Publié le 19 Février 2017

Elierzer et Rebecca

Elierzer et Rebecca

Les amateurs des arts ne peuvent entendre prononcer le nom du Poussin, sans éprouver un sentiment de respect et de vénération. Il est le premier des peintres Français dont la statue ait été placée parmi celles des hommes célèbres qui ont honoré la France ; et sans injustice on ne pouvoit accorder cet honneur à un autre peintre avant lui ; les circonstances l’ont empêché long-temps de faire connaître son génie, et s’il fût mort à quarante ans, sans doute il fût mort ignoré ; mais depuis qu’il put se fixer à Rome et s’y livrer à sa passion pour l’étude, rien ne l’empêcha plus de mûrir, de perfectionner son rare talent : il ne fut point distrait par une mauvaise santé, par l’amour des richesses, ni par le désir des places, ni par le tourbillon fatigant du monde ; solitaire, pendant une longue vie, dans le pays le plus favorable aux arts, il a constamment suivi son but, celui de faire de beaux tableaux.

On pourrait le comparer à Turenne ; l’un fut peintre, comme l’autre fut général : tous les deux, profonds dans leur art, durent leur talent et leur renommée à de longs travaux et à de longues années ; tous les deux, dédaignant la fortune, n’eurent jamais pour objet qu’une gloire plus solide que brillante ; ils se ressemblent même par la figure : un air de simplicité, je ne sais quoi d’austère et de bon, fait le caractère de leur physionomie.

Neptune

Neptune

Le Poussin est le plus sage des peintres, et, sans contredit, un des plus savants : ses tableaux sont remplis de pensées ; et plus on a de dignité et d’élévation dans l’âme, mieux on sent ses idées, et plus elles en font naître de nouvelles. Un des caractères distinctifs de ses ouvrages, est de nous transporter au temps dont ils représentent les sujets, et ils ressemblent plus aux peintures des anciens que tous ceux des peintres modernes : son dessin a de la grandeur et de la sévérité. On lui a reproché de ressembler plus aux statues antiques qu’à la nature ; cette critique spécieuse n’est pas fondée : l’étude de la beauté, celle du caractère des peuples qu’il peignait, ses études faites d’après les belles statues ne l’ont point entraîné à donner à ses figures l’air de pierre ou de marbre, comme cela est arrivé aux modernes Italiens ; elles vivent, elles se meuvent ; cette vie et cette physionomie antique font précisément le caractère le plus distinct de son originalité.

Souvent il a joint à la beauté, à la grandeur, une sorte de grâce sage et sévère, qui ne porte point les sens vers la volupté, mais qui plaît beaucoup à l’âme. Ses femmes ont toujours un air d’élévation et de vertu qui attache, inspire le respect, mais qui ne charme pas. C’est le peintre des gens d’esprit, des philosophes, des hommes vertueux ; et celui qui se plaît à vivre entouré de tableaux ou d’estampes du Poussin, n’est, à coup sûr, ni un petit maître, ni un libertin, ni un malhonnête homme, ni un sot. Ses tableaux excitent à la vertu, soit par le choix des sujets, soit par la manière dont il les a rendus. Il a porté l’expression à un très-haut degré ; cependant, l’amour qu’il avait pour le caractère élevé, lui a fait souvent sacrifier l’énergie de l’expression à la noblesse, à la beauté ; et il n’a pas cet abandon de sentiment que l’on trouve à chaque pas dans Raphaël, dans Michel-Ange, dans Rubens : il semble craindre d’altérer la dignité de ses figures en les peignant troublées, tourmentées par de fortes passions ; elles paraissent commander à leur sensibilité, et leurs âmes sont émues, lorsque leurs corps sont dans une attitude tranquille ; c’est, sans doute, ce qui leur donne l’air de philosophes. Ses compositions n’ont point la naïveté, le mouvement de celles de Raphaël ; elles paraissent le fruit de profondes réflexions ; mais elles plaisent par cela même, rien n’y est mis au hasard ; une raison éclairée, un goût sévère et grand y ont tout distribué : plus on voit ses productions nobles et savantes, moins on peut s’en détacher, et plus elles excitent l’enthousiasme et l’admiration.

