Publié le 25 Juillet 2010

Raphael marriage

Raphaël, 1504 Pinacothèque de Brera

 

Le Mariage de la Vierge est un tableau peint en 1504 par Raphaël alors que celui-ci se formait à Pérouse, dans l'atelier du Pérugin. Il s'agit en fait d'une copie d'un des tableaux de son maître ayant le même sujet, destinée à comparer leurs performances réciproques. Il ouvre une nouvelle époque de la Renaissance, une nouvelle approche de la composition et du rendu des personnages, plus libre, plus humaine.

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #RENAISSANCE ITALIE

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Publié le 25 Juillet 2010

Guardi venise le grand canal (2)

National Gallery of art Washington.

 

Magnifique expression de la maestria du maître: évocation sans égale d'une Venise éternelle.

 

Francesco Guardi (1712-1793) eut une place particulière dans l'art pictural au XVIIIe siècle à Venise, sous la protection de la famille Giovannelli. Il reste l'un des grands peintre du mouvement rococo.

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #ROCOCO

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Publié le 22 Juillet 2010

Botticelli les epreuves de moise moses tentation

Chapelle Sixtine, Vatican, Rome

 

Cette fresque fait face à La tentation du Christ également peinte par Botticelli sur le mur opposé de la chapelle sixtine. Les deux tableaux sont reliés par le même thème, celui de la tentation. Botticelli intègre avec une grande habileté sept épisodes de la vie du jeune Moïse dans ce paysage en traçant quatre diagonales dans lesquelles s'alignent les personnages. Comme le cycle de Moise commence sur le mur derrière l'autel, il doit être lu de droite à gauche

 

(1) Moïse, en habit jaune, frappe à mort un Egyptien et (2) doit fuir vers les Midianites. Là (3) il chasse un groupe de bergers qui empêchent les filles de Jethro de (4) tirer l'eau du puits. Après (5,6) la révélation divine du buisson ardent au coin supérieur gauche, Moïse obéit au commandement de Dieu et (7) conduit le peuple d'Israël dans une procession triomphale hors de l'esclavage d'Égypte.

 

La scène centrale dans laquelle Moise donne de l'eau aux moutons appartenant aux filles de Jethro, dont l'une d'entre elle, Séphora, deviendra sa femme est l'une des plus charmantes scènes de genre de tout le cycle. Selon l'interprétation canonique, c'est une référence au Christ qui veille sur son église. Comme il s'agit de l'événement principal, Botticelli a consacré deux scènes à l'appel de Moise. Alors que Moïse recherche les moutons égarés de son beau-père, Dieu lui apparaît dans un buisson ardent et lui ordonne de défaire ses sandales avant de l'approcher. Puis il lui ordonne de conduire les enfant d'Israël hors d'Égypte jusqu'à la terre promise.

 

Botticelli les epreuves de moise moses tentation (2)

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #RENAISSANCE ITALIE

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Publié le 22 Juillet 2010

 

France, jadis on te soulait nommer

 

Charles d' ORLEANS (1394-1465)

 

                                          

 

 

France, jadis on te soulait* nommer,

En tous pays, le trésor de noblesse,

Car un chacun pouvait en toi trouver

Bonté, honneur, loyauté, gentillesse,

Clergie, sens, courtoisie, prouesse.

Tous étrangers aimaient te suivre.

Et maintenant vois, dont j'ai déplaisance,

Qu'il te convient maint grief mal soustenir,

Très chrétien, franc royaume de France.

 

Sais-tu d'où vient ton mal, à vrai parler ?

Connais-tu point pourquoi es en tristesse ?

Conter le veux, pour vers toi m'acquitter,

Ecoute-moi et tu feras sagesse.

Ton grand orgueil, glotonnie, paresse,

Convoitise, sans justice tenir,

Et luxure, dont as eu abondance,

Ont pourchacié vers Dieu de te punir,

Très chrétien, franc royaume de France.

 

Ne te veuilles pourtant désespérer,

Car Dieu est plein de merci, à largesse.

Va-t'en vers lui sa grâce demander,

Car il t'a fait, déjà piéça, promesse

(Mais que fasses ton avocat Humblesse)

Que très joyeux sera de te guérir;

Entièrement mets en lui ta fiance,

Pour toi et tous, voulut en croix mourir,

Très chrétien, franc royaume de France...

