Publié le 16 Août 2010

Dans ces jours déplorables, une industrie nouvelle se produisit, qui ne contribua pas peu à confirmer la sottise dans sa foi et à ruiner ce qui pouvait rester de divin dans l’esprit français. Cette foule idolâtre postulait un idéal digne d’elle et approprié à sa nature, cela est bien entendu. En matière de peinture et de statuaire, le Credo actuel des gens du monde, surtout en France (et je ne crois pas que qui que ce soit ose affirmer le contraire), est celui-ci : « Je crois à la nature et je ne crois qu’à la nature (il y a de bonnes raisons pour cela). Je crois que l’art est et ne peut être que la reproduction exacte de la nature (une secte timide et dissidente veut que les objets de nature répugnante soient écartés, ainsi un pot de chambre ou un squelette). Ainsi l’industrie qui nous donnerait un résultat identique à la nature serait l’art absolu. » Un Dieu vengeur a exaucé les voeux de cette multitude. Daguerre fut son Messie. Et alors elle se dit : « Puisque la photographie nous donne toutes les garanties désirables d’exactitude (ils croient cela, les insensés !), l’art, c’est la photographie. » A partir de ce moment, la société immonde se rua, comme un seul Narcisse, pour contempler sa triviale image sur le métal. Une folie, un fanatisme extraordinaire s’empara de tous ces nouveaux adorateurs du soleil. D’étranges abominations se produisirent. En associant et en groupant des drôles et des drôlesses, attifés comme les bouchers et les blanchisseuses dans le carnaval, en priant ces héros de vouloir bien continuer, pour le temps nécessaire à l’opération, leur grimace de circonstance, on se flatta de rendre les scènes, tragiques ou gracieuses, de l’histoire ancienne. Quelque écrivain démocrate a dû voir là le moyen, à bon marché, de répandre dans le peuple le goût de l’histoire et de la peinture, commettant ainsi un double sacrilège et insultant à la fois la divine peinture et l’art sublime du comédien. Peu de temps après, des milliers d’yeux avides se penchaient sur les trous du stéréoscope comme sur les lucarnes de l’infini. L’amour de l’obscénité, qui est aussi vivace dans le coeur naturel de l’homme que l’amour de soi-même, ne laissa pas échapper une si belle occasion de se satisfaire. Et qu’on ne dise pas que les enfants qui reviennent de l’école prenaient seuls plaisir à ces sottises ; elles furent l’engouement du monde. J’ai entendu une belle dame, une dame du beau monde, non pas du mien, répondre à ceux qui lui cachaient discrètement de pareilles images, se chargeant ainsi d’avoir de la pudeur pour elle : « Donnez toujours ; il n’y a rien de trop fort pour moi. » Je jure que j’ai entendu cela ; mais qui me croira ? « Vous voyez bien que ce sont de grandes dames ! » dit Alexandre Dumas. « Il y en a de plus grandes encore ! » dit Cazotte.

 

Comme l’industrie photographique était le refuge de tous les peintres manqués, trop mal doués ou trop paresseux pour achever leurs études, cet universel engouement portait non seulement le caractère de l’aveuglement et de l’imbécillité, mais avait aussi la couleur d’une vengeance. Qu’une si stupide conspiration, dans laquelle on trouve, comme dans toutes les autres, les méchants et les dupes, puisse réussir d’une manière absolue, je ne le crois pas, ou du moins je ne veux pas le croire ; mais je suis convaincu que les progrès mal appliqués de la photographie ont beaucoup contribué, comme d’ailleurs tous les progrès purement matériels, à l’appauvrissement du génie artistique français, déjà si rare. La Fatuité moderne aura beau rugir, éructer tous les borborygmes de sa ronde personnalité, vomir tous les sophismes indigestes dont une philosophie récente l’a bourrée à gueule-que-veux-tu, cela tombe sous le sens que l’industrie, faisant irruption dans l’art, en devient la plus mortelle ennemie, et que la confusion des fonctions empêche qu’aucune soit bien remplie. La poésie et le progrès sont deux ambitieux qui se haïssent d’une haine instinctive, et, quand ils se rencontrent dans le même chemin, il faut que l’un des deux serve l’autre. S’il est permis à la photographie de suppléer l’art dans quelques-unes de ses fonctions, elle l’aura bientôt supplanté ou corrompu tout à fait, grâce à l’alliance naturelle qu’elle trouvera dans la sottise de la multitude. Il faut donc qu’elle rentre dans son véritable devoir, qui est d’être la servante des sciences et des arts, mais la très humble servante, comme l’imprimerie et la sténographie, qui n’ont ni créé ni suppléé la littérature. Qu’elle enrichisse rapidement l’album du voyageur et rende à ses yeux la précision qui manquerait à sa mémoire, qu’elle orne la bibliothèque du naturaliste, exagère les animaux microscopiques, fortifie même de quelques renseignements les hypothèses de l’astronome ; qu’elle soit enfin le secrétaire et le garde-note de quiconque a besoin dans sa profession d’une absolue exactitude matérielle, jusque-là rien de mieux. Qu’elle sauve de l’oubli les ruines pendantes, les livres, les estampes et les manuscrits que le temps dévore, les choses précieuses dont la forme va disparaître et qui demandent une place dans les archives de notre mémoire, elle sera remerciée et applaudie. Mais s’il lui est permis d’empiéter sur le domaine de l’impalpable et de l’imaginaire, sur tout ce qui ne vaut que parce que l’homme y ajoute de son âme, alors malheur à nous !

