Publié le 10 Novembre 2017

Tadao Ando - Benesse House - Naoshima - Photos: Lankaart (c)
Tadao Ando - Benesse House - Naoshima - Photos: Lankaart (c)
Tadao Ando - Benesse House - Naoshima - Photos: Lankaart (c)
Tadao Ando - Benesse House - Naoshima - Photos: Lankaart (c)

Tadao Ando - Benesse House - Naoshima - Photos: Lankaart (c)

"Comme il aime le dire lui-même, l'architecte japonais Tadao Andō est entièrement autodidacte. Ancien boxeur sans diplôme, il fait aujourd’hui partie de la caste très restreinte des "starchitectes".

Après avoir travaillé dans la conception de mobilier, l’architecture intérieure et la rénovation de maisons, il se décide à apprendre l’architecture mais sans suivre de formation spécifique. La découverte des œuvres de Le Corbusier est décisive. Entre 1962 et 1969, il parcourt le monde afin de voir de grands chefs-d’œuvre d’architecture et parfaire son apprentissage. C’est l’occasion pour lui d’apprécier les réalisations de Le Corbusier à Paris et Marseille.

Utilisant un vocabulaire minimal de forme (cercle, carré, rectangle…) ainsi qu’une palette de matériaux réduite, son style est immédiatement reconnaissable. Par l’économie de moyens et le dépouillement, Andō s’inscrit dans une certaine tradition japonaise tout en s’inspirant également des styles occidentaux de Le Corbusier, du Bauhaus et de l'architecte américain Louis Kahn. Andō a une prédilection pour le béton dont l’aspect change avec le temps et capte la lumière. Apportant une attention toute particulière aux détails, il pousse jusqu’à l’extrême sa recherche de raffinement en développant sa propre formule de béton. Bien que laissé brut, il est lisse et délicat, ressemblant à un béton brossé ou verni au pinceau.

Les bâtiments de Tadao Andō sont pensés comme des havres de paix, des huis-clos contre le chaos urbain. L’espace bâti est une architecture-refuge isolant de l’hostilité extérieure. Bon nombre de ses habitations s’organisent autour d’une cour intérieure agissant comme un puits de lumière. Dans son église de la Lumière bâtie en 1989 à Ibaraki, le jeu entre le béton et la lumière trouve son expression la plus remarquable. Grâce à une ouverture en forme de croix, le soleil pénètre dans l’édifice et matérialise la qualité sacrée du lieu. La relation entre la lumière et les ténèbres tient une place prépondérante dans son travail.

L’architecte est l’homme de Naoshima, île dédiée à l’art contemporain dans la mer intérieure du Seto. En 1989, Sōichirō Fukutake, président de la société Benesse et initiateur de cette île-musée, sollicite Andō pour la construction du Benesse House. Cet hôtel-musée est un site sans pareil offrant une vue spectaculaire sur la mer et les îles volcaniques alentours. Andō édifie ensuite l’annexe de l’hôtel, un ovale immense ; fusion parfaite de la nature et de son architecture. Il réalise également le Minamidera, une bâtisse de bois abritant une œuvre de l’artiste américain James Turell. Dans les années 2000, il conçoit deux autres musées sur l’île; le musée d’art Chichu et le musée Lee U-fan. La réalisation de son propre musée sur Naoshima est une marque supplémentaire de la relation intime de l’architecte avec le lieu."

Source: Vivre le Japon

Tadao Ando - Benesse House - Naoshima - Photos: Lankaart (c)
Tadao Ando - Benesse House - Naoshima - Photos: Lankaart (c)
Tadao Ando - Benesse House - Naoshima - Photos: Lankaart (c)
Tadao Ando - Benesse House - Naoshima - Photos: Lankaart (c)
Tadao Ando - Benesse House - Naoshima - Photos: Lankaart (c)
Tadao Ando - Benesse House - Naoshima - Photos: Lankaart (c)
Tadao Ando - Benesse House - Naoshima - Photos: Lankaart (c)
Tadao Ando - Benesse House - Naoshima - Photos: Lankaart (c)
Tadao Ando - Benesse House - Naoshima - Photos: Lankaart (c)
Tadao Ando - Benesse House - Naoshima - Photos: Lankaart (c)
Tadao Ando - Benesse House - Naoshima - Photos: Lankaart (c)

