Publié le 16 Novembre 2016

Le Serment du Jeu de Paume

Le Serment du Jeu de Paume

"La Révolution n’a point été faite, comme on l’a cru, pour détruire l’empire des croyances religieuses ; elle a été essentiellement, malgré les apparences, une révolution sociale et politique ; et, dans le cercle des institutions de cette espèce, elle n’a point tendu à perpétuer le désordre, à le rendre en quelque sorte stable, à méthodiser l’anarchie, comme disait un de ses principaux adversaires, mais plutôt à accroître la puissance et les droits de l’autorité publique. Elle ne devait pas changer le caractère que notre civilisation avait eu jusque-là, comme d’autres l’ont pensé, en arrêter les progrès, ni même altérer dans leur essence aucune des lois fondamentales sur lesquelles reposent les sociétés humaines dans notre Occident. Quand on la sépare de tous les accidents qui ont momentanément changé sa physionomie à différentes époques et dans divers pays, pour ne la considérer qu’en elle-même, on voit clairement que cette révolution n’a eu pour effet que d’abolir ces institutions politiques qui, pendant plusieurs siècles, avaient régné sans partage chez la plupart des peuples européens, et que l’on désigne d’ordinaire sous le nom d’institutions féodales, pour y substituer un ordre social et politique plus uniforme et plus simple, qui avait l’égalité des conditions pour base.

Cela suffisait pour faire une révolution immense, car, indépendamment de ce que les institutions antiques étaient encore mêlées et comme entrelacées à presque toutes les lois religieuses et politiques de l’Europe, elles avaient, de plus, suggéré une foule d’idées, de sentiments, d’habitudes, de mœurs, qui leur étaient comme adhérentes. Il fallut une affreuse convulsion pour détruire et extraire tout à coup du corps social une partie qui tenait ainsi à tous ses organes. Ceci fit paraître la Révolution encore plus grande qu’elle n’était ; elle semblait tout détruire, car ce qu’elle détruisait touchait à tout et faisait en quelque sorte corps avec tout.

Quelque radicale qu’ait été la Révolution, elle a cependant beaucoup moins innové qu’on ne le suppose généralement : je le montrerai plus tard. Ce qu’il est vrai de dire d’elle, c’est qu’elle a entièrement détruit ou est en train de détruire (car elle dure encore) tout ce qui, dans l’ancienne société, découlait des institutions aristocratiques et féodales, tout ce qui s’y rattachait en quelque manière, tout ce qui en portait, à quelque degré que ce fût, la moindre empreinte. Elle n’a conservé de l’ancien monde que ce qui avait toujours été étranger à ces institutions ou pouvait exister sans elles. Ce que la Révolution a été moins que toute autre chose, c’est un événement fortuit. Elle a pris, il est vrai, le monde à l’improviste, et cependant elle n’était que le complément du plus long travail, la terminaison soudaine et violente d’une œuvre à laquelle dix générations d’hommes avaient travaillé. Si elle n’eût pas eu lieu, le vieil édifice social n’en serait pas moins tombé partout, ici plus tôt, là plus tard ; seulement il aurait continué à tomber pièce à pièce au lieu de s’effondrer tout à coup. La Révolution a achevé soudainement, par un effort convulsif et douloureux, sans transition, sans précaution, sans égards, ce qui se serait achevé peu à peu de soi-même à la longue. Telle fut son œuvre.

Il est surprenant que ce qui semble aujourd’hui si facile à discerner restât aussi embrouillé et aussi voilé aux yeux les plus clairvoyants.

« Vous vouliez corriger les abus de votre gouvernement, dit le même Burke aux Français ; mais pourquoi faire du nouveau ? Que ne vous rattachiez-vous à vos anciennes traditions ? Que ne vous borniez-vous à reprendre vos anciennes franchises ? Ou, s’il vous était impossible de retrouver la physionomie effacée de la constitution de vos pères, que ne jetiez-vous les regards de notre côté ? Là, vous auriez retrouvé l’ancienne loi commune de l’Europe. » Burke ne s’aperçoit pas que ce qu’il a sous les yeux, c’est la révolution, qui doit précisément abolir cette ancienne loi commune de l’Europe ; il ne discerne point que c’est proprement de cela qu’il s’agit, et non d’autre chose."

Prise de la Bastille

Prise de la Bastille

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Rédigé par rafael

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Publié le 15 Novembre 2016

Nouvelle-Zélande - Parc Wai-O-Tapu
Waiotapu - Wai-O-Tapu Thermal Wonderland - ワイオタプ

 

Situé au centre de l’île du Nord, le Wai-O-Tapu Geothermal Wonderland est un parc géothermique des plus étonnants. Le  Lady Knox est un geyser qui projette son eau à plus de 20 m de haut, à proximité des eaux de couleurs diférentes toutes surprenantes.