 

Et je, Charles, duc d'Orléans, rimer

Voulus ces vers au temps de ma jeunesse ;

Devant chacun les veux bien avouer,

Car prisonnier les fis, je le confesse ;

Priant à Dieu, qu'avant qu'aie vieillesse,

Le temps de paix partout puisse avenir,

Comme de coeur j'en ai la désirance,

Et que voie tous tes maux brief finir,

Très chrétien, franc royaume de France !

 

(*) avait l'habitude

 

Duc d’Orléans et frère du roi Charles VI et fils de Valentine Visconti, Charles d’Orélans vécu les derniers soubresauts de la Guerre de Cents Ans: l’assassinat de son frère le roi par ordre du duc de Bourgogne en 1407, puis le désastre de la bataille d’Azincourt en 1415. Prisonnier il fut emmené en Angleterre où il restera 25 ans, personne en France n’étant en mesure de payé sa rançon, affres d’une guerre sans fin qui mis la France à genou, sans tête, sans moyen, au prise avec une guerre civile entre Bourguignon et Armagnac sans fin.

 

Il se consacre à la poésie durant ses années d’exil, loin de tout ce qu’il aime, la mélancolie, l’isolement, le temps, la mort, sa conscience d’une vie qui passe sans rien construire lui parle et l’inspire. Rentré en France en 1440 il s’entoure de nombreux poètes dont François Villon. Marié à Marie de Clèves, fille du duc de Bourgogne, il s’isole dans son château de Blois et poursuit son œuvre poétique. Il renoue avec une poésie plus enjouée faisant l’éloge des plaisirs de la vie mais toujours avec le recul de l’homme blessé et seul qu’il fut durant de longues années, la réflexion, l’engagement, sont toujours présents.

 

Sources:

http://www.evene.fr/celebre/biographie/charles-d-orleans-965.php

 

http://www.universalis.fr/encyclopedie/charles-d-orleans/

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #GOTHIQUE

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Publié le 21 Juillet 2010

A Madame X...

 

Paul VERLAINE (1844-1896)

 

                                    

 

En lui envoyant une pensée

 

Au temps où vous m'aimiez (bien sûr ?),

Vous m'envoyâtes, fraîche éclose,

Une chère petite rose,

Frais emblème, message pur.

 

Elle disait en son langage

Les " serments du premier amour ",

Votre coeur à moi pour toujours

Et toutes les choses d'usage.

 

Trois ans sont passés. Nous voilà !

Mais moi j'ai gardé la mémoire

De votre rose, et c'est ma gloire

De penser encore à cela.

 

Hélas ! si j'ai la souvenance,

Je n'ai plus la fleur, ni le coeur !

Elle est aux quatre vents, la fleur.

Le coeur ? mais, voici que j'y pense,

 

Fut-il mien jamais ? entre nous ?

Moi, le mien bat toujours de même,

Il est toujours simple. Un emblème

A mon tour. Dites, voulez-vous

 

Que, tout pesé, je vous envoie,

Triste sélam, mais c'est ainsi,

Cette pauvre négresse-ci ?

Elle n'est pas couleur de joie,

 

Mais elle est couleur de mon coeur ;

Je l'ai cueillie à quelque fente

Du pavé captif que j'arpente

En ce lieu de juste douleur.

 

A-t-elle besoin d'autres preuves ?

Acceptez-la pour le plaisir.

J'ai tant fait que de la cueillir,

Et c'est presque une fleur-des-veuves.

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #NATURALISME et IMPRESSIONISME

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Publié le 19 Juillet 2010

 

 

Johann Wolfgang von Goethe, né le 28 août 1749 à Francfort et mort le 22 mars 1832 à Weimar, est un poète, romancier, dramaturge, théoricien de l'art et homme d'État allemand, fortement intéressé par les sciences, notamment l'optique, la géologie et la botanique, et grand administrateur.

 

 

 

À WERTHER

                                          

 

 

Tu te risques donc, ombre tant pleurée,

Une fois encore à la lumière du jour,

Tu viens à moi par ces prés fleuris à neuf

Sans du tout redouter mon regard.

Il semble que tu vives dans le matin

Quand la rosée nous rafraîchit sur le même champ

Et aussi, après la morne fatigue du jour,

Quand nous enchante le dernier rayon du soleil ;

Rester fut mon lot, partir était le tien,

Tu pris les devants — et tu n'as pas beaucoup perdu.

 

 

La vie de l'homme semble un sort magnifique :

Que le jour est aimable, que la nuit est grande !

