Publié le 7 Novembre 2010

Laos Luang Prabang Vat xieng thong (12)

 

Le Vat Xieng Thong, le "monastère de la cité d’or", est l’emblème religieux de Louang Prabang et un des hauts symboles du bouddhisme au Laos ce qui lui valut d’être totalement épargné par le pillage de 1887.

 

Construit en 1560 par le roi Setthathirat, il est considéré comme la référence architecturale de Luang Prabang avec un vihan très pointu et descendant assez bas (on pourra lire plus d’informations sur le sujet dans la rubrique architecture religieuse).

 

Le site du temple regrouype plusieurs bâtiments de facture différentes qui offrent un panorama de l'architecture Lao. C'est certainement le temple principale qui constitue le pint d'orgue du site, sa toiture élégante, son décor et ses proportions en font un chef-d'oeuvre de l'architecture.

 

 

 

Laos Luang Prabang Vat xieng thong (11)

 

Laos Luang Prabang Vat xieng thong (4)

 

Laos Luang Prabang Vat xieng thong (3)Laos Luang Prabang Vat xieng thong (6)
Laos Luang Prabang Vat xieng thong (10)Laos Luang Prabang Vat xieng thong (7)

 

Laos Luang Prabang Vat xieng thong (5)

 

Laos Luang Prabang Vat xieng thong (13)Laos Luang Prabang Vat xieng thong (2)
 

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Rédigé par rafael

Publié dans #BOUDDHISME CLASSIQUE, #LAOS

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Publié le 4 Novembre 2010

 

 

 

 

Ephese la bibliotheque (3)

 

A l'origine construite entre 115-25, cette façade restaurée est le point culminant des ruines de la ville. De style composite (mélange du style corinthien et ionique) le bâtiment est d'une très grande richesse décorative. L'intérieur mesure entre 21-24 m (70-80 pieds) et pouvait contenir environ 15.000 rouleaux.

 

Cette bibliothèque fut dédicacée à Celsus le proconsul d'Asie.  

 

Ephese la bibliotheque (2)

 

 

Ephese la bibliotheque (4)Ephese la bibliotheque
 
 

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Rédigé par rafael

Publié dans #ROME ANTIQUITE, #TURQUIE

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Publié le 4 Novembre 2010

 

France dordogne eglise de Cenac (27)

 

Construite dans les années 1090 après qu’Aquilénus, abbé de Moissac eut acquit des terres à Cénac, elle fut achevée au début du XIIe siècle.

 

Reconstruite à plusieurs reprises jusqu’au XIXe siècle, elle conserve du XIIe  de splendides chapiteaux où défilent oiseaux, dragons, animaux, végétaux...

 

Le chevet est particulièrement bien travailé, abside et absidiole et de robustes corniches à billettes reposent sur de splendides modillons. 

 

France dordogne eglise de Cenac (10)

 

France dordogne eglise de Cenac (11)France dordogne eglise de Cenac (14)
France dordogne eglise de Cenac (2)France dordogne eglise de Cenac (23)
France dordogne eglise de Cenac (29)France dordogne eglise de Cenac (30)
France dordogne eglise de Cenac (5)France dordogne eglise de Cenac (9)

 

France dordogne eglise de Cenac (8)

 

France dordogne eglise de Cenac (15)

France dordogne eglise de Cenac (18)

Photos: Lankaart (c)

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Rédigé par rafael

Publié dans #ROMAN

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Publié le 3 Novembre 2010

Sinai le Christ Pantocrator VIe

Monastère Sainte-Catherine au mont Sinaï VIe

 

Au Vie siècle les premières icônes font leur apparition, parmi elles la représentation ci-dessus du christ Pandokrátor conservée au monastère Sainte-Catherine est l’une des œuvres charnières les plus importantes entre l’époque romaine et la nouvelle civilisation byzantine en gestation.

 

L’objectif de cet art religieux est d’exprimer la transfiguration de la sainteté des personnages à travers la peinture. La technique employée, le portrait est à l’encaustique, et l’expression très réaliste du christ fait référence aux dernières œuvres de la peinture antique et notamment aux portraits du Fayoum d’un réalisme surprenant.