 

Je sais bien que plusieurs me diront : « La maladie que vous venez d’expliquer est celle des imbéciles. Quel homme, digne du nom d’artiste, et quel amateur véritable a jamais confondu l’art avec l’industrie ? » Je le sais, et cependant je leur demanderai à mon tour s’ils croient à la contagion du bien et du mal, à l’action des foules sur les individus et à l’obéissance involontaire, forcée, de l’individu à la foule. Que l’artiste agisse sur le public, et que le public réagisse sur l’artiste, c’est une loi incontestable et irrésistible ; d’ailleurs les faits, terribles témoins, sont faciles à étudier ; on peut constater le désastre. De jour en jour l’art diminue le respect de lui-même, se prosterne devant la réalité extérieure, et le peintre devient de plus en plus enclin à peindre, non pas ce qu’il rêve, mais ce qu’il voit. Cependant c’est un bonheur de rêver, et c’était une gloire d’exprimer ce qu’on rêvait ; mais que dis-je ! connaît-il encore ce bonheur ?

 

 L’observateur de bonne foi affirmera-t-il que l’invasion de la photographie et la grande folie industrielle sont tout à fait étrangères à ce résultat déplorable ? Est-il permis de supposer qu’un peuple dont les yeux s’accoutument à considérer les résultats d’une science matérielle comme les produits du beau n’a pas singulièrement, au bout d’un certain temps, diminué la faculté de juger et de sentir ce qu’il y a de plus éthéré et de plus immatériel ?





hector Berlioz Sarah Bernhardt Jules Favre Stéphane Mallarmé Jules Verne Auguste Rodin

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Robert Demachy (1859-1936) est un photographe français, tenant du pictorialisme. Maîtrisant parfaitement toute une série de technique de tirage très proche de la peinture ou du graphisme, il sait notamment en employant la gomme bichromatée donnée une véritable matière à ses photos. La gomme permet en effet d’estomper les détails et le traitement de la surface. Travaillée au pinceau ou avec un tampon les effets peuvent être subtil ou très marqué. Le mouvement pictorialiste est à la fois […]


Daguerre est l’un des précurseurs de la photo au XIXe siècle, en 1837 il met au point le principe du daguerréotype et ouvre la voie à la démocratisation d’un art qui bouleversera notre vision de la réalité. Samuel F. B. Morse, inventeur du télégraphe qualifiera en ces termes la toute nouvelle invention : « Nulle peinture ou gravure ne peut prétendre s’en approcher(…) ; en parcourant une rue du regard, on pouvait noter la présence d’une pancarte lointaine sur laquelle l’œil arrivait à peine […]


Portrait de Lewis Payne Alexander Garner marquera la photographie américaine naissante par son travail lors de la guerre de sécession. Première grande guerre médiatisé, ses photos emblématiques, sans concessions montrent toute l’horreur du conflit. Son engagement pour la vérité son courage en fait l’un des meilleurs témoins de cette période difficile et ouvre la voie d’un réalisme photographique américain qui a chaque époque s’aura témoigné de la dureté du monde. En 1865 i réalise un […]

