Publié le 16 Juillet 2010

 

 

 

 Agnus Dei - Messe de Notre Dame Ensemble Gilles Binchois

 

 

C'est le plus ancien ensemble complet d'une messe polyphonique à quatre voix, réunissant les cinq parties de l'Ordinaire composée par un seul musicien qui est identifié. Les autres messes polyphoniques antérieures à celle-ci, les messes de Tournai, Barcelone, Toulouse, et de la Sorbonne sont des compilations plus ou moins complètes provenant de pièces isolées et anonymes réunies dans des manuscrits. Elles sont hétérogènes, à trois voix, et chaque partie présente des systèmes d'écritures différents.

 

Il fut longtemps admis que Machaut avait composé la messe pour qu'elle soit donnée pour le sacre du roi Charles V à Reims en 1364, cette hypothèse d'une Messe du Sacre fut suggérée par le comte de Caylus et ensuite considérée comme un fait avéré par l'historien du XIXe siècle Prosper Tarbé. En 1932 dans son ouvrage la Musique du Moyen Âge Théodore Gérold émettait des doutes sur cette version des faits, car ne reposant sur aucune indication précise, en 1955 le musicologue Armand Machabey la réfute en démontrant que Machaut ayant relaté le sacre du roi dans La Prise d'Alexandrie ne faisait pas mention d'une messe qu'il aurait composée pour la cérémonie, même si, en tant que chanoine de Reims, il eut probablement à participer aux préparatifs du couronnement. Autre élément en défaveur de cette hypothèse est qu'une messe du sacre était donnée selon la tradition du plain-chant Grégorien.

 

Source: Wikipedia

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Rédigé par rafael

Publié dans #GOTHIQUE

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Publié le 16 Juillet 2010

 

Tiepolo allégories des planetes allegory of the planets an

Metropolitan Museum of Art New-York 1752

 

Tiepolo est l'un des plus grands peintres italiens du XVIIIe siècle, en 1752 il est au fait de sa gloire, parcourant l'Europe pour exécuter des décors et plafonds peint, il maîtrise parfaitement son art de la mise en scène. Ses oeuvres marquent par leur légereté et leur soufle épique, la couleur deviend un sujet en soit au-delà des représentations allégoriques et mythologiques qui constituent une part importante de son inspiration.

 

L'Allégorie des planètes et des continents montre Apollon, dans sa course quotidienne, avec les dieux symbolisant les planètes, les figures allégoriques sur la corniche sont représenté les quatre continents, l'Europe, l'Afrique, l'Asie et l'Amérique.

 

Tiepolo allégories des planetes allegory of the p-copie-1

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Rédigé par rafael

Publié dans #ROCOCO

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Publié le 15 Juillet 2010

Jean-Baptiste Lully, né Giovanni Battista Lulli à Florence le 28 novembre 1632 et mort à Paris le 22 mars 1687, est un compositeur italien puis français de la période baroque, surintendant de la musique de Louis XIV.

 

Par ses dons de musicien et d'organisateur aussi bien que de courtisan et d'intrigant, Lully domina l'ensemble de la vie musicale en France à l'époque du Roi-Soleil. Il fut à l'origine de plusieurs formes de musique qu'il organisa ou conçut : la tragédie lyrique, le grand motet, l'ouverture à la française. Son influence sur toute la musique européenne de son époque fut grande, et nombreux parmi les plus doués (Henry Purcell, Georg Friedrich Haendel, Johann Sebastian Bach, Jean-Philippe Rameau) lui sont redevables à un titre ou un autre.

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #CLASSICISME

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Publié le 14 Juillet 2010

Le greco enterrement du comte d'Orgaz eglise saint augustin

El Greco, vers 1586-1588,  Église de Santo Tomé, Tolède

 

L’Enterrement du Comte d’Orgaz est le chef-d'œuvre du peintre El Greco et une toile emblématique du siècle d'or espagnol, un chef-d'œuvre exemplaire du maniérisme. La toile fut commandé en 1586, par le curé de l'Église Santo Tomé de Tolède, Andres Nunez de Madrid pour commémorer le miracle de l'apparition de deux saints lors de l'enterrement de ce noble de Toléde.

