Publié le 2 Novembre 2011

Toulouse-Lautrec toilette

Musée d'Orsay, Paris. (c) Visipix.com.

 

« Par son observation cruelle, implacable, Toulouse Lautrec se rapproche des Huysmans, des Becque, et de tous ceux qui afficheraient sur la physionomie extérieure, sur le masque, l’intimité de l’être », Roger Max.

 

 



« Prenez par exemple un tableau de M. Degas et voyez si celui-là se borne à être un excellent « modiste », si, en dehors de sa grande habilité à rendre les étoffes, il ne sait pas vous jeter sur ses pieds une créature dont le visage, la tournure et le geste parlent et disent ce qu’elle est. Il représente des danseuses. Toutes sont de vraies danseuses et toutes diffèrent dans leur façon de s’exercer à un labeur semblable. Le propre de chacune ressort, la nervosité de la fille qui est douée […]

 



(c) Visipix.com Baudelaire - L'invitation au voyage "Il est un pays superbe, un pays de Cocagne, dit-on, que je rêve de visiter avec une vieille amie. Pays singulier, noyé dans les brumes de notre Nord, et qu’on pourrait appeler l’Orient de l’Occident, la Chine de l’Europe, tant la chaude et capricieuse fantaisie s’y est donné carrière, tant elle l’a patiemment et opiniâtrement illustré de ses savantes et délicates végétations. Un vrai pays de Cocagne, où tout est beau, riche, tranquille, […]

 

 


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Rédigé par rafael

Publié dans #NATURALISME et IMPRESSIONISME

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Publié le 2 Novembre 2011


La Basilique Sainte-Marie-Majeure est l'une des quatre basiliques majeures de Rome.

Sous l'autorité directe du Pape, elle est l'un des symboles les plus marquants de la présence chrétienne à Rome et l'un des monuments les plus anciens consacrés à Marie, mère du Christ.

Construite sur un plan basilical classique, cette église fut plusieurs fois remaniées ; elle garde toutefois son caractère et sa volumètrie d'origine.  celle-ci est marquée par la précense des deux collonades ioniques et du choeur couvert de mosaïques.


Construite en suivant les canons du "rythme elégant" de Vitruve, la basilique est divisée en trois nefs par deux files de précieuses colonnes sur lesquelles court un artistique ensemble ininterrompu vers l'abside de deux arcs réalisés à la construction de la Chapelle Sixtine et Paoline.

Entre les colonnades et le plafond, les murs étaient, à l'origine, ajourés par des grandes fenêtres. Aujourd'hui, seules la moitié des fenêtres a été conservée en état, les autres ont été murées.

Aujourd'hui, par les fenêtres existantes, on peut admirer des fresques qui représentent l"Histoire de la vie de Marie". Au-dessus des fenêtres et des fresques, une frise en bois décorée d'exquises entailles représentant une série de taureaux chevauchés d'amours s'unissant au cadre du plafond.
Les taureaux sont le symbole des Borgia et les armes de Callixte III et Alexandre VI, les deux papes Borgia, se détachent au centre du plafond. Il n'est pas bien clair de ce que fut la contribution de Callixte III à la réalisation de cette œuvre, même si celui qui la réalisa fut Alexandre VI, il y posa son empreinte lorsqu'il était encore archiprêtre de la Basilique : le plafond fut dessiné par Giuliano de Sangallo et complété par son frère Antonio.

 



 

Photos: (c) Lankaart

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Rédigé par rafael

Publié dans #ARTS BYZANTIN PALEOCHRETIEN ORTHODOXE et RUSSE

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Publié le 2 Novembre 2011

Musée des Antiquités Nationales, Saint-Germain-en-Laye

L'époque mérovingienne préserve, au VIe siècle ap. JC, l'art de la verrerie propre à l'époque romaine.

Destinée aux aristocrates, cette vaisselle de luxe se base sur quelques formes standards dont les gobelets coniques et alongés qui caractérisent cette époque.