Nouvelle-Zélande - Parc Wai-O-Tapu
Nouvelle-Zélande - Parc Wai-O-Tapu
Nouvelle-Zélande - Parc Wai-O-Tapu
Nouvelle-Zélande - Parc Wai-O-Tapu
Nouvelle-Zélande - Parc Wai-O-Tapu
Nouvelle-Zélande - Parc Wai-O-Tapu

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Rédigé par rafael

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Publié le 13 Novembre 2016

1921

1921

Obsession pour Miro le thème de la « danseuse espagnole » revient régulièrement dans son œuvre, et illustre parfaitement les différentes évolutions du peintre d’un réalisme assumé en 1921 à l’abstraction totale des années 1928 commenté par Paul Eluard à l’époque :

« Une des deux femmes que j'ai le mieux connue, quand je la rencontrais, venait de s'éprendre d'un tableau de Miró : Danseuse espagnole, tableau qu'on ne peut rêver plus nu. Sur la toile vierge, une épingle à chapeau et la plume d'une aile. »

Après guerre Miro revient à une représentation plus poétique où il reprend son répertoire de signes du milieu des années 20  pour composer un vision féérique et visionnaire.

1925

1925

1928
1928

1928

1945

1945

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Publié le 12 Novembre 2016

Francis Bacon - Gilles Deleuze - Les trois éléments

"Je crois, à ma connaissance, il n’y a pas de peintre actuel, qui maintienne aussi loin que Bacon la séparation des trois éléments picturaux : la figure, le contour, le fond. Par sa transformation de tout fond en aplat, son isolement de la figure et le contour comme rapportant l’aplat à la figure et la figure à l’aplat, sur un plan supposé identique ou presque identique. Bon, si c’est de la peinture moderne, c’est quoi ? C’est parce qu’on voit très bien que ce qui l’intéresse finalement, ce sera à travers ces trois éléments, les régimes de la couleur. Je dirai que ce qui compte là-dedans c’est une espèce, un certain type de modulation de la couleur. A savoir, qu’il va y avoir une modulation au niveau de l’aplat, une modulation très différente au niveau de la figure, et enfin le rôle de l’auréole, le rôle du contour qui va permettre une espèce d’échange entre les couleurs. "

" ... Mais si vous voulez, on pourrait dire qu’un peintre comme Bacon réactualise les trois éléments du bas-relief, si bien que là-dessus, ça on se le dit en voyant un tableau de Bacon, là-dessus quand on lit les entretiens de Bacon, on tombe sur un passage assez curieux où Bacon dit, c’est curieux, : « J’aimerai de la sculpture, tiens j’aimerai faire de la sculpture. » Bon, on se dit c’est intéressant ça. Mais il dit : « Chaque fois que j’ai voulu faire de la sculpture, à peine je commençais, je m’apercevais que les idées que j’avais en sculpture, c’était précisément ce que j’avais réussi en peinture si bien que j’arrêtais de faire de la sculpture et de vouloir en faire. » C’est curieux. Il nous dit textuellement j’ai envie de faire de la sculpture mais la sculpture telle que je la conçois, c’est en fait ma peinture qu’il a déjà réalisée si bien que je ne peux pas en faire. C’est quoi ? 

 Revenons aux Egyptiens. Un bas-relief, c’est vraiment la transition peinture/sculpture. Le bas-relief coloré, c’est de la sculpture ? c’est de la peinture ? C’est pas de la peinture sur toile, d’accord mais c’est de la peinture murale. C’est vraiment la frange de la sculpture/peinture. Et en effet il y a des problèmes communs à la peinture et à la sculpture. Or, cette communauté est assurée précisément par le bas-relief ou une, une forme de communauté de la peinture/sculpture est assurée par le bas-relief. Or quand Bacon continue, il dit : « Voilà la sculpture dont je rêve. » Il dit : « Il y aurait trois éléments. » Là, je ne triche pas avec le texte, il dit ça textuellement. « Il y aurait trois éléments » et ces trois éléments , il les appelle « armature », « premier élément ce serait ‘armature’ » il dit, « et puis il y aurait la figure » il dit. Alors il dit bien plus : « Je pourrais faire bouger la figure sur l’armature. » Ah, c’est intéressant, il ferait coulisser la figure sur l’armature. Il ferait coulisser ça très bien... Vous voyez, mais cela implique précisément la continuation, c’est vraiment sur le même plan, ça coulisserait. Ce serait quoi ? Ce qu’il est en train de décrire comme son vœu en sculpture, en fait, c’est tout est de toute évidence un bas-relief mobile où les figures seraient coulissables sur le mur. Et il dit : « Et voilà, et mes figures auraient l’air de sortir d’une flaque.