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Rédigé par rafael

Publié dans #NATURALISME et IMPRESSIONISME

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Publié le 15 Août 2010

Cy Twombly - Abstraction
Cy Twombly - Abstraction

Cy Twombly - Abstraction

« Comment nommer ce qu'il fait ? Des mots surgissent spontanément ("dessin", "graphisme", "griffonnage", "gauche", "enfantin"). Et tout de suite une gêne de langage survient : ces mots, en même temps (ce qui est bien étrange), ne sont ni faux ni satisfaisants : car d'une part, l'œuvre de TW coïncide bien avec son apparence, et il faut oser dire qu'elle est plate ; mais d'autre part - c'est là l'énigme - cette apparence ne coïncide pas bien avec le langage que tant de simplicité et d'innocence devraient susciter en nous qui la regardons... » « La matière va montrer son essence, nous montrer la certitude de son nom : c'est du crayon. »[

Roland Barthes in Cy Twombly : Cinquante années de dessins

Edwin Parker (Cy) Twombly Jr., né le 25 avril 1928 aux Etats-Unis, est un peintre majeur de la fin du XXe siècle. Entre abstraction et figuration, Europe et Amérique, son oeuvre parcours ce qui fait la civilisation occidentale: le réflexion, le regard sur l'autre, le regard sur nous, le néant, la réalité.

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART CONTEMPORAIN

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Publié le 13 Août 2010

Delacroix la liberté guidant le peuple

Musée du Louvre, Paris, 1831

 

La Liberté guidant le peuple est un tableau d'Eugène Delacroix représentant les trois glorieuses présenté au public au Salon de Paris de 1831. Il a été reproduit sur des timbres postaux français et, de 1978 à 1997, sur le billet de banque de cent franc français. Il est également devenu un symbole de la France, de la démocratie et de la République.

 

 

 

 Eugène Delacroix écrit à son frère le 18 octobre 1830 : « Si je n’ai pas vaincu pour la Patrie, au moins peindrai-je pour elle... ». Cette œuvre représente les Trois Glorieuses, un soulèvement populaire contre Charles X, qui dura trois jours, les 27, 28 et 29 juillet 1830. Charles X ayant instauré des lois liberticides, le peuple se révolta puis le renversa. Louis-Philippe le remplaça dans la « Monarchie de juillet ».

 

L'artiste lui-même appartient à une longue lignée de grands révolutionnaires, qu'a produite le « pays des révolutions ». Mais Delacroix lui-même n'a rien d'un révolutionnaire. De son propre aveu, il a traversé les événements de juillet 1830 comme « un simple promeneur ». Il est cependant établi qu'il s'est rendu au Louvre pour protéger les collections des combats. Delacroix n'acceptait pas les normes de l'Académie. En peinture, il ne s'intéressait guère aux styles grecs et romains avec l'insistance sur le dessin et l'imitation des statues antiques. Delacroix privilégiait la couleur au dessin, l'imagination au savoir, la spontanéité du geste sur la maîtrise. Il voyageait beaucoup au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Les esquisses qu'il ramena lui fournirent un grand répertoire de thèmes (chasse au lion, scènes de guerre...).

 

Il s'agit d'une œuvre pleine de vitalité, d'action et d'audace. C'est l'union du peuple des faubourgs et de la bourgeoisie révolutionnaire, représentés par les personnages respectivement à la gauche et à la droite de la Liberté (de sa place).

 

Les romantiques jouent beaucoup sur l'atmosphère. Ici, Delacroix joue sur un registre patriotique en restreignant volontairement sa palette de couleur et disséminant partout dans le tableau les trois couleurs du drapeau national: bleu, blanc, et rouge. C'est ce qu'on appelle un leitmotiv. Il produit ici un effet d'identification: on se sent appelé, on sent qu'on fait partie du peuple - même si celui-ci est dépeint sous des traits ambigus.

 

 

La Liberté unit les deux peuples : les faubourgs et la bourgeoisie révolutionnaire. Même s’ils s’opposent par nature, les deux peuples veulent tous les deux la liberté.

 

Source:

La Liberté guidant le peuple. (2010, juillet 16). Wikipédia, l'encyclopédie libre. Page consultée le 16:07, août 2, 2010 à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=La_Libert%C3%A9_guidant_le_peuple&oldid=55276315.

