Publié le 2 Octobre 2011

La Maison Batllo de Gaudi à Barcelone est l'une de ses plus surprenantes réalisations. A ce titre, le toit de la maison révèle une œuvre fantasmagorique déconcertante.

Réalisée en 1904, l'œuvre fut attaquée et très controversée au sein de l'intelligencia catalane. La transformation radicale qu'opère Gaudi sur un ancien immeuble surprend.

Le toit en constitue l'une des pièces maîtresses. Gaudi y installe un immense grenier, le tout en forme de dos arqué d'un dragon. La symbolique est celle du combat de l'archange Gabriel et du dragon. Le toit est recouvert de tuiles vernissées, de mosaïques et de céramiques. On y retrouve la croix, le dos du dragon et les flèches des cheminées complètement transfigurées.

 





Photos: (c) Lankaart

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART NOUVEAU

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Publié le 1 Octobre 2011

Espagne-Seville-Alcazar---5-.jpg

 

 

"La Cathédrale, l'Alcázar et l'Archivo de Indias en tant que série, forment ensemble un complexe monumental remarquable au cœur de Séville. Ils résument parfaitement "l'Âge d'Or" espagnol en intégrant des vestiges de la culture islamique, des siècles de pouvoir ecclésiastique, de souveraineté royale et le pouvoir commercial qu'avait acquis l'Espagne grâce à ses colonies dans le Nouveau Monde.

 

Fondée en 1403 à l'emplacement d'une ancienne mosquée, la Cathédrale, construite en style gothique et Renaissance, couvre sept siècles d'histoire. Avec ses cinq nefs c'est le plus grand édifice gothique d'Europe. Sa tour campanaire, la Giralda, était l'ancien minaret de la mosquée, un chef-d'œuvre de l'architecture almohade et est aujourd'hui un exemple important du syncrétisme culturel grâce à la section supérieure de la tour, conçue à l'époque de la Renaissance par Hernán Ruiz. Sa "salle capitulaire" est le premier exemple connu de l'utilisation d'un plan de sol elliptique dans le monde occidental. Depuis sa création, la Cathédrale continue d'être utilisée à des fins religieuses.

 

Le noyau central de l'Alcázar a été construit au Xe siècle en tant que palais du gouverneur musulman et est utilisé aujourd'hui encore comme résidence de la famille royale espagnole dans cette ville, conservant ainsi la même fonction que celle pour laquelle elle avait été initialement prévue : celle de résidence de monarques et de chefs d'Etat. Construit et reconstruit depuis le début du Moyen Âge jusqu'à nos jours, il consiste en un groupe d'édifices somptueux et de grands jardins. L'Alcázar offre un rare condensé de cultures où coexistent les réalisations du palais almohade original - comme le "Patio del Yeso" ou les "Jardines del Crucero" - avec le Palacio de Pedro I représentant l'art mudéjar espagnol, ainsi que d'autres constructions illustrant tous les styles culturels depuis la Renaissance jusqu'au néoclassicisme.

 

Le bâtiment de l'Archivo de Indias a été construit en 1585 pour abriter la Casa Lonja ou Consulado de Mercaderes de Sevilla (Consulat des marchands de Séville). Il est devenu l'Archivo General de Indias en 1785 et abrite depuis lors le plus important fonds d'archives concernant la découverte et les relations avec le Nouveau Monde. L'Archivo de Indias, dessiné par l'architecte à qui fut confiée la réalisation de l'Escorial, Juan de Herrera, est l'un des exemples les plus représentatifs de l'architecture espagnole de la Renaissance. Avec une énorme influence sur l'architecture baroque andalouse et sur le néoclassicisme espagnol, il symbolise le lien entre l'Ancien et le Nouveau Monde.

 

Séville doit son importance aux XVIe et XVIIe siècles à sa désignation en tant que capitale de la Carrera de Indias (la Route des Indes : monopole du commerce espagnol avec l'Amérique latine). C'était la "Porte des Indes" et le seul port de commerce avec les Indes de 1503 à 1718.