Bacchus

Bacchus

L’étude qu’il a faite des statues antiques a déterminé son goût de draperies ; leur style est imposant et original ; et bien que les détails n’en soient pas toujours heureux, elles intéressent toujours par un bel agencement et un air de vérité. Il n’a pas suivi le costume avec un scrupule servile et fanatique ; mais il ne s’est point écarté des formes principales qui font le caractère distinctif des différents peuples. Quoique le Poussin se soit bien moins attaché au coloris qu’à la composition et au dessin, quoiqu’il ait été bien plus ambitieux de plaire à l’âme qu’aux yeux, sa couleur est quelquefois très-belle, et toujours elle a un ton vigoureux, peu ordinaire, et qui convient parfaitement à la sévérité de son style.

Les Hébreux sont de tous les hommes de l’antiquité ceux qu’il a le mieux peints : soit par les ajustements, soit par l’expression et le caractère du dessin, il a rendu mieux qu’aucun peintre l’austère simplicité de ce peuple religieux ; on pourrait dire même qu’il a donné quelque chose d’hébraïque à tous les peuples qu’il a peints. On voit peu de grands tableaux de lui, parce qu’il trouva rarement l’occasion d’en faire ; cependant celui qui représente le Temps enlevant la Vérité, et celui de St. François Xavier rappelant à la vie une jeune Japonaise, prouvent assez qu’en offrant sur de grands espaces l’abondance et la beauté de ses pensées, il fût devenu aussi célèbre qu’il l’a été en peignant sur des toiles de moyenne proportion, devenues vastes par le pouvoir de son art. Il a eu différentes manières de peindre, il les variait même selon les sujets qu’il traitait : son pinceau a été plus ferme et hardi que doux et moelleux ; son tableau de la Manne dans le Désert, est de sa plus parfaite manière : c’est aussi dans toutes ses parties un de ses plus admirables ouvrages.

Destruction du temple de Jérusalem et la manne dans le désert
Destruction du temple de Jérusalem et la manne dans le désert

Destruction du temple de Jérusalem et la manne dans le désert

Ô regrets ! ô révolution cruelle qui porta chez nos ennemis, ses fameux Sacrements, ces chefs-d’œuvres si attachants et si neufs ! que de belles expressions, que de pensées originales et sublimes se trouvent réunies dans cet ouvrage célèbre ! Avec quelle grave simplicité les saintes cérémonies y sont présentées, et combien elles y paraissent augustes et touchantes ! On seroit trop long à décrire toutes les belles compositions du Poussin ; cela serait même inutile, puisqu’elles sont si connues : mais peut-on parler de lui et ne pas nommer au moins ce beau sujet du Testament d’Eudamidas qu’il a traité d’une manière si sublime et qui montre si bien la physionomie de son génie ; comment ne pas nommer l’Évanouissement d’Esther, la Peste des Philistins, Moïse exposé sur les eaux, l’Enlèvement des Sabines ; peut-on ne pas offrir à la mémoire ce tombeau, qui, dans une riante campagne, rappelle à de jeunes voyageurs la mort d’un heureux berger d’Arcadie ; et ces Saisons si poétiquement nobles, dansant au son d’un instrument dont le Temps joue lui-même, tandis qu’un enfant, un sablier à la main, compte leurs rapides instants, et qu’un autre fait naître et voler des bulles de savon, image de l’éclat passager de la vie, et tandis qu’au plus haut du ciel, le Soleil, accompagné des Heures, parcourt sa carrière éternelle ?

Le testament d'Eudamidas

Le testament d'Eudamidas

Personne, dans ses tableaux, n’a fait des fonds aussi beaux que lui : cela pouvait-il être autrement ? Il était savant dans l’architecture, profond dans la perspective ; et l’un de ses plus glorieux caractères distinctifs, est d’avoir été aussi fameux peintre de paysage que d’histoire : tous ses tableaux d’histoire, fussent-ils détruits et oubliés, ne restât-il que ses paysages, il serait encore placé parmi les plus grands peintres ; il marche l’égal de ceux qui ont le plus de réputation dans ce genre, et aucun ne l’a fait avec des formes aussi héroïques : enrichies de fabriques nobles, les belles contrées qu’il a peintes ont toujours une imposante majesté ; il semble qu’en d’aussi beaux lieux, on ne puisse avoir que de grandes pensées ; et ils paraissent destinés à être les retraites paisibles des héros et des sages ; les figures qu’il y a placées sont bien dignes de ces demeures augustes.

