Publié le 27 Mars 2011

 

  

 

Achille et Homère.

Manière aimable de faire naître dans le coeur d' un jeune prince l' amour des belles lettres et de la gloire.

  

Achille.

Je suis ravi, grand poëte, d' avoir servi à t' immortaliser. Ma querelle contre Agamemnon, ma douleur de la mort de Patrocle, mes combats contre les troyens, la victoire que je remportai sur Hector, t' ont donné le plus beau sujet de poëme qu' on ait jamais vu.

  

Homère.

J' avoue que le sujet est beau, mais j' en aurois bien pu trouver d' autres. Une preuve qu' il y en a d' autres, c' est que j' en ai trouvé effectivement.

Les aventures du sage et patient Ulysse valent bien la colère de l' impétueux Achille.

  

Achille.

Quoi ! Comparer le rusé et trompeur Ulysse au fils de Thétis plus terrible que Mars ! Va, poëte ingrat, tu sentiras...

 

Homère.

Tu as oublié que les ombres ne doivent point se mettre en colère. Une colère d' ombre n' est guère à craindre. Tu n' as plus d' autres armes à employer que de bonnes raisons.

 

Achille.

Pourquoi viens-tu me désavouer que tu me dois la gloire de ton plus beau poëme ? L' autre n' est qu' un amas de contes de vieilles ; tout y languit, tout sent son vieillard dont la vivacité est éteinte, et qui ne sait point finir.

 

Homère.

Tu ressembles à bien des gens, qui, faute de connoître les divers genres d' écrire, croient qu' un auteur ne se soutient pas quand il passe d'un genre vif et rapide à un autre plus doux et plus modéré. Ils devroient savoir que la perfection est d'observer toujours les divers caractères, de varier son style suivant les sujets, de s' élever ou de s' abaisser à propos, et de donner, par ce contraste, des caractères plus marqués et plus agréables. Il faut savoir sonner de la trompette, toucher la lyre, et jouer même de la flûte champêtre. Je crois que tu voudrois que je peignisse Calypso avec ses nymphes dans sa grotte, ou Nausicaa sur le rivage de la mer, comme les héros et les dieux mêmes combattant aux portes de Troie.

Parle de guerre, c' est ton fait ; et ne te mêle jamais de décider sur la poésie en ma présence.

 

Achille.

Oh ! Que tu es fier, bon homme aveugle ! Tu te prévaux de ma mort.

 

Homère.

Tu te prévaux aussi de la mienne. Tu n' es plus que l' ombre d' Achille, et moi je ne suis que l' ombre d' Homère.

 

Achille.

Ah ! Que ne puis-je faire sentir mon ancienne force à cette ombre ingrate !

 

Homère.

Puisque tu me presses tant sur l' ingratitude, je veux enfin te détromper. Tu ne m' as fourni qu' un sujet que je pouvois trouver ailleurs : mais moi, je t' ai donné une gloire qu' un autre n' eût pu te donner, et qui ne s' effacera jamais.

 

Achille.

Comment ! Tu t' imagines que sans tes vers le grand Achille ne seroit pas admiré de toutes les nations et de tous les siècles ?

 

Homère.

Plaisante vanité ! Pour avoir répandu plus de sang qu' un autre au siège d' une ville qui n' a été prise qu'après ta mort ! Hé ! Combien y a-t-il de héros qui ont vaincu de grands peuples et conquis de grands royaumes ! Cependant ils sont dans les ténèbres de l'oubli ; on ne sait pas même leurs noms. Les muses seules peuvent immortaliser les grandes actions. Un roi qui aime la gloire la doit chercher dans ces deux choses : premièrement il faut la mériter par la vertu, ensuite se faire aimer par les nourrissons des muses, qui peuvent la chanter à toute la postérité.

 

Achille.

Mais il ne dépend pas toujours des princes d' avoir de grands poëtes : c'est par hasard que tu as conçu long-temps après ma mort le dessein de faire ton iliade.

