Publié le 24 Octobre 2010

Salvador dali premonition de la guerre civil

 

Salvador Dali en 1936 peint « construction molle aux haricots bouillis », dit aussi « prémonition de la guerre civile » six mois avant le début de la guerre civile en Espagne..

 

En 1936, l’Espagne est à feu et à sang, et traverse une période d’agitation sociale : les paysans occupent les terres, les mineurs font grève, il y a une forte montée de l’anticléricalisme etc. Cette violence s’accentue avec la victoire du Front Populaire aux élections qui provoque le développement d’autres partis politiques, tel que le PC. Enfin, l’assassinat d’un leader de droite le 12 juillet 1936, provoque le soulèvement des militaires au Maroc, avec à leur tête le Général Franco. Les thématiques de la guerre, de la faim, et de la violence ont influencés Dali pour ce tableau. C’est dans cette atmosphère que Dali peint ce manifeste contre la guerre. Comme Marx Ernst ou Picasso Dali s'implique dans la politique de son temps et se sert de son art pour dénoncer la folie meurtrière qui bientôt ravagera l'Espagne.

 

Dans ce tableau, un homme immense, décomposé, mutilé, un monstre mi-homme, mi-femme s'autodétruit. L'espace vide au centre forme la carte de l’Espagne.

 




«Il s’agit là d’un tableau que j’ai peint après la défaite des Républicains en Espagne. C’est évidemment un titre ironique pour désigner une sorte d’animal qui détruit et anéantit tout sur son passage. C’était l’impression que j’avais à l’époque, de ce qui allait bien pouvoir arriver dans le monde, et en cela j’ai eu raison. » Max Ernst Peint en 1937 comme un manifeste contre Franco et le totalitarisme, ce tableau est prémonitoire, il annonce les massacres et les destructions qui […]

 

 




Musée du Prado, Madrid Guernica est une des œuvres les plus célèbres du peintre espagnol Pablo Picasso. Il la réalisa à la suite du bombardement de la ville de Guernica qui eut lieu le 26 avril 1937, lors de la guerre d'Espagne, et qui devint rapidement un symbole de la violence de la répression franquiste avant de se convertir en symbole de l'horreur de la guerre en général. « La guerre d'Espagne est la bataille de la réaction contre le peuple, contre la liberté. Toute ma vie d'artiste n'a […]

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART MODERNE

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Publié le 23 Octobre 2010

 British Museum Londres. (c) Lankaart

 British Museum Londres. (c) Lankaart

L'art du Benin est un art exceptionnel qui s'inscrit dans la lignée de la production artistique d'Ifé.  L'activité artistique au Bénin est très importante : dans un premier temps, du XIVe au XVIe siècle, les artistes du Bénin intègrent l'héritage d'Ifé et créent un art de type classique qui excelle dans les portraits en Bronze et les ivoires. 

Au XVIIe siècle, on atteint l'apogée d'un art original qui s'exprime sous différentes formes et formats : bustes, mais également bas-reliefs en bronzes dont certains ornaient le palais de l'Oba (le roi). Ces bas-reliefs sont particulièrement expressifs. On y trouve également les premières recherches de compositions des scènes par l'accentuation de certains personnages. Ces plaques illustrent la vie militaire et politique du royaume. Les personnages, nombreux, témoignent d'une grande richesse dans le "désir" de représentation. Soldats, servantes, dignitaires, tous les membres de la cour, modestes ou nobles sont représentés sur ces plaques, témoignages précieux d'une époque et d'un art aujourd'hui disparu.