 

Par contre, l’attitude du christ : la main levé en signe de bénédiction, le Livre Saint porté près du corps renvoie à l’iconographie classique et inscrit dès cette époque la figure du sauveur comme objet de vénération et de recueillement. Le visage exprime un sentiment de paix universelle et de contemplation idéale mais le portrait ne correspond  pas encore au sujet de la Déisis qui apparaîtra plus tard. Le modelé exceptionnel de cette œuvre, l’humanité qui se dégage de cette figure vont bientôt disparaitre pour laisser place à des attitudes plus conventionnel et abstraite qui vont mettre en valeur la sacralité de la figure du christ.

 

Source: http://lesicones.voila.net/pages/byzantyne/page/byzantine.htm

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #ARTS BYZANTIN PALEOCHRETIEN ORTHODOXE et RUSSE

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Publié le 2 Novembre 2010

 

 

CRÉER, c’est le propre de l’artiste ; – où il n’y a pas de création, l’art n’existe pas. Mais on se tromperait si l’on attribuait ce pouvoir créateur à un don inné. En matière d’art, le créateur authentique n’est pas seulement un être doué, c’est un homme qui a su ordonner en vue de leur fin tout un faisceau d’activités, dont l’œuvre d’art est le résultat. C’est ainsi que pour l’artiste, la création commence à la vision. Voir, c’est déjà une opération créatrice, ce qui exige un effort. Tout ce que nous voyons, dans la vie courante, subit plus ou moins la déformation qu’engendrent les habitudes acquises, et le fait est peut-être plus sensible en une époque comme la nôtre, où cinéma, publicité et magazines nous imposent quotidiennement un flot d’images toutes faites, qui sont un peu, dans l’ordre de la vision, ce qu’est le préjugé dans l’ordre de l’intelligence. L’effort nécessaire pour s’en dégager exige une sorte de courage ; et ce courage est indispensable à l’artiste qui doit voir toutes choses comme s’il les voyait pour la première fois: il faut voir toute la vie comme lorsqu’on était enfant ; et la perte de cette possibilité vous enlève celle de vous exprimer de façon originale, c’est-à-dire personnelle.

 

Pour prendre un exemple, je pense que rien n’est plus difficile à un vrai peintre que de peindre une rose, parce que, pour le faire, il lui faut d’abord oublier toutes les roses peintes. Aux visiteurs qui venaient me voir à Vence, j’ai souvent posé la question : « Avez-vous vu les acanthes, sur le talus qui borde la route ? » Personne ne les avait vues ; tous auraient reconnu la feuille d’acanthe sur un chapiteau corinthien, mais au naturel le souvenir du chapiteau empêchait de voir l’acanthe. C’est un premier pas vers la création, que de voir chaque chose dans sa vérité, et cela suppose un effort continu.

 

Créer, c’est exprimer ce que l’on a en soi. Tout effort authentique de création est intérieur. Encore faut-il nourrir son sentiment, ce qui se fait à l’aide des éléments que l’on tire du monde extérieur. Ici intervient le travail, par lequel l’artiste s’incorpore, s’assimile par degrés le monde extérieur, jusqu’à ce que l’objet qu’il dessine soit devenu comme une part de lui-même, jusqu’à ce qu’il l’ait en lui et qu’il puisse le projeter sur la toile comme sa propre création.

 

Lorsque je peins un portrait, je prends et je reprends mon étude, et c’est chaque fois un nouveau portrait que je fais : non pas le même que je corrige, mais bien un autre portrait que je recommence ; et c’est chaque fois un être différent que je tire d’une même personnalité. Il m’est arrivé, souvent, pour épuiser plus complètement mon étude, de m’inspirer des photographies d’une même personne à des âges différents : le portrait définitif pourra la représenter plus jeune, ou sous un aspect autre que celui qu’elle offre au moment où elle pose, parce que c’est cet aspect qui m’aura paru le plus vrai, le plus révélateur de sa personnalité réelle.

 

L’œuvre d’art est ainsi l’aboutissement d’un long travail d’élaboration. L’artiste puise autour de lui tout ce qui est capable d’alimenter sa vision intérieure, directement, lorsque l’objet qu’il dessine doit figurer dans sa composition, ou par analogie. Il se met ainsi en état de créer. Il s’enrichit intérieurement de toutes les formes dont il se rend maître, et qu’il ordonnera quelque jour selon un rythme nouveau.