 

Homère.

Il est vrai ; mais quand un prince aime les lettres, il se forme pendant son règne beaucoup de grands hommes. Ses récompenses et son estime excitent une noble émulation ; le goût se perfectionne. Il n' a qu' à aimer et qu'à favoriser les muses, elles feront bientôt paroître des hommes inspirés pour louer tout ce qu' il y a de louable en lui. Quand un prince manque d' un Homère, c' est qu' il n' est pas digne d' en avoir un : son défaut de goût attire l' ignorance, la grossièreté, et la barbarie. La barbarie déshonore toute une nation, et ôte toute espérance de gloire durable au prince qui règne. Ne sais-tu pas qu' Alexandre, qui est depuis peu descendu ici bas, pleuroit de n' avoir point eu un poëte qui fît pour lui ce que j' ai fait pour toi ? C' est qu' il avoit le goût bon sur la gloire. Pour toi, tu me dois tout, et tu n' as point de honte de me traiter d' ingrat.

 

Il n' est plus temps de s' emporter : ta colère devant Troie étoit bonne à me fournir le sujet d' un poëme ; mais je ne puis plus chanter les emportements que tu aurois ici, et ils ne te feroient point d' honneur. Souviens-toi seulement que la parque t' ayant ôté tous les autres avantages, il ne te reste plus que le grand nom que tu tiens de mes vers. Adieu. Quand tu seras de plus belle humeur, je viendrai te chanter dans ce bocage certains endroits de l' iliade ; par exemple, la défaite des grecs en ton absence, la consternation des troyens dès qu' on te vit paroître pour venger Patrocle, les dieux mêmes étonnés de te voir comme Jupiter foudroyant. Après cela dis, si tu l' oses, qu' Achille ne doit point sa gloire à Homère.

 

Fénelon, Dialogue des morts. 1712.

 




Les jardins de l'Orangerie à Versailles ont été créé de 1684 à 1686 par Le Nôtre, soit avant les grands travaux du château. Jules Hardouin-Manssart va composer un bâtiment original sous la grande terrasse du château, formé d'une galerie de 155 m. de long dont la façade est orienté au sud pour pouvoir bénéficier au maximum du soleil. La galerie centrale est encadré de deux galeries latérales consruite sous les "escaliers des cent marches", au centre les parterres de l'orangerie forment une […]


Musée des Beaux-Arts de Rennes Parmi la trentaine d'oeuvres connues de Georges de La Tour, cette scène, d'une extrême simplicité technique et iconographique, s'inscrit par son clair-obscur, ses tons chauds et son cadre serré, dans la tradition caravagesque. Comme dans tous ses tableaux nocturnes, La Tour recherche les formes rondes et lisses. Les deux silhouettes immobiles se découpent à la lueur d'une bougie. La flamme que le personnage de gauche dissimule au spectateur renvoie une douce […]



Jean-Baptiste Lully, né Giovanni Battista Lulli à Florence le 28 novembre 1632 et mort à Paris le 22 mars 1687, est un compositeur italien puis français de la période baroque, surintendant de la musique de Louis XIV. Par ses dons de musicien et d'organisateur aussi bien que de courtisan et d'intrigant, Lully domina l'ensemble de la vie musicale en France à l'époque du Roi-Soleil. Il fut à l'origine de plusieurs formes de musique qu'il organisa ou conçut : la tragédie lyrique, le grand […]

 

 

  

 

 

 

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Publié le 27 Mars 2011

thailande bouddha shakyamuni (2)

Victoria and Albert Museum

 

Siddhārtha Gautama dit Shākyamuni « sage des Śākyas » ou le Bouddha (« l’Éveillé »), est l'incarnation première du bouddhisme, la source de toute connaissance.

