Publié le 12 Août 2011

 

Le château de Chambord est l'édifice emblématique des châteaux de la Loire. Résidence de François Ier et de Léonard de Vinci à la fin de sa vie, il est l'un des monuments les plus visités de France.

 

 

L'apparence extérieure du superbe château de François Ier à Chambord évoque les châteaux forts avec ses murs épais, son donjon et ses tours d'angle aux toits coniques.

Mais le parallèle s'arrête là, Chambord est l'exemple même du château rennaissance fait pour recevoir, vivre et chasser.
L'édifice est décoré d'ornements en pierre et possède le plan intérieur le plus original des châteaux français de cette époque prolifique.


 

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Conçu par l'architecte italien Domenico da Cortona, influencé par les conseils de Léonard de Vinci, nottament pour l'escalier à double révolution, mais aussi pour l'élaboration du toit.
C'est dans le toit que réside l'un des spectacles fantasmagorique les plus étrange de la renaissance européenne. Le spectacle de toutes ces cheminées, de ces toits et de ces tours en ardoises est unique.

 

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Le Château est implanté au coeur d'une immanse forêt : le domaine de Chambord, propre à la chasse en son temps et aujourd'hui à la promenade.


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Photos: (c) Lankaart

 
 

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Rédigé par rafael

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Publié le 12 Août 2011

cathedrale de chartres

 

La cathédrale Notre-Dame de Chartres, en France, est le monument emblématique du gothique en France, située à 80 kilomètres au sud-ouest de Paris. Elle est considérée comme la cathédrale gothique la plus représentative, la plus complète — ainsi que la mieux conservée (majorité des sculptures, vitraux et dallage d'origine) bien qu'elle soit construite avec les techniques de l'architecture romane, montrant ainsi la continuité et non la rupture entre ces deux types d'architecture.

 

cathedrale de chartres (2)

 

L'actuelle cathédrale, de style gothique dit « lancéolé », a été construite au début du XIIIe siècle, pour la majeure partie en trente ans, sur les ruines d'une précédente cathédrale romane, détruite lors d'un incendie en 1194.

 

cathedrale de chartres (4)

 

Grand lieu de pèlerinage, cette cathédrale et ses tours dominent la ville de Chartres et la plaine de la Beauce alentour. Elles s'aperçoivent à plusieurs dizaines de kilomètres de distance.

 

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cathedrale de chartres (5)

 

La cathédrale fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques par la liste de 18622. Par ailleurs, la cathédrale a été parmi les premiers monuments classés au patrimoine mondial par l'UNESCO en 1979.

 

Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Notre-Dame_de_Chartres

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #GOTHIQUE

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Publié le 12 Août 2011

manet portrait

 

Edouard Manet naît à Paris en 1832 dans une famille aisée, et se destine très tôt à une carrière dans la marine, tout en ayant un véritable goût pour l'art et pour le dessin. Son échec au concours d'admission à l'École Navale le conduit malgré tout à s'embarquer sur un bateau-école à destination de l'Amérique du Sud.


Au cours de ce long voyage, il réalise de nombreux dessins et décide de se consacrer finalement à l'art. De retour à Paris, quelques mois plus tard, il entre dans l'atelier du peintre Thomas Couture, pour y étudier la technique de la peinture.

 
Les premières oeuvres de sa propre inspiration qu'il réalise comme "L'enfant aux Cerises" ou "L'enfant au chien" sont très marquées par l'influence des maîtres espagnols : les scènes sont tirées de la vie de tous les jours, et ses sujets traités avec vigueur, accentués par des contrastes lumineux obtenus avec des couleurs pures.
C'est néanmoins Delacroix qu'il considère comme son vrai maître à qui il demande la permisssion de faire un copie de son "Dante et Virgile", qui l'encourage à peindre.

Le Salon des Refusés est créé en 1863 pour apaiser le ressentiment des nombreux peintres rejetés par le Salon officiel. Manet y expose "Le Déjeuner sur l'Herbe", tableau qui est jugé indécent et fait scandale car il représente une jeune femme nue assise entre deux hommes en costume, en pleine nature. Le scandale se renouvelle avec "Olympia", oeuvre qui est acceptée cette fois au Salon officiel. Inspirée d'une toile italienne célèbre du Titien, la "Vénus d'Urbino", Manet avait déjà peint sur le même sujet en 1857. Cette "Olympia" avait à nouveau soulevé la protestation de la critique et du public, très choqués par le réalisme de la nudité représentée dans cette nouvelle toile.

