Publié le 22 Septembre 2011


Le Portrait du Cardinal de Richelieu fut peint en 1642 par Philippe de Champaigne à destination d'un sculpteur italien afin qu'il réalise un buste en marbre du cardinal.
Le tableau est un manifeste du réalisme de Champaigne. La minutie du travail du peintre, la précision du portrait auront un tel retentissement auprès du cardinal qu'il fit reprendre la totalité de ses portraits par le peintre.

L'expression du cardinal est ici celle d'un homme sûr de son fait, au sommet de sa puissance, sans aucune émotion, au-dessus des hommes et des choses.
C'est l'un des premiers portraits d'un "chef d'état" professionnel, dont la vie est consacrée uniquement à l'exercice du pouvoir. Ce n'est pas le portrait d'un monarque ou d'un noble, ni celui, idéalisé, d'une icône religieuse.  

Le talent de Champaigne est ici manifeste ; il révèle toute la psychologie du cardinal, toute la force d'un homme issue de l'intelligentsia et non de la noblesse.

Le tableau est aujourd'hui exposé au Musée des Beaux-arts de Strasbourg.

Le Portrait du Cardinal de Richelieu




Jean-Baptiste Lully, né Giovanni Battista Lulli à Florence le 28 novembre 1632 et mort à Paris le 22 mars 1687, est un compositeur italien puis français de la période baroque, surintendant de la musique de Louis XIV. Par ses dons de musicien et d'organisateur aussi bien que de courtisan et d'intrigant, Lully domina l'ensemble de la vie musicale en France à l'époque du Roi-Soleil. Il fut à l'origine de plusieurs formes de musique qu'il organisa ou conçut : la tragédie lyrique, le grand […]



Loth et ses filles fut peint par Simon Vouet en 1633. Aujourd'hui, ce tableau est exposé au Musée des Beaux Arts de Strasbourg. De retour à Paris, après un séjour en Italie, Vouet veut s'imposer à la cours de Louis XIII. Dans la suite de l'influence Du Carravage et du baroque italien qu'il importe à la cours, il joue d'une certaine sensualité et de l'ambiguïté de son sujet. En effet Loth, ennivré par ses filles, va bientôt s'unir à elles. Episode de la Genèse, Loth seul juste de Sodome et […]


Musée du Louvre, Paris. (c) Visipix.com Simon Vouet est l'emblème d'une peinture baroque française. « Si Le Brun, David ou, d'une certaine façon, Delacroix existèrent, c'est qu'il y eut d'abord Simon Vouet », dit Denis Lavalle, inspecteur en chef des monuments historiques. Simon Vouet - La Crucifixion La Crucifixion, Simon Vouet (vers 1636-37), Musée des Beaux-arts de Lyon. (c) Visipix.com Vouet meurt en 1649, à un moment où deux de ses nombreux élèves, les plus doués, se disputent le […]

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Rédigé par rafael

Publié dans #CLASSICISME

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Publié le 22 Septembre 2011

paris Grande halle la villette (3)

 

« …c’est le marché aux bestiaux et l’abattoir de la Villette qui reprennent l’ossature ferronnière des Halles que M. Janvier, sur les plans de M. Baltard, élargit encore. Ici, le métal atteint des proportions grandioses. D’énormes routes filent, rompues par de sveltes colonnes qui jaillissent du sol, supportant de légers plafonds, inondés de lumière et d’air. C’est l’énorme préau dans les flancs duquel s’engouffrent des milliers de bêtes, la vaste plaine dont le ciel couvert plane sur une activité fébrile de commerce, sur un incessant va-et-vient de bestiaux et d’hommes, c’est une série d’immenses pavillons dont la sombre couleur, l’aspect élancé et pourtant trapu, convient aux infatigables et sanglantes industries qui s’y exercent. »

Huysmans, L’Art Moderne, 1883, Le Salon de 1881

 

paris Grande halle la villette (5)