 

 

 British Museum Londres. (c) Lankaart
 British Museum Londres. (c) Lankaart
 British Museum Londres. (c) Lankaart

 British Museum Londres. (c) Lankaart

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Rédigé par rafael

Publié dans #ARTS PREMIERS AFRIQUE

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Publié le 22 Octobre 2010

chagall le coq et les deux amants

 

                             

Chagall par Jean Ferrat

 

 

Tous les animaux et les candelabres

Le violon-coq et le bouc-bouquet

Sont du mariage

 

L'ange à la fenêtre où sèche le linge

Derrière la vitre installe un pays

Dans le paysage

 

Mon peintre amer odeur d'amandes

 

Les danseurs ont bu le grand soleil rouge

Qui se fera lune avant bien longtemps

Sur les marécages

 

Et le cheval-chèvre assis dans la neige

Aimerait parler avec les poissons

Qui sont trop sauvages

 

Mon peintre amer odeur d'amandes

 

Le peintre est assis quelque part dans l'ombre

A quoi rêve-t-il sinon des amants

Sur leur beau nuage

 

Au-dessus des toits à l'horizontale

Dans leurs habits neufs avant d'être nus

Comme leurs visages

 

Mon peintre amer odeur d'amandes

 

Marchez sur les mains perdez votre tête

Le ciel est un cirque où tout est jonglé

Et le vent voyage

 

Tous les animaux et les candelabres

Le violon-coq et le bouc-bouquet

Sont du mariage

 

Mon peintre amer odeur d'amandes




Art institute of Chicago, Au printemps 1931, Marc Chagall visite la Terre Sainte dans le but de trouver l'inspiration pour son nouveau projet : des illustrations de la Bible. Ce voyage renforce sa foi en Dieu et son optimisme jusqu'au moment où il va en Pologne en 1935. Là, Chagall se heurte à quelque chose d'horrible : la haine contre les Juifs, les démolitions, les incendies des synagogues. Cette violence a un effet énorme sur la peinture de Chagall. Ses thèmes et son style changent : il […]



En 1911 Kandinsky à travers les Impressions ouvre la porte à l’abstraction, il avance peu à peu dans son travail sur les formes et les couleurs et fini par créer un univers original sans relation direct à la réalité, où les couleurs et leur équilibre sur la toile forment sens et donne au tableau toute sa qualité. Précurseur, artiste complet Kandinsky vient d’achever en 1910 Du spirituel dans l’art et peu, fort de ses théories, ouvrir un nouveau champ d’exploration pour la peinture.

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART MODERNE

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Publié le 20 Octobre 2010

Raphael portrait de Bindo Altoviti

National Gallery, Washington, 1512

 

Portrait de Bindo Altoviti, riche banquier florentin et ami de Raphaël. Cette oeuvre se singularise par sa chromatique et l'aspect dramatique du jeune homme qui tourne sa tête vers le spectateur.

 

Ce portrait met en lumière la figure d’un des personnages les plus remarquables parmi les mécènes du XVIe siècle, le puissant et très riche banquier des papes Bindo Altoviti. Membre d’une ancienne famille florentine, aujourd’hui éteinte, Bindo Altoviti s’établit très jeune à Rome, où il construisit sa fortune et installa sa maison, même s’il continua à maintenir des rapports constants avec Florence. Son ascension au sein de la cour pontificale commença pendant le pontificat des papes Médicis (Léon X et Clément VII), pour atteindre son apogée sous Paul III, puisqu’il fut nommé après cette élection en 1534, à la charge élevée de Dépositaire Général de la Chambre Apostolique. Son hostilité croissante au nouveau régime des Médicis et son opposition à Côme I au nom d’idées républicaines, le conduisirent a soutenir, aussi financièrement, les dissidents florentins pendant la guerre de Sienne : après leur défaite en 1554, les biens de Bindo en Toscane furent confisqués et il fut banni du domaine des Médicis. Deux ans plus tard, en 1556, Bindo Altoviti mourut avec l’amertume de voir le triomphe du principat à Florence et le déclin définitif des ideaux républicains dans sa ville.

