Publié le 27 Septembre 2011

Mamallapuram-la-penitence-d-Arjuna--4-.jpg

 

"Mahabalipuram témoigne avant tout de la civilisation pallava du sud-est de l'Inde. Le sanctuaire, particulièrement connu pour ses ratha (temples en forme de chars), ses mandapa (sanctuaires en grottes) et ses reliefs gigantesques en plein air, est l'un des principaux centres du culte de Shiva. L'influence des sculptures de Mahabalipuram, caractérisées par la douceur et la souplesse de leur modelé, s'est étendue sur une aire géographique très vaste (Cambodge, Annam, Java).

 

Fondé par les souverains pallava au VIIe siècle, au sud de Madras, le port de Mahabalipuram commerçait avec les royaumes lointains du sud-est de l'Asie : le Kambuja (Cambodge), le Shrivijaya (Malaisie, Sumatra, Java) et l'Empire de Champa (Annam). Mais la célébrité de son port fut bientôt éclipsée par celle des sanctuaires rupestres et des temples qui y furent construits ou décorés entre 630 et 728.

 

La plupart de ces monuments, comme les ratha creusés dans la roche, les scènes sculptées à ciel ouvert comme la pénitence d'Arjuna, les grottes de Govardhanadhari et d'Ahishasuramardini, ainsi que le temple de Jala-Sayana Perumal (le Mahavishnu endormi ou Chakrin derrière le complexe du temple du Rivage) sont attribués à la période de Narasimhavarman Ier Mamalla.

 

Ces monuments se répartissent en cinq catégories :

 

les temples ratha en forme de chars processionnels, qui sont des constructions monolithes creusées dans des blocs de diorite résiduels qui émergeaient du sable. Les cinq ratha méridionaux, qui sont les plus célèbres, remontent au règne de Naharasimhavarman Mamalla (630-668), le grand roi pallava (les textes chola, de fait, appellent la ville Mamallapuram).

les mandapa, sanctuaires rupestres formés de salles dont les parois sont couvertes de bas-reliefs (mandapa de Varaha, qui représente les actes de cet avatar de Vishnou ; le mandapa des Cinq Pandava et, tout particulièrement, le mandapa de Krishna et celui de Mahishasuramardini).

des reliefs rupestres en plein air illustrent un épisode populaire de l'iconographie de Shiva, celui de la descente du Gange : à la demande du sage roi Baghirata, Shiva ordonna au Gange de descendre sur terre et de nourrir le monde. Les sculpteurs ont utilisé les fissures naturelles de la colline pour suggérer cet événement cosmique auquel assistent une foule de dieux, de déesses, de personnages mythiques (Kinnara, Gandherya, Apsara, Gana, Naga et Nagini) et d'animaux sauvages ou domestiques.

des temples construits en pierre taillée, comme le temple du Rivage édifié par le roi Rajasimha Narasimhavarman II (695-722), avec sa haute tour pyramidale à gradins et ses milliers de sculptures célébrant la gloire de Shiva.

des ratha monolithes, sur un à trois niveaux, qui présentent une grande variété de formes architecturales : les ratha Dharmaraja, Arjuna et Draupadi sont carrés, les ratha Bhima et Ganesa rectangulaires et le ratha Sahadeva absidé. L'architecture complexe, qui culmine avec la construction du temple du Rivage, y a été introduite sur une large échelle par Pallava Rajasimha (700-728).

 

Le temple du Rivage, érigé face à l'océan, est un édifice d'une grande beauté architecturale. Il appartient à une période au cours de laquelle le style architectural des Pallava était à son apogée en termes de beauté des décors et de qualité intrinsèque. Cet édifice ayant été endommagé par l'action corrosive de l'eau de mer et de l'air, ses sculptures ont aujourd'hui à peu près disparu."

