Publié le 29 Octobre 2011

Angkor - Temple de Banteay Srei - Photos: Lankaart (c)

Angkor - Temple de Banteay Srei - Photos: Lankaart (c)

Le temple de Banteay Srei est considéré par certains comme le plus beau temple de l'art Khmer. Situé à 21 km au nord-est du Bayon, en dehors de la ville « monumentale » et du site d'Angkor proprement dit, ce temple rose, de taille assez modeste, est remarquable à deux titres : la finesse de son architecture et de ses sculptures et la taille des bâtiments dont les proportions sont plus adaptées à celle d'un enfant que d'un adulte, à tel point qu'il faut se courber pour passer l'entrée. Construit à la fin du Xe siècle par un brahmane et non un roi, c'est un exemple typique de l'architecture classique. Les édifices sont positionnés selon une parfaite symétrie sur un axe est/ouest. L'entrée, située à l'est, est précédée d'une allée bordée de bâtiments.

Angkor - Temple de Banteay Srei - Photos: Lankaart (c)

Angkor - Temple de Banteay Srei - Photos: Lankaart (c)

Tous les édifices sont ornés de linteaux et sculptures finement ciselés dans le grès rose.  Femmes, animaux, danseurs forment un décor précieux et saisissant de réalisme. Des scènes du Ramayana ornent les frontons des bâtiments. Les dimensions réduites des édifices permettent d'animer le moindre des détails des sculptures. On reste perplexe face à ses dimensions, l'absence de monumentalité, l'abondance des décors, la taille des temples et bibliothèques qui sont trop petites, les bâtiments ne pouvaient pas avoir un rôle fonctionnel.

La clarté de l'ensemble, son classicisme ostentatoire et surtout l'absence complète d'émotion à l'entrée du temple font penser tout de suite au site des Ratha de Mahabalipuram, expérience à échelle réduite de ce que pourrait être la forme d'un temple.  Le Banteay Srei peut apparaître comme étant une maquette à échelle réduite du temple classique idéal, un outil pour faire accepter un certain ordonnancement et surtout un outil pédagogique pour enseigner la composition, le rôle des décors, l'agencement des édifices les uns par rapport aux autres...

Le site du Bandrey Srei pourrait donc être une école pour Brahmanes et architectes. La taille réduite de l'ensemble permet d'examiner sans problème les principes d'encorbellement, de proportion et d'expliquer la symbolique de l'ensemble des décors et frises sculptés, de procéder à des exercices pratiques, des mesures sur site...


En somme, tout ce que l'on peut réaliser à partir d'un modèle.
 

Angkor - Temple de Banteay Srei - Photos: Lankaart (c)
Angkor - Temple de Banteay Srei - Photos: Lankaart (c)

Angkor - Temple de Banteay Srei - Photos: Lankaart (c)

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART KHMER

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Publié le 29 Octobre 2011


L'Egise de la Madeleine à Paris est l'un des bâtiments les plus représentatifs des recherches architecturales du mouvement néo-classique.

Construit à l'initiative de Napoléon Ier pour commémorer les exploits de la grande armée, le bâtiment est conçu à l'origine comme un temple laïque dédié aux exploits de l'empire naissant.

Le temple fut édifié à l'emplacement d'une église en construction depuis 1763 dans l'axe transversal de la place Louis XV, devenue Place de la Concorde, selon le parti proposé par Jacque-Ange Gabriel l'architecte de la grande composition classique qui marque aujourd'hui la place.

Le projet d'Eglise de l'architecte Guillaume Martin Couture était inspiré par Soufflot et envisageait une église à plan en croix grecques surmonté d'une coupole et précédé d'un portique de style corinthiens.
A la révolution, les travaux furent suspendus. Les colonnes s'élevaient alors jusqu'au chapiteau. Cette église pouvait laisser la place à un temple idéalement situé dans une des perspectives les plus emblématique du centre de Paris, le symbole était fort, l'emplacement idéal.

« Le Monument dont l'Empereur vous appelle aujourd'hui à tracer le projet sera le plus auguste, le plus imposant de tous ceux que sa vaste imagination a conçus et que son activité prodigieuse sait faire exécuter. C'est la récompense que le vainqueur des Rois et des Peuples, le fondateur des empires, décerne à son armée victorieuse sous ses ordres et par son génie. La postérité dira : il fit des héros et sut récompenser l'héroïsme. [...] À l'intérieur du monument, les noms de tous les combattants d'Ulm, d'Austerlitz et d'Iéna seront inscrits sur des tables de marbre, les noms des morts sur des tables d'or massif, les noms des départements avec le chiffre de leur contingent sur des tables d'argent. »


Un concours permis de désigner l'architecte Pierre-Alexandre Vignon qui proposa un temple néo-classique monumental. La construction du bâtiment fut suspendu en 1811 et en 1812 car l'empereur deçida de changer la vocation de l'édifice et de le transformer en église.

La construction se poursuivit sous la restauration, l'église devenant l'un des symboles de la nouvelle monarchie. La décoration intérieure fut de ce fait modifiée pour répondre à sa nouvelle vocation.  

