Publié le 14 Octobre 2016

Picasso - Garçon à la pipe

Picasso a peint ce tableau à 24 ans en 1905 durant la « période rose ». Picasso s’est inspiré pour cette composition des jeunes de Montmartre qui vivaient en partie de l’industrie du spectacle en plein développement sur les Grands Boulevards et dont certains fréquentaient le Bateau-Lavoir. On n’a jamais connu l’identité du modèle.

Source: Lankaart

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART MODERNE

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Publié le 12 Octobre 2016

Musée Picasso Paris

Musée Picasso Paris

“Si, aujourd’hui, des millions d’hommes voient en Picasso, l’auteur de la Colombe, l’homme de la paix ils sont infiniment plus proches du vrai Picasso que les esthètes rabougris, qui se délectent de certains de ses tableaux en n’y voyant que des surfaces colorées sans signification objective, mais qui se détournent du Massacre de Corée avec dédain et dégoût.”

D. H. Kahnweiler

Premier grand conflit après la seconde guerre mondiale la guerre de Corée marque une étape importante dans l’irréversible tournant entrainant les États-Unis et l’Union Soviétique dans la guerre froide. Le conflit se déroula en quatre phases principales :

Mal préparée, face aux 200 000 soldats nord-coréens bien équipés par les Soviétiques, les forces du Sud accusèrent de lourdes pertes durant les deux premiers mois et, à la mi-septembre 1950, elles se retrouvèrent acculées dans le sud-est de la péninsule, repliées sur le périmètre de Busan.

Une rapide contre-offensive des forces de l'ONU, dirigées par le général MacArthur, avec un débarquement le 15 septembre à Incheon, non loin de Séoul, repoussa en octobre 1950 les Nord-Coréens bien au-delà du 38e parallèle, presque jusqu'au fleuve Yalou, à la frontière chinoise.

La République populaire de Chine entra en guerre aux côtés de la Corée du Nord. 1,7 million de « volontaires chinois », commandés par Peng Dehuai, forcèrent les Sud-Coréens et les troupes de l'ONU à se replier derrière le 38e parallèle à la mi-octobre 1950. En janvier 1951, les communistes reprirent Séoul, reconquise par les Américains en mars 1951.

Au printemps 1951, ce sont les troupes onusiennes qui gagnèrent peu à peu du terrain au nord, et le front s'établit de nouveau aux alentours du 38e parallèle, revenant peu ou prou aux positions d'avant le début du conflit.

La guerre fit plus de deux millions de victimes civiles, et plus de 800 000 militaires. Cette geurre est un exemple probant de l’application des principes de la « guerre totale » amenant chacun des belligérants à utiliser les bombardements massifs sur les villes, le napalm et les armes chimiques.La ville de Séoul fut détruite à 70 %.

Picasso signe ici une œuvre qui, comme Guernica, dénonce la guerre et ses atrocités. Cette guerre qui impose aux populations civiles un lourd tribu.

Source: Wikipedia, lankaart

Picasso - Massacre de Corée
La guerre dans SeoulLa guerre dans Seoul
La guerre dans SeoulLa guerre dans Seoul

La guerre dans Seoul

Picasso - Massacre de Corée
Picasso - Massacre de Corée

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART MODERNE, #HISTOIRE

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Publié le 11 Octobre 2016

Europe 2016 - James Nachtwey

James Nachtwey (né en 1948) est un photographe de guerre et photojournaliste américain.

Il est considéré comme l'un des plus grands photographes de guerre de notre époque, tant par les amateurs que ses pairs. Le photographe sillonne le globe depuis près de 20 ans et a couvert quasiment tous les conflits, Afghanistan et Bosnie-Herzégovine, Rwanda et Salvador, Irlande du Nord et Kurdistan, Somalie et Afrique du Sud.Il est connu pour sa grande proximité à ses sujets. Là où d'autres photographes reculent ou se protègent, il est souvent le seul à s'avancer, réussissant ainsi des prises de vues cadrées très proches de l'action, mais s'exposant également à de graves dangers.

En 2015 et 2016 il parcourt l'Europe suivant les centaines de milliers de réfugiés d'Irak, de Syrie, d'Afghanistan entre autres qui affluent vers l'Allemagne et l'Europe du Nord.