 

Source: http://whc.unesco.org/fr/list/249

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #INDE HINDOUE, #INDE

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Publié le 27 Septembre 2011

Le parlement d'Ottawa est certainement l'un des bâtiments néo-gothiques les plus emblématiques du nouveau monde.  

L'édifice fut commencé en 1860, suite à la décision de la reine Victoria de déplacer le parlement canadien à Ottawa. Auparavant, il était à Toronto ou Québec, l'alternance se faisant tous les 4 ans.

Les architectes : Fuller et Jones, furent retenus sur concours pour la réalisation du complexe. Plusieurs bâtiments seront construits sur ce qui deviendra la colline du parlement.
Incendié en 1916, il fut reconstruit dans le même style et suivant la même composition d'ensemble par les architectes A. Pearson et Marchand. Le beffroi (Tour de la Paix) fut construit beaucoup plus haut, toujours dans ce style néo-gothique très en vogue dans l'empire britannique et les bâtiments surélevés d'un étage.

 


Le style néo-gothique offrait une grande liberté aux architectes et permettait à l'empire de s'affranchir des influences étrangères en créant son propre style.
La vogue historiciste du néo-gothique couvrit l'empire de nombreux édifices publics et d'églises tous plus monumentaux les uns que les autres. Ce mouvement se démarquait délibérément en Amérique du nord du style néo-classique à la mode aux Etats-Unis.

Le parlement d'Ottawa n'échappe pas à la règle : on y retrouve des flèches extravagantes et élancées vers le ciel, des détails soignés, des toitures complexes à souhait et les formes élancées et verticales des façades.



 

Photos: (c) Lankaart

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #ROMANTISME ET NEOGOTHIQUE

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Publié le 27 Septembre 2011


Loth et ses filles fut peint par Simon Vouet en 1633. Aujourd'hui, ce tableau est exposé au Musée des Beaux Arts de Strasbourg.

De retour à Paris, après un séjour en Italie, Vouet veut s'imposer à la cours de Louis XIII.
Dans la suite de l'influence Du Carravage et du baroque italien qu'il importe à la cours, il joue d'une certaine sensualité et de l'ambiguïté de son sujet. En effet Loth, ennivré par ses filles, va bientôt s'unir à elles.

Episode de la Genèse, Loth seul juste de Sodome et Gomorrhe, prévenu du désastre à venir par un ange, fui avec ses filles le courroux de Dieu. Afin de perpétuer la race, ses filles vont briser le tabou de l'inceste. Là où les artistes de son temps jouent la morale ou le sujet scabreux, Vouet instaure un climat de sensualité et de sérenité face à l'inommable. Ce tableau est l'un des chefs d'oeuvre de Simon Vouet. Sa maîtrise de la composition et des couleurs est totale.

Face au baroque italien, il sait ouvrir la voie à une peinture classique, pleine d'équilibre.

 

Illsutrations : (c) Lankaart



Achille et Homère. Manière aimable de faire naître dans le coeur d' un jeune prince l' amour des belles lettres et de la gloire. Achille. Je suis ravi, grand poëte, d' avoir servi à t' immortaliser. Ma querelle contre Agamemnon, ma douleur de la mort de Patrocle, mes combats contre les troyens, la victoire que je remportai sur Hector, t' ont donné le plus beau sujet de poëme qu' on ait jamais vu. Homère. J' avoue que le sujet est beau, mais j' en aurois bien pu trouver d' autres. Une preuve […]

 

 

 

 



"Nous marchons. J'allois la tête baissée, selon mon usage; lorsque je me sens arrêté brusquement, et présenté au site que voici. A ma droite, dans le lointain, une montagne elevoit son sommet vers la nue. Dans cet instant, le hazard y avoit arrêté un voyageur debout et tranquille. Le bas de cette montagne nous etoit dérobé par la masse inter posée d'un rocher. Le pié de ce rocher s'etendoit en s'abaissant et en se relevant et separoit en deux la profondeur de la scène. Tout a fait vers la […]