G. Deleuze

http://www2.univ-paris8.fr/deleuze/article.php3?id_article=58

Francis Bacon - Gilles Deleuze - Les trois éléments

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Publié le 5 Novembre 2016

Pouilles - Art roman apulien - Romanico pugliese  - Photos: Lankaart (c)

Pouilles - Art roman apulien - Romanico pugliese - Photos: Lankaart (c)

"Une période culturelle brillante et intense murit dans les Pouilles dès le milieu du XIe siècle et s’affirma pleinement qu’au XIIIe siècle. En effet, à cette époque, non seulement les espaces urbains furent agrandis, mais de grands lieux de culte furent construits (surtout par les bénédictins) et sont classés, par convention, dans le courant du romanico pugliese (roman des Pouilles), mais révèlent une série de caractéristiques très variées et structurées. Ce style est appelé précisément “romanico normanno-pugliese” (roman normand des Pouilles), puisqu’il tire ses principales caractéristiques de l’architecture normande. La cathédrale de Bari en est le parfait exemple, avec ses structures très massives, plus proche d’une forteresse que d’un édifice religieux, et avec ses doubles campaniles en forme de tour qui, tout comme les sculptures décoratives, rappellent la Bourgogne. Sa construction débuta en 1087, année de la translation du corps de saint Nicolas dans la ville, et période durant laquelle Bari devint le point de départ pour la Terre sainte lors de la première croisade. Les cathédrales de Trani, Bitonto, Bisceglie, Ruvo di Puglia, Giovinazzo affichent le même style, tout comme celles de Tarente, Canosa di Puglia, Lucera, Foggia, Santa Maria Maggiore di Siponto, qui prouvent que le style roman s’étendit même au-delà du territoire de Bari.

Pouilles - Art roman apulien - Romanico pugliese  - Photos: Lankaart (c)Pouilles - Art roman apulien - Romanico pugliese  - Photos: Lankaart (c)
Pouilles - Art roman apulien - Romanico pugliese  - Photos: Lankaart (c)Pouilles - Art roman apulien - Romanico pugliese  - Photos: Lankaart (c)
Pouilles - Art roman apulien - Romanico pugliese  - Photos: Lankaart (c)Pouilles - Art roman apulien - Romanico pugliese  - Photos: Lankaart (c)

Pouilles - Art roman apulien - Romanico pugliese - Photos: Lankaart (c)

À partir du XIe siècle la sculpture romane connut en même temps un développement exceptionnel. Si tous les sculpteurs de l’époque, parmi lesquels Barisano da Trani, imitaient l’ancien (par exemple, les chapiteaux du Duomo de Tarente ou ceux de la crypte d’Otrante, les motifs paléochrétiens du sarcophage, les grandes colonnes de marbre précieux de la cathédrale de Canosa), ils étaient aussi les auteurs d’œuvres originales dont on trouve la trace dans les arts mineurs ou au travers de petits objets précieux pour lesquels encore peu de temps auparavant on utilisait le bois, l’ivoire, l’or et le tissu. Il semble donc qu’à l’origine du roman, dans les Pouilles et ailleurs, on retrouve la même volonté de rendre les œuvres plus accessibles, tout en leur assurant une durée de vie plus longue, ce qui explique la redécouverte de la pierre, qui avait été dégradée durant le haut Moyen Âge et qui allait désormais s’imposer avec la renaissance des villes et avec l’avènement d’une classe marchande. Sans oublier naturellement la nécessité de produire des objets sacerdotaux, dont les pupitres, les trônes épiscopaux et les chaires, pour asseoir le pouvoir de l’Église."

Source et en savoir plus sur http://www.lonelyplanet.fr/destinations/europe/italie/pouilles/culture-et-histoire/culture#PpWHVrsVLAgAdiWV.99

Cathédrale d'Otrante et églises - Art roman apulien - Romanico pugliese  - Photos: Lankaart (c)
Cathédrale d'Otrante et églises - Art roman apulien - Romanico pugliese  - Photos: Lankaart (c)
Cathédrale d'Otrante et églises - Art roman apulien - Romanico pugliese  - Photos: Lankaart (c)
Cathédrale d'Otrante et églises - Art roman apulien - Romanico pugliese  - Photos: Lankaart (c)
Cathédrale d'Otrante et églises - Art roman apulien - Romanico pugliese  - Photos: Lankaart (c)

Cathédrale d'Otrante et églises - Art roman apulien - Romanico pugliese - Photos: Lankaart (c)

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Publié le 1 Novembre 2016

Toulouse - Jardin japonais - Photos: Lankaart (c)