 

thailande bouddha shakyamuni (3)

 

 

 

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Publié le 24 Mars 2011

Bijoux angleterre age du fer (3)

  British Museum, Londres

 

Le mot vient du latin torques, dérivé de torqueo (tordre), en raison de la forme du collier. Le torque est formé d'une épaisse tige métallique ronde, généralement terminée en boule à ses deux extrémités et plus ou moins travaillée ou ornée. Le corps du collier est généralement en fer mais n'est pas toujours, entortillé. Les torques étaient faits à partir de brins de métal entrelacés, généralement en or ou en bronze, moins souvent d'argent.

 

Les extrémités des anciens Torques portent généralement des ornements sculptés, souvent des globes, des cubes, ou des têtes d'animaux, et, moins fréquemment, des figures humaines.

Bien qu'ils étaient le plus souvent faits pour être portés sur le cou, il existait aussi des bracelets avec cette forme.

 

Bijoux angleterre age du fer (2)

 

Des exemples de torque celtique ont été découverts en Grande-Bretagne (torque de Sedgeford) et en Europe continentale au cours d'inspections archéologiques.

 

 

Il a été dit par certains auteurs que le torque était un ornement pour les femmes jusqu'au IVe siècle av. J.-C., quand il est devenu un attribut de guerriers. Des torques en or attribués à une femme ont été notamment trouvés dans les tombes à char de Vix (période de Hallstatt) et Waldalgesheim (période de La Tène) ainsi qu'à Reinheim.

 

Le torque est signe de noblesse et d'un statut social élevé : une décoration accordée à des guerriers en récompense de leurs faits d'armes, ainsi qu'un attribut divin, des représentations des dieux et déesses de la mythologie celtique gauloise les montrent en effet parfois avec des torques. Le dieu Cernunnos a été représenté portant un torque à sa main, dans ses bois ou plus classiquement autour de son cou. Le torque symbolise l'autorité et la richesse et à ce titre rare sont les dieux gaulois autres que Cernunnos dotés de cet attribut. Selon l'archéologue Jean-Louis Brunaux "le torque en or [...] incarnait la puissance divine, bénéfique et nécessaire de la guerre".

 

Le consul romain Titus Manlius vers -361 a provoqué un Gaulois en duel et l'a tué, puis a pris son torque. Parce qu'il le portait toujours, il a reçu le surnom Torquatus, celui qui porte un torque. Après cela, les Romains ont adopté le torque comme une décoration pour les soldats émérites et les unités d'élite au cours de l'époque républicaine.

 

Bijoux angleterre age du fer

 

Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Torque_(collier)

 

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Rédigé par rafael

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Publié le 23 Mars 2011

 

   
 

"Nous marchons. J'allois la tête baissée, selon mon usage;  lorsque je me sens arrêté brusquement, et présenté au site que voici.

  

 

 

A ma droite, dans le lointain, une montagne elevoit son sommet vers la nue. Dans cet instant, le hazard y avoit arrêté un voyageur debout et tranquille. Le bas de cette montagne nous etoit dérobé par la masse inter posée d'un rocher. Le pié de ce rocher s'etendoit en s'abaissant et en se relevant et separoit en deux la profondeur de la scène. Tout a fait vers la droite sur une saillie de ce rocher, j'observai deux figures que l'art n'auroit pas mieux placées pour l'effet. C'etoient deux pescheurs. L'un assis et les jambes pendantes vers le bas du rocher tenoit sa ligne qu'il avoit jettée dans des eaux qui baignoient cet endroit. L'autre, les épaules chargées de son filet, et courbé vers le premier s'entretenoit avec lui. Sur l'espèce de chaussée rocailleuse que le pié du rocher formoit en se prolongeant; dans un lieu ou cette chaussée s'inclinoit vers le fond, une voiture couverte et conduite par un paysan descendoit vers un village situé au dessous de cette chaussée. C'etoit encore un incident que l'art auroit suggéré. Mes regards rasant la crête de cette langue de rocaille, rencontroient le sommet des maisons du village, et alloient s'enfoncer et se perdre dans une campagne qui confinoit avec le ciel.