 


Simon Vouet - La Crucifixion


La Crucifixion, Simon Vouet (vers 1636-37), Musée des Beaux-arts de Lyon. (c) Visipix.com Vouet meurt en 1649, à un moment où deux de ses nombreux élèves, les plus doués, se disputent le pouvoir : Le Sueur et Le Brun. C'est dans un style plus décoratif, très coloré, qu'il exécuta les nombreux ensembles qui lui furent commandés (châteaux de Chilly, de Saint-Germain-en-Laye, de Fontainebleau, de Wideville ; à Paris, hôtels Bullion, Séguier, du président Perrault, de Bretonvilliers et de […]

 

 

 


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Rédigé par rafael

Publié dans #CLASSICISME

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Publié le 26 Septembre 2011

Château de Castelnaud-la-Chapelle (2)

 

Situé à la confluence de la vallée de la Dordogne et de la vallée du Céou qu’il surplombe, le château de Castelnaud fait face à la forteresse de Beynac, son éternel rival médiéval, aux jardins de Marqueyssac et au village de La Roque-Gageac.

 

Un premier château est construit au XIIe siècle avant d’être détruit durant la croisade des Albigeois menée par les armées de Simon de Monfort. Un nouveau château est alors rebâti au cours du XIIIe siècle.

 

Souvent dans le camp anglais pendant la guerre de Cent Ans, il est définitivement pris en 1442 par les armées du roi de France, Charles VII. Suite au conflit, la famille de Caumont récupère le château et en reste propriétaire jusqu’à la Révolution.

 

Château de Castelnaud-la-Chapelle (6)

 

Château de Castelnaud-la-Chapelle

 

Château de Castelnaud-la-Chapelle (5)

 

Château de Castelnaud-la-Chapelle (4)

 

Château de Castelnaud-la-Chapelle (7)

 

Château de Castelnaud-la-Chapelle (3)

 

Photos: (c) Lankaart

Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Castelnaud-la-Chapelle

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Rédigé par rafael

Publié dans #GOTHIQUE

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Publié le 26 Septembre 2011

          Jules Supervielle

Encore frissonnant

 

Jules Supervielle

La Fable du monde

 

 

Encore frissonnant

Sous la peau des ténèbres

Tous les matins je dois

Recomposer un homme

Avec tout ce mélange

De mes jours précédents

Et le peu qui me reste

De mes jours à venir.

Me voici tout entier,

Je vais vers la fenêtre.

Lumière de ce jour,

Je viens du fond des temps,

Respecte avec douceur

Mes minutes obscures,

Épargne encore un peu

Ce que j’ai de nocturne,

D’étoilé en dedans

Et de prêt à mourir

Sous le soleil montant

Qui ne sait que grandir.

 



Francis Poulenc, né le 7 janvier 1899 dans le 8e arrondissement de Paris et mort dans le 6e arrondissement de Paris le 30 janvier 1963, était un compositeur et pianiste français, membre du Groupe des six. Willy Ronis - Femme nue Les nus de Willy Ronis. Il n'a pas photographié que sa femme. Toute sa vie, au hasard des rencontres et des demandes, il a photographié des nus. "La beauté du corps féminin m'a toujours impressionné", disait-il dans une interview au Nouvel Observateur au moment de […]

 

 

 



Jules Supervielle (1884-1960) Montagnes derrière, montagnes devant Batailles rangées d'ombres, de lumières, L'univers est là qui enfle le dos, Et nous, si chétifs entre nos paupières, Et nos coeurs toujours en sang sous la peau. Faut-il que pour nous brûlent tant d'étoiles Et que tant de pluie arrive du ciel, Et que tant de jours sèchent au soleil Quand un peu de vent éteint notre voix, Nous couchant le long de nos os dociles ? Viendront les géants tombés d'autres mondes, ils enjamberont […]


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Rédigé par rafael

Publié dans #ART MODERNE

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Publié le 26 Septembre 2011


Au coeur des douces collines de Sintra, ville de vilégiature de la famille royale portugaise, de la noblesse puis de la grande bourgeoisie, la Quinta da Regaleria constitue un ensemble unique de jardins, palais néo-gothique et folies exubérantes.