Tadao Ando - Benesse House - Naoshima - Photos: Lankaart (c)

« À Naoshima, je voulais créer une symbiose entre la nature, l’architecture et l’art. »

Inauguré en 1992, le musée abrite une spectaculaire collection où se côtoient les œuvres de Dan Flavin, Richard Long, Hiroshi Sugimoto, Tadashi Kawamata ou encore Jasper Johns, Cy Twombly et Jackson Pollock. Chaque espace d’exposition est conçu de façon à mettre en regard les œuvres et la nature, à travers d’immenses ouvertures vitrées.

« Au commencement, il y a la mer. Et l’ovale est une forme fluide, éternelle, celle qui pour moi symbolise la mer. »

Située au sommet d’une colline, auquel on accède par un téléphérique, la Benesse House abrite à la fois un musée et un hôtel de 6 chambres. Sa toiture végétalisée percée d’une large ouverture ovale est bordée d’une coursive où le visiteur peut se promener. De là, on découvre un vaste panorama sur la mer intérieure du Japon et son chapelet d’îles noyées dans la brume.

Tadao Ando - Benesse House - Naoshima - Photos: Lankaart (c)
Tadao Ando - Benesse House - Naoshima - Photos: Lankaart (c)
Tadao Ando - Benesse House - Naoshima - Photos: Lankaart (c)
Tadao Ando - Benesse House - Naoshima - Photos: Lankaart (c)

Tadao Ando - Benesse House - Naoshima - Photos: Lankaart (c)

« De l’eau pour que le ciel et les nuages s’y reflètent et marquent le passage du temps. »

Disposées autour de ce bassin très peu profond conçu comme un miroir d’eau, les 6 suites du Benesse House Oval sont entièrement vitrées sur l’extérieur et se prolongent par une gigantesque terrasse. C’est de loin le meilleur, et le plus spectaculaire, hôtel de Naoshima. Une occasion unique de vivre l’architecture de Tadao Ando de l’intérieur.

Source: admagazine

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #ART CONTEMPORAIN

Repost0

Publié le 8 Novembre 2017

Musée des Beaux-arts de Lyon

Musée des Beaux-arts de Lyon

La Monomane de l’envie dit aussi La Hyène de la Salpêtrière est un tableau de Théodore Géricault datant des années 1819-18211 et appartenant à la série des cinq portraits de fous (les monomanes) qu’il a réalisés pendant ces années. 

Les noms de ces peintures évoquent la classification des différents types de folie mise en place par les médecins au temps de Géricault. Les folies étaient désignées sous le terme de « manies » ou de « monomanies », elles étaient considérées comme des « fixation(s) psychique(s) et obsédante(s) d'un malade sur un objet unique ». Cette classification devint obsolète dès la seconde moitié du XIXe siècle et laissa place à d'autres dénominations comme « délire de persécution », « folie des grandeurs » ou « délire de jalousie ».

La folie, l’aliénation et l’irrationalité, en tout cas, n’ont pas manqué de constituer une source d’inspiration pour Géricault, qui comme d’autres artistes de la même époque (Goya fut le premier) se place à l’opposé du rationalisme des Lumières. La peinture dans ce tableau devient introspective : Géricault examine l’influence de l’état mental sur le visage, car c’est à travers celui-ci que transparaît la personnalité réelle d’un être. Le visage révèle la nature de la folie, ici l’envie. Au cours de sa vie, Géricault a ainsi réalisé de nombreuses études d’aliénés internés en se rendant dans les différents hôpitaux et institutions de Paris où ils étaient enfermés. Il s'est intéressé à tous les individus relégués au bas de l'échelle sociale et, outre les aliénés, il a consacré une partie de son travail aux criminels, notamment à l'étude des têtes des guillotinés (on connaît de lui plusieurs peintures représentant criminels et membres humains coupés).