 

"Quel est celui de vos artistes, me disoit mon cicerone, qui eut imaginé de rompre la continuité de cette chaussée rocailleuse par cette touffe d'arbres?"

 

... Vernet, peut être. ...

 

"A la bonne heure. Mais votre Vernet en auroit il imaginé l'elegance et le charme? auroit'il pu rendre l'effet chaud et piquant de cette lumière qui joue entre leurs troncs et leurs branches ?"

 

... Pourquoi non?...

 

"Rendre l'espace immense que votre oeil découvre au delà?"

 

... C'est ce qu'il a fait quelquefois. Vous ne connoissez pas cet homme; jusqu'où les phénomènes de nature lui sont familiers. Je repondois de distraction; car mon attention etoit arrêtée sur une masse de roches couvertes d'arbustes sauvages que la nature avoit placéea l'autre extrémité du tertre rocailleux. Cette masse etoit pareillement masquée par un rocher antérieur qui se séparant du premier, formoit un canal d'où se precipitoient en torrent des eaux qui venoient sur la fin de leur chute se briser en ecumant contre des pierres détachées... Eh bien, dis je a mon cicérone, allez vous en au Sallon, et vous verrez qu'une imagination féconde, aidée d'une étude profonde de la nature a inspiré a un de nos artistes précisément ces rochers, cette cascade et ce coin de paysage... Et peut être avec ce gros quartier de roche brute, et le pescheur assis qui relevé son filet, et les instruments de son métier epars a terre autour de lui, et sa femme debout, et cette femme vue par le dos,...

 

 

Vous ne scavez pas, l'abbé, combien vous êtes un mauvais plaisant... L'espace compris entre les rochers au torrent, la chaussée rocailleuse et les montagnes de la gauche formoient un lac sur les bords duquel nous nous promenions. C'est de la que nous contemplions toute cette scène merveilleuse. Cependant il s'etoit élevé, vers la partie du ciel qu'on appercevoit entre la toufe d'arbres de la partie rocailleuse et les rochers aux deux pescheurs, un nuage léger que le vent promenoit a son gré...

 

Lors me tournant vers l'abbé; en bonne foi, lui dis- je, croyez vous qu'un artiste intelligent eut pu se dispenser de placer ce nuage précisément ou il

est. Ne voyez vous pas qu'il établit pour nos yeux un nouveau plan, qu'il annonce un espace en deçà et en delà, qu'il recule le ciel, et qu'il fait avancer les autres objets? Vernet auroit senti tout cela. Les autres, en obscurcissant leurs ciels de nuages, ne songent qu'à en rompre la monotonie. Vernet veut que les siens aient le mouvement et la magie de celui que nous voyons...

 

 

"Vous avez beau dire Vernet, Vernet; je ne quitterai point la nature pour courir après son image. Quelque sublime que soit l'homme; ce n'est pas Dieu."

 

 ... D'accord. Mais si vous aviez un peu plus fréquenté l'artiste, il vous auroit peut être appris a voir dans la nature ce que vous n'y voyez pas. Combien de choses vous y trouveriez a reprendre? Combien l'art en supprimeroit qui gâtent l'ensemble et nuisent à l'effet; combien il en rapprocheroit qui doubleraient notre enchantement...

 

"Quoi, sérieusement vous croyez que Vernet auroit mieux a faire que d'être le copiste rigoureux de cette scène."

 

... Je le crois...

 

"Dites moi donc comment il s'y prendrait pour l'embellir?"

 

 ... Je l'ignore, et si je le scavois je serois plus grand poète et plus grand peintre que lui. Mais si Vernet vous eut appris a mieux voir la nature, la nature de son coté vous eut appris a bien voir Vernet. ...

 

"Mais Vernet ne sera toujours que Vernet, un homme."