Déssiné par un décorateur d'opéra italien Luigi Manini, l'ensemble s'aparante à un jardin de fantasme qui reprend tous les canons du romantisme anglais. 

La villa proprement dite est de style néo-gothique, aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur. La chappelle attenante est du même style. Luigi Manini dessinera le moindre détail des bâtimets, corniches, festons, gargouilles tout est prétexte à l'exubérance. Les vues, depuis la villa sur le paysage environant, sont magnifiques.

Le jardin est accroché au relief de la montagne, on y trouve des tourelles, des grottes, des lacs souterrains, des tunnels et des escaliers vertigineux creusés dans la colline. L'ensemble est digne d'un conte de fées. Cadre somptueux et mistérieux de fêtes et de réceptions, les jardins sont certainement une très grande réussite.




 

Photos: (c) Lankaart

 

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #ROMANTISME ET NEOGOTHIQUE

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Publié le 26 Septembre 2011


Le Gal Vihara est un ensemble de trois scluptures réalisé  dans un seul bloc de rocher à proximité de l'ancienne capitale royale de Polonnaruva au centre de l'île de Ceylan, le Sri-lanka d'aujourd'hui.

Réalisé au XIIIe siècle, cet ensemble témoigne du gigantisme des compositions sculpturales de l'art au Sri-lanka à partir du VIIe siècle.
Les sculptures représentent le bouddha couché (posture dite parinirvanasana), le bouddha assis et Anada, disciple préféré de Bouddha, debout. La finesse de la sculpture du bouddha couché est révélatrice de l'art accomplie des cingalais. Les plis du vêtement, la douceur du coussin, la sérénité du visage de l'illuminé sont les témoignages de cette très grande maîtrise de l'art monumental. L'ensemble émerge du bloc de pierre existant, comme souvent dans ce type de sculpture réalisé in situ.

 



 

Photos: (c) Lankaart

 
 

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Rédigé par rafael

Publié dans #BOUDDHISME CLASSIQUE

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Publié le 26 Septembre 2011


Le retable d'Issenheim provient du couvent des moines Antonins d'Issenheim au sud de Colmar. Il est aujourd'hui exposé au musée d'Unterlinden à Colmar.

Le retable est composé d'une succession de paneaux formant 3 polyptiques du peintre Matthias Grûnewald, exécutés de 1512 à 1516 et d'un ensemble sculpté dut à Nicolas de Hagueneau. Les scènes des différents tableaux du polyptique sont d'une qualité exeptionnelle et d'une très grande varièté dans les couleurs, les compositions et les émotions qui sont traduites.

Le premier panneau montre la crucifixion du christ. Le portrait de la vierge est d'une très grande simplicité et toute la partie gauche du tableau dénote un sens aïgue du dépouillement et crée une très forte intensité dramatique.

A gauche est représenté Saint Sébastien. A droite, Saint Antoine.



Sur la deuxième face, l'Annonciation et la Résurection encadrent la Nativité. La vie du Christ y est résumée en quatre panneaux. Après l'introduction, qui constitue la passion du Christ, ces quatre scènes évoquent sa descente sur terre et sa résurection d'entre les morts. L'ensemble forme un éloge à la vie du Christ.

La Résurection est un tableau particulièrement surprenant pour l'époque. Si les trois autres empreintent aux compositions classiques de la peinture flamande, celui-ci est suréaliste dans son expression.


Sur le dernier panneau, on trouve à droite la Tentation de Saint Antoine et, à gauche, la Rencontre des Saints Ermites : Antoine et Paul.
Ces deux tableaux nous rappellent la longue marche que tout mortel doit parcourir pour arriver à la vérité.