Ces objets, ô combien fragiles, ont traversé les âges et témoignent de la poursuite d'un art consommé dans la production des verreries pendant une époque trouble, mais qui conserve un certain rafinement dans l'art de vivre.

Les vestiges de cette époque restent peu nombreux, cette production est d'autant plus précieuse.

 




 

Photos: (c) Lankaart

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #ARTS BYZANTIN PALEOCHRETIEN ORTHODOXE et RUSSE

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Publié le 1 Novembre 2011

Francisco Goya y Lucientes, Tribunal de l'Inquisition ou autodafé de l'Inquisition, (vers 1812-1819) Museo de la Real Academia de Bellas Artes de San Fernando, Madrid.

Francisco Goya y Lucientes, Tribunal de l'Inquisition ou autodafé de l'Inquisition, (vers 1812-1819) Museo de la Real Academia de Bellas Artes de San Fernando, Madrid.

Francisco Goya y Lucientes, Tribunal de l'Inquisition ou autodafé de l'Inquisition, (vers 1812-1819) Museo de la Real Academia de Bellas Artes de San Fernando, Madrid.

Peintre du renouveau artistique de ce debut de siecle Goya ici fait un vivant réquisitoire contre l'inquisition. Tableau de sa période républicaine, Goya y fait preuve d'une grande maîtrise de la composition tout en donnant à l'ensemble une grande spontanéïté.

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #ROMANTISME ET NEOGOTHIQUE

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Publié le 1 Novembre 2011


Pergame est l'une des grandes citées de la civilisation héllenistique qui suit les grandes conquêtes d'Alexandre-le-Grand.

Située en Anatolie, la cité, construite de toute pièces pour la famille royale des Attalide est, au même titre qu'Alexandrie à l'époque, l'un des hauts lieux du pouvoir, de l'art et de l'économie du proche Orient.

Eumène II ( 197 à 154 av. JC) phare de la capitale est un lieu unique d'où resplendissent l'art et l'architecture, couvrant la ville de monuments prestigieux.

 L'autel de Pergame, exposé au Pergam Museum de Berlin, suit le schéma traditionnel de la Grèce de l’est : une vaste plateforme entourrée d’un mur doublé d’une colonnade ionique.
De chaque côté de l’estrade, une aile enserre l’escalier monumental menant à une cour fermée, ceinte d’une colonnade extérieure, où devaient se dérouler les sacrifices.

Suivant la tradition ionienne, la table de l’autel est placée sur une large base à degrés qui, ici, fait corps avec l'ensemble architectural.

L'autel, qui date du IIème siècle av JC, est un témoignage de l'époque hellénistique. Les frises qui entourent l'autel et qui sont exposées au Pergam Museum sont des pièces uniques illustrant la gigantomachie, histoire de la lutte des géants et histoire de Télèphe. Ces frises témoignent de l'art accompli de la période hellénistique dans la représentation des corps et dans l'expressivité des personnages et des situations.

 





 

Mythologie:

 

Zeus, vainqueur de la Titanomachie, a enfermé les Titans dans le Tartare. Gaïa, leur mère, se montre outragée et déclare la guerre aux dieux de l'olympe. Elle envoie ses fils, les Géants, au combat. L'agression de Gaïa ne survint pas directement après l'affront. Zeus put donc s'y préparer. Comme les Géants étaient immortels face aux dieux, Zeus s'unit à Alcmène et engendra Héraclès.

 

Par contre, Gaïa fit pousser une herbe qui rendra ses enfants invisibles aux yeux des humains et immortels à leurs coups. Au fait de la situation, Zeus empêcha Hélios, Séléné et Éos de se lever avant qu'il ne découvre lui-même l'herbe aux effets magiques.

 

 

Le champ de bataille se situe là où habitent les Géants, à savoir la Phlégra (« terre ardente »). Les géants furent écrasés par les Dieux et Héraclès.

 

Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Gigantomachie

Photos: (c) Lankaart

 
 

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Rédigé par rafael

Publié dans #GRECE ANTIQUITE, #TURQUIE

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Publié le 31 Octobre 2011


Les grottes d'Ajanta, dans l'état du Maharashtra au centre de l'Inde, sont un témoignage très important des premiers temps du bouddhisme indien.