Et nous, plantés au milieu du terrestre Paradis,

Jouissons à peine du soleil haut et auguste

Que sitôt de troubles tentations nous affrontent

À nous-mêmes tantôt, et tantôt à ce qui nous entoure ;

Aucun des deux n'est par l'autre comblé à souhait,

Le monde est obscur, quand notre être resplendit,

La splendeur de ce qui est m'est volée par le trouble de ma vue,

C'est là tout près — et l'on ne reconnaît pas le bonheur.

 

 

Parfois nous croyons le connaître ! Avec force

Nous ravit en un charme d'amour la féminine forme :

Le jeune homme, heureux comme en la fleur de l'enfance,

S'avance dans le printemps — printemps lui-même —,

Ébloui, étonné, qui donc lui tourne ainsi la tête ?

Il regarde autour de lui, le monde lui appartient.

Une hâte naïve l'emporte vers les lointains,

Rien ne le limite, ni mur, ni palais ;

Comme une bande d'oiseaux effleure les cimes,

Il plane lui aussi qui vague autour de la Bien-Aimée,

Il cherche du haut du ciel, qu'il laisserait volontiers,

Le regard fidèle qui le retiendra fermement.

 

 

Mais trop tôt averti d'abord, puis trop tard,

Il se sent arrêté en son vol, il se sent pris,

Le Revoir est heureux, l'adieu cruel,

Une Nouvelle Rencontre le réjouit plus encore,

Et des années sont en un instant compensées ;

Mais sournoisement guette l'ultime adieu.

 

 

Tu souris, mon ami, avec sentiment, comme il sied :

Un horrible adieu fit ta renommée ;

Nous avons célébré ton lamentable sort

Et tu nous as laissé à la plénitude et à la souffrance ;

Depuis, la voie incertaine des passions

Nous attira encore en son labyrinthe ;

Et nous allons, enchaîné à une détresse répétée,

Vers l'adieu suprême — l'adieu qui est la mort !

Comme c'est émouvant quand le poète chante

Pour écarter la mort que l'adieu porte en lui !

Empêtré dans de tels tourments, à demi coupable,

Qu'un dieu lui donne de dire ce qu'il endure.

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Rédigé par rafael

Publié dans #ROMANTISME ET NEOGOTHIQUE

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Publié le 19 Juillet 2010

 

A l'éclair violent de ta face divine

Théodore Agrippa d' AUBIGNÉ   (1552-1630)

                       

 

A l'éclair violent de ta face divine,

N'étant qu'homme mortel, ta céleste beauté

Me fit goûter la mort, la mort et la ruine

Pour de nouveau venir à l'immortalité.

 

Ton feu divin brûla mon essence mortelle,

Ton céleste m'éprit et me ravit aux Cieux,

Ton âme était divine et la mienne fut telle :

Déesse, tu me mis au rang des autres dieux.

 

Ma bouche osa toucher la bouche cramoisie

Pour cueillir, sans la mort, l'immortelle beauté,

J'ai vécu de nectar, j'ai sucé l'ambroisie,

Savourant le plus doux de la divinité.

 

Aux yeux des Dieux jaloux, remplis de frénésie,

J'ai des autels fumants comme les autres dieux,

Et pour moi, Dieu secret, rougit la jalousie

Quand mon astre inconnu a déguisé les Cieux.

 

Même un Dieu contrefait, refusé de la bouche,

Venge à coups de marteaux son impuissant courroux,

Tandis que j'ai cueilli le baiser et la couche

Et le cinquième fruit du nectar le plus doux.

 

Ces humains aveuglés envieux me font guerre,

Dressant contre le ciel l'échelle, ils ont monté,

Mais de mon paradis je méprise leur terre

Et le ciel ne m'est rien au prix de ta beauté.

 

Théodore Agrippa d’Aubigné (1552-1630), protestant, est l’un des grands poètes de la fin de la renaissance en France. Favoris d’Henri IV, il est profondément engagé dans les polémiques de son époque et fait dans Les Tragiques une description des guerres de religions, des massacres et persécutions dont sont victimes les protestants. L’hiver est un beau poème sans artifice sur la vie, la mort et la vieillesse, hommage au maître qui sans artifices a rompu avec la tradition.

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Rédigé par rafael

Publié dans #RENAISSANCE FRANCE - EUROPE DU SUD

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Publié le 18 Juillet 2010

Rome colonne de trajan (3)

 

La colonne de Trajan est haute de 29,78 m. Elle est constituée de 17 grands blocs de marbre : dans le soubassement (de 10m), une porte d'entrée reliée à la Basilique introduit à l'escalier en escargot, qui est éclairé par d’étroites fentes et menait au sommet de la colonne. La colonne devait servir comme tombe de l'empereur : dans une chambrette du soubassement a en effet été conservée l'urne d'or avec les cendres de Trajan.