 

Le Conjunto Monumental ou groupe de bâtiments historiques comprenant la Cathédrale/Giralda, l'Alcázar et l'Archivo de Indias, constitue un remarquable témoignage des grandes périodes de l'histoire urbaine de la ville (islamique, chrétienne et l'histoire de Séville avec ses associations avec le Nouveau Monde), tout en étant le symbole d'une cité qui est devenue la capitale du commerce avec les Indes pendant deux siècles - époque durant laquelle Séville fut le pivot de la monarchie espagnole et joua un rôle majeur dans la colonisation de l'Amérique latine suite à sa découverte par Colomb.

 

Chacun de ces monuments est associé au processus de la colonisation. Le tombeau de Colomb est conservé dans la Cathédrale. La Sala de los Almirantes (Salle des Amiraux) à l'Alcázar était le siège de la Casa de Contratación (Bourse de commerce), d'où s'effectuait le monopole avec les Indes et où, en tant que centre d'apprentissage, se sont forgées certaines des plus importantes expéditions d'exploration et de découverte de cette période. Et l'Archivo de Indias renferme, depuis le XVIIIe siècle, le fonds d'archives le plus précieux et important qui donne une vision de cet événement historique."

 

Source: http://whc.unesco.org/fr/list/383

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Rédigé par rafael

Publié dans #VILLES D'ART ET DE CULTURE

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Publié le 1 Octobre 2011

Le caravage david et goliath dp (2)

 

David avec la tête de Goliath est un tableau du peintre baroque Caravage réalisé en 1610 et exposé à la Galerie Borghèse à Rome, en Italie. Il existe une première version sur ce thème datant de 1607.

 

Caravage peint ce tableau avec une émotion vive en se focalisant plus particulièrement sur la tête pendante, gorgée de sang, que tient David par les cheveux1, le torse à moitié nu en pleine lumière, l'air triste.

 

Une abréviation a été retranscrite sur l'épée de David : H-AS OS ; cette abréviation est une interprétation de la phrase Latine: Humilitas occidit superbiam (« L'humiliation tue l'orgueil »). David est perturbé, « son expression entre la tristesse et la compassion. »

 

Le caravage david et goliath dp

 

Récit biblique:

 

"Le Philistin s’approcha peu à peu de David, et l’homme qui portait son bouclier marchait devant lui.

Le Philistin regarda, et lorsqu’il aperçut David, il le méprisa, ne voyant en lui qu’un enfant, blond et d’une belle figure.

Le Philistin dit à David : Suis-je un chien, pour que tu viennes à moi avec des bâtons ? Et, après l’avoir maudit par ses dieux,

il ajouta : Viens vers moi, et je donnerai ta chair aux oiseaux du ciel et aux bêtes des champs.

David dit au Philistin : Tu marches contre moi avec l’épée, la lance et le javelot ; et moi, je marche contre toi au nom de l’Éternel des armées, du Dieu de l’armée d’Israël, que tu as insultée.

Aujourd’hui l’Éternel te livrera entre mes mains, je t’abattrai et je te couperai la tête ; aujourd’hui je donnerai les cadavres du camp des Philistins aux oiseaux du ciel et aux animaux de la terre. Et toute la terre saura qu’Israël a un Dieu.

Et toute cette multitude saura que ce n’est ni par l’épée ni par la lance que l’Éternel sauve. Car la victoire appartient à l’Éternel. Et il vous livre entre nos mains.

Aussitôt que le Philistin se mit en mouvement pour marcher au-devant de David, David courut sur le champ de bataille à la rencontre du Philistin.

Il mit la main dans sa gibecière, y prit une pierre, et la lança avec sa fronde ; il frappa le Philistin au front, et la pierre s’enfonça dans le front du Philistin, qui tomba le visage contre terre.

Ainsi, avec une fronde et une pierre, David fut plus fort que le Philistin ; il le terrassa et lui ôta la vie, sans avoir d’épée à la main.

Il courut, s’arrêta près du Philistin, se saisit de son épée qu’il tira du fourreau, le tua et lui coupa la tête. Les Philistins, voyant que leur héros était mort, prirent la fuite.