L'art de Grûneval est exceptionnel et à part par rapport à la production artistique de son époque. Si certains éléments de son oeuvre, comme la tentation de Saint Antoine ou la Nativité, se rattachent à la peinture flamande et renvoient à Jérome bosch et Brueghel l'ancien, d'autres sont totalement originaux comme la résurection ou la crucifixion et se rapprochent plus des oeuvres de Goya et de William Blacke. 


L'exubérance de certaines toiles et la profondeur parfois austère d'autres parties de l'oeuvre définissent une personnalité hors de toute tradition picturale.

Enfin, dans un boîte en bois, on trouve un ensemble sculpté dans la pure tradition gothique, sans grand intérêt par rapport à l'oeuvre peinte.

 

Photos : (c) lankaart

 



Le portail nord est aussi appelé « portail de l'Alliance ». Ses statues ont été exécutées entre 1205 et 12107. Elles représentent des scènes de l'Ancien Testament et de la vie de la vierge Marie. Les voussures de la baie centrale évoquent les épisodes de la Genèse. La baie de droite reprend le thème des travaux et des jours. Photos: (c) Lankaart Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Notre-Dame_de_Chartres France - Cathedrale de Bayeux La cathédrale Notre-Dame de Bayeux est […]



Détail de L'Annonciation (1333) tempera sur bois, Florence, Galerie des Offices. (c) Visipix.com Simone Martini, né en 1284 à Sienne, et mort à Avignon en 1344, est un peintre siennois, contemporain de Ambrogio Lorenzetti, élève de Duccio. Il utilise les techniques de la fresque et de la tempera sur bois. En 1333, pour la cathédrale de Sienne, il signe L'Annonciation en collaboration avec son beau-frère Lippo Memmi, un autre peintre siennois, qui peint les deux panneaux latéraux. L'œuvre […]

 

 

 



Le triomphe de la mort, 1562, Musée du Prado, Madrid A la fin du XIVe siècle entre 1347 et 1349 la peste ravage l'Europe, l'ampleur du désatre est énorme, la population est réduite de moitiée, certaines régions durement touchées sont complètement désertées. La mort et ses ravages deviennent des thèmes récurant dans l'imaginaire européen, les danses macabres, les manisfestations du triomphe de la mort exerce une grande facsination. Cette fascination est reprise par l'Eglise qui place la peur […]

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Rédigé par rafael

Publié dans #GOTHIQUE

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Publié le 25 Septembre 2011

Fra Angelico florence cruxifiction

3 des Fresques des 44 cellules des moines du couvent san Marco (certaines assistées de Benozzo Gozzoli).

 

Guido di Pietro, en religion Fra Giovanni (connu postérieurement sous le nom de Fra Angelico pour les Français, quelquefois par l'Angelico2 et de Beato Angelico pour les Italiens) ou parfois le peintre des Anges (Vicchio di Mugello, en 13871 – Rome, 18 février 1455) est un peintre du Quattrocento de qui Vasari disait qu'il avait un « talent rare et parfait ». Il était connu de ses contemporains comme Fra Giovanni da Fiesole, dans les Vies écrite avant 1555, il était déjà connu comme Giovanni Fra Angelico (« Frère Giovanni l'angélique »).

 

Fra Angelico florence marie et le christ

 

fra angelico florence christ

 

Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Fra_Angelico

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #RENAISSANCE ITALIE

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Publié le 25 Septembre 2011

Florence (10)

 

À partir du XVe siècle, Florence a exercé une influence considérable sur le développement de l'architecture et des arts monumentaux, d'abord en Italie, puis dans toute l'Europe. Le centre historique atteste remarquablement, par sa cohérence, son pouvoir de ville marchande au cours du Moyen Âge et de la Renaissance. Entre le XIVe et le XVIIe siècle, la ville se couvrit de prestigieux monuments qui illustrent la magnificence des banquiers et des princes florentins.