Toulouse - Jardin japonais - Photos: Lankaart (c)

Liorzh japanat Toloza - Jardín japonés Toulouse - Japanischer Garten

 

Ce parc clos de 7 000 m² fait partie d'un espace vert de 10 hectares en plein cœur du quartier récent de Compans-Caffarelli. Assez rare dans une ville méridionale telle que Toulouse, ce jardin propose des variétés botaniques de l'extrême-orient. Conçu par le bureau d'étude du service des jardins et des espaces verts comme un lieu de méditation, on y trouve un jardin minéral, un pont en bois rouge typiquement japonais reliant un îlot qui représente allégoriquement le paradis. Il s'inspire des jardins créés à Kyoto entre le XIVe siècle et XVIe siècle, correspondant aux époques de Muromachi et d'Edo. Il est isolé du reste du parc grâce à des rideaux de verdure et une colline offrant une certaine intimité. Le jardin est composé d'un jardin sec avec une île Grue, une île Tortue et neuf rochers, d'un lac, d'un pavillon de thé, et d'un jardin planté composé d'une cascade sèche, des pas japonais, une lanternes, un pont rouge, une île du Paradis, un mont Fuji et les pierres des trois saints.

 

On y trouve également un buste de maître Taisen Deshimaru, qui a fondé de nombreux dojos zen en France dans les années 1970.

 

Source: Wikipedia

Toulouse - Jardin japonais - Photos: Lankaart (c)Toulouse - Jardin japonais - Photos: Lankaart (c)
Toulouse - Jardin japonais - Photos: Lankaart (c)Toulouse - Jardin japonais - Photos: Lankaart (c)

Toulouse - Jardin japonais - Photos: Lankaart (c)

Toulouse - Jardin japonais - Photos: Lankaart (c)
Toulouse - Jardin japonais - Photos: Lankaart (c)
Toulouse - Jardin japonais - Photos: Lankaart (c)
Toulouse - Jardin japonais - Photos: Lankaart (c)
Toulouse - Jardin japonais - Photos: Lankaart (c)
Toulouse - Jardin japonais - Photos: Lankaart (c)
Toulouse - Jardin japonais - Photos: Lankaart (c)

Toulouse - Jardin japonais - Photos: Lankaart (c)

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Publié le 31 Octobre 2016

Miro - Danseuse Espagnole - 1928

C'est l'esprit d'irresponsabilité dadaïste qui est à l'origine la plus immédiate de la liberté de Miró et de ce tableau. Paul Éluard décrit ainsi le tableau: « Une des deux femmes que j'ai le mieux connue, quand je la rencontrais, venait de s'éprendre d'un tableau de Miró : Danseuse espagnole, tableau qu'on ne peut rêver plus nu. Sur la toile vierge, une épingle à chapeau et la plume d'une aile. »

L'œuvre a été acquise par André Breton. Sa fille en a fait don au Centre Georges-Pompidou en 2003. Elle fait partie de la série des tableaux objets que le peintre réalise en 1928 après avoir déclaré qu'il allait « assassiner la peinture » . C'est un véritable défi que Miró lance à la peinture, défi que Louis Aragon apprécie pour « l'extrême, l'arrogante pauvreté des matériaux. »

Source: Wikipedia

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Publié le 30 Octobre 2016

Les enchainés d'Athènes

Des squelettes aux poignets attachés par des fers ont été découverts dans une nécropole près d’Athènes (Grèce). Il pourrait s’agir d’un antique coup d'Etat manqué.

S’agit-il d’un cimetière de "traîtres" ? Mâchoires béantes, quatre-vingt squelettes, dont certains étendus côte-à-côte, ont été mis au jour dans une nécropole grecque (VIIIe-Ve siècle avant notre ère) située au Phalère (Faliro-Delta), un ancien port entre Athènes et le Pirée. Tous avaient les bras au-dessus de la tête, attachés par des fers au niveau des poignets. De quoi évoquer un massacre de prisonniers. Mais qu’avaient bien pu faire ces individus pour mériter un tel châtiment ? C’est le mystère qu’essaie de percer Stella Chryssoulaki, l’archéologue en charge des fouilles conduites sous la direction du Conseil central d’Archéologie grec (KAS). "La plupart de ces hommes sont très jeunes et se trouvaient en excellent état de santé au moment de leur exécution", a déclaré à la presse la spécialiste lors d’une visite des lieux organisée le 27 juillet.

