Prague 1968 - Koudelka
Prague 1968 - Koudelka

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Rédigé par rafael

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Publié le 28 Août 2016

Naqsh-e Rostam - Iran - Photos: Lankaart (c)

Naqsh-e Rostam - Iran - Photos: Lankaart (c)

Naqsh-e Rustam - Naqsh-e Rostam

Naqsh-e Rostam est un ensemble de tombes achéménides situé au nord-ouest de Persépolis. Cet ensemble exceptionnel rassemble 4 tombes rupestres cruciformes réalisées à flanc de falaise. D’après des inscriptions ces tombes seraient celles de Darius Ier, Xerxès Ier, Artaxerxés Ier et Darius II. Les tombes sont inaccessibles. Elles présentent un décor similaire au-dessus de la porte d’entrée suspendu dans le vide, on, y voit le roi représenté sur un piédestal à trois niveaux, faisant face à Ahuramazda, la divinité centrale de l'ancienne religion mazdéenne, et à un feu sacré également surélevé. Ahuramazda est figuré sous la forme d’un dieu ailé, les ailes étant parfaitement horizontale, cette représentation symbolique perdure encore aujourd’hui dans la culture iranienne.

Naqsh-e Rostam - Iran - Photos: Lankaart (c)
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Rédigé par rafael

Publié dans #MESOPOTAMIE et PERSE ANTIQUITE, #CIMETIERES, #IRAN

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Publié le 25 Août 2016

Odilon Redon

« Le propre de l’idéal est de n’évoquer jamais que des formes vagues, qui peuvent aussi bien être des lacs magiques que des éléphants sacrés, des fleurs extraterrestres aussi bien que des épingles de cravate, à moins qu’elles ne soient rien du tout. Or, aujourd’hui, nous demandons aux choses reproduites d’être précises, nous voulons que les personnages sortis du cerveau d’un artiste, remuent, pensent et vivent. » Octave Mirbeau, 1891, sur Odilon Redon.

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Rédigé par rafael

Publié dans #SYMBOLISME - NABIS

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