Source: Wikipédia

Géricault - La Folle Monomane de l'envie

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #ROMANTISME ET NEOGOTHIQUE

Repost0

Publié le 7 Novembre 2017

Séjour à Beijing : 3 musées d'art à découvrir
 

Beijing n'est pas seulement reconnu pour être le centre économique et politique de la Chine ; elle est aussi réputée pour son patrimoine culturel et artistique. La ville accueille en effet de nombreuses galeries, des centres d'art et des musées. La plupart se concentrent sur les différentes catégories de chefs-d’œuvre artistiques, anciennes ou bien à la mode. Dans l'article ici présent, nous allons vous faire part de trois sites remarquables en Chine dans le domaine artistique.

La Cité interdite

La Cité interdite ou le musée du Palais se trouve dans le centre de Beijing, dans le quartier de Dongcheng. C'était à l'époque le palais impérial des empereurs chinois de la dynastie Ming et Qing. Ce prestigieux musée figure maintenant dans la liste du patrimoine culturel mondial de l'UNESCO. Vous y trouverez de nombreuses richesses artistiques et culturelles qui correspondent à l'histoire chinoise. Il y a également une collection importante d'objets d'art antique et reliques royales, à savoir : des laques, des peintures, des porcelaines impériales, des armures, des armes, des bronzes, des céramiques, des instruments de musique, mais aussi une carapace de tortue. Un bon nombre de curiosités artistiques vous attendent au coeur du musée. C'est un incontournable à voir absolument lors d'un voyage en Chine.

National Art Museum of China

C'est un musée d'art chinois situé dans la rue Wusi, au coeur du quartier de Dongcheng. Il abrite plusieurs milliers d'œuvres artistiques des temps modernes et contemporains. Parmi toutes ces variétés patrimoniales chinoises et asiatiques, on peut y admirer des peintures anciennes, des gravures précieuses, des sculptures chinoises, des calligraphies, des jades, des monnaies anciennes, des archéologies sous-marines, des costumes anciens, etc. Sachez que le musée accueille souvent des artistes folkloriques venus d’ailleurs pour faire connaître leurs chefs-d’œuvre. On y trouve aussi des œuvres étrangères anciennes, dont des expositions sur la peinture figurative de la Renaissance florentine (Léonard de Vinci, Botticelli), les toiles de Picasso, les statues et les masques africains entre autres.

Le musée UCCA

UCCA est l'abréviation de Ullens Centre for Contemporary Art. Se trouvant dans le quartier 798 Art District de Dashanzi, ce musée privé est un véritable centre artistique dans la capitale chinoise, à visiter absolument. L'un des principaux attraits du musée reste sa belle et grande galerie. Cette dernière présente diverses expositions temporaires, des pièces consacrées à la photographie ainsi que des œuvres d'art contemporaines mettant en valeur des artistes chinois, mais également des célèbres collectionneurs étrangers. On peut citer par exemple la première exposition, 85 new wave, ou encore les œuvres grands formats de Zeng Fanzhi, les œuvres sur l’interdépendance des hommes et des biens, etc. Le musée UCCA abrite des restaurants, une salle de cinéma, des bars et des boutiques.

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #CHINE

Repost0

Publié le 7 Novembre 2017

Musée Lee Ufan, Naoshima - Japon - Architecte Tadao Ando - Photos: Lankaart (c)
Musée Lee Ufan, Naoshima - Japon - Architecte Tadao Ando - Photos: Lankaart (c)
Musée Lee Ufan, Naoshima - Japon - Architecte Tadao Ando - Photos: Lankaart (c)
Musée Lee Ufan, Naoshima - Japon - Architecte Tadao Ando - Photos: Lankaart (c)

Musée Lee Ufan, Naoshima - Japon - Architecte Tadao Ando - Photos: Lankaart (c)

Lee Ufan est l’un des plus célèbres artistes coréens contemporain. Né en 1936 il partage son temps entre la poésie, la peinture, la philosophie et la calligraphie en Corée puis au Japon. Parmi les philosophes qui ont influencé son art, on trouve Nietzsche, Rilke, Martin Heidegger et Maurice Merleau-Ponty.