 

C’est dans l’expression de ce rythme que l’activité de l’artiste sera réellement créatrice ; il lui faudra, pour y parvenir, tendre au dépouillement plutôt qu’à l’accumulation des détails, choisir, par exemple, dans le dessin, entre toutes les combinaisons possibles, la ligne qui se révèlera pleinement expressive, et comme porteuse de vie ; rechercher ces équivalences par lesquelles les données de la nature se trouvent transposées dans le domaine propre de l’art. Dans la Nature morte au magnolia, j’ai rendu par du rouge une table de marbre vert ; ailleurs, il m’a fallu une tache noire pour évoquer le miroitement du soleil sur la mer ; toutes ces transpositions n’étaient nullement l’effet du hasard ou d’on ne sait quelle fantaisie, mais bien l’aboutissement d’une série de recherches, à la suite desquelles ces teintes m’apparaissaient comme nécessaires, étant donné leur rapport avec le reste de la composition, pour rendre l’impression voulue. Les couleurs, les lignes sont des forces, et dans le jeu de ces forces, dans leur équilibre, réside le secret de la création.

 

Dans la chapelle de Vence, qui est l’aboutissement de mes recherches antérieures, j’ai tenté de réaliser cet équilibre de forces, les bleus, les verts, les jaunes des vitraux composent à l’intérieur une lumière qui n’est à proprement parler aucune des couleurs employées, mais le vivant produit de leur harmonie, de leurs rapports réciproques ; cette couleur-lumière était destinée à jouer sur le champ blanc, brodé de noir, du mur qui fait face aux vitraux, et sur lequel les lignes sont volontairement très espacées. Le contraste me permet de donner à la lumière toute sa valeur de vie, d’en faire l’élément essentiel, celui qui colore, réchauffe, anime au sens propre cet ensemble dans lequel il importe de donner une impression d’espace illimité en dépit de ses dimensions réduites. Dans toute cette chapelle, il n’y a pas une ligne, pas un détail qui ne concourt à donner cette impression.

 

C’est en ce sens, il me semble, que l’on peut dire que l’art imite la nature: par le caractère de vie que confère à l’œuvre d’art un travail créateur. Alors l’œuvre apparaîtra aussi féconde, et douée de ce même frémissement intérieur, de cette même beauté resplendissante, que possèdent aussi les œuvres de la nature. Il faut un grand amour, capable d’inspirer et de soutenir cet effort continu vers la vérité, cette générosité tout ensemble et ce dépouillement profond qu’implique la genèse de toute œuvre d’art. Mais l’amour n’est-il pas à l’origine de toute création ?

 

Henri Matisse, « Il faut regarder toute la vie avec des yeux d’enfants », propos recueillis par Régine Pernoud, Le Courrier de l’U.N.E.S.C.O., vol. VI, n°10, octobre 1953.

Repris par Dominique Fourcade, Henri Matisse. Écrits et propos sur l’art, Hermann, Paris, deuxième édition, 1992, pp. 321-323.




Musée Berggruen, Berlin Matisse, peintre phare du XXe siècle, poussa la technique du découpage très loin dans le dépouillement et le recherche de l'essentiel, évocation du mouvement et de la grace avec un minimum de moyen. Réalisé en 1952, à la fin de sa vie, la Danseuse acrobate illustre parfaitement cette recherche. Depuis la Danse réalisé en 1930, Matisse poursuit cette quête du mouvement, ici le corps de la danseuse est en levitation dans le vide, suspendu éternellement au-dessus du […]



Musée de l'Ermitage, Saint-Pétersburg, 1908 "ça prend une spendeur inouïe" Matisse Dans ce tableau Matisse transforme la scène d'un intérieur bourgeois en un immense décort dont le rouge illumine la toile. Il donne à la couleur toute sa dimension décorative. Matisse - La Danseuse acrobate, Berlin Musée Berggruen, Berlin Matisse, peintre phare du XXe siècle, poussa la technique du découpage très loin dans le dépouillement et le recherche de l'essentiel, évocation du mouvement et de la grace […]



"Quand Matisse est mort, il m'a laissé en héritage ses odalisques, et c'est mon idée de l'orient, bien que je n'y sois jamais allé." Pablo Picasso Dans l’œuvre de Matisse, la période des Odalisques représente une nouvelle phase. Cette période se situe entre 1918 et 1930 environ. On a voulu reconnaître en elle certaine influence de Renoir que Matisse a longuement fréquenté à Cagnes. Mais la sensibilité de celui-ci reste plus essentiellement dédiée à un chromatisme coloré, tandis que celle de […]