Durant la seule année 2015, plus d'un million de personnes entrent illégalement dans l'espace Schengen. Cette recrudescence de l’immigration cause des divisions et des tensions diplomatiques importantes entre les pays d'Europe, qui peinent à se mettre d'accord sur l'attitude à adopter : alors que la Commission européenne cherche à imposer des quotas à chaque pays de l'Union, et qu'Angela Merkel et François Hollande poussent dans cette direction, des pays d'Europe de l'Est s'y opposent fermement, le Premier ministre hongrois ayant notamment fait savoir qu'il considérait qu'un afflux d'immigrés musulmans constitue une menace pour l'identité chrétienne de l'Europe.

Les termes employés pour qualifier les migrants sont multiples et dépendent des situations de chacun. Dans certains cas, il s'agit de demandeurs d'asile ou de réfugiés, dans d'autres de personnes qui cherchent de meilleures perspectives économiques. Comme les mots employés peuvent avoir des conséquences juridiques non négligeables, l'utilisation des termes migrants et réfugiés fait l'objet d'un débat sémantique qui cacherait un débat politique. (c) Wikipedia

Réfugiés afghnas, syriens, irakiens traversant l'Europe
Réfugiés afghnas, syriens, irakiens traversant l'Europe
Réfugiés afghnas, syriens, irakiens traversant l'Europe

Réfugiés afghnas, syriens, irakiens traversant l'Europe

l n’y a jamais eu autant de réfugiés et déplacés depuis la Seconde Guerre mondiale. Avec plus de douze millions de personnes fuyant leur pays dévasté par la guerre, les Syriens sont désormais la première population concernée, devançant d'autres pays subissant des conflits interminables : l’Irak, l’Afghanistan, la République démocratique du Congo, l’Erythrée ou le Soudan du Sud. Ces réfugiés traversent la Méditerranée et empruntent la route des Balkans pour rallier l'Europe. Mais le continent s’est progressivement transformé en forteresse et de nombreux migrants se retrouvent bloqués en Grèce, empêchés de poursuivre leur route à cause du durcissement de la politique migratoire par de nombreux États membres. (c) Arte

Réfugiés en route vers la Macédoine, nord de la Grèce

Réfugiés en route vers la Macédoine, nord de la Grèce

Réfugiés arrivant sur l'île de Lesbos en Grèce

Réfugiés arrivant sur l'île de Lesbos en Grèce

« L’année 2016 se révèle particulièrement meurtrière. On déplore à ce jour la perte de  2510 vies humaines, par rapport à 1855 pour la même période en 2015 et 57 pour les cinq premiers mois de 2014 »,

En Méditerranée, la probabilité de décès lors d’une traversée s’élève actuellement à une personne sur 81. Cela souligne l’importance des opérations de sauvetage dans le cadre de la réponse aux mouvements de réfugiés et de migrants en Méditerranée, ainsi que la nécessité d’alternatives concrètes et plus sûres pour les personnes ayant besoin d’une protection internationale.

Les chiffres du HCR montrent également que, cette année, 203 981 personnes ont déjà effectué la traversée. Près de trois quarts d’entre elles sont parties depuis la Turquie vers la Grèce avant la fin mars et quelque 46 714 d’entre elles ont effectué la traversée vers l’Italie. C’est quasiment le même nombre que le total enregistré durant les cinq premiers mois de 2015 (47 463).

« L’itinéraire depuis l’Afrique du Nord vers l’Italie est bien plus dangereux : 2119 décès ont déjà été signalés cette année parmi les personnes ayant effectué cette traversée, avec une probabilité de décès s’élevant à une personne sur 23 », a expliqué William Spindler. (c) HCR

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Rédigé par rafael

Publié dans #HISTOIRE, #XXIe: PHOTOS

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Publié le 9 Octobre 2016

L'heure de la naissance 1902

L'heure de la naissance 1902

« Sa mère meurt de phtisie quand il a dix ans. Ce décès et le désespoir de son père le marquent définitivement. Un an plus tard, son père épouse la sœur de son épouse décédée. Très vite enceinte, il semblerait que ce soit elle qui initie le petit Alfred (onze ans) à des jeux interdits avant de mourir en couche. Son père devient violent, assène force coups de bâton sur le dos de son fils qui ne ressent plus que haine pour l’espèce humaine. Alfred fait une tentative de suicide en 1896, sur la tombe de sa mère. »