 

paris Grande halle la villette (2)

 

paris Grande halle la villette

 

Photos: (c) Lankaart

 



« Prenez par exemple un tableau de M. Degas et voyez si celui-là se borne à être un excellent « modiste », si, en dehors de sa grande habilité à rendre les étoffes, il ne sait pas vous jeter sur ses pieds une créature dont le visage, la tournure et le geste parlent et disent ce qu’elle est. Il représente des danseuses. Toutes sont de vraies danseuses et toutes diffèrent dans leur façon de s’exercer à un labeur semblable. Le propre de chacune ressort, la nervosité de la fille qui est douée […]

 



Le Grand Palais à Paris est l'un des monuments les plus importants de la capitale. Il fait partie des ouvrages qui ont tout à la fois été les symboles de l'exposition universelle de 1900 et qui ont marqués durablement le paysage urbain parisien. En effet la décision de réaliser une nouvelle exposition universelle à Paris, après celle de 1889 qui a vu la réalisation de la grande galerie des machines et de la tour Eiffel, est prise afin de contrer les ambitions allemandes en ce domaine et de […]

 


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Rédigé par rafael

Publié dans #NATURALISME et IMPRESSIONISME

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Publié le 21 Septembre 2011

Riga vieille ville (13)

 

"Le centre historique de Riga, qui a conservé pour une part intacts ses édifices médiévaux, et d'autres plus récents, présente une valeur universelle du fait de la qualité et de la quantité de ses édifices de style Art nouveau ou Jugendstil , sans parallèle ailleurs dans le monde, et de son architecture en bois du XIXe siècle. Il a exercé une influence considérable sur l'évolution de l'architecture dans l'aire culturelle baltique.

 

Riga vieille ville (14)

 

Les fouilles archéologiques menées dans la vieille ville ont montré qu'il existait sur la péninsule formée par le confluent de la Ridzene et de la Daugava, dès la fin du XIe siècle, un habitat de tribus locales, les Lives et les Coures, ainsi que plusieurs comptoirs commerciaux étrangers. Le lieu devint ainsi rapidement un carrefour commercial entre l'Est et l'Ouest. La Livonie fut christianisée en 1184 par le moine allemand Meinhard, mais des chroniques anciennes attribuent la fondation de Riga à l'évêque Albert, en 1201. En 1221, les habitants se soulevèrent avec succès contre la domination allemande. Un conseil municipal, élu par ses habitants, devint alors son corps législatif et exécutif. La ville indépendante prospéra, devint le troisième port commercial de Baltique (après Lübeck et Gdansk), et s'allia en 1282 avec Lübeck et Visby pour entrer dans la Ligue hanséatique.

 

Riga vieille ville (3)

 

Au XVe siècle, Riga était une grande ville hanséatique typique, avec ses rues tortueuses et ses maisons serrées les unes contre les autres, sa grande place du marché, dont le centre était occupé par l'hôtel de ville, et ses puissantes fortifications. Riga fut le théâtre d'événements importants au milieu du XVIe siècle : la ville adhéra à la Réforme et à la doctrine de Martin Luther, et résista avec succès à la Contre-Réforme dans les années trente et quarante du XVIe siècle. En 1559, elle dut cependant céder aux troupes d'Ivan le Terrible. L'occupation russe fut suivie par la domination polonaise, et Riga se trouva prise entre la Pologne et les ambitions de Gustave-Adolphe II de Suède. La ville entra en 1621 dans le royaume de Suède élargi et connut de nombreuses années de guerres du fait des luttes qui opposèrent alors la Suède à la Russie. En 1710, à la suite de la défaite de Charles XII de Suède à la bataille de Poltava, Riga tomba aux mains de l'armée russe au terme d'un siège de neuf mois, et devait rester dans l'Empire de la Russie tsariste jusqu'à la création de la première République de Lettonie en 1918.