Ce groupe de 29 gottes, creusé dans la falaise entre le IIème siècle av. JC et le VIIIème siècle ap. JC, abritte des temples bouddhistes de différentes périodes, couvrant un champs très large des pratiques sculpturales, iconographiques et architecturales du boudhisme indien.

Pendant toute cette période, une communauté de moines vivait sur ce site ; certaines grottes servaient d'habitations, d'autres de salles de réunions et de prières.

Les habitations regroupaient des cellules pour les moines et un hall d'environ 10m sur 7. Une sculpture de Bouddha trônait dans le hall.

Les salles de réunions et de prères étaient plus grandes, jusqu'à trente mètres de profondeur, et comportaient souvent une colonnade formant cloître. Sur les paroies, de splendides fresques ornent certaines de ces salles. Ces fresques illustrent la vie de Bouddha.


Au temps de sa splendeur, le site fonctionnait comme une véritable université ; la communauté des moines vivant sur le site accueillait les étudiants et philosophes bouddhistes qui résidaient plusieurs mois sur le site. Plusieurs centaines de personnes pouvaient ainsi partager la vie de la communauté. Les multiples sculptures et fresques témoignent de la richesse, de l'enseignement et du foisonnement intellectuel propre à ce lieu. Celui-ci fut abandonné au fur et à mesure que le bouddhisme reculait face à l'hindouisme, pour finir par être complétement oublié.

Le site fut redécouvert par hasards par des soldats anglais en 1819.



 

Photos: (c) Lankaart

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #INDE BOUDDHISTE et JAIN

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Publié le 30 Octobre 2011

Siva vinadharadaksinamurti cola XIe (2)

Musée Guimet Paris. XIe.

 

Les Chola sont une dynastie très ancienne du sud de l'Inde, mentionnée dans le Mahābhārata, et qui a donné son nom à la côte de Coromandel (d'après Chola mandalam, le pays des Chola) au Tamil Nadu. On sait peu de choses des premiers Chola.

 

L'art des Chola est l'une des expression les plus aboutie de l'art du sous-continent indien.

 

Panthéon indien:

 

Shiva est un personnage complexe et contradictoire. Shiva est le dieu de la destruction des illusions et de l'ignorance. Il représente la destruction mais celle-ci a pour but la création d'un monde nouveau. L'emblème de Shiva est d'ailleurs le phallus ou lingam, symbole de la création. Il a les yeux mi-clos car il les ouvre lors de la création du monde et les ferme pour mettre fin à l'univers et amorcer un nouveau cycle.

 

Shiva est représenté sous différentes formes (l'ascète, le yogi, le mendiant, etc.) et possède, d'après les textes, 1008 noms distincts (Shambhu, Shankara, Pashupati, etc.). L'une de ses manifestations les plus célèbres est Shiva Nataraja, le danseur cosmique qui rythme la destruction et la création du monde. Il est alors représenté avec 4 bras. La main supérieure droite tient un tambour (damaru) qui rythme la création ; la main gauche supérieure tient la flamme de la destruction (samhara) ; la main inférieure droite est tenue dans un geste de protection (abhaya mudra) ; la main inférieure gauche pointe vers le pied gauche tenu en l'air, il montre ainsi son pouvoir de grâce. Sous son pied droit, il écrase un nain-démon symbolisant l'ignorance. Son immense chevelure montre son pouvoir et il est entouré d'un cercle de feu (prabhamandala).

 

Ici c'est Shiva Maître de la Musique.

 

Siva vinadharadaksinamurti cola XIe

 

Photos: (c) Lankaart

Source:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Shiva

 

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #INDE HINDOUE

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Publié le 30 Octobre 2011


Le Colisée de Rome est l'un des monuments les plus emblématique de la Rome antique.