« Par le biais de cette autobiographie, et à vrai dire grâce à elle, je crois avoir répondu, dans la mesure du possible, à une question que l’on m’a souvent posée: « comment en étais je arrivé à faire de pareilles choses? » Je crois surtout avoir montré suffisamment clairement qu’au fond, c’était une seule et même force qui m’avait poussé, dans mon enfance, vers le rêve et plus tard, dans les frasques stupides puis dans la maladie et finalement dans l’art. » (Kubin, 4ème de couverture de « Ma vie », ed. Allia)

Alfred Kubin

Les œuvres littéraires et picturales de Kubin se complètent et se répondent. De ce fait elles offrent une grande cohérence à l´esthétique du clair-obscur de Kubin qui se plaît à juxtaposer les oppositions afin de faire ressortir tout le paradoxe de la vie et de la mort. Chaque image possède un « pouvoir nécessaire de narration » et chaque passage suggère des images.

Daniel S. Larangé attire l´attention sur le bestiare  qui peuple cet univers onirique et qui fonctionne comme un « système » de signes : 

« Chacune de ses visions oniriques possède un contenu narratif latent qui s'intègre à un ensemble d'images selon les règles du non-sens – complémentarité des oppositions, analogie par assonance ou allitération, équivoque et homonymie, quiproquo et malentendu dialogiques, etc. Le style fondamentalement fragmentaire d'Alfred Kubin fait que la réalité se trouve contaminée, de façon intermittente, par la fiction onirique. »

 

En effet, Kubin laisse deviner le monstre qui sommeille en nous, ce qui le conduit à rapprocher sexualité débridée et morbidité absolue. La folie reste la seule issue d´échapper à cette grande mascarade qu´est le monde.

Alfred Kubin

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Rédigé par rafael

Publié dans #SYMBOLISME - NABIS

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Publié le 4 Octobre 2016

Bretagne - Île-de-Batz - Jardins Georges Delaselle - Photos: Lankaart (c)

Bretagne - Île-de-Batz - Jardins Georges Delaselle - Photos: Lankaart (c)

Ile-de-Batz botanical gardens - Garten Georges Delaselle - Orto botanico

" Au cours d’un voyage qu’il effectue en 1897, Georges Delaselle, assureur parisien, passionné de végétaux exotiques, tombe sous le charme de l’Île de Batz. Étonné par la présence de nombreux végétaux rares en provenance des quatre coins du monde et acclimatés par les marins de l’île, il décide d’y créer un jardin exotique. De 1897 à 1918 Georges Delaselle dirige travaux et plantations, aménage un cordon de dunes artificielles afin de protéger le jardin des vents, et procède à l’excavation d’une cuvette profonde de cinq mètres dont les bords sont travaillés en terrasses. Au cours de ces travaux, il fit une découverte inattendue, la mise à jour d’une nécropole datant de l’âge du bronze. En 1918 Georges Delaselle s’installe définitivement sur l’Île de Batz. Il se consacre entièrement au développement de son jardin. À sa mort en 1944, à l’âge de 83 ans, la dune aride et primitive à laissé place à une luxuriante oasis peuplée de palmiers et autres plantes exotiques. Vendu à plusieurs reprises le jardin, victime d’un désintéressement général, sombre peu à peu dans l’oubli et l’abandon. En 1987, une équipe de bénévoles réunis au sein de l’association «Les Amis du jardin Georges Delaselle» décide de faire renaître ce qui fut, jadis un petit paradis. Pari hardi que le Conservatoire du Littoral s’est engagé à soutenir en devenant propriétaire du site en 1997, cent ans après sa création, protégeant ainsi définitivement ce témoignage remarquable de l’histoire de la pratique botanique et de l’acclimatation des végétaux exotiques vers 1900. La réhabilitation du jardin reste fidèle aux composantes fondamentales ébauchés par son concepteur, et les aménagements récents venus le compléter s’inscrivent dans l’intuition romantique qui fut celle de Georges Delaselle, et qui, imprègne intensément le site. "

Source: http://www.jardin-georgesdelaselle.com

Bretagne - Île-de-Batz - Jardins Georges Delaselle - Photos: Lankaart (c)Bretagne - Île-de-Batz - Jardins Georges Delaselle - Photos: Lankaart (c)
Bretagne - Île-de-Batz - Jardins Georges Delaselle - Photos: Lankaart (c)Bretagne - Île-de-Batz - Jardins Georges Delaselle - Photos: Lankaart (c)
Bretagne - Île-de-Batz - Jardins Georges Delaselle - Photos: Lankaart (c)Bretagne - Île-de-Batz - Jardins Georges Delaselle - Photos: Lankaart (c)