 

Riga vieille ville (10)

 

Le centre historique de Riga se compose de trois parties : la vieille ville médiévale, le demi-cercle formé par les boulevards du XIXe siècle et les quartiers des XVIIIe et XIXe siècles situés à l'extérieur de ceux-ci, et qui ont été implantés selon un plan en damier.

 

Peu de constructions médiévales sont demeurées intactes ; l'une des plus intéressantes est la maison des Trois Frères, un groupe de maisons magnifiquement restauré du XVe siècle. La maison Reutem et la maison Dannenstem, de la fin du XVIIe siècle, sont des édifices plus monumentaux, dont l'intérieur a été soigneusement décoré et meublé, et dont les façades sont impressionnantes. Les murs de la ville ont été démolis au milieu du XIXe siècle, mais une partie d'entre eux a depuis été reconstruite, avec un de leurs bastions.

 

Riga vieille ville (7)

 

Les boulevards sont jalonnés par de nombreux édifices publics importants du XIXe siècle et du début du XXe siècle, dont le Théâtre national et le Musée d'art letton. La création des boulevards a coïncidé avec la diffusion en Europe de l'éclectisme, mouvement qui est très largement représenté dans la ville. Les faubourgs, qui se sont développés extrêmement rapidement à partir du milieu du XIXe siècle, sont remarquables tant par la présence de constructions en bois dans le style russe classique que par l'extraordinaire richesse des édifices construits après la destruction des fortifications et le tracé du nouveau plan urbain, notamment dans les dernières années du XIXe siècle et les premières années du siècle suivant. L'époque de l'éclectisme a permis aux architectes de faire assaut de fantaisie, comme l'illustre bien la « maison du Chat », dans la rue Meistaru.

 

Riga vieille ville (8)

Riga vieille ville (18)

 

 

Toutefois, c'est l'Art nouveau (Jugendstil), parvenu à Riga via la Finlande à l'extrême fin du XIXe siècle, qui donna à la zone des faubourgs sa physionomie caractéristique. Les exemples en sont multiples mais, parmi eux, les plus remarquables sont peut-être les travaux de Mikhail Eisenstein dans les rues Alberta et Elizabeth. En Lettonie, le romantisme national s'est développé à partir du Jugendstil, à nouveau à partir d'un modèle finnois. Ce mouvement est représenté par des architectes comme E. Laube et A. Vanags, qui ont laissé de saisissants exemples de leur travail dans les rues Alberta et Brivibas."

 

Source: http://whc.unesco.org/fr/list/852

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Rédigé par rafael

Publié dans #VILLES D'ART ET DE CULTURE

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Publié le 21 Septembre 2011

le caravage salome

National Gallery, Londres. 1607 (c) Visipix.com

 

L'œuvre du Caravage, puissante et novatrice révolutionna la peinture du XVIIe siècle par son caractère naturaliste, son réalisme parfois brutal, son érotisme troublant et son emploi de la technique du clair-obscur qui influença nombre de grands peintres après lui.

 

Récit évangélique:

 

L'Évangile selon Matthieu, 14:3-11 2,  :

 

"Car Hérode, qui avait fait arrêter Jean, l’avait lié et mis en prison, à cause d’Hérodias, femme de Philippe, son frère, parce que Jean lui disait : « Il ne t’est pas permis de l’avoir pour femme. » Il voulait le faire mourir, mais il craignait la foule, parce qu’elle regardait Jean comme un prophète. Or, lorsqu’on célébra l’anniversaire de la naissance d’Hérode, la fille d’Hérodias dansa au milieu des convives, et plut à Hérode, de sorte qu’il promit avec serment de lui donner ce qu’elle demanderait. À l’instigation de sa mère, elle dit : « Donne-moi ici, sur un plat, la tête de Jean-Baptiste. » Le roi fut attristé ; mais, à cause de ses serments et des convives, il commanda qu’on la lui donne, et il envoya décapiter Jean dans la prison. Sa tête fut apportée sur un plat, et donnée à la jeune fille, qui la porta à sa mère."