En 1866, "Le Fifre", toile extrêmement sobre, et forte à la fois est refusée par le jury du Salon. Exclu par ailleurs de l'Exposition Universelle de 1867, il obtient le soutien d'Emile Zola dans son idée de créer sa propre salle d'exposition Place de l'Alma où il présente 53 de ses tableaux et quelques eaux-fortes. Mais cette exposition est un échec.

 

Nullement découragé, il tente de revenir au salon en 1869 pour présenter son "Déjeuner à l'Atelier" et le "Balcon" où est représentée Berthe Morisot rencontrée quelque temps auparavant dans les galeries du Louvre. Ces toiles sont une nouvelle fois très mal accueillies, car on considère que ses personnages sont privés de tout contenu émotif et que ce sont en quelques sortes des natures mortes, car ils sont présentés sans perspective.


La proclamation de la Troisième République en septembre 1870, conduit Manet, ardent républicain, à s'engager dans la Garde Nationale. C'est à partir de 1873, il connaît enfin le succès, car il parvient à vendre de nombreuses toiles par l'intermédiaire du marchand d'art Durand-Ruel. En 1873, il expose au salon "la toile "Le Bon Bock", tableau tout à fait naturaliste, sous l'influence de l'oeuvre de Zola, tandis qu' il choisit de ne pas se joindre à l'exposition des jeunes impressionnistes de 1874 dans l'Atelier de Nadar, malgré son amitié pour Monet et les autres peintres de cette école, tels que Renoir, Sisley, Pissarro, Degas, et Berthe Morisot qui se réclament de lui.

Sous l'influence de ses amis, il se consacre donc à des toiles de "plein air", et passe son été 1874 à Genevilliers, auprès de Monet et de Renoir. Il se lie aussi d'amitié avec Stéphane Mallarmé. C'est pour lui une période qui marque sa peinture de notes beaucoup plus claires et le conduit à une peinture proche des impressionnistes . "Argenteuil", "Monet et sa femme sur le bateau-atelier" sont les toiles les plus représentatives de cette période. Il continue d'exposer régulièrement au Salon, tandis que la maladie le gagne et le fait souffrir.

En 1881, il peint la célèbre toile "Le Bar des Folies- Bergère", dernière oeuvre qu'il présente au Salon. Celle ci qui est l'une des plus achevées de l'artiste est faite d'une composition exceptionnelle dans laquelle se résume toute l'oeuvre de l'artiste.

Quand il meurt, à Paris, en avril 1883, il laisse derrière lui une oeuvre faite de plus de quatre cents toiles, mais aussi des aquarelles et pastels en grand nombre.

                                                                                                                                                                                                                          

 

Manet bar folies bergereLe Bar des Folies Bergères Manet le dejeuner sur l'herbeLe Déjeuner sur l'herbe Manet OlympiaOlympia
 Manet le FifreJeune fifre  Manet le BalconLe balcon  

                                                                                                                                                                                                                       
 

 

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #NATURALISME et IMPRESSIONISME

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Publié le 10 Août 2011

Richard Rogers - Aéroport de Barajas Madrid - Photos: Lankaart (c)
Richard Rogers - Aéroport de Barajas Madrid - Photos: Lankaart (c)

Richard Rogers - Aéroport de Barajas Madrid - Photos: Lankaart (c)

Prévu pour accueillir jusqu'à 70 millions de passagers par an, Barajas 4 a été inauguré en février 2006, par lePremier ministre espagnol, Jose Luis Zapatero. Le nouveau terminal mesure 1,2 km de long, pour une superficie de 500 000 m2 et peut accueillir 38 avions. Le satellite a une surface de 300 000 m2 pour 26 avions. Il est dédié au vols internationaux en dehors de l'espace Shengen. C'est l'une des oeuvres les pus abouties de Richard Rogers.

(c) Lankaart

 

 

Richard Rogers - Aéroport de Barajas Madrid - Photos: Lankaart (c)
Richard Rogers - Aéroport de Barajas Madrid - Photos: Lankaart (c)

Richard Rogers - Aéroport de Barajas Madrid - Photos: Lankaart (c)

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Rédigé par rafael

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Publié le 8 Août 2011

 Jean-Philippe Rameau (Dijon, 25 septembre 1683 - Paris, 12 septembre 1764) est un compositeur français et théoricien de la musique.