La plupart de ses paysages offrent des sujets qui en accroissent l’intérêt : c’est Poliphême couvrant le sommet d’une montagne de l’immensité de son corps, et qui, pour attendrir Galathée, fait retentir des sons de ses chalumeaux une vaste et riche campagne ; c’est Orphée charmant les Nymphes des bois par les doux accords de sa lyre, et qui ne s’aperçoit pas que sa chère Euridice est blessée par un serpent ; Euridice dont le destin funeste réveille toutes les idées que l’harmonie et l’âme de Virgile ont rendues si touchantes. Dans l’un de ses tableaux, on voit le corps de Phocion porté avec ignominie loin des terres d’une ville ingrate, dont ce héros fut long-temps l’amour, l’orgueil et la défense ; dans un autre, une femme de Mégare recueille avec respect les os calcinés de cet illustre citoyen, afin de les porter, et de les conserver religieusement dans ses foyers : vaste matière aux réflexions sur la faveur populaire, sur les hautes fortunes et même sur les hautes vertus. Il a peint dans le Paradis Terrestre la Nature vierge et fortunée, parée de toute la pompe et de tout l’éclat de ses innombrables richesses : dans son fameux tableau du Déluge, avec quelles couleurs funèbres il offre la terre malheureuse frappée du courroux du Tout-Puissant, et sur le point d’être ensevelie sous l’abîme fangeux des eaux.

Poliphene et Phocion
Poliphene et Phocion

Poliphene et Phocion

Eh ! qui prouve comme lui que l’âme seule place au premier rang dans la peinture ? Qui prouve comme lui qu’une main adroite peut n’y être souvent qu’un instrument inutile ? C’est d’une main paralytique et tremblante qu’il a peint plusieurs chefs-d’œuvres dont nous venons de parler ; chefs-d’œuvres faits pour donner des leçons à tous les poëtes de l’univers ; que dis-je, sans ce faible instrument il pouvait leur dicter assez d’idées pour servir de matières à des poëmes entiers. Un sentiment profond, calme, élevé, est la source du style noble et sublime du Poussin ; génie neuf et la gloire de sa patrie : c’est un des hommes qui ont possédé plus de grandes parties de la peinture ; et il est placé par beaucoup de gens à côté de Raphaël même. Corneille et le Poussin ont tant de rapports entre eux, par la beauté mâle de leur génie, qu’ils semblaient devoir naître dans la même contrée ; honneur, respect à l’heureuse province qui vit s’élever de son sein, et l’un de nos plus célèbres poëtes, et le plus grand de nos peintres !

Moïse

Moïse

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Publié dans #CLASSICISME

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Publié le 17 Février 2017

Monet - Ile sous la neige

Le gel prolongé et les fortes neiges de l’hiver 1892-93 ont inspiré Monet. Il est en bord de Seine non loin de Giverny quand il peint une série de tableau dont celui du MET. Mais le dégel est venu trop tôt comme l’exprime Monet dans une lettre : "le dégel est venu trop tôt pour moi ... les résultats juste quatre ou cinq toiles et c’est loin d'être complets."

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Rédigé par rafael

Publié dans #NATURALISME et IMPRESSIONISME

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Publié le 16 Février 2017

Vase en Verre - Egypte - XIIIe

Les premiers verres artisanaux datent du troisième millénaire avant J-C, au Moyen-Orient et en Égypte. Ils sont d'abord utilisés à des fins décoratives et c'est vers 1500 avant J-C que les premiers objets en verre destinés à devenir des contenants alimentaires apparaissent, la technique du verre soufflé connaît alors son apogée.

Au fil du temps, le travail du verre soufflé est devenu un art que perpétuent les artisans souffleurs de verre du Caire. Les ateliers se situent dans le quartier d'El-Gamaleya et au cœur de la Cité des Morts.

Mettant en application depuis longtemps les principes écologiques de récupération des déchets, les souffleurs de verre fabriquent à partir de verres cassés et de bouteilles en tous genres, des verres, carafes, bol, vases, coupes, etc..