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #BAROQUE

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Publié le 21 Septembre 2011


L'Abbaye de Gellone ou Abbaye de Saint-Guilhem-Le-Desert est bâtie dans un environement superbe, perdue sur l'une des anciennes routes de Saint-Jacques de Compostelle. 

Abbaye bénédictine fondé en 804 par le comte de Toulouse Guillaume d'Orange, elle abrite des reliques précieuses dont un morceau de la Sainte Croix.


Le bâtiment actuel remonte au XIè siècle et reflete les grands principes de l'art roman. La simplicité des volumes, l'élancement vertical de la nef, les justes proportions de l'édifice en font l'un des chefs d'oeuvre de cette époque.

Le cloître a été malhereusement démantelé en partie et remonté au musée The Cloisters à New-York.

L'abbaye est classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.



 

Photos: (c) Lankaart

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Rédigé par rafael

Publié dans #ROMAN

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Publié le 20 Septembre 2011

Goya dessin

 

"Les dessins de Goya sont exécutés à l’aqua-tinta, repiqués et ravivés d’eau-forte ; rien n’est plus franc, plus libre et plus facile, un trait indique toute une physionomie, une traînée d’ombre tient lieu de fond, ou laisse deviner de sombres paysages à demi-ébauchés ; des gorges de sierra, théâtres tout préparés pour un meurtre, pour un sabbat ou une tertulia de Bohémiens ; mais cela est rare, car le fond n’existe pas chez Goya. Comme Michel-Ange, il dédaigne complètement la nature extérieure, et n’en prend tout juste que ce qu’il faut pour poser des figures, et encore en met-il beaucoup dans les nuages. De temps en temps, un pan de mur coupé par un grand angle d’ombre, une noire arcade de prison, une charmille à peine indiquée ; voilà tout. Nous avons dit que Goya était un caricaturiste, faute d’un mot plus juste. C’est de la caricature dans le genre d’Hoffmann, où la fantaisie se mêle toujours à la critique, et qui va souvent jusqu’au lugubre et au terrible ; on dirait que toutes ces têtes grimaçantes ont été dessinées par la griffe de Smarra sur le mur d’une alcôve suspecte, aux lueurs intermittentes d’une veilleuse à l’agonie. On se sent transporté dans un monde inouï, impossible et cependant réel. ― Les troncs d’arbre ont l’air de fantômes, les hommes d’hyènes, de hiboux, de chats, d’ânes ou d’hippopotames ; les ongles sont peut-être des serres, les souliers à bouffettes chaussent des pieds de bouc ; ce jeune cavalier est un vieux mort, et ses chausses enrubannées enveloppent un fémur décharné et deux maigres tibias ; ― jamais il ne sortit de derrière le poêle du docteur Faust des apparitions plus mystérieusement sinistres.

 

Les caricatures de Goya renferment, dit-on, quelques allusions politiques, mais en petit nombre ; elles ont rapport à Godoï, à la vieille duchesse de Benavente, aux favoris de la reine, et à quelques seigneurs de la cour, dont elles stigmatisent l’ignorance ou les vices. Mais il faut bien les chercher à travers le voile épais qui les obombre. ― Goya a encore fait d’autres dessins pour la duchesse d’Albe, son amie, qui n’ont point paru, sans doute à cause de la facilité de l’application. ― Quelques-uns ont trait au fanatisme, à la gourmandise et à la stupidité des moines, les autres représentent des sujets de mœurs ou de sorcellerie."