Albright-Knox Art Gallery, Buffalo, New York, 1939 La Musique est un thème de l’intimité, d’une scène de la vie privée, exposé en public. La violence du rouge tient le spectateur à distance ; elle ménage avec soin l’accès, à l’intérieur du tableau, à quatre zones spatiales distinctes qui sont représentées à des échelles légèrement différentes et qui offrent une juxtaposition d’expériences visuelles assez déconcertante. la légère désorientation créée par Matisse est corrigée par la diagonale […]

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART MODERNE

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Publié le 31 Octobre 2010

 

 

 

 

 

Solitude, fatigue, ratage, trahison, chagrin, intermittence du coeur, suicide. Le fond est cafardeux. La forme, elle, est affamée, c'est une boulimie prométhéenne d'art et de signes. BD, roman américain, série noire, musique symphonique, twist, chansonnette, peinture espagnole, pop art, lettrisme, architecture, poésie, mode, pub : cinquante ans après Picabia et vingt ans avant le sampling, Godard pratique l'accumulation, le court-circuit, le collage, le recyclage, comme nul autre dans le cinéma. Il est jeune, dingue amoureux des hanches d'Anna, il est dans l'élan, il fonce vers l'absolu, emprunte, donne énormément. Du Technicolor, de la Côte d'Azur, de l'action, de l'amour, de la haine, en veux-tu, en voilà. Le cinéma ? De l'émotion. C'est l'ami Samuel Fuller qui le dit... Godard fait comme si, et de cette imitation naît son devenir. Pierrot le Fou est le plus romantique et le plus romanesque de ses films. Plus exactement : celui qui a le plus envie de l'être. Entre éloge et fracture, enthousiasme et dérision, Godard balance, mais c'est le lyrisme - mélancolique - qui l'emporte. Parce que l'art sert à passionner le désert de la vie, Ferdinand et Marianne s'imaginent en personnages - elle persiste à l'appeler Pierrot -, jouent à s'aimer, s'aiment vraiment, s'ennuient, se perdent de vue et se retrouvent, hélas trop tard. Le hurlement de désespoir de Belmondo fait mal. Aussi mal que, dans la vraie vie, l'éloignement de Karina, qui abandonne son Pygmalion.

 

Jacques Morice Télérama, Samedi 07 août 2010

 

 

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #CINEMATHEQUE

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Publié le 29 Octobre 2010

Martin Scorcsese taxi driver robert de niro (2)

 

 

" Taxi driver est avant tout l'histoire du rebut des rues de New York, l'histoire d'un homme, Travis Bickle, qui conduit des taxis, hante les cinémas pornos et avale des pilules. Il essaie de se lier avec une jeune fille blonde de bonne famille, mais il se fait repousser par elle lorsqu'il l'emmène voir un film obscène; il s'entraîne au tir avec une rigueur monastique et un plaisir fétichiste; il renonce à commettre un attentat contre un homme politique et canalise sa violence pour secourir une trés jeune prostituée droguée en tuant son souteneur et ses amis. Il s'ensuit un terrible bain de sang ; l'épilogue nous montre Bickle, émergeant apparemment comme une figure héroïque, capable de repousser à son tour la jeune fille blonde et de se fondre dans les rues de la ville. Il incarne la menace anonyme de la paranoïa urbaine.

 

Mais n'importe quel studio acceptant de signer le chèque se trouvait au prise avec une prostituée de douze ans, une scène de carnage urbain qui faillit faire classer le film dans la catégorie "X" et une vision unilatérale qui n'a jamais recours à des explications psychologiques faciles pour clarifier les obsessions de Bickle. Pis encore, la fin semble justifier ses actions. On pouvait l'interpréter soit comme un prolongement des obsessions de Bickle, comme ses propres fantasmes sur la manière dont il voulait devenir un héros, soit comme une tentative confuse de transformer ce maniaque en héros et de justifier l'action individuelle contre la laideur de la ville pouvant mener jusqu'au meurtre.(...)

 

Fait surprenant pour Scorsese, le film respecta fidèlement le scénario original de Paul Schrader. "Avec Mardik, le scénario est toujours trés souple, dit Scorsese, mais avec Schrader, il est plus succint, plus direct et compact. Je n'ai improvisé que trois ou quatre scènes dans le film." L'effet produit est un curieux contraste d'influences. Schrader avait ecrit des articles sur Robert Bresson, et l'influence bressonienne est perceptible à travers le journal de Bickle, inspiré par "le Journal d'un curé de campagne" et par "Pickpocket". On y retrouve l'attention portée à la vie de tous les jours, la poésie qu'il peut y avoir dans l'organisation de choses pratiques comme l'arsenal que Bickle constitue.