Source: http://www.sciencesetavenir.fr/

Les enchainés d'Athènes
Les enchainés d'Athènes

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Rédigé par rafael

Publié dans #GRECE ANTIQUITE

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Publié le 30 Octobre 2016

 Grèce - Skyros - Cimetière  - Photos: Lankaart (c)

Grèce - Skyros - Cimetière - Photos: Lankaart (c)

Σκύρος - Скирос - Скирос

Skyros est l’une des îles de l’archipel des Sporades en Grèce, la ville du même nom en est la capitale, construite sur un éperon rocheux qui domine la vallée et la mer la ville toute blanche est un enchevêtrement de ruelles et de passages qui parcourent les pentes abruptes du rocher. Sur l’un des versants de celui-ci, les habitants ont édifié un surprenant cimetière composé d’une multitude de tombes blanches, comme la ville, alignée le long de magnifiques allées légèrement courbe. Celles-ci sont plantées de majestueux cyprès. L’ensemble, simple et sans artifice, crée une ambiance propre à la sérénité et au recueillement.

 Grèce - Skyros - Cimetière  - Photos: Lankaart (c)
 Grèce - Skyros - Cimetière  - Photos: Lankaart (c)
 Grèce - Skyros - Cimetière  - Photos: Lankaart (c)
 Grèce - Skyros - Cimetière  - Photos: Lankaart (c)
 Grèce - Skyros - Cimetière  - Photos: Lankaart (c)
 Grèce - Skyros - Cimetière  - Photos: Lankaart (c)
 Grèce - Skyros - Cimetière  - Photos: Lankaart (c)
 Grèce - Skyros - Cimetière  - Photos: Lankaart (c)
 Grèce - Skyros - Cimetière  - Photos: Lankaart (c)
 Grèce - Skyros - Cimetière  - Photos: Lankaart (c)
 Grèce - Skyros - Cimetière  - Photos: Lankaart (c)
 Grèce - Skyros - Cimetière  - Photos: Lankaart (c)
 Grèce - Skyros - Cimetière  - Photos: Lankaart (c)

Grèce - Skyros - Cimetière - Photos: Lankaart (c)

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Publié le 27 Octobre 2016

Louis XIV - le Roi Soleil

Le Roi Victorieux

Louis XIV est avant tout un roi conquérant, il tend à affirmer la puissance de son Royaume. Il utilise les armes traditionnelles de la diplomatie (ambassade, traités, alliances, unions dynastiques, soutien aux opposants de ses ennemis). Mais c'est surtout par l'armée qu'il s'impose. Jeune roi, il poursuit d'abord la stratégie de ses prédécesseurs depuis François Ier pour dégager la France de l'encerclement hégémonique des Habsbourg en Europe par une guerre continuelle contre l'Espagne, en particulier sur le front des Flandres. Le « grand Roi » en profite pour rendre son « pré carré » par des guerres de conquêtes sur ses voisins, négligeant toutefois l'expansion coloniale

Dans un premier temps, pour se dégager de l'encerclement des Habsbourg, le jeune Louis XIV avec son ministre Mazarin fait alliance avec les principales puissances protestantes, reprenant ainsi la politique de ses deux prédécesseurs et de Richelieu.

Cette guerre franco-espagnole connaît quatre phases : quand le règne débute, la France soutient directement les puissances protestantes contre les Habsbourg, lors du dernier tiers de ce qu'on a appelé ensuite la guerre de Trente Ans, conclue en 1648 par les traités de Westphalie. Profitant de la Fronde, l'Espagne tente d'affaiblir le Roi en soutenant la révolte militaire du Grand Condé (1653) contre Louis XIV. En 1659, des victoires françaises et une alliance avec les puritains anglais (1655-57) et les puissances allemandes (Ligue du Rhin) imposent à l'Espagne le traité des Pyrénées (soudé par le mariage entre Louis XIV et l'infante en 1659). Enfin, le conflit reprend à la mort du roi d'Espagne (1665) quand Louis XIV entame la guerre de Dévolution : au nom de l'héritage de son épouse, le roi réclame que des villes frontalières du royaume de France en Flandre espagnole lui soit dévolues. Il s'appuie sur les difficultés de l'Espagne au Portugal

À l'issue de cette première période, Louis XIV, jeune roi, est à la tête de la première puissance militaire et diplomatique d'Europe, s'imposant même au Pape. Il a agrandi son royaume vers le nord (Artois, achat de Dunkerque aux Britanniques) et conservé, au sud, le Roussillon. Sous l'influence de Colbert, le Roi a aussi construit une marine et agrandit son domaine colonial pour combattre l'hégémonie coloniale espagnole.

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La bataille des dunes par Charles-Philippe Larivière

La bataille des dunes par Charles-Philippe Larivière

La Bataille des dunes, 14 Juin 1658.