 

Fondée comme colonie romaine de Florentia en 59 av. J.-C., ce n'est qu'au XIe siècle que la libre commune de Florence commença à réussir - tant sur le plan politique que sur le plan économique - là où les autres villes de Toscane avaient échoué, en engageant le lent mais irréversible processus qui culmina avec l'annexion de Sienne en 1557. Au cours du XVe siècle, la ville parvint à l'apogée de sa splendeur, en particulier grâce à la présence en ville de génies tels que les architectes Filippo Brunelleschi et Leon Battista Alberti, les peintres Masaccio, Paolo Uccello et Sandro Botticelli et les sculpteurs Donatello, Lorenzo Ghiberti et Luca della Robbia, ainsi, bien sûr, que Michelangelo Buonarotti et Leonardo da Vinci.

 

Florence (11)

 

Dès le XVe siècle, le gouvernement républicain fut aboli, et la famille des Médicis prit le pouvoir. En dépit de tentatives répétées, et toujours vouées à l'échec, de restaurer la République, la dynastie des Médicis dirigea le grand-duché de Toscane jusqu'à son extinction en 1737. Le pouvoir passa alors à la famille des Lorraine qui le conserva jusqu'en 1859, lorsque Florence fut annexée au royaume d'Italie. Capitale culturelle de l'Italie, elle en fut la capitale administrative entre 1865 et 1870.

 

Florence baptistere

Florence (15)Florence duomo
Florence (2)Florence (6)

 

Construit au-dessus de la ville romaine, le centre historique de Florence est un véritable écrin conservant de multiples chefs-d'œuvre d'art et d'architecture. Florence, encore enfermée dans sa muraille du XIVe siècle, et construite grâce aux énormes ressources économiques de la ville, connut au cours des deux siècles suivants un véritable âge d'or. Son centre spirituel est la place de la cathédrale Santa Maria del Fiore, avec le campanile de Giotto et le baptistère San Giovanni et ses portes du Paradis de Lorenzo Ghiberti. Plus au nord, on rencontre le palais Medici-Riccardi de Michelozzo et la basilique San Lorenzo de Brunelleschi, avec la sacristie dessinée par Donatello et Michel-Ange.

 

Florence (14)

Plus loin les musées de San Marco renferment des chefs-d'œuvre de Fra Angelico, la Galleria dell'Accademia avec le David de Michel-Ange (1501-1504) et la place de la Santissima Annunziata avec la loggia de l'hôpital des Innocents de Brunelleschi. Le centre politico-culturel de Florence se trouve au sud de la cathédrale, avec le Palazzo Vecchio et la Galleria degli Uffizi. Non loin de là se trouve le musée du Bargello et la basilique de Santa Croce. En traversant le Ponte Vecchio, on rejoint le quartier de l'Oltrarno avec le palais Pitti et les jardins de Boboli. C'est également dans l'Oltrarno que se trouvent la basilique du Santo Spirito de Filippo Brunelleschi et l'église des carmélites, avec les fresques de Masolino, Masaccio et Filippino Lippi. L'imposant palais Strozzi et la basilique Santa Maria Novella, avec sa façade dessinée par Leon Battista Alberti, se trouvent à l'ouest de la cathédrale.

 

FlorenceFlorence (12)
Florence (4)Florence (5)

 

Florence (6)

 

Florence (7)Florence (8)

 

Le centre historique peut être admiré dans sa totalité depuis les collines environnantes, notamment du piazzale Michelangelo (juste au-dessous de la basilique romane de San Miniato), ou de Fiesole. Ces deux sites offrent des vues spectaculaires sur la vallée de l'Arno.

 

Source: http://whc.unesco.org/fr/list/174

Photos: (c) Lankaart

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #VILLES D'ART ET DE CULTURE

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