 

 

Vase en Verre - Egypte - XIIIe

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Rédigé par rafael

Publié dans #ISLAM CLASSIQUE

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Publié le 15 Février 2017

Goa - Patrimoine mondial UNESCO - Photos: Lankaart (c)

Goa - Patrimoine mondial UNESCO - Photos: Lankaart (c)

"Ancienne capitale des Indes portugaises, Goa a conservé un ensemble d'églises et de couvents qui illustrent l'activité des missionnaires en Asie, en particulier l'église du Bom Jesus où se trouve le tombeau de saint François Xavier. Ces monuments ont exercé une influence dans tous les pays de mission d'Asie, diffusant à la fois les modèles de l'art manuélin, du maniérisme et du baroque. "

UNESCO

Goa - Patrimoine mondial UNESCO - Photos: Lankaart (c)
Goa - Patrimoine mondial UNESCO - Photos: Lankaart (c)
Goa - Patrimoine mondial UNESCO - Photos: Lankaart (c)

Goa - Patrimoine mondial UNESCO - Photos: Lankaart (c)

"Avec le démantèlement du royaume de Bahmanî, en 1482, Goa passa sous le contrôle de Yusuf Adil Shah, le roi de Bîjâpur, qui régnait lorsque les Portugais arrivèrent en Inde.

À l'époque, Goa était un important point d'embarquement des pèlerins indiens pour La Mecque, mais c'était surtout un port de commerce sans rival sur la côte occidentale, hormis Calicut. C'était en particulier un centre d'importation de chevaux arabes, en provenance d'Ormuz, marchandises vitales pour les royaumes du Dekkan en guerre perpétuelle. La place était facilement défendable par n'importe quelle puissance qui avait la maîtrise des mers, car les fleuves qui encerclent la région ne pouvaient être traversés à gué qu'en un seul point qui avait été infesté délibérément par des crocodiles.

Les Portugais attaquèrent le 10 février 1510 sous le commandement d'Afonso de Albuquerque. Un ascète hindou ayant prédit la chute de la ville et la garnison de mercenaires ottomans étant dépassée par le nombre, la ville se rend sans combattre, et Albuquerque y entre en triomphe, acclamé par la population hindoue.

Trois mois plus tard, Yusuf Adil Shah arrive avec 60 000 hommes de troupe, force le passage à gué, et bloque les Portugais dans leurs bateaux de mai à août, jusqu'à ce que la fin de la mousson leur permette de reprendre la mer. En novembre, Albuquerque revient avec des forces plus importantes et, après avoir réduit une résistance désespérée, reprend la ville, autorise ses soldats à la piller pendant trois jours, et fait massacrer toute la population musulmane."

Wikipedia

Goa - Patrimoine mondial UNESCO - Photos: Lankaart (c)
Goa - Patrimoine mondial UNESCO - Photos: Lankaart (c)
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Goa - Patrimoine mondial UNESCO - Photos: Lankaart (c)

"Goa est la première implantation portugaise en Asie. Albuquerque l'imagine comme une colonie et une base navale, à la différence des comptoirs fortifiés qui avaient été établis dans certains ports indiens. Il encourage ses hommes à épouser des femmes indigènes, et à s'installer comme fermiers, commerçants ou artisans. Ces hommes deviennent bientôt une caste de privilégiés, et la population eurasienne de Goa augmente considérablement. Albuquerque et ses successeurs respectent les coutumes des trente communautés villageoises de l'île, interdisant seulement le rite de la satî. Un recueil de ces coutumes (Foral de usos e costumes) est édité en 1526, et constitue un document historique de grande valeur.

Goa devient la capitale de tout l'empire portugais en Orient. Les mêmes privilèges civiques que Lisbonne lui sont accordés. Son Sénat ou chambre municipale était en communication directe avec le roi et payait un représentant spécial pour s'occuper de ses intérêts à la cour. En 1563, le gouverneur propose même de faire de Goa le siège d'un parlement, auquel toutes les parties de l'orient portugais seraient représentées, ce à quoi le roi met son veto.