Construit entre 70 et 80 ap. JC à la demande de l'empereur Vespasien, c'était le plus grand amphithéatre de l'antiquité - d'une capacité de 75.000 places. Il accueillait les combats de gladiateurs mais aussi tous les types de spectacles publics y compris les suplices infligés aux premiers chrétiens.

Sa conception lui permettait d'acceuillir des spectacles de batailles navales, des combats d'animaux, des chasses sauvages et des drames théatraux.

Pendant 500 ans, il animera la vie publique de Rome. Au moyen-age, il sera investi par des habitations et transformé en partie en forteresse.

Sa réalisation fut une prouesse technique : les sous-sols étant aussi complexe que la superstructure.
L'ordonnancement des façades : dorique au rez-de-chaussée, ionique au premier étage et corinthien au dernier, le tout surmonté d'une large corniche en débord, est caractéristique de l'architecture impériale monumentale. Il sera largement repris à la rennaisance et au baroque dans les palais et édifices de Rome mais aussi d'Europe.

 

Photos: (c) Lankaart

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #ROME ANTIQUITE

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Publié le 29 Octobre 2011


Caspar David Friedrich est un peintre allemand du début du XIX ème. Ce visionnaire du paysage est l'une des figure marquante du romantisme allemand. Il a su mettre en valeur la spécificité du paysage, l'âme de celui-ci, dépassant les apparences pour saisir la vie secrète de la nature, ouvrant ainsi la voie à un romantisme pur et idéaliste.
Son art exprime le receuillement, la méditation et la fusion entre l'homme et les forces pures de la nature.

"L'abbaye dans un bois" (1809-1810) est l'une de ses premières oeuvres. Elle  témoigne de la passion du peintre pour les vastes espaces nocturnes et la solitude et son goût pour la contemplation mystique des éléments. La référence à l'architecture gothique marque également sa rupture avec l'idéal néo-classique porté par la révolution française et alors en vogue dans toute l'Europe.

On trouve dans cette peinture tous les fondements du romantisme européen.

 

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #ROMANTISME ET NEOGOTHIQUE

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Publié le 29 Octobre 2011

Versailles la salle du bal (10)

 

Aménagée par Le Nôtre entre 1680 et 1683, la Salle du Bal s’appelle aussi Bosquet des Rocailles, en raison des pierres de meulière et des coquillages rapportés des côtes africaines et malgaches sur lesquels l’eau ruisselle en cascade. Au centre, une « île » en marbre, aisément accessible, servait à la danse, art dans lequel s’illustrait Louis XIV. Les musiciens se tenaient au-dessus de la cascade et, en face, un amphithéâtre aux gradins recouverts de gazon permettait aux spectateurs de s’asseoir.

 

Versailles la salle du bal (3)

 

Versailles la salle du bal (6)

 

Versailles la salle du bal (5)

 

Versailles la salle du bal (11)

 

Photos: (c) Lankaart

Source: chateaudeversailles



Tuby réalisera à la demande de Louis XIV ce bassin à la gloire d'Apollon. Un dessin de Le Brun servira de modèle pour la mise en scène du char sortant des eaux face au chateau. L'oeuvre réalisé aux Gobelins fut mise en place et finalisée en 1671. photos: (c) Lankaart Le Nôtre - Versailles, jardins de l'Orangerie Les jardins de l'Orangerie à Versailles ont été créé de 1684 à 1686 par Le Nôtre, soit avant les grands travaux du château. Jules Hardouin-Manssart va composer un bâtiment original […]



Loth et ses filles fut peint par Simon Vouet en 1633. Aujourd'hui, ce tableau est exposé au Musée des Beaux Arts de Strasbourg. De retour à Paris, après un séjour en Italie, Vouet veut s'imposer à la cours de Louis XIII. Dans la suite de l'influence Du Carravage et du baroque italien qu'il importe à la cours, il joue d'une certaine sensualité et de l'ambiguïté de son sujet. En effet Loth, ennivré par ses filles, va bientôt s'unir à elles. Episode de la Genèse, Loth seul juste de Sodome et […]

 

 

 


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Rédigé par rafael

Publié dans #CLASSICISME

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