 

Le tableau représente l'enterrement miraculeux et merveilleux de Don Gonzalo Ruiz de Tolède, comte d'Orgaz, mort au début du XIVe siècle. À son enterrement seraient apparus saint Augustin d'Hippone et saint Étienne pour ensevelir le corps. La toile fut exécuté selon les dires du curé:

 

« Sur la toile, il sera peint une procession avec le curé et les autres membres du clergé qui officiaient alors pour l’enterrement de Don Gonzalo Ruiz de Tolède, Sire de la ville de Orgaz, quand descendirent San Augustin et San Estaban pour enterrer le corps de ce seigneur, l’un tenant la tête, l’autre les pieds, le déposant dans la sépulture et devant de nombreuses personnes qui étaient en train de regarder. En dessus de tout ceci il faut faire un ciel ouvert en gloire. »

Le greco enterrement du comte d'Orgaz eglise saint-copie-1

 

« Cette audience, nous le voyons. Elle occupe le ciel du tableau. Le seigneur d’Orgaz s’y présente tout nu devant le Christ, la Vierge et le Cercle des bienheureux. La scène fait un contraste absolu avec la belle peinture réaliste du bas. Des tons livides et restreints jusqu’à l’indigence, des formes prodigieusement allongées, amincies et tourmentées, lui donnent un caractère spectrale qui nous inquiète, nous scandalise et nous attire. Étrange génie discordant, ce Greco ! » Maurice Barrès, Greco ou le secret de Tolède 1906.

 

Le greco enterrement du comte d'Orgaz eglise saint-copie-2




Musée du Louvre, Paris Dominikos Theotokopoulos (1541-1614) dit El Greco (le Grec en espagnol) est un peintre espagnol d’origine crétoise, et l’un des fondateurs de la peinture espagnol. Après une formation en Crète et un séjour en Italie, El Greco arrive en Espagne en 1576, c’est dans ce pays qu’il va élaborer son style profondément originale qui marquera l’histoire de la peinture. A la convergence des influences byzantines, qui lui viennent de sa Crète natale, des tableaux qu’il a pu voir […]

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Rédigé par rafael

Publié dans #BAROQUE

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Publié le 12 Juillet 2010

Jean-Leon Gerome Pollice Verso

Pollice Verso, 1872, Phoenix Art Museum, Phoenix Arizona.

 

Jean-Léon Gérôme (1824 – 1904) est l’un des représentant emblématique de la peinture académique en France au XIXe siècle. Il eut un large succès de son vivant en France mais aussi dans les autres pays européens et aux Etats-Unis, où son beau-père, marchand de tableaux, diffusa largement des reproductions de ces œuvres. Opposé au mouvement naturaliste puis aux impressionnistes il fut à la fin de sa vie le représentant de la vieille garde académique. Il garde notamment aux Etats-Unis une certaine aura.

 

Pollice verso est un bon exemple de son œuvre empreinte de références à l’antiquité, aux ors et aux gloires de la Rome antique. La nouvelle bourgeoise et la noblesse d’Empire trouva dans cette peinture un juste reflet de ses goûts pour le faste, les fêtes et l’argent facile.

 

Gérôme, grand voyageur, profita de ses voyages en Turquie, en Egypte et sur les bords du Danube pour développer ses références et son univers pictural. Il reste le digne représentant de cette génération empreinte d’académisme et d’orientalisme.

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Rédigé par rafael

Publié dans #ECLECTISME XIXe

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Publié le 11 Juillet 2010

Texte du Lutin d'Ecouves : La Folia est, à l'origine, une danse dont il est fait pour la première fois mention dans un texte portugais du XVe siècle. Il s'agissait d'un rite chorégraphique lié à la fertilité lors duquel les danseurs portaient des hommes habillés en femmes sur leurs épaules. Le rythme rapide de la danse ainsi que son aspect insensé furent certainement à l'origine de son nom. 