Bretagne - Île-de-Batz - Jardins Georges Delaselle - Photos: Lankaart (c)

Bretagne - Île-de-Batz - Jardins Georges Delaselle - Photos: Lankaart (c)
Bretagne - Île-de-Batz - Jardins Georges Delaselle - Photos: Lankaart (c)
Bretagne - Île-de-Batz - Jardins Georges Delaselle - Photos: Lankaart (c)
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Bretagne - Île-de-Batz - Jardins Georges Delaselle - Photos: Lankaart (c)
Bretagne - Île-de-Batz - Jardins Georges Delaselle - Photos: Lankaart (c)
Bretagne - Île-de-Batz - Jardins Georges Delaselle - Photos: Lankaart (c)

Bretagne - Île-de-Batz - Jardins Georges Delaselle - Photos: Lankaart (c)

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Rédigé par rafael

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Publié le 28 Septembre 2016

Ethiopie 1935-1939 - Laurent Gaudé - Malaparte

1935, les troupes italiennes envahissent l’Ethiopie au mépris des conventions internationales. A Maichev la défaite des troupes éthiopiennes se transforme en carnage, face aux mitrailleuses, aux canons, aux avions et au gaz le Négus ne peut rien. Laurent Gaudé livre dans Ecoutez nos défaites une description poignante de cet affrontement.

1939, la pacification de l’Ethiopie se poursuit, Malaparte se rend sur place et décrit avec complaisance les progrès de « l’œuvre de civilisation » de l’armée italienne en ces terres lointaines.

Ethiopie 1935-1939 - Laurent Gaudé - Malaparte
Ethiopie 1935-1939 - Laurent Gaudé - MalaparteEthiopie 1935-1939 - Laurent Gaudé - Malaparte

«  Dans la plaine de Maichew, les italiens se sont réveillés. En réponse aux premiers tirs, les premiers obus tombent et les premiers guerriers d’Hailé Sélassié meurent. Les italiens n’ont aucune raison de paniquer. Ils ont construit un mur de pierre sèche pour protéger leur ligne et ils laissent les Ethiopiens s’approcher. Le jour se lève doucement. La plaine sera bientôt couverte de sang. Les obus tombent avec régularité. C’est ainsi qu’ils vont les tuer, en les disloquant, les éparpillant en milles morceaux. La victoire triomphale des guerriers éthiopiens d’Adoua ne se rejouera pas. L’Italie veut sa vengeance. C’est même cela qu’elle est venue chercher. Et ils vont l’obtenir. Lui, Hailé Sélassié, qu’elle sera sa place dans l’histoire ? Celle d’un empereur vaincu ? Le roi des rois tué par un tir d’obus ? Les combats sont engagés et le jour entier, désormais, ne sera plus consacré qu’à se tuer. Avancer. Crier pour se donner du courage et gémir lorsque la balle vous à traversé. Oh, comme la défaite est longue … Il faut la vivre totalement, jusqu’au bout, avec ces instant où l’on se prend à y croire encore, ces appels à l’aide auxquels on ne peut pas réponde, ces amis qui meurent, ces trouées superbes – le soleil parfois, la beauté des lieux … Comme c’est long … L’odeur de la poudre  et du sang est partout. Et puis, le jour finit par décliner doucement, après treize heures de combat durant lesquelles les Ethiopiens se ruent, torse nu parfois, sur les mitrailleuses lourdes. Soixante-quinze tonnes d’explosifs les disloquent sans répit. L’Italie ne compte pas. Le Duce a été parfaitement clair : il veut une victoire éclatante et rapide. Après treize heures de combat, il l’a. Et le Négus ordonne le repli. Mais c’est alors que le pire survient. Car la défaite a soif encore. Les italiens sortent de leur ligne et pourchassent l’ennemi. Hailé Sélassié voit la vague brutale qui court derrière ses hommes. Les avions survolent le champ de bataille et criblent de balles les fuyards. Le gaz brûle ceux qui voudraient courir. Tout explose et se tord. Ce n’est plus un repli, plus une débâcle, c’est un massacre. Ils sont anéantis. Et cela continue. « Nous ne pouvons rien faire », pense-t-il. Ses hommes, il les offre au carnage… »

Laurent Gaudé, Ecoutez nos défaites, Actes Sud, 2016.  