Sa rencontre en 1968 avec l’artiste Nobuo Sekine le pousse à devenir le théoricien du groupe naissant du Mono-ha qui propose une réflexion originale issue de la confrontation entre ce que produit l’homme et ce que produit la nature. En 1971, Lee et plusieurs autres artistes présentent aux Européens le concept du Mono-ha en participant à la Biennale de Paris.

Son travail de sculpteur consiste à mettre en relation différents matériaux ou ces matériaux et l'espace environnant comme au musée Lee Ufan à Naoshima de Tadao Ando. Le travail de Lee Ufan se concentre particulièrement sur le point et la ligne, travail qu'il décrit dans de nombreux essais. Il accorde une importance particulière à la symbolique des matériaux.

Son approche philosophique et sculpturale se prolonge dans sa peinture, abstraite et monochrome, très proche de la calligraphie orientale.

 

Lee Ufan Tableaux
Lee Ufan Tableaux

Lee Ufan Tableaux

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #ART CONTEMPORAIN

Repost0

Publié le 6 Novembre 2017

Cracovie - Eglise Sainte-Marie - Bazylika Mariacka - Photos: Lankaart (c)
Cracovie - Eglise Sainte-Marie - Bazylika Mariacka - Photos: Lankaart (c)
Cracovie - Eglise Sainte-Marie - Bazylika Mariacka - Photos: Lankaart (c)
Cracovie - Eglise Sainte-Marie - Bazylika Mariacka - Photos: Lankaart (c)
Cracovie - Eglise Sainte-Marie - Bazylika Mariacka - Photos: Lankaart (c)

Cracovie - Eglise Sainte-Marie - Bazylika Mariacka - Photos: Lankaart (c)

La basilique Sainte-Marie de Cracovie est l’un des bâtiments majeurs de la vieille ville. Construite au XIVe siècle dans le style gothique tardif, elle fut pendant longtemps l’église principale de la ville. Les deux tours carrées qui composent la façade principale furent construites en 1400/1406. D’une hauteur d’environ 80 mètres elles surplombent la place principale du marché de Cracovie, cœur de l’ancienne cité.

Cracovie - Eglise Sainte-Marie - Bazylika Mariacka - Photos: Lankaart (c)
Cracovie - Eglise Sainte-Marie - Bazylika Mariacka - Photos: Lankaart (c)
Cracovie - Eglise Sainte-Marie - Bazylika Mariacka - Photos: Lankaart (c)
Cracovie - Eglise Sainte-Marie - Bazylika Mariacka - Photos: Lankaart (c)
Cracovie - Eglise Sainte-Marie - Bazylika Mariacka - Photos: Lankaart (c)

Cracovie - Eglise Sainte-Marie - Bazylika Mariacka - Photos: Lankaart (c)

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #GOTHIQUE

Repost0

Publié le 5 Novembre 2017

Kyoto - Jardins du Shōren-in - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Jardins du Shōren-in - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Jardins du Shōren-in - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Jardins du Shōren-in - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Jardins du Shōren-in - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Jardins du Shōren-in - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Jardins du Shōren-in - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Jardins du Shōren-in - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Jardins du Shōren-in - Photos: Lankaart (c)

Kyoto - Jardins du Shōren-in - Photos: Lankaart (c)

A l’entrée du Shoren-in deux imposants arbres, vieux de plusieurs centaines d’années, introduisent à la beauté sereine de l’un des plus beaux sites de Kyoto.

Le temple Shoren-in, qui fut la résidence du fondateur de la secte bouddhique Tendai, Saicho (767-822), est agrémenté de quatre jardins dessinés entre le XVe et le XVIIe siècle, tandis que les bâtiments actuels, détruits en 1893 par un incendie, ont été reconstruits en 1895.

Endroit peu fréquenté, ses espaces extérieurs recèlent étangs et fontaines, côtoyant un jardin sec et un jardin de mousses à l’étrange solennité. L’ensemble s’observe depuis les galeries du temple, le calme du lieu et l’équilibre de la composition d’ensemble donne un caractère unique au Shoren-in.