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #ROMANTISME ET NEOGOTHIQUE

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Publié le 12 Août 2010

Le Bernin colonnade de la place saint pierre Rome (3)

 

La Place Saint-Pierre à Rome fut aménagé de 1656 à 1667 après la réalisation de la Basilique. Le Pape Alexandre VII confia à Le Bernin le soin de mettre au point un projet qui puisse servir la grandeur de l’Eglise et accueillir la foule des fidèles les jours de grand rassemblement. Le Bernin conçu la place comme un espace dynamique à la gloire du pape, les deux grandes colonnades enserre un espace immense comme deux bras qui accueilleraient la foule des fidèles. Ses dimensions, 193M. par 120M à l’endroit le plus large permettent d’organiser de nombreuses manifestations.

 

Les quadruples colonnades isolent parfaitement la place de son environnement et permettent de créer des cheminements abrités et des espaces complémentaires. 140 statues de saints surmontent l’ensemble et forment une frise monumentale. Au centre deux fontaines l’une de Maderno l’autre du Bernin encadrent un obélisque provenant de l’ancien cirque de Caligula, cirque où eu lieu le martyr de Saint-Pierre.

 

Le Bernin colonnade de la place saint pierre Rome (4)

 

Le Bernin colonnade de la place saint pierre Rome

 

Le Bernin colonnade de la place saint pierre Rome (2)

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Rédigé par rafael

Publié dans #BAROQUE

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Publié le 11 Août 2010

Chagall cruxifiction blanche

Art institute of Chicago,

 

Au printemps 1931, Marc Chagall visite la Terre Sainte dans le but de trouver l'inspiration pour son nouveau projet : des illustrations de la Bible. Ce voyage renforce sa foi en Dieu et son optimisme jusqu'au moment où il va en Pologne en 1935. Là, Chagall se heurte à quelque chose d'horrible : la haine contre les Juifs, les démolitions, les incendies des synagogues. Cette violence a un effet énorme sur la peinture de Chagall. Ses thèmes et son style changent : il n'y a plus de tableaux aux scènes joyeuses comme " La vie paysanne " ou " Amoureux Au Bouquet". Ses peintures deviennent sombres et déprimantes, par exemple " Solitude ", " La chute de l'ange ", et " La révolution ". La peinture la plus connue de cette période est " La crucifixion blanche " qui est une illustration des événements de l'époque. Le tableau est organisé en quelques scènes de souffrance et de terreur autour de la croix .

 

Ce tableau porte en germe les ignominieuses atrocités des mois à venir, mais contient aussi les souffrances d’un peuple que les famines et les déchirements intérieurs ont bouleversé au plus haut point. Autour de la croix du supplicié, mort en emportant avec lui les péchés humains, Chagall a organisé différents axes de lecture qui marquent par leur singularité. Scènes de pillage, pleurs mêlés de désillusions, fuite et exil, cette toile témoigne des désappointements de Chagall devant les événements politiques qui grandissent sourdement puis de plus en plus fort autour de lui. Il regarde avec l’impuissance du désespoir les derniers symboles du judaïsme s’éparpiller.

 

Chagall avait une foi inébranlable dans la religion:

 

« Dans ma première jeunesse J’ai été captivé par la Bible. Il m’a toujours semblé Et il me semble encore Que c’est la plus grande source de poésie de tous les temps. Depuis lors, j’ai cherché ce reflet Dans la vie et dans l’art. »

 

Cendras, rencontré à Paris, joue dans l’un de ses poèmes avec cet univers pictural qui imprègne les toiles de Chagall :

 

« (...) La vachère La sage-femme Il y a des baquets de sang On y lave les nouveau-nés

Des ciels de folie Bouches de modernité La tour en tire-bouchon Des mains Le Christ Le

Christ c’est lui Il a passé son enfance sur la croix ... »

 

Source et pour en savoir plus:

http://www.proscenium.ch/art/chagall/chagallbibbia/chagall4.html

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART MODERNE

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Publié le 9 Août 2010

pieter Claesz nature morte à la tete de mort (2)

 

La nature morte comme forme d'art à part entière est en réalité une conception occidentale de l'après-Renaissance. Un tableau sur bois (1504, Alte Pinakothek, Munich) du peintre vénitien Jacopo De'Barbari, représentant un perdreau et une paire de gants, est généralement considéré comme la première véritable nature morte.