 

Théophile Gautier, Voyages en Espagne

 

Goya fusilles

 

goya eaux forte

 

Goya la nuit

 

Goya sainte

 

 

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #ROMANTISME ET NEOGOTHIQUE

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Publié le 20 Septembre 2011

camille Pissarro paysage ete

 

«  …je m’arrêterai devant une toile huchée sur un chevalet, un paysage d’été où le soleil pleut furieusement sur un champ de blé. C’est là le meilleur paysage que je connaisse de M. Pissarro. Il y a sur ce champ un poudroiement de soleil, un tremblement de nature chauffée à outrance, curieux. »

 

Huysmans, L’Art Moderne, 1883, Exposition des Indépendants en 1880.

 



"On peut voir dans la galerie Durand-Ruel une exposition de cent toiles de M. Camille Pissarro : plaisir rare et rarement goûté. Cette exposition comporte des œuvres anciennes et de toutes récentes aussi : elle nous montre ce maître, qui fut un chercheur éternel, à toutes les époques de sa vie d'artiste. Elle nous est donc, non seulement une précieuse joie esthétique, mais encore un très précieux renseignement biographique, quelque chose comme le résumé de l'histoire intellectuelle d'un des […]

 

 



Peintre français (1830-1903) venu à Paris en 1855 pour se consacrer à la peinture il reçoit les conseils de Corot et se lie avec Monet, Cézanne et Guillaumin. Attiré par la campagne et la nature il est principalement un peintre rustique qui sait avec une très grande poésie, rendre les ambiances changeante de la campagne et des saisons. C’est de sa période dite de Pontoise de 1872 à 1884 que datent ses meilleurs œuvres où il marie avec beaucoup de sensibilité l’approche picturaliste de Monet […]

 



"Devant ces toiles où tant de certitude et de jeunesse se mêlent, je me souviens d’une parole de Claude Monet : - Venise… non… je n’irai pas à Venise… Claude Monet avait raison. Venise n’est pas une ville. Vivante ou morte, une ville nous émeut par les maisons, les hommes et l’atmosphère. Or, à Venise, tous les poètes savent bien qu’il n’y a pas de maisons, mais des palais. Il n’y a pas d’atmosphère, puisqu’un voile rose est posé sur Venise, comme une écharpe autour d’une danseuse. Il y a […]

 

 


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Rédigé par rafael

Publié dans #NATURALISME et IMPRESSIONISME

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Publié le 20 Septembre 2011


L'église Santa-Maria in Trastevere est l'une des plus ancienne église de Rome ; elle est fondée au IIIe siècle par le Pape Calixte III.

Sa configuration actuelle date du XIIe siècle et est l'oeuvre du pape Innocent II. Son plan est celui des basiliques romaines : une nef centrale et deux bas-côté, la nef centrale étant bordée par une colonnade, ici de style ionique. Les collones proviennent des Thermes de Caracalla et du temple voisin d'Isis.

Dans l'axe, l'abside est décoré d'une mosaïque réprésentant, au centre, le Christ et la Vierge et, de part et d'autre, les saints. Sur l'arc triomphale qui précède le choeur sont représentés les prophètes Isaïe et Jérémie.
Elle date du XIIe et forme un ensemble d'une très grande qualité.

L'église Santa-Maria in Trastevere est un bon exemple du style basilicale que l'on trouve dans de nombreuses églises de Rome. Ce style est caractérisé par un plan basilical, des colonnades qui rythment la progession de part et d'autre de la nef et une riche décoration de mosaïques d'inspiration byzantine.

Ce style, qui trouve son origine dans la tradition paléochrétienne des premiers siècles de la chrétienté, perdurera jusqu'à la Renaissance italienne au XIVe siècle, en parallèle des courants romans et gothiques.





Le plafond à caisson en bois date du XVIIe est l'oeuvre du Dominiquin.

Photos :(c) Lankaart

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Rédigé par rafael

Publié dans #ARTS BYZANTIN PALEOCHRETIEN ORTHODOXE et RUSSE

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Publié le 19 Septembre 2011

Schinkel-Altes-Museum-Berlin--3-.jpg

 

"Le musée d'art en tant que phénomène social tire ses origines de l'époque des Lumières, et sa diffusion auprès de tous les peuples est une conséquence de la Révolution française. L'île des Musées en offre le plus extraordinaire exemple en raison de son organisation et de sa position symbolique au cœur de la ville, mais aussi parce qu'il illustre, sur plus d'un siècle, l'évolution de la conception moderne du musée.