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #JAPON, #PARCS et JARDINS

Repost0

Publié le 4 Novembre 2017

Kyoto - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Photos: Lankaart (c)

Kyoto - Photos: Lankaart (c)

Kyoto, ancienne capitale du Japon, occupe une place à part dans ce pays. Conjuguant le présent et le passé, elle offre un cadre unique pour découvrir la civilisation japonaise. La richesse de son patrimoine permet de prendre la mesure des multiples facettes du Japon d’aujourd’hui et d’hier, aussi bien pour l’amateur de jardins ou d’architectures, que pour le gastronome ou le simple voyageur en quête d’exotisme : L’apaisant jardin zen de Ryoanji, célèbre paysage sec, le Kinkakuji ou Le Pavillon d’or magnifié par Yukio Mishima (1925-1970), le quartier des geishas de Gion, le chemin de la Philosophie, les jardins d'Eikan-dō Zenrin-ji, le sanctuaire Fushimi Inari Taisha et le temple Honga-ji permettent d’apprécier les splendeurs que peut offrir la ville.

Kyoto avec ses quartiers populaires, ses musées, ses canaux et ses palais et temples c’est développé dans la plaine, tandis que les montagnes et collines qui forment un demi-cercle au nord de l’est à l’ouest ont conservé leurs forêts et abritent une multitude de temples, jardins et cimetières.

Les quartiers les plus traditionnels, au nord et à l'est, abritent d'innombrables temples et jardins, tandis que les alentours de la gare, plus modernes, sont propices aux sorties et au shopping. Ville d'histoire, Kyoto n'en reste pas moins très vivante, évoluant au fil des saisons et des festivals.

 Les itinéraires de découvertes se construisent, se défont et se déclinent dans une variation sans fin, le tourisme à Kyoto ne ressemble ainsi à aucun autre : près de 1600 temples bouddhiques et plus de 250 sanctuaires shintô veillent sur la ville. Conscients de la présence de ces monuments, on sent le poids des siècles. L’ancienne Heian-kyô, "capitale de la paix et de la tranquillité", devenue Kyoto, est pour cela unique.

La ville de Kyoto, à l’époque Heian-kyō (lit. « la capitale de la Paix »), devint la capitale du Japon en 794. Le mot japonais « miyako » qui veut dire aujourd’hui capitale signifiait à l’origine « le site de l’honorable demeure », durant les premiers tant du règne des empereurs ceux-ci changeaient régulièrement de lieu de vie et donc de capitale, entre 647 et 794 plus de dix capitales furent projetées, certaines ne virent jamais le jour, d’autres furent construites à grands frais. Nombreuses furent les implantations dans la région de Nara avant le choix définitif d’une implantation pérenne à Kyoto. La perte du pouvoir temporel de l’empereur à partir du VIIIe siècle explique cette situation, il n’était plus en mesure d’engager les frais d’un nouveau déplacement de la capitale, le pouvoir temporel étant aux mains des régents, l’empereur n’ayant plus qu’un pouvoir symbolique. La capitale Kyoto au IXe siècle n’était plus que le siège de l’autorité traditionnelle de l’empereur, et de la Cour.

C’est le plan de Chang’An, capitale de la dynastie chinoise des Tang, qui servit de modèle à l’édification de Kyoto : un quadrillage systématique, ayant le palais impérial comme élément structurant. Les îlots ainsi créés étaient de plan carré. L’ancienne route nord-sud du Yamato devint l’artère principale de la ville, le plan d’ensemble étant axé sur la vallée. Cette intégration topographique et géométrique entre le plan de la ville, le découpage parcellaire des rizières et les infrastructures principales (routes et canaux) est l’une des caractéristiques de la ville et couvre à l’époque déjà une région de 26 km du nord au sud. On peut encore aujourd’hui parfaitement lire dans le plan de la ville contemporaine cette composition Nord-Sud, Est-Ouest, perpendiculaire aux montagnes du nord.

Ce type d’organisation spatiale appliqué à grande échelle, qui instaure un rapport explicite entre la plaine et la montagne, donna plus tard naissance à un style particulier de jardin japonais : le « paysage emprunté » où de lointaines montagnes formaient partie intégrante de la composition du jardin ; les murs et les plantations contribuant à renforcer cette impression en dissimulant les bâtiments voisins.