 

Il n'y a pas d'analyse psychologique facile ; à l'instar de Bresson dans "Mouchette", Scorsese force le public à entrer dans le champ visuel restreint de Bickle. On trouve même des références précises à Bresson : le régime de pain trempé dans de l'eau-de-vie d'abricot que suit Bickle et sa crainte d'avoir un cancer rappellent le régime de pain trempé dans du vin que suit le prêtre parce qu'il a un cancer à l'estomac. On peut même dire que les scènes de nuit rappellent les images de Bresson dans "Quatre nuits d'un rêveur".

 

Mais Scorsese a lui même une forte personnalité qui semble entrer en conflit avec la vision de Schrader et la rendre plus confuse. Le soi-disant saint qui opère dans les rues de New York est un personnage qui revient souvent chez Scorsese : l'homme qui ne sait pas s'il veut devenir prêtre ou gangster. "Ses intentions étaient peut-être bonne, mais regardez le résultat, dit Scorsese. Les souteneurs qu'il tue ne lui ont rien fait ; ils sont même gentils avec lui, ils veulent lui faire passer un bon moment. Il ne font que leur travail, même si c'est un sale boulot." Bickle, c'est "l'anarchie, et le mauvais côté de l'anarchie. Je pense que c'est un véritable cauchemar."

Pour exprimer la violence de Bickle, Scorsese adopte les techniques de Samuel Fuller : lorsque Bickle va tuer les souteneurs, un long travelling nous fait passer le long d'un corridor, de l'endroit où Sport, le souteneur, a été tué, jusqu'à la chambre d'Iris, l'enfant prostituée. "Le film qui m'a vraiment appris quelque chose sur la violence est "Park Row(Violence à Park Row)" de Fuller, dit Scorsese. Vous vous souvenez de ce long travelling : ils entrent dans un bureau et le saccagent, puis ils sortent et se précipitent vers un autre endroit, commencent une bagarre qui les conduit encore ailleurs, et enfin un homme est passé à tabac sous la statue de Benjamin Franklin, au bas de la rue. Le tout en une seule prise de vues. Je regardais ça à la télévision lorsque j'avais onze ou douze ans". Comme "Taxi Driver", les films de Samuel Fuller omettent souvent de condamner l'anarchie qu'ils nous présentent, ce qui peut leur donner l'apparence de sinistres pamphlets individualistes venant de la droite.

 

"Taxi driver" est avant tout un cauchemar. C'est une vision de la misère et de la paranoïa urbaine. Le monde que voit Bickle est corrompu, souillé et hideux. Un client ordonne à Bickle de s'arrêter devant un immeuble; il lui montre une fenêtre derrière laquelle une femme est en train de se déshabiller et il lui dit que cette femme est son épouse et qu'elle a une liaison avec un noir; il menace de lui faire sauter le vagin avec son Magnum 44. C'est probablement la scène de mysoginie la plus affreuse qui ait jamais été tournée. Son impact est d'autant plus fort que que le rôle du client est tenu par Scorsese lui-même. Il affirme l'avoir fait parce que "nous avions du retard sur le plan de tournage, l'acteur que j'avais choisi s'était fracturé le crâne et il n'y avait personne d'autre dans les parages à qui je pouvais faire confiance". Mais rien, dans le reste du film, ne suggère que la femme ait une place quelconque dans la société : d'un côté, il y a une prostituée dans le taxi, qui ouvre la fermeture éclair du pantalon de son client, et l'enfant prostituée, Iris. De l'autre côté de cette division Madone-putain, il y a la jeune blonde glaciale que Travis essaye de courtiser.

 

Le taxi se faufile et glisse avec lenteur, présence irréelle dans la ville sordide aux lumières rouges. Le film nous force à adopter le point de vue de Bickle, à prendre part à son entraînement au meurtre et à ses manipulations fétichistes d'armes à feu, à tenir bon avec lui lorsqu'il étend les mains au-dessus d'une flamme pour éprouver son courage et à partager sa vision unilatérale de la ville et de ses maux. Si le film reste cauchemardesque jusqu'au bout, il devient alors une terrible mise en garde qui force le public à accepter les actions de Bickle, et à admettre qu'elles sont possibles de la part de n'importe quel psychopathe errant à travers les lumières de la ville. A la fin, Bickle croit qu'il est devenu un héros, bien que son héroïsme implique surtout la satisfaction d'un désir comme l'achat d'armes ou l'entraînement de samouraï. Bickle se fond à travers les néons de New York, anonyme comme seul un chauffeur de taxi peut l'être. Dans les villes, la menace peut provenir de n'importe qui.