 L'œuvre lyrique de Rameau forme la plus grande partie de sa contribution musicale et marque l'apogée du classicisme français, dont les canons s'opposèrent avec force à ceux de la musique italienne jusque tard au cours du XVIIIe siècle. Dans ce domaine, la création la plus célèbre du compositeur est sans conteste l'opéra-ballet Les Indes galantes (1735). Cette partie de sa production est curieusement restée oubliée pendant près de deux siècles, mais bénéficie aujourd'hui d'un mouvement de redécouverte. Ses œuvres pour clavecin, en revanche, ont toujours été présentes au répertoire : Le Tambourin, L'Entretien des Muses, Le Rappel des Oiseaux, La Poule, entre autres pièces connues, furent jouées au XIXe siècle (au piano) à l'égal de celles de Bach, Couperin ou Scarlatti.

Rameau est généralement considéré comme le plus grand musicien français avant le XIXe siècle et comme le premier théoricien de l'harmonie classique : ses traités d'harmonie, malgré certaines imperfections, font toujours figure de référence.

 

Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Philippe_Rameau

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Rédigé par rafael

Publié dans #CLASSICISME

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Publié le 8 Août 2011


 

Le Temple de Karnak à Louxor (ancienne Thèbes) est un ensemble impressionnant où tout est hors de proportion, gigantesque, à la limite oppressant.

 

Le site, très étendu, se situe au nord de la ville, composé de temples, de cours, de pylônes et d'une multitude de sculptures. C'est une véritable ville temple d'1.5 km sur 800 m de large.

Là, c'est accumulée toute la richesse et la splendeur des prêtres égyptiens. Karnak est le symbole de leur pouvoir et de leur richesse au sein de l'ancienne Egypte.


Pendant des siècles, le temple a été agrandi, modifié, enrichi.
Au temps où il s'appelait Ipet-Isout chaque pharaon devait apporter sa pierre à l'édifice.


Les Trois temples principaux du site sont :
- Le Temple d'Amon
- Le Temple de Mout
- Le Temple de Montou


Edifié au Moyen empire, le temple a été agrandi pendant tout le Nouvel empire. Les rajouts et modifications se sont prolongés jusqu'aux époques ptolémaïques et chrétiennes.


Au centre de complexe, le temple d'Amon est le site le plus spectaculaire du fait de la présence de la grande salle hypostyle aux piliers bombés, immenses, énormes.
Ce spectacle unique au monde montre bien l'objectif des architectes et prêtres de l'ancienne Égypte, plus qu'au temple de Louxor. 
Ici, l'homme n'est rien face aux puissances qui régissent l'univers : il est comme un insecte au milieu d'une forêt, minuscule, complètement écrasé par la masse et la profusion des piliers.
A ce titre, l'effet de renflement à la base des piliers, la portée très courte entre chaque colonne, la trame très sérrée de 9 x 7 de chaque bas côté, 61 piliers de part et d'autre de l'allée centrale (63-2  supprimés au droit du pylône Est), accentue l'effet d'écrasement beaucoup plus qu'à Louxor. Le but est d'impressionner le peuple, mais aussi les puissants, y compris le pharaon.



Aujourd'hui, le site en lui-même reste trop grand pour être appréhendé en une seule visite.
Seul le temple d'Amon est suffisamment bien conservé pour que l'on puisse lire son plan. Le reste des ruines, sans une explication didactique précise, est difficilement compréhensible.
Le temps est donc indispensable pour parcourir le site, imaginer la splendeur passée des monuments en ruines, comprendre la composition d'ensemble, lire les différentes périodes à travers l'évolution des styles.

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Rédigé par rafael

Publié dans #EGYPTE ANTIQUITE

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Publié le 6 Août 2011

zaha hadid pavillion d'exposition (4)

 

Mobile Art est un musée d'art contemporain itinérant dessiné par l'architecte irakienne Zaha Hadid sur une idée originale de Karl Lagerfeld et construit à l'initiative de la maison de haute-couture Chanel. Les artistes ont été sélectionnés par Fabrice Bousteau, directeur de la rédaction du magazine Beaux Arts. La bande-son a été enregistrée par l'actrice Jeanne Moreau.