 

 ... Et par cette raison d'autant plus étonnant, et son ouvrage d'autant plus digne d'admiration. C'est sans contredit une grande chose que cet univers. Mais quand je le compare avec l'énergie de sa cause productrice, si j'avois a m'emerveiller, c'est que son oeuvre ne soit pas plus belle et plus parfaite encore. C'est tout le contraire, lorsque je pense a la foiblesse de l'homme, a ses pauvres moyens, aux embarras et a la courte durée de sa vie, et a certaines choses qu'il a entreprises et exécutées. L'abbé, pourroit-on vous faire une question; c'est d'une montagne dont le sommet iroft toucher et soutenir le ciel, et d'une pyramide seulement de quelques lieues de base et dont la cime finiroit dans les nues, laquelle vous frapperoit le plus. Vous hésitez. C'est la piramide, mon cher abbé; et la raison, c'est que rien n'étonne de la part de Dieu, auteur de la montagne; et que la piramide est un phénomène incroyable de la part de l'homme. "

 

Diderot, Salons 

 


 

 



Les jardins de l'Orangerie à Versailles ont été créé de 1684 à 1686 par Le Nôtre, soit avant les grands travaux du château. Jules Hardouin-Manssart va composer un bâtiment original sous la grande terrasse du château, formé d'une galerie de 155 m. de long dont la façade est orienté au sud pour pouvoir bénéficier au maximum du soleil. La galerie centrale est encadré de deux galeries latérales consruite sous les "escaliers des cent marches", au centre les parterres de l'orangerie forment une […]



La leçon d'anatomie, 1632, Mauritshuis, La Haye Rembrandt a peint ce tableau en 1632, il a alors 26 ans et sa carrière commence. La scène représente le Docteur Nicolaes Tulp entouré d’un groupe de chirurgien. Le tableau fait partie d’une série de portraits de groupe commandés par la confrérie des chirurgiens. La leçon d’anatomie était un événement annuel exceptionnel, la dissection publique d’un criminel était un moment en soit. Rembrandt fait preuve d’un talent certain dans cette […]



Altes Galeries, Berlin Vermeer de Delft (1632-1675) est un peintre hollandais étrange et mystérieux. Ayant une vie difficile loin du succès bien que reconnu par ses contemporains, il peindra sans relâche toute sa vie des scènes de genres, des portraits, des vues de Delft. Son style est d’un grand réalisme et sa qualité tient à une très grande maîtrise de la lumière et des couleurs, les ambiances ainsi rendu sont souvent magiques, le temps est suspendu, l’instant est saisie, comme ici cette […]

 

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Rédigé par rafael

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Publié le 22 Mars 2011

Australie Lorna Napanagnka

 

La plupart du temps les peintures représentent des cartes stylisées vue du ciel. Ces dessins étaient autrefois réalisés sur du sable ou sur les parois des grottes.  Le fond est souvent ocre, marron ou noir, il représente le sol.  Les signes tracés sur la toile ont une signification propre à chaque tribu, à chaque peintre et même à chaque histoire racontée. Certains signes ont même des significations cachées qui ne peuvent être dévoilées qu'avec l'accord de son gardien-dépositaire.

 

Cependant certains signes courants ont des valeurs à peu près communes.  Ils figurent les campements, points d'eau ou grottes, les chemins, des personnages, des traces d'animaux( rarement les animaux eux-mêmes), les plantes et les astres.  L'espace entre les signes est comblé par des points ou des bandes de couleurs.

 

Australie peinture

 

Australie peinture contemporaine

 

Source:

http://nezumi.dumousseau.free.fr/austrar2.htm

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART PREMIER OCEANIE

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Publié le 21 Mars 2011

Bourdelle tete apollon

 

La Tête d'Apollon est l'aboutissement d'une étude commencée par Bourdelle en 1900, alors qu'il est encore employé comme exécutant par Rodin. A cette époque, Bourdelle est à la recherche de sa propre voie, souhaitant abandonner le romantisme expressionniste de son maître. Sa Tête d'Apollon annonce la naissance de son nouveau style et son retour à l'antique. Bien des années après, l'artiste explique lui-même sa démarche : "J'échappai au troué, au plan accidentel, pour chercher le plan permanent. Je recherchai l'essentiel des structures, laissant au second plan les ondes passagères, et en plus je cherchai le rythme universel".