Mais, en 1828, à la mort de l'architecte Pierre-Alexandre Vignon, l'ouvrage n'était toujours pas achevé. Son collaborateur Jacques-Marie Huvé mena à terme la construction de l'édifice qui fut consacré en 1845.


L'eglise demeure l'une des réalisations les plus originale du néo-classicisme. Si l'extérieur reprend les canons principaux de l'architecture des temples grecques et romains, l'intérieur s'organise autour d'une vaste nef éclairée par trois coupoles qui mennent à une abside. L'ensemble offre un espace intérieur qui ne reprend pas les principes habituels de l'ordonnacement religieux et privilégie une apréhension par séquence de l'espace intérieur, plus propre à un espace laïque qu'à une église.

 





 

Photos: (c) Lankaart

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #NEO-CLASSICISME

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Publié le 28 Octobre 2011

lucas cranach venus et cupidon

 

Dès 1509 pour faire face aux nombreuses demandes, Cranach met sur pied un atelier où ses deux fils travaillent. À partir de cette date, il tourne le dos à la spontanéité de sa période viennoise et son art s’oriente alors vers un style s’approchant du maniérisme : les formes s’allongent, deviennent plus souples, les personnages prennent de l’importance par rapport au paysage devenu simple décor et leurs différentes poses sont élaborées et codifiées, l’habillage raffiné.

 

IIlustration: (c)visipix.com

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #RENAISSANCE EUROPE DU NORD

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Publié le 27 Octobre 2011


Le mausolee d'Ismail Samani, à Boukhara, fait partie des quelques vestiges laissés par l'invasion mongole.

En 1220, les armées de Gencis Kan ravagent la Transoxiane, l'actuel Ouzbékistan. Toutes les grandes villes comme Boukhara ou Samarcande sont pillées et ravagées. Les plus grands édifices, les témoignages de deux mille ans de civilisation disparraissent.
Seuls quelques édifices témoignent aujourd'hui de l'art accompli de ces civilisations oubliées : le mausolée d'Ismael Samani en fait partie.

Il fut construit à la demande d'Ismaïl Samani, prince samanide, qui régna à Boukhara de 862 à 907. Découvert par les russes dans les années 30, sous 2 mètres de sédiment, c'est l'un des plus anciens bâtiments musulman au monde.


Le bâtiment très simple : à plan carré et surmonté d'une coupole, son intérêt réside dans la multiplicité des traitements de la brique. Celle-ci est utilisée avec une grande maîtrise formant des motifs géomètriques d'une grande richesse qui crée un jeu d'ombre et de lumlière particulièrement original.

Les briques sont posées à plat, en coin, verticalement, en biais, en épis, en bout, en quinconce, elles sont plates, rondes ou rectangulaires. La richesse des motifs est exeptionnelle.

Aujourd'hui, le mausolée est situé dans un parc un peu à l'écart du centre ville touristique.



 

Photos: (c) Lankaart

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #ISLAM CLASSIQUE, #OUZBEKISTAN

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Publié le 27 Octobre 2011


Dans le parc de Sanssouci qui regroupe les demeures des différents rois de Prusse, le pavillon Chinois est l'expression même du rococo allemand.

Construit de 1754 à 1757, son architecture élégante et originale répond au goût prononcé à l'époque pour les chinoiseries. A l'intérieur, un salon spacieux permet de recevoir quelques invités au milieu de porcelaines de Chine et d'un mobilier rococo tout en courbe délicate.

Ce pavillon est l'expression d'une aristocratie en quête de plaisir, loin des contraintres et des fastes pompeux de la cour. La légereté du style rococo répond à la lourdeur des styles baroques et classiques qui l'ont précédé.  

 

 

 



 

Photos : (c) Lankaart

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Rédigé par rafael

Publié dans #ROCOCO

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Publié le 25 Octobre 2011

                    

Rainer Maria Rilke

Vergers

 

La Déesse


 

Au midi vide qui dort

combien de fois elle passe,

sans laisser à la terrasse

le moindre soupçon d'un corps.

 

Mais si la nature la sent,

l'habitude de l'invisible

rend une clarté terrible

à son doux contour apparent.

 


Rappelle-toi Barbara Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là Et tu marchais souriante Épanouie ravie ruisselante Sous la pluie Rappelle-toi Barbara Il pleuvait sans cesse sur Brest Et je t'ai croisée rue de Siam Tu souriais Et moi je souriais de même Rappelle-toi Barbara Toi que je ne connaissais pas Toi qui ne me connaissais pas Rappelle-toi Rappelle-toi quand même jour-là N'oublie pas Un homme sous un porche s'abritait Et il a crié ton nom Barbara Et tu as couru vers lui sous la pluie […]



Rite Of Spring London Symphony Orchestra Leader Andrew Haveron Conductor Valery Gergiev Barbican Centre London 2007 L’idée de la musique du ballet naît dans l’esprit de Stravinsky en 1910, alors qu’il vient de composer l’Oiseau de feu. L’argument est le fruit de sa collaboration avec Nicolas Roerich qui signera les décors et costumes de la version chorégraphique. Ils écrivent ensemble l’argument. Stravinsky écrit conjointement la musique de Petrouchka. La chorégraphie de Vaslav Nijinski, […]

 

 

 


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Rédigé par rafael

Publié dans #ART MODERNE

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Publié le 24 Octobre 2011

Vlaminck Berges de la Seine à Chatou

 

En 1904 Derain est libéré du service militaire et rentre à Chatou où il retrouve Vlaminck. Ils peignent ensemble le long des berges de la Seine, dans les environs de Chatou. Les couleurs explosent et embrasent la palette de Vlaminck.