 

Avant la fin du siècle, à Rome, la banque Altoviti, ferma pour banqueroute. Les ventes et la dispersion de ses collections suivirent, ainsi que la destruction de ses palais à Florence et à Rome et la disparition de ses archives. Mais la mémoire de son extraordinaire personnalité est restée en particulier grâce aux portraits que de célèbres artistes firent de lui, à commencer par ceux de Raphaël et de Benvenuto Cellini.

 

Source:

http://www.culture-routes.lu/php/fo_index.php?lng=fr&PHPSESSID=1084e3b293

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #RENAISSANCE ITALIE

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Publié le 19 Octobre 2010

Paul Gauguin Christ doré

Albright-Knox Art Gallery, Buffalo

 

En 1886 Gauguin vient s'établir en Bretagne, à Pont-Aven, où il séjourne de juillet à octobre, en quête d'un contact avec une civilisation encore peu marquée par le monde moderne, dans laquelle il veut refonder sa peinture et sa sculpture. Lors de son second séjour breton en 1888, il écrira : « J'aime la Bretagne : j'y retrouve le sauvage, le primitif. Quand mes sabots résonnent sur ce sol de granit, j'entends le son sourd, mat et puissant que je cherche en peinture. »

 

A  l'auberge de Marie Henry, qu'il décorera avec Jacob Meyer de Haan et Paul Sérusier.  Gauguin peint Le Christ jaune  ; son modèle principal est le Christ en bois polychrome du XVIIe siècle qui orne la chapelle de Trémalo, aux environs de Pont-Aven.

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #FAUVISME etc..

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Publié le 18 Octobre 2010

Paul Klee Head of a Man tete homme

 

"Il y a des jours semblables à une bataille fumante de sang.

Et maintenant la nuit est profonde, non pour moi, pour les autres,

pour les émoussés qui ne ressentent point de bataille.

Ces derniers font de la musique, de légères vulgaires chansons. Ensuite ils se couchent.

Moi, je ne trouve point le sommeil. En proie à l’ardeur qui en moi flambe encore çà et là,

je vais à la fenêtre cherchant la fraîcheur et je vois que tout est éteint dehors.

Seule tout au loin luit une petite fenêtre. Sans doute un autre est-il à veiller ? Il faut bien que quelque part je ne sois pas absolument seul.

Et voici que me parviennent les sons d’un vieux piano ..."

 

Paul Klee, extrait de son journal 1916.




Musée Berggruen, Berlin Klee peint ce tableau en 1924 au plus fort de sa carrière artistique. La simplicité du propos frappe de prime abord. Une figure dessinée, agrémentée de deux boutons en guise d'yeux et la bouche minimaliste, quasiment scellée, illustrent parfaitement le propos de l'artiste. Klee intégre dans le taleau les éléments même du titre sous forme de fragment qui participent à la composition d'ensemble, habile mélange du dessin et du graphisme.



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Rédigé par rafael

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Publié le 17 Octobre 2010

Matisse the dessert harmony in red harmonie en rouge

Musée de l'Ermitage, Saint-Pétersburg, 1908

 

"ça prend une spendeur inouïe" Matisse

 

Dans ce tableau Matisse transforme la scène d'un intérieur bourgeois en un immense décor dont le rouge illumine la toile. Il donne à la couleur toute sa dimension décorative.




Musée Berggruen, Berlin Matisse, peintre phare du XXe siècle, poussa la technique du découpage très loin dans le dépouillement et le recherche de l'essentiel, évocation du mouvement et de la grace avec un minimum de moyen. Réalisé en 1952, à la fin de sa vie, la Danseuse acrobate illustre parfaitement cette recherche. Depuis la Danse réalisé en 1930, Matisse poursuit cette quête du mouvement, ici le corps de la danseuse est en levitation dans le vide, suspendu éternellement au-dessus du […]



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Rédigé par rafael

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Publié le 16 Octobre 2010

Rome thermes de baths of caracalla

 