 

Antonio Vivaldi (1678-1741) est né un jour de séisme à Venise. Son père, barbier-violoniste lui a appris les rudiments du violon et le jeune rouquin se révéla particulièrement doué. Comme beaucoup d'enfants du peuple, il dut choisir l'habit ecclésiastique, ce qui était le plus sûr choix de faire de bonnes études. Cela dit, Antonio "le prêtre roux", prétextant un problème d'asthme qui l'obligeait à sortir souvent, ne dit pas bien longtemps la messe.

 

Il préféra devenir maître de violon à l'Ospedalle della Pietà de Venise et on le comprend ! Il s'agissait d'une institution pour jeunes filles dans laquelle on donnait une éducation musicale poussée aux élèves. C'est là que Vivaldi va expérimenter une nouvelle conception du concerto dans lequel le soliste va s'émanciper de l'orchestre pour s'échappper dans des arabesques de plus en plus complexes.

 

Dès la parution de son opus III, l'Estro Armonico, Vivaldi devint célèbre dans toute l'Europe. Il eut même une influence certaine sur le grand Johann Sebastian Bach qui adapta plusieurs de ses compositions. A la suite de cet opus III où Vivaldi fit preuve d'une totale maîtrise de la composition, il fit évoluer sa musique vers plus de liberté et d'expression (l'opus IV s'appelle "La Stravaganza", l'opus VIII qui contient les quatre saisons s'appelle "Il cimento dellarmonia e dellinvenzione".) En dehors de ses oeuvres pour violon, Vivaldi composa de nombreuses sonates et concertos pour un tas d'instruments ainsi qu'un corpus important de musique religieuse et un nombre appréciable d'opéras. Célèbre en son temps, le musicien tomba complètement dans l'oubli dès sa mort lors d'un voyage à Vienne. Il faudra attendre le début du vingtième siècle pour que des musicologues redécouvrent la musique du génial Antonio.

 

Dans son opus I de 1705, Vivaldi, encore inspiré par Corelli propose une follia pour deux violons et basse continue. Il y reprend le thème principal dans l'adagio du début puis brode dix-neuf variations où l'on sent progressivement le jeune prêtre roux s'échapper du style sévère de son aîné pour aller vers une expression de plus en plus débridée de son art. Rarement Follia portera aussi bien son nom.

 

Ne ratez pas les dernières variations dans lesquelles l'italianité et le tempérament de feu de l'auteur s'expriment pleinement en entraînant l'auditeur dans une folle danse tourbillonnante.

 

Source: Youtube

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Rédigé par rafael

Publié dans #BAROQUE

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Publié le 10 Juillet 2010

mantegna dead christ mort

La Lamentation sur le Christ mort de Mantegna est l’un des tableaux les plus emblématiques des avancées picturales de la renaissance italienne. Il fut peint dans les années 1480. La mise en scène très originale du corps du christ représenté en perspectives plonge le spectateur directement dans la scène, l’audace de Mantegna est manifeste. La qualité du dessin du drapée, la virtuosité dans la représentation physique du christ révèlent toutes les avancées de la peinture italienne des débuts de la renaissance.


La position du christ fait apparaitre les stigmates de la crucifixion au premier plan, traces des clous sur les pieds et les mains. L’humanité du christ est ici mise en avant par le peintre.

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Rédigé par rafael

Publié dans #RENAISSANCE ITALIE

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Publié le 10 Juillet 2010

Ecole de Novgorod Saint Georges et le dragon. XVè. Moscou

Russian Icon. St. George et le Dragon. XIVe siècle. Novgorod. De l'église de  Maniokhin . Russian Museum, St. Petersburg, Russia.

 

Saint-Georgesétait issu d'une famille de Cappadoce, riche et de haute condition. Ayant perdu son père à l'âge de dix ans, sa mère Polychronia, qui était devenue chrétienne à l'insu de son mari, retourna dans sa patrie, la Palestine, et éleva son jeune fils dans les vertus évangéliques. De belle apparence, intelligent et de mœurs raffinées, Georges entra dans la carrière militaire à l'âge de dix-huit ans. Il plut à ses supérieurs et fut rapidement élevé au grade de tribun de la garde impériale, puis, semble-t-il, à la dignité de préfet.