 

Le genre se développe par la suite essentiellement aux Pays-Bas, où des artistes tels que Jan Bruegel , Pieter Claesz, Willem Kalf et Frans Snyders réalisent de luxuriants tableaux richement détaillés de bouquets de fleurs ou de tables couvertes de fruits et de gibier.

 

Peter Claesz sera l'un des grand maîtres de ce style. Ce sont certainement ses natures mortes à tête de mort qui représentent le mieux l'une des formes de ce style alliant une vision sans espoir de la vie, et une appropriation de la mort à venir. Dans une société où la recherche de la richesse constitue l'un des moteurs du développement, cette vision sans égart et brutal est un avertissement et un appel à la méditation et au dialogue avec Dieu.

 

pieter Claesz nature morte à la tete de mort (3)

 

pieter Claesz nature morte à la tete de mort




Nature morte, Gemaldegalerie, Berlin Pieter Claesz (1597-1661) est l’un des grands maîtres hollandais de la nature morte. Ses compositions et sa technique absolument parfaite dégage une poésie empreinte de nostalgie, un regard profond sur la vie, le temps qui s’écoule, la mort. Le propre des natures mortes, l’un des thèmes récurant de la peinture hollandaise de l’époque. Ses effets de reflets chatoyants, la transparence du verre, le reflet du métal sont d’un très grand réalisme mais en même […]

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Rédigé par rafael

Publié dans #CLASSICISME

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Publié le 8 Août 2010

Druillet (2)

 

Philippe Druillet, né le 28 juin 1944 à Toulouse, il aura vécu son enfance en Espagne, et reviendra en France en 1952. Son premier album, le Mystère des abîmes,  sort en 1966, il met en scène Lone Sloane, héros qui l'accompagnera dans de nombreux albums. En 1969 il commence sa collaboration avec la revue Pilote. Mais c'est son album Salammbô en 1980 qui marque la consécration, l'univers délirant mis en avant par Druillet, le description des batailles pour la destruction de Carthage en fond un album culte. Lone Sloane devient Mathô le chef des barbares. Les planches deviennent des oeuvres en soit, certaines seront reprise par Druillet en grand format et exposées.

 

Druillet

 

Druillet (3)Druillet (4)

 

Nouvelles de la galaxie Druillet :

http://www.druillet.com/

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #ARTS GRAPHIQUES BD XXe et XXIe

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Publié le 7 Août 2010

 

 

 

On appelle chant grégorien un chant particulier à la liturgie catholique dont on a tardivement attribué le répertoire à saint Grégoire qui l'aurait reçu de l'Esprit Saint apparu sous la forme d'une colombe. Cette légende habile due où popularisée par un moine du Mont Cassin, Jean Hymonides dit Jean le Diacre ou Jean Diacre dans sa Vita S. Gregorii Magni rédigée vers 872 a sacralisé et fixé l'immuabilité d'un important fonds mélodique édifié et propagé par les Carolingiens influencés par les rits romains et gallicans.

 

Lorsque l'on évoque le chant grégorien, on indique un corpus musical théoriquement achevé au début du IXe siècle, rassemblant des milliers de mélodies d'origine diverses, à une époque où l'on ne note pas encore la musique, donc une répertoire uniquement de culture orale. Le mot lui même apparaît à la fin du VIIIe siècle. Ce corpus est en fait une des conséquences de l'effort politique des Carolingiens non seulement à unifier et à étendre le royaume puis l'empire mais aussi à concurrencer l'autorité de Rome sur le terrain des traditions de l'Église romaine, querelles entre Rome et Byzance aidant.. Et dans le fond peut-être s'agissait-il plus que de Rome, prendre la place qu'occupait l'Église d'Orient.

 

Il s'agit donc d'une romanisation des traditions gallicanes qui est en retour, au moins dans ce domaine, une gallicanisation des traditions romaines Il semble que l'un des appuis les plus solides à la diffusion du chant grégorien ait été l'activité de la cathédrale de Metz. Plusieurs monastères se distinguent comme ceux de Saint-Gall, Einsiedeln, Fulda, Tours, Corbie, Nonantola, le Mont-Cassin. Dans ce mouvement, l'ordinaire de la messe prend sa forme définitive avec Kyrie, Gloria, Credo, Sanctus, Agnus Dei. La notation musicale apparaît au IXe siècle.