Armée italienne en Ethiopie
Armée italienne en EthiopieArmée italienne en Ethiopie

Armée italienne en Ethiopie

« En 1939, les Romagnols partent non plus pour les marais Pontins, mais pour l'Ethiopie. Quatre ans après la conquête du royaume du négus, le régime fasciste se lance dans sa "pacification". La presse, au service de la propagande, est conviée à chanter les louanges du nouvel empire. Tous les talents sont bienvenus, celui d'un débutant, Dino Buzzati, comme celui d'un journaliste aguerri, Curzio Malaparte. Celui-ci se fait d'autant moins prier pour exalter l'"oeuvre civilisatrice" dans les colonnes du Corriere della Sera qu'il est décidé à revenir dans le jeu après un séjour en résidence forcée ("confino") sur l'île de Lipari. Il part en reportage quatre mois, à dos de mulet ou motorisé, seul ou en compagnie de troupes coloniales, essuyant parfois les coups de feu des rebelles. 

 

Il en rapporte des articles sans ambiguïté : "L'Afrique n'est pas noire", "Des villes de l'Empire blanc", "Les Dolomites éthiopiennes"... Le propos est limpide. Les Italiens, peuple formidable pour qui "il n'existe rien au monde d'inconnu, de mystérieux et de monstrueux", sont ici "chez eux". Y compris, bien sûr, ces chers Romagnols, qu'on reconnaît au premier coup d'oeil, car "ils ont tous des mâchoires fortes, faites pour mâcher des mots amples, virils et sonores". Les coteaux où ils ont installé leurs baraques sont, bien sûr, la copie de ceux de "l'Appenin toscano-romagnol vus de Cesena, Forli, Rimini". La terre est identique à celle qu'ils ont quittée, "grasse et noire, à piocher sans retenue". Quant au "blé indigène", il est parfait, puisque, dur et semi-dur, "il convient aussi aux pâtes alimentaires". Etc. Soudain, l'écrivain s'éveille et accouche d'une scène lyrique, d'un rapprochement baroque, délaissant le propagandiste. Bref, Curzio fait du Malaparte al dente, cocktail de mauvaise foi et de sensibilité blessée, d'expressionnisme pompier et de fulgurances. »

Express 2012

Ethiopie 1935-1939 - Laurent Gaudé - Malaparte

« Je me tourne et, sur les vastes étendues de chaumes qui descendent doucement vers Debré Birhan, j’aperçois la colonne d’arrière-garde, précédée par l’armée immense de convois de ravitaillement, sorte d’armée de Xerxès. Le brouhaha confus des ascari, leurs chants de guerre mêlés aux hennissements et aux braiments nous arrivent, distincts et fragiles dans l’air de verre, que le soleil déjà haut dissout peu à peu. Une lente tiédeur se répand sur les hauts plateaux qui tout à l’heure brillaient de froid. A nos côtés, les flanqueurs glissent le long des ravins. On dirait que nous marchons dans le vide, flottant dans l’air. A notre droite les hommes se découpent sur le ciel oriental, tout ruisselant de lumière, à notre gauche, ils se projettent, souples, sur les montagnes lointaines de Selalé, bleues dans l’atmosphère verte … »

 «  Le bataillon des ascari n’est pas seulement un instrument de guerre. C’est aussi une école, un lieu d’entrainement physique et moral, un instrument de paix et de civilisation. Les ascari y apprennent la langue italienne, s’affinent au contact de nos officiers, à l’école de leur exemple, ils se transforment, lentement et profondément, pour s’adapter au moule d’une discipline fondée sur le sens du devoir et de l’honneur. (De ce point de vue, notre règlement militaire pour les troupes indigènes est un véritable chez d’œuvre, un modèle du genre.) Pour les enfants éthiopiens, le bataillon des ascari est un excellent instrument de préparation prémilitaire. En effet, si la limite d’âge d’enrôlement est fixée à 15 ans, il est toutefois permis aux ascari d’avoir des gourba, c'est-à-dire de petits assistants, des enfants qui suivent les bataillons en « jouant à la guerre », et qui, en même temps, s’instruisent, apprennent notre langue, notre règlement de discipline ; de vrais petits soldats qui un jour seront ascari, auront un fusil, une cartouchière, une écharpe, se battront pour nous « pour le gouvernement italien puissant et glorieux ». Un jour, quand ils auront 15ans. Et les enfants de 10, de 12 ans patientent, attendant avec anxiété le passage de quelques bataillons pour s’y intégrer, pour suivre les fanions des boulouks, les petits mulets piaffants des officiers, les barbiches taillées en pointes des choumbachis. »

Curzio Malaparte, Voyage en Ethiopie, 1939.