 

Cette évolution ne se fait pas sans mal. Marqué par les difficultés - doutes, maladie, commandes -, Bourdelle se décourage. Ce n'est que plus tard qu'il retrouve la terre, séchée, abîmée, et reprend le modelage en travaillant à partir de moulages en plâtre. Il l'achève en 1909, tout en laissant visibles les traces de cette genèse cahotique : fentes, coutures, mutilations...

Bourdelle tete apollon (2)

 

Lorsque Rodin est invité à voir l'oeuvre, il "en fut vivement saisi. Il vit le divorce accomplit et ne me pardonna pas". Le style de Bourdelle est trouvé : quand Rodin analyse, accentue les ombres et les saillies, exagère les muscles, Bourdelle au contraire synthétise, construit la forme en simplifiant. Peut-être choqué de la réaction de Rodin, Bourdelle parle de "drame" et d'"isolement de pensée sculpturale". Il confère également à la Tête d'Apollon une dimension autobiographique : "Cette sculpture est le drame de ma vie, un côté fait, l'autre à l'étude. Inquiète, austère, libre de tout passé de tout apport contemporain". L'oeuvre demeure cachée dix ans encore, avant que Bourdelle n'en autorise les reproductions. Quoi qu'il en soit, dès son origine, cette création marque pour lui un tournant : "une de mes premières oeuvres, une de celles qui à mes yeux commencèrent d'exprimer ce que je voulais traduire".

 

Bourdelle tete apollon (3)

Source: http://www.musee-orsay.fr/fr/collections/oeuvres-commentees/sculpture/commentaire_id/tete-dapollon-21462.html?tx_commentaire_pi1%5BpidLi%5D=842&tx_commentaire_pi1%5Bfrom%5D=729&cHash=ba4a39dbab

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #SYMBOLISME - NABIS

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Publié le 20 Mars 2011

ohara koson singe monkey

 

Ohara Koson est un artiste japonais né en 1877 et mort en 1945, aussi connu sous les noms de Ohara Shoson et Ohara Hoson. Il était peintre de Kacho-e (illustrations d'oiseaux et de fleurs) et spécialiste de scènes de nature.

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #JAPON

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Publié le 19 Mars 2011

Charles glaubitz fight

 

Le peintre mexicain Charles Glaubitz nous plonge dans un univers hallucinant entre l'expresionnisme allemand de l'entre-deux guerres et l'univers baroque d'un mexique ultra violent.

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #XXIe: l'ART CONTEMPORAIN aujourd'hui, #MEXIQUE

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Publié le 19 Mars 2011

Manet le Balcon

Le Balcon est un tableau réalisé par le peintre Édouard Manet et présenté au Salon de Paris de 1869. La toile représente notamment Berthe Morisot (à gauche), qui deviendra en 1874 la belle-sœur de Manet.


La toile, inspirée des Majas au balcon de Francisco Goya, a été réalisée à la même époque et dans la même intention que le Déjeuner dans l'atelier. Les trois personnages, tous amis de Manet, semblent n’être reliés par rien : tandis que Berthe Morisot, à gauche, fait figure d'héroïne romantique et inaccessible, la jeune violoniste Fanny Claus et le peintre Antoine Guillemet paraissent habiter un autre monde. Le vert agressif et audacieux du balcon, par ailleurs, fit couler beaucoup d'encre.