 

La vocation de l'île des Musées remonte à l'époque où l'Ancien Musée fut construit sur les plans de Karl Friedrich Schinkel en 1824-1828. Un projet de développement de la partie de l'île, située derrière ce musée, fut élaboré dès 1841 par l'architecte de la Cour Friedrich August Stüler, à la demande de Frédéric-Guillaume IV. La première opération de ce projet d'ensemble consista à construire le Nouveau Musée (1843-1847). La Galerie nationale, dessinée par Johann Heinrich Strack, fut édifiée en 1866. Deux décennies passèrent ensuite avant la construction du Kaiser-Friedrich Museum (actuellement Bodemuseum) en 1897-1904, sur des dessins d'Ernst von Ihne. Le projet de Stüler fut complété en 1909-1930 par la construction du Pergamonmuseum d'Alfred Messel.

 

Le complexe de l'île des Musées comporte cinq édifices :

 

- L'Ancien Musée est un bâtiment à deux étages de plan rectangulaire placé sur un soubassement élevé, avec des salles d'exposition disposées autour de deux cours internes et une rotonde centrale à deux niveaux dotée d'un lanternon. Les élévations latérales et postérieure sont relativement dépouillées, mais celle qui regarde vers le site de l'ancien château comporte un portique élevé formé de 18 colonnes ioniques de grès, avec deux pilastres d'angle. L'accès se fait par un escalier de la largeur de sept travées, doté de larges limons.

 

- Le plan du Nouveau Musée est comparable à celui de l'Ancien Musée, mais sa rotonde a été remplacée par l'escalier monumental principal. Contrairement à l'Ancien Musée, auquel il était à l'origine relié par un passage, c'est un édifice relativement sobre, davantage dans le style de l'école de Schinkel. L'intérieur richement décoré contraste avec un extérieur dépouillé. Sa structure présente une innovation intéressante : les plafonds à voûte surbaissée traditionnelle, à charpente de bois et maçonnerie, sont remplacés, au troisième étage, par une structure dotée d'arcs de fonte et de membrures en fer forgé. Cette construction légère était rendue nécessaire par des fondations médiocres.

 

- La Galerie nationale est formée d'un soubassement massif en pierre de taille, aux fenêtres rectangulaires, surmonté par un temple corinthien pseudo-diptère du type in antis , avec un portique ouvert. L'arrière présente une forme de conque semi-circulaire. Un escalier ouvert à deux rampes, doté de cinq volées de marches, conduit au portique de la façade, avec ses colonnes corinthiennes. L'édifice, revêtu de grès Nebra, possède quatre étages et présente un plan rectangulaire aux extrémités absidées. Le soubassement comporte une réserve et un niveau d'exposition, la superstructure deux salles d'exposition. Son décor se compose d'une multitude d'images symboliques, sculptures, bas-reliefs et peintures. Le niveau d'exposition de l'étage supérieur était conçu à l'origine comme une vaste salle de banquet, mais il est actuellement utilisé pour les expositions.

 

- Le Bodemuseum (musée Bode) est une structure néobaroque qui occupe une position dominante à l'extrémité nord-ouest de l'île. Revêtu de grès, et doté d'un soubassement de pierre peu élevé, il comporte deux étages reliés entre eux par des pilastres corinthiens, que couronne une balustrade. La façade arrondie de l'entrée est décorée des mêmes colonnes et d'arcs ouverts en plein cintre. L'entrée, avec son impressionnant escalier, se trouve sous la plus petite des deux coupoles ; elle donne accès aux deux ailes latérales et à une partie centrale, reliées entre elles par des sections transversales, formant ainsi cinq cours internes.