 

Illustration :(c) Visipix.com

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #FAUVISME etc..

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Publié le 24 Octobre 2011


Le palais de Monserrate fait partie des nombreux palais, villas et châteaux qui furent édifiés à Sintra, ville de vilégiature de l'aristocratie et de la grande bourgeoisie portugaise.

Le palais, de style romantique, fut construit par l'architecte Richard Knowles en 1858 pour Francis Cook, vicomte de Monserrate. Le bâtiment mêle les styles gothique et renaissance tout en empruntant des motifs arabisant.

Il est bâti au sommet d'une des collines de Sintra au milieu d'un splendide jardin anglais offrant des vues sur la forêt allentours et des parcours enchanteurs au milieu d'une végétation mélangeant les essences tropicales et européennes.

Destinés à une aristocratie très influencée par le romantisme anglais, il offre un cadre idéal aux réveries, aux fêtes et au repos loin de l'ambiance trépidante de la capitale : Lisbonne. 




 

Photos: (c) Lankaart
 

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Rédigé par rafael

Publié dans #ROMANTISME ET NEOGOTHIQUE

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Publié le 24 Octobre 2011

Alte Nationalgalerie, Berlin


Dalou était un sculpteur reconnu en France malgrés une vie mouvementée et des séjours prolongés à l'étranger suite à sa participation active à la commune.

Moins connu du grand public que Rodin, il a eu accès à des commandes importantes en Angleterre et en France.

Ami de jeunesse de Rodin, il restera toute sa vie en relation avec le grand sculpteur. Le buste très réaliste qu'en fit Rodin nous montre un homme plein de charme et d'intelligence, légèrement hautain derrière sa barbe, un artiste reconnu et aprécié. Mais il reste sous le masque une part d'humanité. Elle se dégage du bas du buste qui nous expose un corps marqué par la vieillesse et par le regard qui cache des sentiments bien profonds.

Tout l'art de Rodin est ici exposé, loin des canons de l'art officiel et des allégories sentimentales, d'autant plus fortement que le sujet reste un ami de longue date.

 

Photos: (c) Lankaart

 



Victoria and Albert Museum, Londres, 1904 Rodin avait visité l'Angleterre en 1881 à l'invitation du peintre et graveur français, Alphonse Legros. Ce fut le début d'une carrière très réussie en Angleterre où il rencontre un certain nombre de personnalités de premier plan à Londres. George Wyndham (1863-1913) avait fait une brillante carrière militaire, il était aussi un écrivain, et était admiré pour son élégance. Il a été secrétaire d'État à la Guerre, puis secrétaire en chef pour l'Irlande […]

 

 

 



Victoria and Albert Museum, Londres Cette sculpture est conçu à partir de l'un des groupes de La Porte de l'Enfer. Rodin a exploré ce sujet pendant plusieurs années, la plus ancienne composision datant d'avant 1886, il a produit plusieurs autres versions. Cette version en marbre a été probablement sculpté par ses assistants sous sa direction, comme c'était la pratique dans son atelier. Le contraste entre la pierre grossièrement taillée dans la roche et la surface lisse des corps indique […]

 

 

 



L'Atelier du peintre est une œuvre de Jean Désiré Gustave Courbet, artiste français né à Ornans le 10 juin 1819 et mort le 31 décembre 1877 à La Tour-de-Peilz, Suisse. Son titre complet est : L’Atelier du peintre. Allégorie Réelle déterminant une phase de sept années de ma vie artistique (et morale). Exécutée en 1855, elle est actuellement exposée au musée d'Orsay, rez-de-chaussée, section 7. Refusée à l’Exposition universelle de 1855, l’œuvre est dévoilée au public lors d'une exposition […]


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Rédigé par rafael

Publié dans #NATURALISME et IMPRESSIONISME

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Publié le 23 Octobre 2011

studio 4°C (3)

 

Studio 4 °C  est un studio d'animation japonais fondé en 1986 par Eiko Tanaka, Kōji Morimoto et Yoshiharu Satō. Le nom du studio vient de la température de quatre degrés Celsius qui correspond à la température à laquelle l'eau est la plus dense. Le studio poursuit cet idéal d'œuvres denses, à l'instar de l'eau.

 

Le studio 4 °C se distingue des autres studios par une production davantage axée sur les courts métrages, par une plus grande liberté accordé aux animateurs et par une influence de l'esthétique superflat dans certaines productions.

 

studio 4°C (4)

 

studio 4°C (2)

 

studio 4°C

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #ARTS GRAPHIQUES BD XXe et XXIe

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