 

Les dimensions de ce musée sont de 29 m de largeur, 45 m de longueur, 6 m de hauteur, pour une surface totale de 720 m². Une terrasse d'accès se déploie sur 128 m² et l'atrium-puits de lumière central s'étend sur 65 m². La musée est de fait un assemblage précis de 700 pièces uniques dont la taille maximale est de 3 cm d'épaisseur et 2,25 m de long, afin d'être transportable en conteneur. Le matériau utilisé est un sandwich de polymère et les ouvertures zénithales sont des coussins d'air. Une fois démonté, le Mobile Art remplit exactement 56 conteneurs et son montage nécessite 15 jours de travail de manutention.

 

Ce bâtiment atypique est devenu un espace d'exosition mobile.

 

zaha hadid pavillion d'exposition (3)

 

zaha hadid pavillion d'exposition (2)

 

zaha hadid pavillion d'exposition (5)

 

zaha hadid pavillion d'exposition (6)

Photos: (c) Lankaart

Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Mus%C3%A9e_Mobile_Art

 



Deutsches Historisches Museum Le musée de l'Histoire allemande occupe l'Arsenal (Zeughaus) et un nouvel ensemble réalisé par l'architecte de la Pyramide du Louvre, Ieoh Ming Pei. Il succède ainsi à l'ancien musée de l'Histoire allemande de la RDA, qui occupait les lieux de 1952 à 1990. En 1989, un projet initial conçu par l'architecte italien Aldo Rossi prévoyait la construction d'un nouveau musée de l'Histoire allemande face au Reichstag. Après la chute du mur, la Platz der Republik et ses […]



L'hôtel de ville de Londres (London City Hall en anglais) est le siège du Greater London Authority et de ses organes que sont le maire de Londres et la London Assembly. Dessiné par l'architecte Norman Foster, il se situe sur la berge sud de la Tamise près du Tower Bridge dans le district de Southwark (quartier de Bermondsey) et a été inauguré en juillet 2002. Photos: (c) Lankaart Barcelone - Tour Agbar de Jean Nouvel Œuvre de l'architecte Jean Nouvel, la tour Agbar est devenue le symbole du […]


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Rédigé par rafael

Publié dans #XXIe: ARCHITECTURE

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Publié le 6 Août 2011



L'église Saint-Ignace-de-Loyola fut édifiée dès 1622 à destination des étudiants du collège jésuite. Cette église est emblématique de la Contre-Réforme et du baroque italien. 

A l'intérieur, afin de transporter le visiteur, le frère jésuite Andrea Pozzo, maître de la perspective, a peind, en 1685, un trompe l'oeil gigantesque qui couvre l'ensemble de la nef : La Gloire de Saint Ignace, monument à la mémoire du fondateur de l'ordre.

Cette fresque exalte l'esprit missionnaire des frères jésuites partis aux quatres coins du monde.
A chaque angle, des divinitées majestueuses figurent les quatres continents. Au centre, le saint soutenu par des anges monte au ciel.




La maîtrise parfaite de la perspective crée une illusion totale ; l'architecture de l'église se prolonge jusqu'au ciel et la multitude de personnages surgie naturellement du décor.
Le Baroque est ici au sommet de son développement, l'exaltation, l'émotion, la surprise prime sur tout. L'amour de dieu passe par une sur-réprésentation des saints, des miracles, de l'éternel : rien n'est réel, on est dans l'imaginaire pur.


 

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Rome-Andrea-Pozzo-Saint-Ignace.jpgRome-Andrea-Pozzo-Saint-Ignace-trompe-l-oeil.jpg

 

 

 

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #BAROQUE

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Publié le 5 Août 2011

   
 

La confession est un des besoins spirituels de l’homme. Or, dès que l’homme a un peu d’intelligence, de sensibilité, de goût pour les jeux de l’esprit, il se confesse en langage rythmé : telle est l’origine de la poésie intime et personnelle. Il y a des élégies d’aveu ou de désespoir parmi les plus anciennes poésies connues, l’ode de Sapho ou le « Chant de la sœur dédaignée », retrouvé sur un papyrus hiéroglyphique, et admirable. Catulle s’est confessé avec tant d’ingénuité que toute sa vie sentimentale se trouve écrite dans ses poèmes déjà verlainiens. Les manuscrits du moyen âge sont pleins de confessions en rythme, mélancoliques et réprobatives, si elles sont l’œuvre de  moines ou de clercs pénitents, effrontées, à la manière d’Horace ou d’Ausone, si ce sont des Goliards qui ont chanté leurs amours et leurs ripailles. La poésie française la plus assurée de vivre et de plaire est celle où des âmes troublées dirent leur désir et leur peine de vivre : il y eut Rutebeuf, il y eut Villon, Ronsard et Théophile ; il y eut Vigny, il y eut Lamartine, il y eut Baudelaire et Verlaine ; il y en eut des centaines et le plus gauche à découvrir son cœur nous émeut encore après des années de cimetière ou des siècles de poussière.