Ascari : soldats indigènes au sein de l’armée italienne

Boulouks : grade des troupes coloniales italiennes, équivalent à celui de sergent.

Choumbachis : grade des troupes coloniales italiennes, équivalent à celui de maréchal des logis.

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Rédigé par rafael

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Publié le 24 Septembre 2016

Hiroshima 1945 - Yoshito Matsushige

Yoshito Matsushige (1913 - 2005) est un photojournaliste japonais survivant du bombardement atomique sur Hiroshima le 6 août 1945, il prend cinq photographies le jour du bombardement, seuls clichés connus pris ce jour-là à Hiroshima.

Matsushige se trouve chez lui à 2,7 km au sud de l'hypocentre au moment de l'explosion. Il n'est pas sérieusement blessé et décide d'aller au centre ville. Un incendie le contraint à revenir au pont de Miyuki où la vue de gens désespérés et mourant l'empêche d'utiliser son appareil photo pendant vingt minutes, avant qu'il ne prenne deux clichés à environ 11h00. Il essaye de nouveau plus tard dans la journée, mais se sent trop nauséeux pour prendre plus de trois clichés. Les deux premières sont des blessés graves près du pont de Miyuki, le second d'entre eux est pris de près et montre de l'huile de cuisine appliquée sur leurs brûlures. Un troisième montre un policier, la tête bandée, délivrant des certificats pour les civils. Les deux dernières photos sont prises près de la maison : l'une témoigne des dommages au salon de coiffure familial, l'autre est prise de sa fenêtre.

Matsushige ne peut développer le film pendant vingt jours, et même alors doit le faire pendant la nuit et en plein air, puis le rincer dans un ruisseau. Dans les années 1970, les négatifs sont gravement détériorés, ce qui nécessite de minutieux travaux de restauration.

(c) Wikipedia

Hiroshima 1945 - Yoshito Matsushige
Hiroshima 1945 - Yoshito Matsushige
Hiroshima 1945 - Yoshito Matsushige

Le 6 août 1945 à 8 h 15 (heure locale), le bombardier B-29 piloté par Paul Tibbets, baptisé Enola Gay du nom de sa mère, décolle de la base de Tinian, avec à son bord une bombe atomique à l'uranium 235 d'une puissance de 15 kilotonnes, surnommée Little Boy. L'équipage est composé de douze hommes, dont quatre scientifiques. Deux autres B-29 l'escortent, emportant les instruments scientifiques destinés à l'analyse de l'explosion.

À 7 h 09, l'alarme aérienne est déclenchée à Hiroshima ; un avion isolé est repéré. Il s'agit du B-29 d'observation météorologique Straight Flush. Au même moment, deux autres appareils survolent Kokura et Nagasaki pour une mission de reconnaissance identique. Les conditions météorologiques sont très bonnes au-dessus de Hiroshima ; la ville est choisie comme cible. Au sol, l'alerte aérienne est levée à 7 h 30. La ville a été peu bombardée pendant la guerre et les habitants ont l'habitude de voir les bombardiers américains survoler leur ville pour se rendre plus au nord.

La bombe, recouverte de signatures et d'injures à l'adresse des Japonais est armée en vol et larguée à 8 h 15, à près de 9 000 mètres au-dessus de la ville. À 8 h 16 min 2 s heure locale, après 43 secondes de chute libre, la bombe explose à 587 mètres du sol, à la verticale de l’hôpital Shima, situé au cœur de l'agglomération, à moins de 300 mètres au sud-est du pont Aioi, initialement visé car reconnaissable par son plan en « T ».

L'explosion, équivalant à celle de 15 000 tonnes de TNT, rase instantanément la ville ; 75 000 personnes sont tuées sur le coup, dont un tiers de militaires, la ville étant entre autres le siège de la Deuxième armée générale  créée le 8 avril 1945 à partir de la dissolution du Commandement de la défense générale chargée de la défense de l'ouest du Japon, et de nombreux arsenaux et bases aériennes. Dans les semaines qui suivent, plus de 50 000 personnes supplémentaires meurent. Le nombre total de morts reste imprécis ; il est de l'ordre de 250 000. Sur les 90 000 bâtiments de la ville, 62 000 sont totalement détruits. Il ne resta aucune trace des habitants situés à moins de 500 mètres du lieu de l'explosion.