Kyoto: temples et cimetières - Photos: Lankaart (c)
Kyoto: temples et cimetières - Photos: Lankaart (c)
Kyoto: temples et cimetières - Photos: Lankaart (c)
Kyoto: temples et cimetières - Photos: Lankaart (c)
Kyoto: temples et cimetières - Photos: Lankaart (c)
Kyoto: temples et cimetières - Photos: Lankaart (c)
Kyoto: temples et cimetières - Photos: Lankaart (c)

Kyoto: temples et cimetières - Photos: Lankaart (c)

Pour embellir Heijo-Kyo, ancienne Nara, et renforcer son rôle de capitale spirituel du pays, la famille impériale et les aristocrates encouragèrent la construction de temples bouddhistes dans la ville. Les magnifiques sanctuaires, connus sous le nom des « sept grands temples » conféraient un caractère grandiose au paysage urbain de l’ancienne Nara. Le pouvoir des prêtres devenant trop important, l’édification de temples dans la nouvelle capitale d’Heian-Kyo, Kyoto aujourd’hui, fut interdite, provoquant de fait de nombreux pèlerinages vers l’ancienne capitale. Le pouvoir pris la décision de faire construire deux temples officiels à l’Est et à l’Ouest juste après la porte sud. Au IXe siècle la famille Fujiwara et d’autres aristocrates firent construire de nombreux temples privés à l’Est de la vallée au pied des collines, puisque toute construction était toujours interdite dans la ville.

Au début du Moyen-Age, XIIe siècle, Minamoto Yoritomo impose par la force la suprématie des samouraïs et nobles du nord du pays sur la cour et l’aristocratie de Kyoto, le siège du gouvernement militaire se situe à Kamakura, au nord de Tokyo. Kyoto à partir de cette période ne retrouvera plus son pouvoir d’antan et amorce un long déclin politique.

Le développement de la ville se fit pendant la période calssqiue à l’est, les terrains à l’ouest étant trop humides, le long de la rivière Kamo au pied du mont Higashiyama. C’est encore aujourd’hui dans ces quartiers que l’on peut admirer le plus de temples et jardins, du Ginkaku-ji au Nord d’Higashiyama au complexe du Nanzen-ji puis du Niomon au sud et flâner dans le vieux quartier du Gion.

Au cours de la rébellion Onin, à la fin du Moyen-Age, de 1467 à 1477 plus de 30 000 maisons furent détruites par d’immenses incendies. Ce désastre fut fatal à la cité impériale car la reconstruction des quartiers sinistrés fut longue et laborieuse. La ville fut de fait coupé en deux, entre la ville haute habitée par les samouraïs, la nouvelle classe des riches marchands, et par l’ancienne aristocratie en plein déclin, et la ville basse des commerçants, des artisans et du prolétariat. En 1573 la ville haute fut incendiée par Oda Nobunaga. Tout cet ensemble urbain constitue aujourd’hui le « vieux Kyoto » en dépit de l’adjonction de nombreuses constructions neuves.

Temple d'Honga-ji - Photos: Lankaart (c)

Temple d'Honga-ji - Photos: Lankaart (c)

A la fin du XVIe siècle Toyomoto Hideyoshi (1537-1598), d’origine modeste, unifie l’ensemble du Japon, et lance dans la capitale de nombreux chantiers : le palais « Shento-gosho » pour l’ex-empereur, une magnifique résidence pour lui, le « jurakudai ». Puis il entreprend de restaurer la partie est de la ville pour lui rendre sa splendeur d’antan. Il fit également démonter de nombreux temples médiévaux de différentes sectes qui, en débit de l’ancienne interdiction, étaient disséminés un peu partout dans la ville et les fit reconstruire dans l’extrême nord et l’est de la capitale au pied des montagnes et collines. Il attribua également au temple Hongan-ji l’ancien et très vaste emplacement du marché de l’est au sud de la ville basse, par la suite le shogun Tokugawa offrit lui aussi un terrain au temple faisant de ce secteur inhabité un quartier de temples situé aujourd’hui juste au nord de la gare centrale de Kyoto.