En ces temps derniers on abusa un peu de cette poésie subjective. D’innombrables poètes atteints d’un psittacisme morbide et prétentieux s’appliquèrent à publier d’abondants décalques des aveux les plus célèbres : les arts d’imitation ne sont-il pas la gloire de notre industrie ? Mais rares sont les confessions où l’on ne s’ennuie à aucune redite ; rares, les hommes dont la perversité est originale, dont la candeur est nouvelle. Du nouveau, encore du nouveau, toujours du nouveau : voilà le principe premier de l’art. M. Henry Bataille s’y est conformé spontanément (c’est ainsi qu’il le faut) avec une délicate simplicité.

Ce que l’on connut d’abord de M. Bataille, c’étaient  de petites impressions tendres, à propos de choses mystérieuses et vagues, d’une nature malade, évanouie, de femmes muettes qui passaient parfumées de douceur, de petites filles sages et déjà tristes, d’une enfance frêle et peureuse, des vers écrits dans la Chambre Blanche, des vers pour Monelle, peut-être… Le poète s’est refait tout petit enfant, jusqu’au conte de fées, jusqu’à la berceuse ; mais l’intérêt est précisément dans le spectacle de cette métamorphose ; et, à voir comment le jeune homme revit son enfance, on devine comment l’homme revivra sa jeunesse. Il y a toujours un oiseau bleu qui est parti et qui ne reviendra plus ; hier est toujours le paradis perdu, et dans vingt ans M. Bataille songera encore :

 

Oiseau bleu, couleur du temps,
Me connais-tu ? fais-moi signe : —
La nuit nous donne des airs sanglotants,
Et la lune te fait blanc comme les cygnes…

Oiseau bleu, couleur du temps,
Dis, reconnais-tu la servante
Qui tous les matins ouvrait
La fenêtre et le volet
De la vieille tour branlante ?…

 

Où donc est le saule où tu nichais tous les ans,
Oiseau bleu, couleur du temps ?

Oiseau bleu, couleur du temps.
Dis un adieu pour la servante
Qui n’ouvrira plus désormais
La fenêtre, ni le volet
De la vieille tour où tu chantes…
Ah ! reviendras-tu tous les ans,
Oiseau bleu, couleur du temps ?


Et toujours il y aura des villages qu’on se souviendra d’avoir vu mourir un soir, et qu’on n’oubliera pas, et où l’on voudrait revenir, — oh ! un seul instant, revenir vers le passé qu’on a vu mourir, un soir d’adolescence, un soir de jeunesse, un soir d’amour :

 

Il y a de grands soirs où les villages meurent —
Après que les pigeons sont rentrés se coucher. —
Ils meurent, doucement, avec le bruit de l’heure
Et le cri bleu des hirondelles au clocher…
Alors, pour les veiller, des lumières s’allument,
Vieilles petites lumières de bonnes sœurs,
Et des lanternes passent, là-bas, dans la brume…
Au loin le chemin gris chemine avec douceur…


De toutes ces visions le poète enfin se détache avec une fermeté attristée :  

Mon enfance, adieu, mon enfance. — Je vais vivre.
Nous nous retrouverons après l’affreux voyage,
Quand nous aurons fermé nos âmes et nos livres,
Et les blanches années et les belles images…
Peut-être que nous n’aurons plus rien à nous dire !
Mon enfance… tu seras la vieille servante,
Qui ne sait plus bercer et ne sait plus sourire…


Et ainsi jusqu’à la mort chacune de nos existences successives nous sera une belle et douce étrangère qui s’éloigne lentement et se perd dans l’ombre de la grande avenue où nos souvenirs sont devenus des arbres qui songent en silence…

Il y a donc, dans ce livre de l’enfance, toute une philosophie de la vie : un regret mélancolique du passé, une peur fière de l’avenir. Les poèmes plus récents de M. Bataille, encore épars, ne semblent pas contrarier cette impression : il y demeure le rêveur nerveusement triste, passionnément doux et tendre, ingénieux à se souvenir, à sentir, à souffrir. Quant à ses deux drames, la Lépreuse et Ton sang, sont-ils bien, comme l’auteur le croit, la transposition en action des mêmes sensations et des mêmes idées que, parallèlement, il transpose en poèmes ? Poèmes et tragédies sont nés  dans la même forêt, viornes et frênes, voilà tout ce que l’on peut affirmer : ils ont puisé à la même terre, au même vent, à la même pluie, mais la différence essentielle est celle que j’ai dite : les deux drames sont deux beaux arbres tragiques.