Deux jeunes femmes et un homme d'une trentaine d'années regardent vers l'extérieur depuis un balcon. Un autre homme se tient dans une semi obscurité plus en retrait dans la pièce. La jeune femme de gauche est assise, elle tient un éventail ; à ses pieds on distingue un petit chien avec une balle. Elle a l'air rêveuse, elle regarde vers la gauche. Elle porte une robe claire, tout comme la jeune femme de droite. Celle-ci porte une ombrelle et enfile ses gants comme si elle allait sortir et ergarde devant elle. L'homme derrière elles est vêtu tout aussi bourgeoisement d'un costume noir et d'une chemise blanche sur laquelle ressort une éclatante cravate bleue. Il fume un cigare d'un air satisfait. Son regard se dirige vers la gauche.Aucun des trois regards n'est dirigé dans la même direction. Ce qui est hors-champ du tableau, ce qui se passe dans la rue n'a donc pas d'importance. L'extérieur n'est d'ailleurs figuré que par un hortensia bleu dans un pot de porcelaine.


Ainsi plus que les spectateurs d'une scène qui aurait lieu à l'extérieur, ces personnages sont-ils les acteurs d'une scène mondaine. Leur inactivité, leur façon de prendre la pose est le sujet du tableau. Ce sujet a bien entendu des résonances sociales. Manet, lui même grand bourgeois et dandy, exécute une charge discrète sur le monde auquel il appartient. Mais tout au plus s'amuse-t-il du mauvais goût de la cravate de son ami Antoine Guillemet et de l'air godiche de Fanny Clauss. Manet prend plus de soin pour décrire Berthe Morisot, dont c'est la première et impressionnante apparition dans son oeuvre. Elle est certes affublée d'un petit chien, préoccupation dérisoire des bourgeoises désoeuvrée, mais son regard vif et impénétrable interpelle. Veut-elle échapper à l'autosuffisance protectrice de l'homme et à la niaiserie de sa compagne? Cette interprétation pourra être appuyée par l'économie de moyens mis en oeuvre dans le choix des couleurs : le vert du balcon et des volets figurent alors une cage, les femmes de blanches colombes, alors que le noir évoque la mort et les prédateurs.




Un bar aux Folies Bergère est un tableau réalisé par le peintre Édouard Manet au début des années 1880. Il s'agit de la dernière œuvre majeure de Manet avant sa mort. La scène, contrairement aux apparences, n’a pas été peinte au bar des Folies Bergère mais a été entièrement recréée en atelier. La jeune femme servant de modèle, Suzon, est en revanche une véritable employée de ce célèbre café-concert. Les nombreux éléments présents sur le marbre du bar, qu’il s’agisse des bouteilles d’alcool, […]



Edouard Manet naît à Paris en 1832 dans une famille aisée, et se destine très tôt à une carrière dans la marine, tout en ayant un véritable goût pour l'art et pour le dessin. Son échec au concours d'admission à l'École Navale le conduit malgré tout à s'embarquer sur un bateau-école à destination de l'Amérique du Sud. Au cours de ce long voyage, il réalise de nombreux dessins et décide de se consacrer finalement à l'art. De retour à Paris, quelques mois plus tard, il entre dans l'atelier du […]



Olympia est un tableau réalisé par Édouard Manet en 1863. Initialement prévue pour le Salon des Refusés de la même année, l'œuvre ne sera finalement dévoilée par le peintre que deux ans plus tard. L'œuvre, qui allait susciter une controverse encore plus féroce que le Déjeuner sur l'herbe, représente une prostituée semblant issue d'un harem à l'orientale et s'apprêtant visiblement à prendre un bain. Le tableau, qui associe et fait ressortir avec puissance le contraste entre la femme blanche […]

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Rédigé par rafael

Publié dans #NATURALISME et IMPRESSIONISME

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Publié le 18 Mars 2011

 

 

 

 

Peintre japonais (1607-1650) est l’un des membres de l’école Kano, il fut un peintre officiel très apprécié au service du Shogun Edo.

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Rédigé par rafael

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