Kyoto: parcs, montagnes et jardins - Photos: Lankaart (c)
Kyoto: parcs, montagnes et jardins - Photos: Lankaart (c)
Kyoto: parcs, montagnes et jardins - Photos: Lankaart (c)
Kyoto: parcs, montagnes et jardins - Photos: Lankaart (c)
Kyoto: parcs, montagnes et jardins - Photos: Lankaart (c)
Kyoto: parcs, montagnes et jardins - Photos: Lankaart (c)

Kyoto: parcs, montagnes et jardins - Photos: Lankaart (c)

Au début du XVIIe siècle la ville était devenue une cité commerçante florissante. La construction d’un canal au sud permis d’intensifier les échanges avec Osaka. De nombreux entrepôts furent construit le long de ce canal, la ville amorçant ainsi son développement vers le sud. Kyoto comptait 300 000 habitants à cette époque, dont une très grande proportion d’hommes. Au début du XIXe la ville, capitale des shogun Tokugawa, comptait 500 000 habitants. Le transfert de la capitale à Tokyo provoqua un effondrement de la population qui passa à 240 000 habitants, aujourd’hui la ville en compte 1,4 million.

Kyoto n’a pas souffert des bombardements lors de la Seconde guerre mondiale. Et pourtant, lorsque le président des États-Unis Harry Truman décide d’utiliser l’arme atomique contre le Japon, elle faisait partie des quatre villes désignées comme cibles. L’intervention de l’orientaliste français Serge Elisseeff auprès des conseillers du Pentagone évite l’irréparable. Son argument : un tel choix détruirait des trésors culturels inestimables et serait préjudiciable, le temps venu, à une réconciliation entre les deux pays. Il fut écouté.

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #JAPON, #VILLES D'ART ET DE CULTURE

Repost0

Publié le 3 Novembre 2017

Kyoto -  Eikan-dō Zenrin-ji - Photos: Lankaart (c)
Kyoto -  Eikan-dō Zenrin-ji - Photos: Lankaart (c)
Kyoto -  Eikan-dō Zenrin-ji - Photos: Lankaart (c)
Kyoto -  Eikan-dō Zenrin-ji - Photos: Lankaart (c)
Kyoto -  Eikan-dō Zenrin-ji - Photos: Lankaart (c)
Kyoto -  Eikan-dō Zenrin-ji - Photos: Lankaart (c)
Kyoto -  Eikan-dō Zenrin-ji - Photos: Lankaart (c)

Kyoto - Eikan-dō Zenrin-ji - Photos: Lankaart (c)

Le Eikan-dō Zenrin-ji à Kyoto est l’un des temples les plus renommés de la ville pour ses jardins et ses frondaisons colorées notamment en automne. Temple de la secte bouddhiste de la Terre pure (Jodo-shu), il est adossé à la montagne, les forêts avoisinantes constituant le cadre de ses bâtiments et des jardins dispersés sur les contreforts. Lieu paisible et envoûtant le temple offre de très belles vues sur Kyoto depuis sa plus haute pagode, le Taho-tô,  ainsi que des espaces de recueillement ou de contemplation.

Le lieu est célèbre pour sa statue du bouddha Amida (appartenant au bouddhisme tantrique, le vajrayâna), appelée Mikaeri Amida. Littéralement « Amida qui regarde en arrière », il est représenté la tête étrangement tournée, comme s'il désirait regarder par-dessus son épaule. Ce mouvement figé pour l'éternité dans une attitude délicate est remarquable. 

Kyoto -  Eikan-dō Zenrin-ji - Photos: Lankaart (c)
Kyoto -  Eikan-dō Zenrin-ji - Photos: Lankaart (c)
Kyoto -  Eikan-dō Zenrin-ji - Photos: Lankaart (c)
Kyoto -  Eikan-dō Zenrin-ji - Photos: Lankaart (c)
Kyoto -  Eikan-dō Zenrin-ji - Photos: Lankaart (c)
Kyoto -  Eikan-dō Zenrin-ji - Photos: Lankaart (c)
Kyoto -  Eikan-dō Zenrin-ji - Photos: Lankaart (c)
Kyoto -  Eikan-dō Zenrin-ji - Photos: Lankaart (c)
Kyoto -  Eikan-dō Zenrin-ji - Photos: Lankaart (c)
Kyoto -  Eikan-dō Zenrin-ji - Photos: Lankaart (c)