 

De retour vers la Cappadoce après une campagne victorieuse, passant dans la région d'Attalia en Pamphylie, il délivra la fille du roi, qui avait été livrée en pâture à un redoutable dragon, et mit à mort la bête par la force surnaturelle qu'il tirait de sa foi. Admiratifs devant cette démonstration de la puissance accordée par le Christ à ses fidèles contre les puissances du mal, les païens de l'endroit se convertirent tous au christianisme .

 

Au temps de la Grande Persécution déclenchée par Dioclétien (vers 304), comme l'empereur avait convoqué à Nicomédie tous les gouverneurs d'Orient pour leur communiquer ses décrets contre les Chrétiens, Saint Georges, sentant que le moment était venu pour lui de confesser publiquement le Christ, distribua tous ses biens aux pauvres, affranchit ses esclaves et se rendit à la cour. Il se présenta au milieu de l'assemblée et reprocha au souverain de verser injustement le sang innocent des Chrétiens. Stupéfait, Dioclétien chargea son second, Magnence, d'interroger cet insolent sur sa croyance. Georges répondit que c'était parce qu'il croyait au Christ, vrai Dieu, qu'il était venu sans crainte leur adresser ces reproches. Une fois remis de sa stupeur, l'empereur, craignant l'agitation de l'assistance, proposa au Saint de le couvrir d'honneurs à condition qu'il accepte de sacrifier aux dieux de l'Empire. Georges répondit : « Ton règne se corrompra et disparaîtra rapidement, sans te procurer aucun profit; mais ceux qui offrent un sacrifice de louange au Roi des Cieux règneront avec Lui pour l'éternité !»

 

Le culte de Saint Georges a connu une immense faveur dans tout le monde chrétien, tant en Orient quen Occident. Il a été St Georgeschoisi pour protecteur de pays comme la Géorgie et la Grande-Bretagne, des milliers d'églises lui ont été consacrées et toute âme chrétienne voit en lui l'incamation des vertus de vaillance, de patience dans les afflictions et de confiance en l'assistance de la Grâce que le Christ, Maître du combat, a recommandées à tous les soldats de la piété.

 

Pour en savoir plus:

 

http://www.icones-grecques.com/textes/synaxaires-vies-de-saints/vie-passion-georges.htm

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #ARTS BYZANTIN PALEOCHRETIEN ORTHODOXE et RUSSE

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Publié le 9 Juillet 2010

roublev rublev saint paul

Saint Paul XVe siècle

 

Andréï Roublev ou Roubliov, Saint André l’Iconographe pour la tradition orthodoxe, est une figure majeure de l’art russe du moyen-âge. Moine né vers 1360 – 1370 il est le créateur de nombreuses icônes au XVe siècle. Mort en 1427-1430 il marque durablement la vision iconographique de l’église orthodoxe russe. Son œuvre la plus connu est l’Icône de la Trinité, représentation allégorique de Dieu à travers trois anges. Son œuvre d’une très grande qualité stylistique marque une continuité certaine entre l’art byzantin et le tout nouvel art russe.

 

roublev rublev saint grigoriy bogoslov

Roublev saint jean chrysostome

 

Saint Grigory et Saint Jean XVe siècle Galerie nationale Tretiakov, Moscou

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #ARTS BYZANTIN PALEOCHRETIEN ORTHODOXE et RUSSE

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Publié le 9 Juillet 2010

urhobo maternite nigeria

Musée des Arts Premiers Paris. (c) Lankaart.

 

La représentation ici figuré est celle d’Emetejewe, la nièce d’Owedjebo qui fonda la cité d’Erherhe au Nigéria. Cette figure de la maternité incarne la mère nourricière et le cycle sans fin de la procréation garant de la stabilité sociale et de la pérennité de  la tribu. Cette sculpture était conservée dans une case commune avec une dizaine d’autres.

 

Source: Les Arts d'Afrique, Alain-Michel Boyer. Hazan

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #ARTS PREMIERS AFRIQUE

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