 

Ce qui se cache derrière une telle interprétation, et qui donne au film l'unité poétique d'un Céline plutôt que du Bernanos dont s'inspire Bresson est trés simple : Bickle tue des personnes que la plupart des spectateurs méprisent. Il se prépare au meurtre avec cette sorte de discipline et d'entraînement que le public a coutume d'admirer. Il paraît tendre à la rédemption à travers le meurtre et émerger comme un héros populaire, sa crédibilité étant renforcée par le nouvel intérêt que lui porte la blonde glaciale. Si cette manière de voir prolonge la vision subjective de Bickle, alors "Taxi driver" est un film brutal, mais cohérent. Si ce n'est pas le cas, la fin nous montre que Bickle ne s'est pas racheté, que sa violence est à nouveau possible, et que ses actions étaient justifiées par son espoir de rédemption et par la nature de ses victimes. Les références à Bresson suggèrent que Bickle est engagée dans une quête spirituelle qui doit être considérée comme telle. De cette manière, le film devient plus qu'affreux. Il devient un mauvais pamphlet pervers.. On ferme les yeux sur la brutalité anarchique de Bickle.

 

La confusion existe également dans les yeux de Scorsese : "Bickle se situe quelque part entre Charles Manson et Saint Paul", dit-il."

 

Les enfants terribles du cinéma américain, Michael Pye, Lynda Myles

 

Martin Scorcsese taxi driver robert de niro (3) Martin Scorcsese taxi driver robert de niro (4)

 

(Palme d'Or au Festival de Cannes 1976). Distribué par Columbia Pictures. Scénario Paul Shrader. Musique Bernard Herrmann. Avec : Robert de Niro (Travis Bickle), Jodie Foster (Iris), Cybill Sheperd (Betsy), Harvey Keitel (Sport/Matthew), Steven Prince (Andy, le vendeur d'armes).


 

 



1979, Palme d'or du Festival de Cannes 1979. Adaptation libre du roman de Joseph Conrad, Au cœur des ténèbres Distribution Marlon Brando : Colonel Walter E. Kurtz Robert Duvall : Lieutenant-Colonel Bill Kilgore Martin Sheen : Capitaine Benjamin L. Willard Synopsis : Cloîtré dans une chambre d'hôtel de Saïgon, le jeune capitaine Willard, mal rasé et imbibé d'alcool, est sorti de sa prostration par une convocation de l'état-major américain. Le général Corman lui confie une mission qui doit […]

 

 

 

 


 

 

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Rédigé par rafael

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Publié le 26 Octobre 2010

Fra angelico St. Peter Niccoline Chapel chapelle saint pier

 

La chapelle Nicoline (Cappella Niccolina) est une chapelle du palais du Vatican, remarquable par les fresques de Fra Angelico exécutées entre 1447 et 1451. Elle est située au deuxième étage de la tour d'Innocent III, la plus ancienne partie du palais épiscopal et son nom vient du pape Nicolas V, qui la fit construire comme sa chapelle personnelle.

 

Au XVe siècle, Nicolas V (Tommaso Parentucelli), pape éclairé de la Renaissance, entreprit des travaux de remaniements dans la zone qui englobait la tour d'Innocent III. Dans cette dernière, deux niveaux furent réunis en un seul pour créer un espace destiné à accueillir un oratoire privé. En février 1448, Fra Angelico, déjà reconnu à l'époque pour son talent, fut chargé de sa décoration. Il s'attacha à retracer la vie de deux martyrs, Etienne et Laurent : sur les murs de la petite chapelle se déploient les épisodes de leur existence. Ils exaltent les vertus de Nicolas V qui prête d'ailleurs ses traits au pape Sixte II dans l'une des scènes représentées. Par la suite, avec la construction de nouveaux édifices autour de la cour Saint-Damase puis celle du palais du Quirinal, où le pape résida de plus en plus souvent, ce trésor de la Renaissance italienne tomba dans l'oubli.