En 1542, saint Francois Xavier mentionne la splendeur architecturale de la ville qui atteint l'apogée de sa prospérité entre 1575 et 1625. La « Goa Dourada », en français « Goa Dorée », est alors la « merveille des merveilles », selon tous les voyageurs qui s'y rendent, et un proverbe portugais disait : « Celui qui a vu Goa n'a pas besoin de voir Lisbonne ».

Des marchandises de tout l'Orient étaient disponibles dans le bazar de Goa, telles les perles et le corail de Bahreïn, la porcelaine et la soie de Chine, les drogues et les épices de l'archipel malais. Des esclaves étaient vendus aux enchères dans les rues principales.

Siège de la cour du vice-roi, mais aussi place militaire et religieuse importante, la vie sociale de Goa est alors très brillante. Cependant, au cours du XVIe siècle, le luxe et l'ostentation de toutes les classes sociales y deviennent outranciers. La quasi-totalité des travaux manuels sont le fait des esclaves et la société goanaise entre en décadence.

L'arrivée des Néerlandais dans les eaux indiennes entraîne la ruine progressive de Goa. En 1603 et 1639, ces derniers font le siège de la ville sans réussir à la prendre. En 1635, elle est ravagée par une épidémie.

Le commerce est graduellement monopolisé par les Jésuites. Thevenot en 1666, Baldaeus en 1672, Fryer en 1675 décrivent sa paupérisation et son déclin inéluctable. En 1683, la ville est sauvée in extremis d'une capture par les Marathes par l'arrivée opportune de l'armée moghole et en 1739, le territoire attaqué par le même ennemi n'est sauvé que par l'arrivée inattendue d'un nouveau vice-roi et de sa flotte. Ce péril était toujours imminent et ce jusqu'en 1759, quand une paix est conclue avec les Marathes. Cette même année, la proposition, discutée depuis 1684, du déplacement du siège du gouvernement vers Panjim devient réalité. Entre 1695 et 1775, la population diminua de 20 000 à 1 600 habitants, et en 1835, Goa n'est plus habitée que par quelques prêtres, moines et nonnes.

En 1943, Goa subit un raid des forces britanniques, dénommé opération Boarding Party. Sa baie abrite alors des navires allemands, internés par le Portugal, pays pourtant neutre et dont le régime de l'Estado Nuevo est plutôt proche de l'Axe."

Wikipedia

Goa - Patrimoine mondial UNESCO - Photos: Lankaart (c)
Goa - Patrimoine mondial UNESCO - Photos: Lankaart (c)
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Rédigé par rafael

Publié dans #VILLES D'ART ET DE CULTURE, #INDE

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Publié le 14 Février 2017

Metropolitan Museum of Art, New York.1640

Metropolitan Museum of Art, New York.1640

Marie-Madeleine est un personnage du Nouveau Testament, disciple de Jésus-Christ. Mais un sermon du pape Grégoire prononcé en 591 l’assimila à Marie de Béthanie, également présente dans le récit biblique, mais qui est une « pécheresse ». Sermon de Grégoire : « Elle, celle que Luc appelle la femme pécheresse, celle que Joseph appelle Marie de Béthanie, nous croyons que c’est Marie, de qui sept démons furent chassés selon Marc. » Cette réputation lui est restée, d’où la pénitence.
Read more at http://www.rivagedeboheme.fr/pages/arts/peinture-17e-siecle/georges-de-la-tour.html#CtLmyI5tziO1WGCV.99

Georges de la Tour - Madeleine en pénitence
Georges de la Tour - Madeleine en pénitence

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Publié le 12 Février 2017

Embarquement de Saint-Louis à Damiette

Embarquement de Saint-Louis à Damiette

A la fin du XIXe Alphonse Osbert mène des expériences plus poussées sur la lumière, où il se rapproche du Salon des indépendants, où il rencontre Maurice Denis et surtout Puvis de Chavannes.

Sa peinture devient de plus en plus décorative, dans le sillage du maître, et connaît un succès grandissant dans un monde de l’art, qui évolue lui-même grandement : Osbert participe au salon de la Rose+Croix (son esthétique est très proche de celle prônée par le Sâr Péladan) et fréquente Stéphane Mallarmé. Soutenu par le journal La Plume et reconnu par la critique, il reçoit les artistes dans son atelier et devient ainsi un des principaux peintres symbolistes. Son style ne se renouvelle que peu après 1900.