 

Pour en savoir +:

http://www.musicologie.org/sites/p/plainchant.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Chant_gr%C3%A9gorien

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Rédigé par rafael

Publié dans #ROMAN

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Publié le 5 Août 2010

 

On sait que Bruegel est mort en 1569, « medio aetatis flore » (dans la fleur de l'âge) donc entre 35 et 45 ans. Il pourrait être né entre 1525 et 1530, ce qui en fait un contemporain de Philippe II d'Espagne.

 

Selon Carel van Mander, il fut l'élève de Pieter Coecke van Aelst, artiste cultivé, doyen de la guilde des artistes, à la fois peintre et architecte. En 1552, il fit un voyage en Italie, poussant jusqu'à Rome où il est possible qu'il ait travaillé avec le miniaturiste Giulio Clovio. Le Port de Naples, le décor de La Chute d'Icare et du Suicide de Saül ainsi que quelques dessins témoignent de son périple.

 

Entre 1555 et 1563, il est établi à Anvers et travaille pour l'éditeur Jérôme Cock, réalisant des dessins préliminaires pour des séries d'estampes. À partir de 1559, il simplifie son patronyme, signant ses œuvres Bruegel au lieu de Brueghel. À Anvers, il fréquente un cercle d'artistes et d'érudits humanistes notamment le mécène Nicolas Jonghelinck qui possédait seize de ses œuvres. On sait qu'il fut l'ami d'Abraham Ortelius qui écrivit quelques lignes émouvantes à sa mémoire. Mais sa vie sociale déborde largement de ce milieu intellectuel. Il fréquente volontiers les noces paysannes auxquelles il se fait inviter comme « parent ou compatriote » des époux.

 

En 1562 il s'installe à Bruxelles (où l'on peut toujours voir sa maison de la rue Haute) et c'est à l'église Notre-Dame de la Chapelle qu'il épouse en 1563 "Mayken cocks" (sic), fille de son maître Pieter Coecke van Aelst. En 1564 naît le premier de ses fils, Pieter Bruegel le Jeune, dit Bruegel d'Enfer. La situation politique et religieuse en Flandres se dégrade. En 1567 le Duc d'Albe entreprend une campagne de répression sanglante contre les rebelles, et c'est l'année même de l'exécution des comtes d'Egmont et de Horn que naît en 1568 son second fils, Jan, dit Bruegel de Velours. Il semble certain que Bruegel l'Ancien ait reçu la protection du gouverneur des Pays-Bas espagnols, Perrenot de Granvelle, collectionneur de ses œuvres.

Il meurt en 1569 et est enseveli à Notre-Dame de la Chapelle à Bruxelles.

 

On ignore tout de la personnalité du peintre, en dehors de ces quelques lignes de van Mander :

« C'était un homme tranquille, sage, et discret ; mais en compagnie, il était amusant et il aimait faire peur aux gens ou à ses apprentis avec des histoires de fantômes et mille autres diableries. » Van Mander va narrer quelques anecdotes, plutôt fantaisistes, - comme ses intrusions dans les mariages avec son ami Hans Frankaert, joaillier à Anvers, prétendant faire partie de l'une ou l'autre famille - mais ne va pas être suffisamment précis pour que l'on puisse en tirer des conclusions.

 

On retrouve son effigie dans Les effigies des peintres célèbres des Pays-Bas de Dominique Lampson. Ce portrait du peintre, attribué au graveur Jean Wierix, est publié avec un poème de Lampsonius en 1572.

 

La peinture de Bruegel est généralement présentée en trois périodes : les premières compositions qui fourmillent de personnages pris sur le vif ; le cycle des Mois qui raconte la marche du monde selon les lois de la Nature et les derniers tableaux où quelques grands personnages se détachent d'un paysage qui n'est plus qu'un fond.