Les thermes romains (en latin thermae, du grec thermos, chaud) étaient des établissements de bains publics chauds et froids de la Rome Antique. Inaugurés à Rome sous l’empereur romain Caracalla (212-217) en 216 ap. J.-C., les thermes de Caracalla, ou Thermae Antoninianae, sont les plus grands et les plus luxueux complexes thermaux réalisés jusqu'alors, même s'ils seront dépassés par la suite. En plus des équipements concernant directement les bains, ce complexe proposait des activités variées (bains publics et privés, nage, massage, exercices de gymnastique, etc.), ce qui explique sa taille gigantesque. Une superficie de plus de 10 ha, de la place pour 1600 baigneurs, 64 citernes de 80 000 litres chacune, ce sont quelques unes des caractéristiques remarquables des Thermes de Caracalla. C'est aujourd’hui l'édifice thermal le mieux conservé de l'époque impériale. Les ruines qui demeurent encore à Rome frappent par leur aspect colossal.

 

Rome thermes de baths of caracalla (2)

 

La conception des Thermes de Caracalla reprend le modèle des Thermes de Trajan, complexe thermal construit un siècle plus tôt entre 104 et 109. Selon un plan rigoureusement symétrique, l'édifice se compose d'un corps central destiné aux bains encadré par une enceinte presque carrée.

 

Compris entre les deux péristyles de l’enceinte, les thermes s'intègrent dans un vaste ensemble comprenant également une grande esplanade, ou péribole. Ces deux ensembles de bâtiments sont entourés de jardins pour la promenade, de fontaines et de bancs.

 

L’orientation des thermes est calculée pour obtenir la meilleure position par rapport au soleil, comme c’était le cas d’ailleurs pour tous les thermes romains.

 

 

Rome thermes de baths of caracalla (3)

 

Les ruines sont dans un bon état de conservation, à l'exception du caldarium complètement rasé ; on y reconnaît les vastes salles nommées exedrae amplissimae où la voûte plane était supportée par des barres de bronze. On y voit les restes du stade, de la grande cour environnée de portiques ; des exèdres en forme d’hémicycle, pour les discussions philosophiques ; des salles circulaires pour les bains chauds (caldaria). Il semblerait que tout le voûtement du caldarium soit fait d’une charpente métallique noyée dans la maçonnerie d’une coupole surbaissée.

 

Les murs sont hauts (plus de 20 m) et forment des massifs de béton particulièrement imposants. Ils sont épais pour éviter l'influence des températures extérieures, et pour soutenir la poussée des voûtes. Ils sont en opus caementicium (moellons noyés dans un mortier fait d’un mélange de chaux et de différents produits, appelés agrégats) et recouverts de parements en briques rouges. Les murs porteurs entre le frigidarium et la piscine, zone non couverte et donc dépourvue d'un toit capable de contrebuter la voûte du frigidarium sont renforcés et constituent de véritables contreforts.

 

Plusieurs styles de toits sont possibles : plats, à double pente, chiens assis, coupole ou demi-coupole. Les toits sont en tuiles (tegulae) sauf dans la salle du caldarium, couverte d'une coupole.

 

C'est l'utilisation de la brique, matériau léger, du béton et de la voûte d'arête qui a permis de construire et de couvrir des bâtiments aussi vastes. En août 2005, les archéologues ont retrouvé le lieu de fabrication des briques employées pour la construction des monuments romains les plus prestigieux (Colisé, Panthéon, thermes de Caracalla...). Il est localisé à Mugnano, à 80 km au nord de Rome. La fabrique était celle de Tullus Domitius et de son frère Lucanus, dont la marque caractéristique se retrouve sur les briques sorties de leurs ateliers.