L'affrontement a lieu dans les dunes de Leffrinckoucke le 14 juin, non loin de Dunkerque. Le centre et la droite de l’archiduc sont enfoncés en un clin d’œil par des régiments de piquiers anglais, mais la gauche avec Condé, d’abord ébranlée, reprend une brillante offensive. Turenne peut concentrer sa cavalerie et aidé par les navires anglais repousse les gardes suisses. Les Franco-Anglais ont perdu 400 hommes, par contre les Espagnols et le corps de Condé laissent sur le terrain près de 5 000 hommes dont 3 000 à 4 000 prisonniers.

Le 25 juin, Dunkerque, espagnole le matin, française à midi, est finalement anglaise le soir, puisque Louis XIV la remet le jour même aux Anglais. (Charles II revendra Dunkerque à Louis XIV en 1662). Quelques jours après Bergues et Furnes tombent aux mains des Français. Le 7 novembre 1659, le traité des Pyrénées scellera la paix, et mettra fin à trente ans de guerre entre la France et l'Espagne. Turenne est récompensé en 1660 par Louis XIV et reçoit le titre de maréchal général des armées du roi.

A partir de 1672, sous l'influence de Louvois, le « Grand Roi » renonce à l'alliance protestante. Pour rendre son « pré carré », il s'isole diplomatiquement dans une politique belliqueuse de conquête qui l'oppose à toute l'Europe. La poussée vers les Flandres d'un monarque absolu catholique provoque l'inquiétude de la République protestante des Pays-Bas. Dès lors, France et Pays-Bas, anciens alliés, deviennent rivaux économiquement et politiquement.

En 1672, Louis XIV les attaque, ce qui provoque la guerre de Hollande. L'Espagne en profite pour tenter de récupérer les villes de Flandres perdues. Ce conflit isole diplomatiquement la France : opposée à la fois aux Habsbourgs, au pape et aux protestants d'Europe, après le rapprochement entre les Provinces-Unies des Pays-Bas, les princes allemands et le parlement anglais, elle n'a plus comme alliée protestante que la Suède. Sa puissance militaire lui permet toutefois d'imposer la paix sur le front Nord et de prendre le comté de Bourgogne à l'Espagne (1674, confirmé au traité de Nimègue, 1678). C'est ainsi que Besançon devient française. Louis XIV élargit ensuite ses ambitions aux possessions des villes conquises (politique des réunions). Cette politique d'expansion territoriale et la violence des massacres dans le Palatinat provoque la ligue d'Augsbourg (9-7-1686), alliance défensive de l'ensemble des puissances européennes (Habsbourg et protestants). Après la prise de Luxembourg en 1684, le conflit reprend de 1688 à 1697, années de guerre extrêmement violentes sur terre et sur mer : de l'Irlande où le roi soutient le prétendant catholique au trône de Grande-Bretagne, à l'Allemagne, où il soutient la Princesse Palatine, jusqu'à la Savoie, les guerres pèsent durement sur les finances royales et sur les populations, en particulier lors du terrible sac du Palatinat par Louvois. La paix négociée par la médiation de la Suède lui permet de prendre l'Alsace, terre traditionnelle du Saint-Empire et dont la population est germanophone.

 Le poids de la guerre et l'isolement diplomatique sont partiellement compensés par l'agrandissement du royaume. Le roi saisit ainsi l'occasion de faire de son royaume la première puissance catholique au vu de l'affaiblissement espagnol.

Le Passage du Rhin, Adam-François Van der Meulen

Le Passage du Rhin, Adam-François Van der Meulen

Le Passage du Rhin.

Le 6 avril 1672, Louis XIV déclare la guerre aux Provinces-Unies (Pays-Bas du Nord) afin d’abaisser l’outrageuse puissance économique et commerciale de la petite république protestante. Soigneusement préparée depuis deux ans, la campagne terrestre rencontre peu de résistance. À la tête de l’armée, Louis de Bourbon-Condé (1621-1686), cousin du roi, traverse les Pays-Bas espagnols et les provinces allemandes avant d’envahir les Provinces-Unies. Le 12 juin 1672, la cavalerie atteint un bras du Rhin à proximité de Schenk, en face du village de Tolhuys, la « maison du péage ». Le fleuve est à son étiage, ce qui rend son cours praticable par un gué. Les troupes du prince Guillaume d’Orange (1650-1702) rivalisent mal face aux 20 000 soldats français qui traversent le fleuve sans peine.

Cette action sans fait d’armes devient le sujet d’une vaste production artistique qui mobilise tous les arts (peinture, sculpture, littérature) ainsi que la numismatique. « une action éclatante et unique, célébrée alors comme un des grands événements qui dussent occuper la mémoire des hommes ». Voltaire

Le tableau d’Adam-François Van der Meulen, peintre flamand passé au service de la France, constitue un modèle du genre dans la mise en scène d’un fait militaire pour servir d’outil de propagande politique.