Et les hommes d’Israël et de Juda poussèrent des cris, et allèrent à la poursuite des Philistins jusque dans la vallée et jusqu’aux portes d’Ékron. Les Philistins blessés à mort tombèrent dans le chemin de Schaaraïm jusqu’à Gath et jusqu’à Ékron.

Et les enfants d’Israël revinrent de la poursuite des Philistins, et pillèrent leur camp.

David prit la tête du Philistin et la porta à Jérusalem, et il mit dans sa tente les armes du Philistin."

 

Ancien Testament, Premier livre de Samuel 17.

 

Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/David_avec_la_t%C3%AAte_de_Goliath_%281610%29

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #BAROQUE

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Publié le 1 Octobre 2011

                     
la rosée blanche
sa saveur solitaire
ne l'oublie jamais!



 
malade en voyage
mes rêves parcourent seuls
les champs désolés


pétale après pétale
tombent les roses jaunes -
le bruit du torrent

 

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #JAPON

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Publié le 1 Octobre 2011

Le Palais de Domabahce fut construit entre 1853 et 1856 pour le sultan Abdül Mecit Ier  par les architectes Gabaret et Nikogos Balian.
Symbole de la puissance de l'Empire Ottoman, le palais est le plus grand de la capitale, le plus somptueux et, bien sûr, il a coûté une fortune au Sultan.

Des décorateurs, venus d'Europe, furent sollicités. Des meubles, de la vaisselle, des lustres, des tapis, des tableaux européens constituent la décoration des immenses pièces du palais.

Construit pour impressionner les puissances  de l'époque, le palais mêle les influences ottomanes et européennes.  

Le palais totalise 45 000 m² et comporte plusieures centaines de pièces.

Les éléments les plus impressionnants de l'ensemble sont l'escalier d'honneur et la salle du trône, immense volume surmonté d'une coupole.

Comme dans tous les palais Ottomans, le harem est un ensemble à part bien qu'intégré dans le bâtiment lui-même ; l'accès y est réservé et son fonctionnement autonome.

A l'extérieur, un splendide jardin offre des vues sur le Bosphore.


Le palais servira de résidence aux différents sultans jusqu'à la chute de l'empire Ottoman en 1919.





 

Photos: (c) Lankaart

 

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #ECLECTISME XIXe, #TURQUIE

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Publié le 1 Octobre 2011


Vanuatu, Mélanésie
Trrou Körrou, dans une des langues de Malo, signifie " celui qui est dressé devant vous, qui vous regarde ".

Chaque village de Malo possédait au moins une maison des hommes et la communauté masculine était divisée en un système de grades hiérarchisés.

La sculpture Trrou Körrou célébrait l'accession d'un homme à l'un des plus hauts grades d'une société du sud-est de Malo.


Les mâchoires de porcs sculptées et gravées témoignaient alors des sacrifices que le commanditaire avait dû offrir pour célébrer sa nouvelle promotion.
Cette statue a été réalisée en bois de natora, utilisé couramment en Mélanésie pour la réalisation des poteaux des édifices cérémoniels.


Les traditions artistiques mélanésiennes ont pour caractéristique commune la préoccupation de l’impact visuel de l’œuvre d’art sur les spectateurs. En l’éblouissant, elles les persuadent du pouvoir de ceux qui les possèdent et les utilisent.

A l’exception des certaines des îles Salomon, les sociétés mélanésiennes n’ont pas de structures politiques reposant sur l’hérédité, comme c’est le cas en Polynésie et en Micronésie. Toutes les fonctions sont en effet accessibles à ceux qui ont les capacités, la richesse et le tempérament indispensable à l’obtention des différents titres ou grades.
La plupart des populations insistent sur l’importance de la chaîne des ancêtres, donc des lignages et des clans comme force motrice de la société.

La production artistique est liée aux clans et aux sociétés d’initiation qui permettent d’établir des relations entre la communauté et les esprits des ancêtres.