 

D’après Pierre Gros, spécialiste de l'architecture antique, le chantier a vraisemblablement été organisé en grandes terrasses : les remblais, qui sont nécessaires pour égaliser le terrain en pente, ont été utilisés systématiquement. Pendant la construction des murs, le niveau de la terre rapportée s’élevait lui aussi jusqu’aux voûtes : ceci permet de comprendre l’absence de trous de boulins dans les parois jusqu’à environ 20m au-dessus du sol ; on a ainsi obtenu pour la mise en place des couvrements un plan de chantier solide qui a évité de périlleux et coûteux échafaudages ; on évacuait ensuite les équipements, matériaux et outils nécessaires à l’opération par les vastes ouvertures sous arcade ou coupole, avant même de procéder à l’élimination des remblais. Enfin, l’essentiel du travail de finition s’organisait du haut vers le bas en suivant l’abaissement du terre-plein.

 

Ces méthodes, simples mais efficaces, expliquent que quelques années aient suffi pour élever de telles masses.

 

Rome thermes de baths of caracalla (4)

 

Rome thermes de baths of caracalla (5)

Source:

Thermes de Caracalla. (2010, janvier 29). Wikipédia, l'encyclopédie libre. Page consultée le 20:58, août 29, 2010 à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Thermes_de_Caracalla&oldid=49377357.

 
 
Reconstitution des thermes de Caracalla

Reconstitution des thermes de Caracalla

Rome - Thermes de Caracalla

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Rédigé par rafael

Publié dans #ROME ANTIQUITE

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Publié le 13 Octobre 2010

 

 

 

 

L’intrigue de Ran est directement inspirée du Roi Lear de Shakespeare. Dans le Japon du XVIe siècle, un puissant seigneur qui a bâti son vaste domaine à coups de guerres sanglantes, décide de le léguer à ses trois fils. L’un d’eux refuse ce partage et est banni. Kurosawa ne cherche pas à faire une transposition fidèle, il désire plutôt faire une fable sur le pouvoir, la guerre, la culpabilité. A cause de sa folie destructrice, l’homme est ici le principal moteur de sa perte. Ran est un mot qui désigne le chaos. Le déroulement de l’histoire en elle-même est parfois un peu confus, il faut bien suivre pour ne pas s’y perdre. Ran s’inscrit dans la dernière partie de la filmographie de Kurosawa, juste après Kagemusha. Tous deux sont des films grandioses par leur mise en scène, avec notamment des scènes de guerre superbes dans ses mouvements de centaines voire de milliers de cavaliers et fantassins, mouvements et déplacements rendus encore plus majestueux et graphiques par les fanions colorés derrière chaque soldat. Cet aspect monumental est assez spectaculaire, peut-être pourrait-on dire un peu trop, mais dans le grandiose, le cinéma de Kurosawa reste majestueux et peu de cinéastes parviennent ainsi à faire fusionner totalement un propos terriblement sombre, presque apocalyptique avec une beauté quasi picturale des images.

 

 

 

 

 

 

Critiques:

 

Le Matin

« Ran, sans aucun doute prend, mais de façon très discrète, sans revendications superbes ni cris d’orgueil, l’apparence d’un plaidoyer pour le regard, pour le récit, pour l’œuvre artistique. Le témoin qui parle, même s’il parle dans l’incohérence du délire, dans la simplicité d’un langage naïf, dans le chaos d’un langage inarticulé, devient le seul être au monde qui ait droit à quelque respect, les autres ne pouvant prétendre qu’à la compassion, dans le meilleur des cas (…). Je n’ai pas dit que vous alliez vous émouvoir à tout coup, que vous alliez être transportés de passion, j’ai parlé d’hallucination glacée. Ran est semblable à tous les rares très grands films qui se font encore de nos jours, quelque chose l’empêche d’aller au-delà de lui-même. Ce quelque chose est peut-être en nous. Nous n’avons plus foi en l’image et les réalisateurs des rares très grands films qui se font encore de nos jours le savent pertinemment. Si la foi les habite encore, la conscience de notre incrédulité les démoralise. Un jour, elle finira par rendre impuissante les derniers créateurs du cinéma ».