La Lépreuse est bien le développement naturel d’un chant populaire : tout ce qui est contenu dans le thème apparaît à son tour, sans illogisme, sans effort. Cela a l’air d’être né ainsi, tout fait, un soir, sur des lèvres, près du cimetière et de l’église d’un village de Bretagne, parmi l’odeur âcre des ajoncs écrasés, au son des cloches tristes, sous les yeux surpris des filles aux coiffes blanches. Tout le long de la tragédie l’idée est portée par le rythme comme selon une danse où les coups de sabots font des pauses douloureuses. Il y a du génie là-dedans. Le troisième acte devient admirable, lorsque, connaissant son mal et son sort, le lépreux attend dans la maison de son père le cortège funèbre qui va le conduire à la maison des morts, et l’impression finale est qu’on vient de jouir d’une œuvre entièrement originale et d’une parfaite harmonie.

Le vers employé là est très simple, très souple, inégal d’étendue et merveilleusement rythmé : c’est  le vers libre dans toute sa liberté familière et lyrique :

 

Je sais où j’ai été empoisonné.
C’est en buvant du vin dans le même verre
qu’une jeune fille que j’aimais…


Sur la table il y avait nappe blanche,
un vase rempli de beurre jaune,
et elle tenait à la main un verre
du vin qui plaît au cœur des femmes…


Elle n’avait pas pourtant lieu de me haïr…
Je ne suis qu’un pauvre jeune fermier,
fils de Matelinn et de Maria Kantek
J’ai passé trois ans à l’école…
mais maintenant je n’y retournerai plus…
Dans un peu de temps je m’en irai encore loin du pays,
Dans un peu de temps je serai mort,
et m’en irai en purgatoire…
Et pendant ce temps mon moulin tournera

diga-diga di,

Ah ! mon moulin tournera

Diga-diga da…

 

Ton sang est écrit en prose, très simple aussi, et comme transparente. Je n’aime guère cette  histoire, trop médicale, de transfusion du sang, mais le thème accepté, on est en présence d’un vrai drame d’aujourd’hui, hardi et vrai. Le ton singulier de cette tragédie est donné par une sorte de mysticisme charnel. Les affinités corporelles sont substituées aux affinités morales : c’est un psychisme matériel. Voici un passage du rôle de Daniel (le jeune homme à qui Marthe a donné son sang), par lequel le principe du drame sera un peu expliqué :

 

« Tu ne peux pas le voir couler dans mes veines… mais c’est si extraordinaire de le contenir en moi… si étrange… si absurde et si doux… Je contemple mes mains comme si je les voyais pour la première fois… Je ne sais quelle tiédeur fraîche y coule en cascade… et sous le réseau transparent des veines, il me semble que je suis dans sa fuite toute la source lâchée de ton cœur… Il y a une douceur nouvelle qui court en moi comme un printemps… Je t’assure, pose ta main sur la mienne… elle t’appartient… je suis un peu toi maintenant… Je veux que tu sentes se faire la confusion, je veux que tu reconnaisses en moi le battement inconscient de ta vie… Ah ! que ma  joie ne te paraisse pas puérile !… je t’en supplie… Ta vie ! pense à cela… la vie de ta chair, à défaut de ton âme… Ce sang m’apporte un peu de ton éternité… oui de ton passé, de ton présent, de ton avenir, et c’est comme s’il accourait à moi du fond de ta plus lointaine et mystérieuse enfance… »

 

Il n’y a peut-être pas là une seule métaphore qui n’ait été lue dans les effusions attribuées d’ordinaire aux amants ; il semble pourtant qu’on les lise pour la première fois, car c’est la première fois qu’elles sont justes. Cependant le style de Ton sang n’est pas toujours assez pur, et trop parfois de vraie conversation, sous prétexte de « théâtre ». Le prétexte n’est pas valable.