 

- Le Pergamonmuseum (musée de Pergame), formé de trois ailes, a été construit pour exposer la collection d'antiques qui s'enrichissait rapidement à partir du produit des fouilles allemandes de Pergame et d'autres sites grecs d'Asie Mineure, ainsi que de celles de Mésopotamie, qui se trouvaient auparavant au Vorderasiatisches Museum . Il s'élève juste au-dessus de la Spree, tout comme le Bodemuseum, dont il présente les dimensions et les proportions. Le corps de bâtiment central et les ailes latérales sont dépourvus de fenêtres, compte tenu de sa structure de gigantesques pilastres plats et de frontons abrupts."

 

Source: http://whc.unesco.org/fr/list/896

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #VILLES D'ART ET DE CULTURE

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Publié le 19 Septembre 2011


Les galeries Royales Saint-Hubert sont les premières grandes galeries commerciales construites au XIXème siècle. 

Edifiées en 1847 sous l'impulsion de Léopold Ier par l'architecte Jean-Pierre Cluysenaar, elles redonnent une autre dimension aux traditionnels passages de type parisien.

Ses dimensions sont beaucoup plus généreuses et préfigurent les réalisations monumentales que l'on trouve à Milan et Naples. Larges de 8.30 m, longues de 213 m et couvertent d'une verrière qui culmine à 18 m de haut, les galeries s'articulent par un péristyle à leur croisement avec la rue des Bouchers non loin de la Place Royale.
L'ensemble forme une large rue couverte bordée d'immeuble sur 3 niveaux où l'on trouve des terrasses de café, des magasins, un théatre et un cinéma.


Le style général des façades reprend des motifs typiques de la rennaissance italienne : arcades au rez-de-chaussées, sculptures aux étages, colonnades encastrées en façade. 

La vérrière, par contre, est d'avant-garde. Elle est composée d'une structure autoportante faite d'arcs en plein ceintre sur lesquels reposent directement 16 500 carreaux de verre disposés en écailles pour assurer la ventilation du volume.

Aujourd'hui, elles font partie inégrantes du patrimoine de Bruxelles et des lieux à la mode fréquentés aussi bien par les touristes que par les bruxellois.



Pour en savoir plus cliquez ici (UNESCO.org)

 

Photos: (c) Lankaart




La Gallerie Umberto Ier à Naples est l'un des monuments les plus représentatifs de l'architecture des passages commerciaux, c'est ausi l'un des derniers. La forme de la galerie étant suplanté par l'innovation des grands magasins et leurs volumes généreux disposées autour d'un atrium. La forme reviendra au XXe siècle sous la forme du mall commerciale. Construite entre 1887 et 1891, elle est directement inspiré de la galerie Victor Emanuel II à Milan, même proportion, même façades minérals […]



Palm House à Kew Garden dans la banlieue sud-ouest de Londres est une serre réalisé dans la ligné du travail éffectué par l'ingénieur Joseph Paxton au milieu du XIXe siècle. Ici les ingénieurs et architecte Decimus Burton et Richard Turner ont mis à profit toute les avancées concernant la préfabrication des éléments de verres et d'acier qui permettent de créer ces grands édifices que l'aristocratie anglaise voulait pour exposer ces plantes exotiques venue de tous les coins du monde. La […]



Galerie Vivienne: 6 Rue Vivienne, 4 rue des Petits-Champs, 5-7 rue de la Banque. La Galerie Vivienne est l’une des références du passage parisien et l’une des réalisations qui ont permis la popularisation de ce nouveau concept urbain dans toute l’Europe. Réalisé entre 1823 et 1826, elle concentre beaucoup de qualité architecturale qui en font un véritable bijou caché entre les rues du vieux Paris. Son architecte F.J. Delannoy dut faire preuve de beaucoup d’imagination pour inscrire cette […]

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Rédigé par rafael

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