Michel Corneille, dit le Jeune (1642-1708) - Allégorie du passage du Rhin, 12 juin 1672

Michel Corneille, dit le Jeune (1642-1708) - Allégorie du passage du Rhin, 12 juin 1672

Les armées de Louis XIV devant Schenkenschanz, 1672

Les armées de Louis XIV devant Schenkenschanz, 1672

Louis XIV recevant le Doge de Venise 1685

Louis XIV recevant le Doge de Venise 1685

Portrait de Louis XIV au siège de Namur

Portrait de Louis XIV au siège de Namur

Bataille de Ramillies contre les anglais, 1706.

Bataille de Ramillies contre les anglais, 1706.

Ambassade de Perse auprès du roi 1715

Ambassade de Perse auprès du roi 1715

Le Roi protecteur des arts

Dans l'esprit du roi, la grandeur d'un royaume doit aussi se mesurer par son embellissement.

Sur les conseils de Colbert, un des premiers chantiers du roi sera la restauration du palais et du jardin des Tuileries confiée à Louis Le Vau et à André Le Nôtre. Les décors intérieurs sont confiés à Charles Le Brun et aux peintres de la brillante Académie royale de peinture et de sculpture. Outre le château de Versailles que Louis XIV fait agrandir petit à petit tout au long de son règne, il fait aussi construire le château de Marly afin d'inviter ses intimes. Dans ces deux châteaux, tout comme à Saint-Germain, le château qui vit le début de son règne, il confia la restauration des jardins à Le Nôtre.

 Dans Paris, on lui doit aussi, entre autres, le pont Royal (financé sur ses propres deniers), l'observatoire, les Champs-Élysées, les Invalides, la place Vendôme mais aussi la place des Victoires qui commémore la victoire sur l'Espagne, l'Empire, le Brandebourg et les Provinces-Unies. Deux arcs de triomphe, la porte Saint-Denis et la porte Saint-Martin, célèbrent les victoires du Roi-Soleil lors de ses guerres européennes.

 Il fait modifier aussi profondément la structure de villes françaises telles que Lille, Besançon, Belfort, Briançon en les fortifiant grâce aux travaux de Vauban. Certaines villes, telles que Versailles pour la cour ou Neuf-Brisach pour défendre les acquisitions d'Alsace, sont créées ou développées.

 

Louis XIV et sa famille, Jean Nocret 1670

Louis XIV et sa famille, Jean Nocret 1670

Versailles

Versailles

VersaillesVersaillesVersailles
VersaillesVersailles
VersaillesVersailles
VersaillesVersailles

Versailles

Versailles galerie des Glaces

Versailles galerie des Glaces

Puget présentant la statue de Milon de Crotone à Louis XIV dans les Jardins de Versailles

Puget présentant la statue de Milon de Crotone à Louis XIV dans les Jardins de Versailles

Après l'arrestation de Fouquet, le roi semble vouloir imiter sa vie fastueuse. Il se montre extrêmement dépensier en allouant des sommes immenses aux frais de la cour royale. Il dépense d'importantes sommes dans l'amélioration du Louvre avant de finalement choisir le château de Versailles comme résidence royale. Il y emménage en 1682 après plus de vingt ans de travaux.

Il se comporte en mécène et patron des arts en finançant les grandes figures culturelles de l'époque tels que Molière (en signe d'amitié, le roi accepta d'être le parrain de son premier enfant), le musicien Jean-Baptiste Lully ou le décorateur Charles Le Brun ainsi que le jardinier André Le Nôtre. Dans la compétition culturelle entre les cours, Lully devient l'organisateur des spectacles, influence Henry Purcell et Johann Sebastian Bach. Louis XIV place l'Académie française sous son contrôle et devient son « protecteur ».

Allégorie de la fondation de l'Académie royale de peinture et de sculpture ou le règne des arts sous le règne de Louis XIV, par Nicolas Loir, 1666.

Allégorie de la fondation de l'Académie royale de peinture et de sculpture ou le règne des arts sous le règne de Louis XIV, par Nicolas Loir, 1666.

Louis XIV au cour des âgesLouis XIV au cour des âges
Louis XIV au cour des âgesLouis XIV au cour des âges
Louis XIV au cour des âgesLouis XIV au cour des âges

Louis XIV au cour des âges

Michel Corneille, dit l'Ancien (1603-1664) – Ex-voto de la guérison de Louis XIV, commandé par les capucins de la rue Saint-Honoré à Paris, vers 1660

Michel Corneille, dit l'Ancien (1603-1664) – Ex-voto de la guérison de Louis XIV, commandé par les capucins de la rue Saint-Honoré à Paris, vers 1660

Le Roi et la religion

La révocation de l’édit de Nantes en 1685 par Louis XIV fait disparaître les Églises réformées en France et contraint les protestants à la clandestinité ou à l’exil. Ceux-ci perdent ainsi leur identité sociale. La révocation de l’édit de Nantes a été précédée par toute une série de mesures répressives à l’égard des protestants et du culte réformé. C’est la politique anti-réformée du roi Louis XIV pour réaliser l’unité religieuse du royaume.