Toutefois, le succès est acquis : il expose partout en France et à l’étranger et, soutenu par l’État, reçoit des commandes importantes. C’est entre autres la décoration du hall de l’établissement thermal de Vichy (1902-1904) ou celle de la salle des séances de la mairie de Bourg-la-Reine (1911-1913).

Cette série est consacrée à la VIIe croisade menée par Saint-Louis en Egypte:

Après huit mois d’hivernage à Chypre, les armées de Saint-Louis partent pour l’Egypte. Le sultan Malik al-Salih Ayyoub se trouve au mois de mai à Damas, ne sachant pas si le débarquement doit se faire en Égypte ou en Syrie. Gravement malade, il rentre en Égypte et confie l’armée à l’émir Fakhr al-Dîn Ibn al-Sheikh qu’il envoie à Damiette pour s’opposer au débarquement. Le 5 juin 1249, les croisés débarquent sous les charges successives des soldats musulmans, et réussissent à mettre le pied sur le rivage, puis à repousser l’armée ayyoubide. Plusieurs émirs sont tués et Fakhr al-Din décide d’abandonner la plage. Il se replie sur Damiette, mais n’ose pas y rester et se réfugie à Ashmûn-Tannâh, plus au sud. Pris de panique, les habitants de Damiette évacuent leur ville pour fuir dans le delta du Nil. Avec prudence car ils craignent un piège, le 6 juin, les croisés peuvent entrer dans Damiette, et s’en emparer.

Saint-Louis à Damiette
Saint-Louis à Damiette
Saint-Louis à Damiette

Saint-Louis à Damiette

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART NOUVEAU, #SYMBOLISME - NABIS

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Publié le 8 Février 2017

Rajasthan - Jodhpur - Photos: Lankaart (c)

Rajasthan - Jodhpur - Photos: Lankaart (c)

Jodhpur est l’une des antiques villes du Rajasthan, la ville bleue dans l’imaginaire des voyageurs. Fondée en 1459 par Rao Jodha la vielle ville s’organise de façon concentrique autour du fort qui la surplombe. Les nombreuses maisons bleues qui appartenaient à l’origine aux brahmanes lui donnent son caractère unique.

Les rues tortueuses et étroites sont bordées de nombreuses demeures richement décorées aux intérieures fastueux, témoignages des splendeurs des empires Moghols et des dynasties Marathes.

Rajasthan - Jodhpur - Photos: Lankaart (c)
Rajasthan - Jodhpur - Photos: Lankaart (c)
Rajasthan - Jodhpur - Photos: Lankaart (c)
Rajasthan - Jodhpur - Photos: Lankaart (c)

Rajasthan - Jodhpur - Photos: Lankaart (c)

Rajasthan - Jodhpur - Photos: Lankaart (c)Rajasthan - Jodhpur - Photos: Lankaart (c)
Rajasthan - Jodhpur - Photos: Lankaart (c)Rajasthan - Jodhpur - Photos: Lankaart (c)

Rajasthan - Jodhpur - Photos: Lankaart (c)

Rajasthan - Jodhpur - Photos: Lankaart (c)
Rajasthan - Jodhpur - Photos: Lankaart (c)
Rajasthan - Jodhpur - Photos: Lankaart (c)
Rajasthan - Jodhpur - Photos: Lankaart (c)
Rajasthan - Jodhpur - Photos: Lankaart (c)

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Rédigé par rafael

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Publié le 5 Février 2017

Henri Regnault - Exécution sans jugement sous les rois maures de Grenade

Henri Regnault ( 1843-1871) demeura écartelé entre l'enseignement académique et l'influence de la peinture, du climat et de l'histoire espagnol de Vélasquez et de Goya, comme le montre ce très beau tableau historique qui témoigne de ses qualités de coloriste. Un séjour au Maroc nourrit sa palette brillante d'un orientalisme finalement conventionnel aux effets faciles. 

S'inspirant de légendes locales, il peint cette Exécution sans jugement sous les rois maures de Grenade en 1870. Sur un fond architectural emprunté à l'Alhambra de Grenade, envahi de tonalités oranges, Regnault, dans une composition ascendante vigoureuse, saisit en contre-plongée une scène de décapitation, conférant ainsi à son principal personnage un aspect imposant.