 


  La Tour de Babel



Bruegel place la construction de la tour dans un paysage côtier - C'est grâce à la mer que les Hollandais acquirent une grande partie de leurs richesses. La tour se trouve aussi au bord d'un fleuve - En effet, le transport des marchandises de gros tonnage, comme les pierres et le marbre, s'effectuait à l'époque par les voies navigables et non pas par terre où les chemins n'étaient pas revêtus. Le peintre introduit dans l'épisode biblique plusieurs références à la réalité, dont entre autre […]

Le peintre est en rupture avec ses prédécesseurs ou avec le goût italien de ce XVIe siècle. En faisant la jonction entre le Moyen Âge et la Renaissance, il dépasse l'art des Primitifs flamands et s'affranchit de celui des Italiens; l'unité de ses compositions, son talent narratif et son intérêt pour les « genres mineurs » en font un artiste inclassable dans l'histoire de l'art. Certains historiens se sont attachés à établir un lien entre Jérôme Bosch et Bruegel, unis par une tradition figurative. Bosch représente la fin du Moyen Âge, il est le dernier « primitif » et Bruegel commence un nouveau siècle, une ère moderne qui s'ouvre à la découverte de l'homme et du monde.

 

Cependant, l'œuvre de Bosch veut inspirer une terreur dévote, totalement absente de celle de Bruegel. Pour l'un, le monde n'est qu'un « rêve de Dieu » ou une tromperie du Diable ; la Nature est une tentation nuisible. Pour l'autre, l'action humaine prend au contraire toute sa valeur : joies ou défis au destin, l'homme doit tenter l'aventure malgré les menaces.

 

Contrairement aux peintres de la Renaissance, Bruegel n'a pas représenté de nu et ne s'est que fort peu intéressé au portrait. Ses personnages ronds sont très éloignés de la glorification des corps bien proportionnés. Dans ses tableaux dominés par la vie populaire, le peintre montre des paysans tels qu'ils sont dans leurs activités et divertissements. Pour la première fois dans l'histoire de la peinture, la classe rurale est humanisée dans une vision objective. Les têtes s'alignent et l'on sent l'artiste sensible aux émotions et aux faiblesses.

 

Même les scènes bibliques de Bruegel se situent pour la plupart dans un village et la description de la place publique qui fourmille de monde prend plus de place que le thème (voir le Dénombrement de Bethléem). Au XVIe siècle, en effet, la rue et la place étaient des lieux de rendez-vous et de divertissements : jeux d'hiver, carnaval, procession et kermesse, danses ou rites campagnards, tout était prétexte aux réjouissances et le peintre a su raconter ces rassemblements que Philippe II, d'ailleurs, voudra interdire.

 

Pour les stoïciens, le monde est une construction bien ordonnée dans laquelle l'homme occupe une place précise et accepte son destin. Cette conception s'exprime dans la série Les Mois qui montre l’union profonde des êtres vivants soumis aux cycles naturels. En revanche, dans d'autres toiles, Bruegel semble craindre l'orgueil et la rébellion de l'homme contre l'ordre de la création (c'est Nemrod et sa folle entreprise, Icare et son rêve ou encore la punition des Anges rebelles). La joie peut cohabiter avec le danger si l'homme se soumet à la fatalité et s'intègre dans la symphonie des éléments naturels.

 

Source:

Pieter Bruegel l'Ancien. (2010, juillet 6). Wikipédia, l'encyclopédie libre. Page consultée le 15:23, août 2, 2010 à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Pieter_Bruegel_l%27Ancien&oldid=54990540.

 

 

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Rédigé par rafael

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Publié le 2 Août 2010

Roy Lichtenstein - Whaam !!

Roy Lichtenstein - Whaam !!

Roy Lichtenstein, artiste important du mouvement Pop-art aux Etats-Unis, ne se prendra jamais vraiment au sérieux, il dit ; « Je pense que mon travail est différent de la bande dessinée, mais je n'appellerais pas ça une « transformation » ; quoi qu'il signifie, je ne pense pas que ce soit important pour l'art ». Quand ses premières œuvres sont présentées, nombreux sont les critiques d'art qui contestent l'originalité de son travail. Lichtenstein répond « Plus mon travail est fidèle à l'original, plus il est critique et lourd de sens »

Sa toile la plus célèbre est peut-être Whaam! (1963, Tate Modern, Londres), inspirée d'une BD de DC Comics, All-American Men of War. La peinture de grande taille (1,7 m x 4 m) présente un avion de combat tirant une roquette sur un avion ennemi, dans une explosion jaune et rouge marquée par l'onomatopée « Whaam! ».

Source: Wikipedia

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART CONTEMPORAIN

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