 Cette politique se révélant insuffisante, le pouvoir a recours à la force : les dragonnades ou logement forcé des soldats chez les protestants avec autorisation de piller et malmener. Les protestants terrorisés par les dragons abjurent en masse.

 Face à cette situation, Louis XIV révoque l’édit de Nantes par l’édit de Fontainebleau. Ce nouvel édit interdit l’exercice de la religion réformée et décrète la démolition de tous les temples encore debout. Les pasteurs doivent abjurer ou s’exiler. Les fidèles n’ont plus d’état civil autre que catholique. Beaucoup choisissent l’émigration (cependant interdite) plutôt que de se soumettre.

La politique religieuse des dernières années de son règne est marquée par sa politique extérieure qui nécessite un rapprochement avec le pape. Après 1686, Louis XIV n'a plus de conflit diplomatique avec Rome dont il veut le soutien pour l'accession de son petit-fils au trône d'Espagne: à un pontife qui lui est plus favorable (Alexandre VIII), le roi donne des signes d'apaisement (Révocation, envoi de jésuites en Chine, restitution d'Avignon en 1690, réalisation par un sculpteur Français d'un tombeau de pape…) La réconciliation religieuse a lieu en décembre 1693 quand Louis XIV accepte que le clergé retire la déclaration des libertés gallicanes, ce qui permet de faire reconnaître les évêques nommés depuis 1673 jusqu'ici non validés par Rome. Clément XI, le nouveau pape est élu grâce à la France et soutient Louis XIV et les Bourbons au début de la guerre de Succession d'Espagne.

Dans le royaume, Louis XIV impose une stricte orthodoxie unifiant l'obéissance au roi et au pape (que symbolise la dédicace à Saint Louis, de l'église des Invalides en 1697). Il condamne avec le pape les factions religieuses qui tentent de réapparaitre en influençant une opinion publique naissante ou en s'attirant la protection de Madame de Maintenon. Il prend ainsi nettement le parti de Bossuet contre Fénelon (pourtant précepteur de son petit-fils) coupable d'avoir défendu le quiétisme de madame Guyon (1697): il le disgracie (1698) après l'avoir fait condamner par le pape Clément XI (qui ne l'excommunie toutefois pas). De même, devant des publications qui tendent à faire renaître le courant janséniste, la réaction du roi est ferme. Jean Racine est disgracié pour son soutien à ce mouvement et le pape condamne (en 1703 et surtout en 1709) les religieuses de Port Royal, qui ayant refusé de prêter le serment demandé, sont dispersées sans ménagement et dont l'abbaye est rasée en 1711. Enfin, une répression brutale est conduite contre les camisards protestants à partir de 1702.

Louis XIV - le Roi Soleil

La fin du Règne

En 1710, Louis XIV avait une grande famille, et de nombreux héritiers légitimes : un fils de 48 ans, trois petits-fils (dont Philippe, roi d'Espagne) et deux arrière-petits-fils sans compter les branches cadettes de la famille royale Orléans, Condé et Conti (que le roi a marié avec ses bâtardes pour mieux les humilier et les tenir en respect). Tous, (sauf le roi d'Espagne et son frère le duc de Berry) se prénommaient Louis pour montrer la continuité de la dynastie. Or, il perd presque tous ses héritiers légitimes entre 1711 et 1714.

L'âge de Louis XIV et la santé très fragile du futur Louis XV qui est désormais son héritier posent un grave problème dynastique. En effet, si l'enfant venait à mourir, l'arbre généalogique des Bourbon poserait un problème diplomatique majeur pour la succession du Roi de France.

Le 9 août 1715, au retour de Marly, le roi apparaît brusquement très abattu. Le 10, il se plaint d’une douleur à la jambe gauche qui se révèle être une gangrène sénile (ischémie aiguë probablement causée par un caillot venant boucher l'une des artères principales du membre) à la jambe contre laquelle les médecins sont impuissants. Le 1er septembre 1715 il meurt, s'achève ainsi le plus long règne de l'histoire de France.

 

Source: Wikipedia, Lankaart, museeprotestant.org, 

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Rédigé par rafael

Publié dans #CLASSICISME, #HISTOIRE

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