 

 

Fra Angelico St. Etienne prechant Chapelle chapel Nicoline

 

Fra Angelico Ordination de St. Etienne par St. Pierre. Fres

 

Fra angelico fresque chapelle Niccoline

 

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Rédigé par rafael

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Publié le 25 Octobre 2010

France Abbaye des Vaux de Cernay abbey (10)

 

L'abbaye des Vaux-de-Cernay est fondée en 1118 par un groupe de moines dans un site donné par Simon et Eve de Neauphle à la congrégation normande de Savigny, près d'Avranches. En 1147, avec l'ensemble des abbayes de la congrégation, elle est rattachée à Cîteaux.

 

Comblée de dons par tous les seigneurs des environs, l'abbaye connaît une période de grande prospérité aux XIIe et XIIIe siècles. Pierre des Vaux de Cernay, un de ses moines, est le chroniqueur des croisés lors de la croisade des albigeois. L'un de ses abbés, Thibault de Marly, élu en 1235 et mort en 1247, est canonisé en 1261 et ses reliques suscitent des pèlerinages. Lors de sa fondation en 1204, Port-Royal-des-Champs est d'abord un prieuré rattaché aux Vaux-de-Cernay, avant de s'en affranchir. Au XIVe siècle la vie intellectuelle et matérielle de l'abbaye ralentit. Au XVe siècle, après la Guerre de Cent Ans les bâtiments sont abandonnés.

 

France Abbaye des Vaux de Cernay abbey (22)

 

L'abbaye est donnée en commende au XVIe siècle. La galerie sud et le cloître sont alors reconstruits. L'abbaye est restaurée au XVIIe siècle et des travaux considérables sont entrepris au XVIIIe siècle. Mais après la Révolution française, en 1791, les biens mobiliers et immobiliers de l'abbaye sont vendus comme biens nationaux. Les bâtiments sont utilisés comme carrière de pierre et tombent progressivement en ruine. En 1873, le parc et les bâtiments sont acquis par la baronne Nathaniel de Rothschild. Celle-ci entreprend de reconstituer et de restaurer le domaine. Elle y fait remonter la grille d'entrée, chef-d'œuvre de ferronnerie du XVIIIe siècle sur un dessin de Contant d'Ivry, provenant de son château d'Arnouville à Arnouville-lès-Gonesse, dont elle fait également enlever pour les faire remonter aux Vaux les ferronneries de l'escalier d'honneur. Elle fait relever les bâtiments. Après sa mort en 1899, le domaine passe à son petit-fils, Henri de Rothschild, connu comme auteur dramatique sous le pseudonyme d'Henri Pascal.

 

France Abbaye des Vaux de Cernay abbey (4)

 

Après la mort de ce dernier en 1946, le domaine est racheté par l'industriel Félix Amiot, constructeur d'avions, qui y installe ses bureaux d'études. En 1988, le domaine est racheté par le groupe Savry, dirigé par Philippe Savry, spécialisé dans les hôtels installés dans des bâtiments historiques (citadelle Vauban de Belle-Île-en-Mer, château d'Ermenonville...). Celui-ci transforme l'abbaye en un hôtel-restaurant qui ouvre ses portes l'année suivante. Aujourd'hui, le domaine regroupe trois hôtels.

 

France Abbaye des Vaux de Cernay abbey (23)  France Abbaye des Vaux de Cernay abbey (24)
 France Abbaye des Vaux de Cernay abbey  France Abbaye des Vaux de Cernay abbey (3)

 

France Abbaye des Vaux de Cernay abbey (18)

 

France Abbaye des Vaux de Cernay abbey (12)  France Abbaye des Vaux de Cernay abbey (13)
 France Abbaye des Vaux de Cernay abbey (17)  France Abbaye des Vaux de Cernay abbey (7)

 

Source: Abbaye des Vaux-de-Cernay. (2010, août 25). Wikipédia, l'encyclopédie libre. Page consultée le 20:02, septembre 6, 2010 à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Abbaye_des_Vaux-de-Cernay&oldid=56485992.