Au retour, les aviateurs verront pendant 500 kilomètres le champignon qui, en deux minutes, a atteint 10 000 mètres d'altitude. L’Enola Gay atterrit six heures plus tard à Tinian. Son équipage est aussitôt décoré.

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Rédigé par rafael

Publié dans #HISTOIRE, #PHOTOS XXe

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Publié le 21 Septembre 2016

Nouvelle-Zélande - Parc du Mont Tongariro

"Situé dans le centre de l'île du Nord de la Nouvelle-Zélande et au nord-est du mont Ruapehu, le mont Tongariro est un volcan andésitique complexe formé d'une douzaine de cônes et de plusieurs cratères imbriqués, le South Crater, le Red Crater, le North Crater et le Central Crater, qui abritent plusieurs lacs comme les Emerald Lakes et le Blue Lake et des champs de fumerolles comme Soda Spings. Culminant à 1 978 mètres d'altitude, le sommet surplombe le South Crater ouvert vers le sud et faisant face au mont Ngauruhoe, le cône volcanique le plus élevé du massif du Tongariro."

Source: Wikipedia

Nouvelle-Zélande - Parc du Mont Tongariro
Nouvelle-Zélande - Parc du Mont Tongariro
Nouvelle-Zélande - Parc du Mont Tongariro
Nouvelle-Zélande - Parc du Mont Tongariro

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Rédigé par rafael

Publié dans #PARCS et JARDINS, #NOUVELLE-ZELANDE

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Publié le 19 Septembre 2016

De Nittis - Femme au kimono de couleur orange

Cette « Femme au kimono de couleur orange » est un petit format qui présente un élégant modêle qui a l’audace de nous tourner le dos, notre attention se concentre de fait sur la somptuosité picturale qui traite des motifs floraux japonisants du kimono, fortement contrastés à ceux du paravent vert que regarde l’élégante. Avec cette peinture, De Nittis partage les audaces de ses amis Degas et Manet.

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Rédigé par rafael

Publié dans #IIMPRESSIONNISME

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Publié le 18 Septembre 2016

Toscane - Villa Medicea La Petraia - Photos: Lankaart (c)

Toscane - Villa Medicea La Petraia - Photos: Lankaart (c)

Villa La Petraia -

" La fortune économique, financière et politique des Médicis est à l’origine de mécénats multiples et décisifs dans l’histoire culturelle et artistique de l’Europe moderne. Parmi les types architecturaux et esthétiques qui en résultèrent, les villas médicéennes en harmonie profonde avec leurs jardins et leur environnement rural sont parmi les plus originaux de la Renaissance italienne. Le bien proposé pour inscription est une sélection de douze villas complètes, avec leurs jardins, et de deux jardins d’agrément supplémentaires disséminés dans la campagne toscane et aux abords de Florence. La villa médicéenne et ses jardins incarnent un idéal d’habitation princière à la campagne permettant de vivre en harmonie avec la nature, et dédié tant aux loisirs qu’aux arts et à la connaissance." UNESCO

"En 1364, le palagio della Petraia appartenait à la famille Brunelleschi. En 1422, Palla Strozzi l'a acquis en lui ajoutant les terres adjacentes. Au XVIe siècle, la villa devint la propriété des Salutati, qui la vendent ensuite à Cosme Ier de Médicis qui, en 1544, la donne à son fils, le cardinal Ferdinand en 1568.

Les travaux d'embellissement de 1566 furent étendus par Ferdinand, devenu Grand-duc en 1587, qui le transforma en une résidence digne d'un Prince. En 1589, la villa est assignée à son épouse Christine de Lorraine pour ses noces. La villa passe sous l'apanage de Don Antonio de Médicis en 1609." Wikipedia

Toscane - Villa Medicea La Petraia - Photos: Lankaart (c)
Toscane - Villa Medicea La Petraia - Photos: Lankaart (c)
Toscane - Villa Medicea La Petraia - Photos: Lankaart (c)
Toscane - Villa Medicea La Petraia - Photos: Lankaart (c)

Toscane - Villa Medicea La Petraia - Photos: Lankaart (c)

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Rédigé par rafael

Publié dans #PARCS et JARDINS, #ITALIE, #RENAISSANCE ITALIE

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