Michel Pérez, 20/09/1985

 

Le Figaro

« Kurosawa est avant tout un peintre et un architecte. Son film est une symphonie de couleurs qui joue des teintes complémentaires bleues, jaunes ou émeraude ponctuées d’éclats rouges porteurs de mort. Chaque scène est un tableau qui dégage l’azur du ciel où se détachent les silhouettes hiératiques de personnages ou de châteaux plantés à contre-jour dans une bande d’herbe plus verte que nature (…). Il faut aller voir Ran comme on se rend à la Chapelle Sixtine ou à Stratford. On y trouve toutes les forces, les espérances, les déviations de l’homme ».

Claude Baignères, 18/09/1985

 

Source:

Le Monde (http://films.blog.lemonde.fr/2009/04/16/ran/), Le Figaro, Le Matin.




Hokusai est l’un des peintres japonais les plus connu en Occident et certainement une figure majeur de la peinture mondiale du XIX e siècle. Son œuvre influencera directement les mouvements picturaux en Europe à fin du XIXe et au début du XXe. Né à Tokyo en 1760 et mort à Yedo en 1849 à l’âge de 89 ans, il passa la plus grande partie de sa vie a dessiné, laissant plus de trente mille dessins ou peintures, une œuvre gigantesque qu’il signa de plus de soixante noms différents. Hokusai c’est […]



1979, Palme d'or du Festival de Cannes 1979. Adaptation libre du roman de Joseph Conrad, Au cœur des ténèbres Distribution Marlon Brando : Colonel Walter E. Kurtz Robert Duvall : Lieutenant-Colonel Bill Kilgore Martin Sheen : Capitaine Benjamin L. Willard Synopsis : Cloîtré dans une chambre d'hôtel de Saïgon, le jeune capitaine Willard, mal rasé et imbibé d'alcool, est sorti de sa prostration par une convocation de l'état-major américain. Le général Corman lui confie une mission qui doit […]

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Rédigé par rafael

Publié dans #CINEMATHEQUE

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Publié le 11 Octobre 2010

Paolo Ucello La Bataille de San Romano, la contre-attaque d

La Bataille de San Romano : un des trois panneaux dispersés dans le monde

La contre-attaque de Micheletto da Cotignola (1455), Musée du Louvre, Paris

 

 

Paolo Uccello fait partie des peintres du Quattrocento ayant marqué l'histoire de la peinture par sa maîtrise des nouvelles règles de la perspective. Tout d'abord apprenti chez Lorenzo Ghiberti entre 1407 et 1414 environ, il y fait la connaissance de peintres de renom tels que Masolino, Donatello et Michelozzo. Tout au long de sa vie, il fait de ses recherches sur la perspective une vraie passion allant parfois jusqu'à l'obsession, ce qui lui vaudra les critiques de ses contemporains et son surnom, Uccello (« oiseau »), sans doute pour ses lubies et son étourderie.

 

Paolo Ucello La bataille de san Romano La Résistance héroPaolo Ucello La bataille de san Romano Le Capitaine des siePaolo Ucello La Bataille de San Romano, la contre-attaque d

 

La Bataille de San Romano (détrempe sur peuplier, 182 cm × 320 cm) est une œuvre en trois panneaux indépendants exécutée entre 1456 et 1460 et l'une des plus connues de Paolo Uccello. Commandée par les Médicis, cette peinture représente une scène de l'histoire de Florence datant de 1432. Les trois épisodes de cette bataille sont aujourd'hui répartis dans trois pays :

 

en Italie au Palais des Offices de Florence,

 

en Angleterre à la National Gallery de Londres

 

en France au musée du Louvre de Paris.

 

Paolo Ucello La bataille de san Romano La Résistance héro

 La Résistance héroïque opposée à l’attaque siennoise par Niccoló da Tolentino, National gallery Londres

 

Paolo Ucello La bataille de san Romano Le Capitaine des sie

Le Capitaine des siennois Bernardino della Ciarda est désarçonné, Galleria degli Uffizi, Florence

 

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Rédigé par rafael

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