Les sociétés d’initiation.
Elles étaient, et sont encore aujourd’hui, des institutions sociales qui jouent un rôle capital dans l’organisation de la vie spirituelle, politique et sociale de nombreuses populations mélanésiennes.

Pour franchir les différents grades ou niveaux de ces sociétés, il faut faire un don d’objet de valeur et d’argent, organiser des fêtes, montrer qu’on a l’étoffe d’un chef et acquérir un certain nombre de connaissances ésotériques.
Dans les villages, ces maisons sont souvent les édifices les plus grands et les plus imposants.

Les œuvres d’art servent à distinguer les grades, les membres d’honneur et peuvent tenir lieu de cadeaux. Les figures des ancêtres prennent place le plus souvent près du bâtiment de la société d’initiation. Devant le bâtiment, elles se mèlent parfois à de grandes figures en bois représentant les différents grades de la société.

 

Musée des Arts Premiers Paris, Louvre. Début XIXe.

Source: Musée des Arts Premiers.

Photos: (c) Lankaart

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART PREMIER OCEANIE

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Publié le 30 Septembre 2011

Cézanne portrait

Cézanne portrait d'homme
Cézanne portrait manCézanne religieux

 

« Paul peut avoir le génie d'un grand peintre, il n'aura jamais le génie de le devenir. » Émile Zola annonce un avenir trouble pour son ami Paul Cézanne, et pourtant...

 

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #FAUVISME etc..

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Publié le 29 Septembre 2011

Le caravage le martyr de saint pierre dp (2)

 

Le saint Pierre du Caravage n'est pas une réprésenation d'un martyr héroïque ou d'un héros  à la façon de Michelangelo, mais celle d'un vieil homme subissant la douleur dans la crainte de la mort. La mort de l'apôtre n'était pas un drame héroïque, mais une exécution misérable et humiliante, d'un réalisme troublant..

 

Le caravage le martyr de saint pierre dp

Reproduction:   (c) Domaine Public

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #BAROQUE

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Publié le 29 Septembre 2011

Musée Cernuchi, Paris
 

L'art des Shang correspond en Chine à la période de l'âge du bronze, de -1700 à -1100 av. JC.

Cette civilisation brillante a laissé des témoignages écrits, des monuments et une profusion de très beaux objets en bronze.

La civilisation des Shang (ou Chang) s'est épanouie le long du Fleuve Jaune au nord de l'actuelle Chine.  Elle marque les débuts de l'histoire en Chine.


L'aristocratie habitait de vastes résidences et les morts étaient enterrés dans de magnifiques chambres souterraines.

Capital Museum, Pékin

L'art des Shang s'exprime dans la production de bronzes où il fait preuve d'une très grande virtuosité et d'un grand esprit créatif qui n'a jamais été dépassé depuis.
Une partie de ces objets était déposée dans les tombes des aristocrates et devait leur assurer confort et protection dans l'autre monde.

En 1975, la découverte d'une tombe a permis de mettre à jour plus de 400 vases et armes en bronze. Ustensiles de cuisines, outils, armes, vases rituels, bijoux et ornements divers sont les témoignages de cet art ; toutes les formes sont utilisées.

Au début, les décors se composent de formes animales, de dessins de vanneries et de motifs géométriques d'une grande variété. Le masque monstrueux est l'élément le plus caractéristique.

 

Capital Museum, Pékin

Au IXe, les Tcheou envahissent le territoire des Shang. Mais l'art se perpétue jusqu'au VIIIe siècle av. JC.
Le bestiaire stylisé perd son caractère agressif et évolue vers des motifs plus abstraits ornant le corps du vase.
Les motifs zoomorphes se retrouvent uniquement dans les détails des anses ou dans les bases de ces anses.


Musée Cernuchi, Paris

Capital Museum, Pékin

Musée Cernuchi, Paris

Capital Museum, Pékin

Capital Museum, Pékin

Capital Museum, Pékin

Capital Museum, Pékin

 

Photos: (c) Lankaart

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #CHINE

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Publié le 28 Septembre 2011

Le Greco cruxifiction

 

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #BAROQUE

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