 

Sur l’extérieur de la colonne, se déroule une spirale (23 tours pour 200 m de longueur), c'est une narration en bas-reliefs des deux guerres conduites au début du IIème ap.JC par Trajan contre les Daces. Entre les deux guerres, il y a une figure de la Victoire écrite sur un bouclier. Le relief fut exécuté lorsque la colonne avait déjà été élevée, pour tenir compte du point de vue de l'observateur : en effet la largeur des bandes augmente au fur et à mesure que l'on va vers le haut, de sorte que du bas elles apparaissent toutes de même largeur.

 

Rome colonne de trajan (2)

 

Rome colonne de trajan (4)

 

Rome colonne de trajan column

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Rédigé par rafael

Publié dans #ROME ANTIQUITE

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Publié le 18 Juillet 2010

 
                          

 

Rappelle-toi Barbara

Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là

Et tu marchais souriante

Épanouie ravie ruisselante

Sous la pluie

Rappelle-toi Barbara

Il pleuvait sans cesse sur Brest

Et je t'ai croisée rue de Siam

Tu souriais

Et moi je souriais de même

Rappelle-toi Barbara

Toi que je ne connaissais pas

Toi qui ne me connaissais pas

Rappelle-toi

Rappelle-toi quand même jour-là

N'oublie pas

Un homme sous un porche s'abritait

Et il a crié ton nom

Barbara

Et tu as couru vers lui sous la pluie

Ruisselante ravie épanouie

Et tu t'es jetée dans ses bras

Rappelle-toi cela Barbara

Et ne m'en veux pas si je te tutoie

Je dis tu à tous ceux que j'aime

Même si je ne les ai vus qu'une seule fois

Je dis tu à tous ceux qui s'aiment

Même si je ne les connais pas

Rappelle-toi Barbara

N'oublie pas

Cette pluie sage et heureuse

Sur ton visage heureux

Sur cette ville heureuse

Cette pluie sur la mer

Sur l'arsenal

Sur le bateau d'Ouessant

Oh Barbara

Quelle connerie la guerre

Qu'es-tu devenue maintenant

Sous cette pluie de fer

De feu d'acier de sang

Et celui qui te serrait dans ses bras

Amoureusement

Est-il mort disparu ou bien encore vivant

Oh Barbara

Il pleut sans cesse sur Brest

Comme il pleuvait avant

Mais ce n'est plus pareil et tout est abimé

C'est une pluie de deuil terrible et désolée

Ce n'est même plus l'orage

De fer d'acier de sang

Tout simplement des nuages

Qui crèvent comme des chiens

Des chiens qui disparaissent

Au fil de l'eau sur Brest

Et vont pourrir au loin

Au loin très loin de Brest

Dont il ne reste rien.

 

Extrait de "Paroles", 1945 Jacques Prévert

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART MODERNE

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Publié le 17 Juillet 2010

 

 

 

« Il se rappelait la file des cent cinquante danseurs masqués des Ogol qui avait surgi des grès tremblants de mirage et s’était engagée dans la poussière des pistes traversant les champs.

Presque tous ceinturés de fibres écarlates qui s’ouvraient sur des fibres noir luisant ou jaune paille, les hommes portaient sur la poitrine les faux seins noirs ou les bandes de cauris cousus, éclatants de blancheur. Les visages se cachaient sous les cagoules tressées dont certaines se crêtaient d’un court plumet beige ou d’un cimier rouge, à la romaine. Ils représentaient les jeunes gens, les forgerons, les Peuls, les Saman, les cordonniers, les tambourinaires, les Maures, les voleurs rituels, les chasseurs.

 

D’autres portaient les masques en bois taillés et peints des trois couleurs fondamentales, rouge, noir, blanc. Antilope chevaline, cervidés, oiseaux picoreurs, « déployeurs d’ailes de brousse » à la haute croix de Lorraine, enfin les longs mâts dits « maison à étage ».

Marcel Griaule

Dieu d’eau

 

pour en savoir plus:

 

http://detoursdesmondes.typepad.com/dtours_des_mondes/dogon/

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Rédigé par rafael

Publié dans #ARTS PREMIERS AFRIQUE

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