Henri Regnault trouvera la mort à 27 ans à la bataille de Buzenval (alors en Seine-et-Oise) le19 janvier 1871, atteint à la tempe par une balle prussienne.

Henri Regnault - Exécution sans jugement sous les rois maures de Grenade

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Publié le 4 Février 2017

Judith et Holopherne

Judith et Holopherne

Michel-Ange Mérigi, connu sous le nom de Michel-Ange de Caravage, un des peintres les plus originaux de l’Italie, eut pendant long-temps une vogue prodigieuse : on peut le regarder comme l’inventeur d’une manière qui trouva de nombreux imitateurs. Ceux qui l’ont exactement suivie, et ceux qui, en l’imitant, ont conservé leur caractère propre, auront toujours moins de célébrité que lui. Très-fort dans quelques parties de la peinture, très-faible dans d’autres, il fut admiré de beaucoup de gens, et peu senti et déchiré par beaucoup d’autres.

Sur une surface plate donner aux objets la rondeur et la saillie qu’ils ont dans la nature, et offrir cette saillie de la manière la plus piquante que la nature puisse la présenter elle-même ; voilà, sans doute, une des grandes parties de la peinture, et le but qu’elle a dû avoir avant tous les autres. Le Caravage est un de ceux qui l’ont approché de plus près. À la force, à la vérité du clair-obscur, il joint la force et la vérité de la couleur, et c’est là un de ses caractères distinctifs : pour obtenir ces vérités, il affecta d’éclairer les objets d’en haut avec des lumières étroites, il donna à la nature qu’il imitait, des masses d’ombre larges et vigoureuses, qui accroissaient beaucoup l’éclat des lumières : ces moyens, dont il a tiré grand parti, sont une des choses qui le caractérisent le mieux. Ils ont cependant été employés par d’autres ; mais il est le premier qui s’en soit servi pour faire des ouvrages célèbres. Cette manière neuve séduisit l’Italie, et fit au Caravage une réputation étonnante. Manfrède, le Valentin, l’Espagnolet, le Guerchin, furent ceux qui, dans la même route, eurent de plus brillans succès ; ils y mirent pourtant des nuances particulières qu’il est aisé d’apercevoir, et qui déterminent leur originalité.

Les tricheurs

Les tricheurs

Choisir ce que la nature produit de plus aimable, de plus grand et de plus noble, peindre la grâce et l’expression, toucher, instruire, élever l’âme, c’est le plus précieux avantage de la peinture, c’est la première partie de ce bel art : on peut dire même que par elle l’art est, à quelques égards, au-dessus de la nature ; il la présente sous un aspect où elle se trouve rarement ; il rassemble des beautés qui sont rarement ensemble, il peut en offrir que beaucoup d’hommes n’ont jamais eu occasion de voir dans la nature même. Non-seulement il peint la beauté du corps, il peint encore celle de l’âme par les actions qu’il représente, et par la noblesse des expressions : l’art quelquefois a fait verser des pleurs ; Démosthène brûlant, il échauffe l’amour de la patrie ; nouveau Tirthée, il entraîne les guerriers au combat ; enchanteur puissant, il peut ranimer, faire naître toutes les passions ; il peut, du sein des morts, évoquer les peuples antiques et les présenter à nos yeux ; sous ses mains tonnent les Dieux, et les hommes souvent ont adoré ses ouvrages.

Par cette partie de la peinture, on arrive au plus haut degré de la gloire dans les beaux-arts ; c’est par elle que la Peinture et la Poésie sont sœurs ; avec elle on pardonne aisément de n’avoir pas les autres : cette partie savante et sublime, Michel-Ange de Caravage ne la possédait point, il ne la cherchait pas ; il n’était flatté que de l’imitation exacte et fière de la nature qu’il avait sous les yeux ; il méprisait tous les ouvrages où ne se trouvait pas cette imitation ; voilà ce qui lui donna tant de détracteurs : cependant Annibal Carrache et le Dominiquin brillèrent moins que lui pendant leur vie ; les choses ont bien changé depuis !