Les deux tragédies se rejoignent par cette idée que le sang de la femme, pur ou impur, haine ou amour, est une malédiction pour l’homme. L’amour est une joie empoisonnée ; la fatalité veut que ce qui est le suprême bien de l’homme soit la source de ses plus cruels tourments, que le fleuve où il boit la vie soit le même où il boit la douleur et la mort.

C’est, du moins, l’impression que j’ai retirée de cette lecture, mais, comme dit M. Bataille dans sa  Préface, « plus le drame apparaît simple et dépourvu de haute signification, mieux le vrai but est atteint ». Une œuvre d’art, tableau, statue, poème, roman ou drame, ne doit jamais avoir une signification trop précise, ni vouloir démontrer quelque vérité morale ou psychologique, ni être un enseignement, ni contenir une théorie. Il faut opposer Hamlet à Polyeucte.

M. Henry Bataille dont les idées semblent sagement imprécises ne sera jamais tenté par l’apostolat : le goût de la beauté le préservera de se plaire dans les chambres resserrées et malsaines de la maison des formules. Il est appelé à sentir confusément la vie, à ne pas trop la comprendre ; c’est la condition même de l’enfantement des œuvres. Tous les grands actes naturels de l’existence humaine sont dirigés ou dominés par l’inconscient.




Musée d'Orsay, Paris. (c) Visipix.com La Lecture est un tableau réalisé par le peintre Édouard Manet vers 1865. La toile représente la famille de l'artiste : Suzanne Manet, née Leenhoff, est assise sur le canapé et, tout en tournant le dos à son fils Léon Leenhoff, écoute avec attention la lecture qu'il est en train de faire à voix haute. La Lecture fait partie des portraits les plus célèbres de Mme Manet, tout comme Suzanne Manet à son piano. Source: […]



Musée rodin, Paris (c) Lankaart Jean-Alexandre-Joseph Falguière dit Alexandre Falguière, né à Toulouse le 7 septembre 1831 et mort à Paris le 19 avril 1900, est un sculpteur français de style académique et un artiste-peintre dont quelques toiles sont classées sous le signe du réalisme. Rodin présente son buste de Falguière, réalisé en 1897, à la Société nationale des Beaux-Arts en 1899. En 1900, à l’exposition de l’Alma, ce buste est présenté très haut comme le Buste héroïque de Victor Hugo […]

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Rédigé par rafael

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Publié le 4 Août 2011

Angkor - Ta Prohm - Photos: Lankaart (c)
Angkor - Ta Prohm - Photos: Lankaart (c)

Angkor - Ta Prohm - Photos: Lankaart (c)

Construit en 1186, à l'époque de Jayavarman VII, le temple de Ta Prohm est plein de charme et de romantisme. Il est connu des voyageurs parce qu'il est unique.

Laissé partiellement à l'abandon, la végétation occupe encore le site, les arbres surgissent entre les pierres. L'ensemble forme un étonnant décor propre à toutes les rêveries. C'est l'école française d’Extrême Orient qui a choisi de laisser le temple en l'état pour garder un témoignage de ce qu'était l'état des temples au moment de leur découverte au XIXème siècle. Photos, dessins, peintures, récits, Ta Prohm a inspiré et continu d'inspirer les voyageurs. Pourtant, ce décor préservé d'une reconstitution trop importante reste artificiel : les amoncements de gravats, les arbres, les bas relief couverts de mousse sont le témoin d'un certain abandon mais on est loin de l'exubérence de Beng Mealea, ou d'autres sites où la nature à tout envahie, où la jungle est la maîtresse incontestée du site.


A Ta Prohm, nous sommes les témoins d'un juste équilibre entre la jungle et le temple, entre la nature et les hommes, c'est ce qui en fait son charme. Les entrelacs, entre les racines des fromagers et les blocs de grès, constituent une figure emblématique du site. Ce temple bouddhiste rassemblait 80 000 personnes qui travaillaient pour le temple dont plus de 500 danseurs. Le temple était un village à lui tout seul.

 
Angkor - Ta Prohm - Photos: Lankaart (c)
Angkor - Ta Prohm - Photos: Lankaart (c)
Angkor - Ta Prohm - Photos: Lankaart (c)
Angkor - Ta Prohm - Photos: Lankaart (c)
Angkor - Ta Prohm - Photos: Lankaart (c)

Angkor - Ta Prohm - Photos: Lankaart (c)

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART KHMER

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