Le St James Park’s à Londres est situé au cœur de la ville, non loin des principales demeures royales. C’est le roi Henri VIII en 1536 qui créa les prémices du parc en faisant assécher des marais pour en faire une réserve de chasse. Le parc fut ouvert au public en 1662 et aménagé en jardin à la Française par le roi Charles II. En 1828 c’est John Nash, célèbre architecte anglais, qui aménage le parc, lui donnant l’aspect que l’on connait aujourd’hui, celui d’un jardin résolument romantique, […]



Le palais de Monserrate fait partie des nombreux palais, villas et châteaux qui furent édifiés à Sintra, ville de vilégiature de l'aristocratie et de la grande bourgeoisie portugaise. Le palais, de style romantique, fut construit par l'architecte Richard Knowles en 1858 pour Francis Cook, vicomte de Monserrate. Le bâtiment mêle les styles gothique et renaissance tout en empruntant des motifs arabisant. Il est bâti au sommet d'une des collines de Sintra au milieu d'un splendide jardin […]



L’abbaye de Beauport a été fondée en 1220 par Alain Ier d’Avaugour, comte de Penthièvre et de Goêlo sur un site fabuleux au sud de Paimpol sur la côte bretonne, face à la mer. Ce sont les chanoines des Prémontrés installés à l’abbaye de la Lucerne à Avranches en Normandie qui vont mettre sur pied la nouvelle confrérie. Le bâtiment fut construit au début du XIIIe siècle avec les dons du comte et l’accord du pape. L’abbaye fut construite sur une petite colline surplombant le magnifique […]

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Rédigé par rafael

Publié dans #ROMANTISME ET NEOGOTHIQUE

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Publié le 25 Octobre 2010

knossos fresques crete

 

Cnossos ou Knossos était probablement la capitale de la Crète lors de la période minoenne. La cité abriterait le palais du roi Minos, le plus important des palais minoens et sans doute le plus connu des sites crétois depuis sa découverte en 1878.

 

Cnossos est aujourd'hui le plus grand site archéologique minoen connu. Son aspect et sa taille en font un endroit remarquable et incontournable des civilisations de l'Europe archaïque.

 

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Le site de Cnossos est peuplé depuis le VIIIe millénaire av. J.-C., peu après l'arrivée des premiers colons sur l'île de Crète. Au cours du IIIe millénaire, correspondant au MA, les constructions en pierre se multiplient. On retrouve les traces d'un grand bâtiment construit au MA III (v. 2200), sans doute précurseur du Vieux Palais, construit à partir de 1900 (MM IA). C'est ce qu'on appelle la phase archéopalatiale (MA III à MM I, 2100 à 2000).

 

Ce Vieux ou Premier Palais s'étendait autour d'une cour centrale. L'organisation de bâtiments autour d'une cour centrale est une constante du système palatial minoen, excepté à Phaistos, où il semble que la place manquait. La construction d'un palais semble résulter de la nécessité d'organiser la cité, après son expansion au cours des siècles précédents[1]. Les constructions se disposent autour de la cour centrale en aile ouest, nord et est. Le Vieux Palais est détruit vers 1800-1700 (MM II B) par plusieurs séismes, fréquents en Crète.

 

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Le palais étant le centre de diverses fonctions; on les retrouve en plan : l’aile Ouest contient une vingtaine de magasins, de longs couloirs en épi, qui sont des réserves de nourriture. (le palais était un ‘coffre fort de nourriture’). Au même niveau, côté cour on retrouve la fonction religieuse avec la salle du trône (trône en stuc et fresques à griffons sur fond pourpre) Il y a aussi des puits de lumière entre les pièces, les ‘bains lustraux’, dus à une juxtaposition de pièces très condensée qui nécessite ce genre d’infrastructures puisqu’en certains endroits le palais atteignait cinq niveaux.

 

Près de la salle de trône se trouve la ‘crypte aux piliers’ qui est le sanctuaire principal du palais. Aux étages se trouvent les pièces les plus importantes : les halls de réception et des bureaux administratifs. La cour centrale (~1 200 m²) typique des palais crétois, a une fonction rituelle : elle accueille la tauromachie représentée sur de nombreuses fresques, elle consiste en voltige avec des taureaux.

 

L’intérieur du palais est agrémenté de magnifiques fresques aux motifs marins et de taureaux. On y retrouve aussi une multitude de vases. De nombreuses pièces étaient richement décorées comme les quartiers de la reine avec ses fresques de dauphins ou la salle du trône. La palette de couleur des Crétois était très riche et se diversifiait en bleus, rouges,…

 

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Source:

Cnossos. (2010, août 31). Wikipédia, l'encyclopédie libre. Page consultée le 21:24, septembre 2, 2010 à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Cnossos&oldid=56676033.

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #GRECE ANTIQUITE

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