Kyoto - Eikan-dō Zenrin-ji - Photos: Lankaart (c)

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #JAPON, #PARCS et JARDINS

Repost0

Publié le 2 Novembre 2017

Le martyr de Saint-Mathieu, Judith décapitant Holopherne, Les tricheurs
Le martyr de Saint-Mathieu, Judith décapitant Holopherne, Les tricheurs
Le martyr de Saint-Mathieu, Judith décapitant Holopherne, Les tricheurs

Le martyr de Saint-Mathieu, Judith décapitant Holopherne, Les tricheurs

Caravage, de son vrai nom Michelangelo Merisi da Caravaggio (Milan 1571, Porto Ercole 1610), était déjà un mythe de son vivant. Encensé par les uns pour son naturalisme et ses créations picturales révolutionnaires, il fut considéré par d'autres comme un fossoyeur de la peinture. Même dans la recherche moderne, aucun autre artiste n'a été à ce point l'objet de controverses et d'interprétations contradictoires.

Saint Jérome

Saint Jérome

La conversion de Saint-Paul

La conversion de Saint-Paul

Le long séjour du Caravage à Rome à la fin du XVIe fut l'occasion de nombreux débats au sein d'une élite intellectuelle passionnée par les débats esthétiques. Il fut ainsi l'un des premiers artistes à être accusé de vouloir choquer le public. En fait, son tempérament d'autodidacte épris de vérité le poussait à réagir avec vigueur et sincérité contre la mièvrerie superficielle de certains maniéristes par une peinture d'un réalisme cru, même à travers des sujets religieux comme Le Martyr de Saint-Mathieu ou La conversion de Saint-Paul et encore plus La Mort de la Vierge qui tous firent scandale. 

En même temps il pouvait peindre des figures plus troublantes comme Bacchus ou l'Amour Victorieux ,et des natures mortes pulpeuses.

L'Amour Victorieux

L'Amour Victorieux

Mais son réalisme apparaît de plus en pus tributaire dans sa recherche de la tension dramatique et de l'effet sculptural, de la distribution de la lumière où les personnages se détachent violemment sur l'ombre opaque du fond comme dans La Mise au Tombeau et  plusieurs tableaux religieux. Ceux-ci alternent avec des scènes de genre plus apaisées selon l'humeur ou les tribulations de l'artiste, dont la vie fort dissipée lui valut de nombreux mécomptes avec la justice. Obligé de quitter Rome après une rixe sanglante, il se réfugie à Naples où il peint la Flagellation et surtout Les Septs œuvres de Miséricordes

Il se rend ensuite à Malte où il exécute l'une de ses compositions les plus puissantes, La Décollation de saint-Jean Baptiste. La fin de sa vie est assez obscure, agressé à Naples il meurt à moins de quarante ans.

Les Septs œuvres de Miséricordes

Les Septs œuvres de Miséricordes

Saint-Pierre

Saint-Pierre

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #BAROQUE

Repost0

Publié le 1 Novembre 2017

Triptyque

Triptyque

Otto Dix est un peintre allemand du XXe siècle (1891-1969). Son oeuvre reste profondément marqué par son expérience de la première guerre mondiale et de l'Allemagne des années 20. Le dadaïsme de sa première période l'a amené, après la première guerre mondiale, à une forme de contestation moins intellectuelle traduite par un réalisme d'une scrupuleuse vérité auquel s'oppose l'expressionnisme véhément des toiles inspirées par la guerre, dont le triptyque La Guerre, véritable manifeste pour la paix. 

Portraitiste incisif et tendu, accusateur pathétique des tares et des ridicules de la société qu'il peint comme un monstrueux cauchemar, graveur corrosif il fut classé par les nazis "artiste dégénéré". 

Prisonnier durant la deuxième guerre mondiale, il peint en 1945 à Colmar, le triptyque de la Madone aux barbelés. L'intérêt qu'il porte à Grunewald lui inspire des œuvres religieuses. 

La guerre

La guerre

La Guerre, détail.

La Guerre, détail.

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #ART MODERNE

Repost0