Salomé

Salomé

L’admiration que fait naître toutes les beautés qui frappent les yeux, celles du coloris, des effets de la lumière, celle qui tient à l’étonnement est bien plus prompte que celle qui naît de la noblesse des pensées et de la correction du dessin : l’une saisit au premier aspect, l’autre s’accroît par la réflexion ; elle est presque en raison de l’instruction, de la justesse, de l’élévation de l’esprit de celui qui l’éprouve ; tout le monde est susceptible de la première, bien moins de gens le sont de la seconde : l’une, enthousiaste d’abord, devient souvent mode, et donne une réputation qui s’affaiblit en vieillissant ; l’autre fait celle que la postérité confirme toujours et augmente le plus souvent.

On ne saurait faire trop d’éloges de la force du coloris du Caravage, de la vérité de son clair-obscur, de la saillie qu’il a donnée à tous les objets qu’il a peints. Personne, mieux que lui, n’a fait disparaître la toile peinte. Dans toutes les collections où ses tableaux sont placés, ils jouent toujours un très-beau rôle : il y en avait un aux Dominicains d’Anvers, que Rubens appelait son maître ; et Giordano ne manquait pas d’en copier lorsqu’il en trouvait l’occasion. On en conserve plusieurs au Musée Napoléon : le plus fameux est celui du Christ porté au tombeau, conquis par nos armes triomphantes, et qui était regardé comme un des excellens tableaux de Rome : on ne peut, en effet, porter plus loin la vigueur du coloris et l’exacte imitation de la saillie de la nature : il sert même à prouver que la nature commune, énergiquement imitée, a toujours un aspect imposant et une sorte de grandeur. Quelque part que soit cet ouvrage, il attirera toujours l’admiration, et soutiendra toujours la célébrité qu’il avait en Italie, et qu’il a conservée en France. Sans contredit, le Caravage manquait de beaucoup de parties de la peinture, mais il en possédait plusieurs principales à un si haut degré, que la postérité lui a donné une place très-distinguée parmi les peintres les plus renommés : elle est d’autant plus méritée, qu’aux beautés qui étonnent dans ses ouvrages, se trouve réunie l’originalité la plus fortement décidée.

Le Caravage - Jean-Joseph Taillasson
Le Caravage - Jean-Joseph Taillasson
Le Caravage - Jean-Joseph Taillasson

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Rédigé par rafael

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Publié le 29 Janvier 2017

Rajasthan - Udaipur - Photos: Lankaart (c)

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La ville d’Udaipur au Rajasthan fut fondée en même temps que la citadelle imposante qui la surplombe par Maharana Udai Singh II en 1559. Les successeurs du souverain embelliront le palais et la ville durant 300 ans. Udaipur était la capitale du royaume de Mewar créé en 568 par Guhil, le premier Maharana du Mewar, à Nagda, à 30 km au nord d'Udaipur.  La capitale fut transférée au VIIIe siècle à Chittor, mais face à l’avancé des Moghols, Udai Singh choisit de fonder une nouvelle capitale proche du lac Pichola. Après la prise de Chittor par Akbar en 1568, Udai Signh s’installa définitivement à Udaipur.

La ville s’organise au pied de l’immense City Palace, au bord du lac, les nombreuses demeures, temples et palais forment un très bel ensemble qui entoure le lac Pichola.

Après l'Indépendance de l'Inde, le 15 août 1947, et à l'initiative de Maharana Bhupal Singh, le royaume de Mewar fusionna avec l'Union indienne en 1949 en même temps que les autres États princiers du Rajasthan. Les Maharanas ont alors perdu leurs privilèges, leurs titres. Toutefois, ils ont conservé la propriété de leurs palais à Udaipur. Certains ont été transformés en hôtels de luxe ou en commerce gérés par la société Mewar Trust.

De nombreux palais sont devenus des hôtels, tandis que de nouveaux bâtiments seront construits en bordure du lac à la fin du XXe siècle.

 

Texte: Lankaart, Wikipedia

Photos: Lankaart (c)

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Rajasthan - Udaipur - Photos: Lankaart (c)Rajasthan - Udaipur - Photos: Lankaart (c)
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Rédigé par rafael

Publié dans #VILLES D'ART ET DE CULTURE, #INDE

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