Publié le 9 Novembre 2011

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Pour le plaisir...

 


Herbie Hancock - Jazz Fusion Cantelope Island

Herbert « Herbie » Jeffrey Hancock, né le 12 avril 1940 à Chicago (États-Unis), est un pianiste et compositeur de jazz. Il est l'un des musiciens de jazz les plus importants et influents. Il a mêlé au jazz des éléments de soul, de rock, de funk, de disco ainsi que, parfois, quelques rythmes issus du rap. Herbie Hancock a joué avec de nombreux grands jazzmen dans les années 1960 et a rejoint le Miles Davis quintet, avec lequel il a redéfini le rôle de la section rythmique. Il a également été […]

Leonard Cohen - Hallelujah

Leonard Norman Cohen, CC, né le 21 septembre 1934 à Montréal (Québec), est un poète, romancier et auteur-compositeur-interprète canadien. Son premier recueil de poésies paraît à Montréal en 1956 et son premier roman en 1963. Les premières chansons de Cohen (principalement celles de Songs of Leonard Cohen, 1967) sont ancrées dans la musique folk, et chantées avec une voix de baryton. Dans les années 1970, ses influences se multiplient : musique pop, de cabaret, et du monde. Depuis les années […]

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #JAZZ - BLUES and ROCK'N'ROLL

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Publié le 8 Novembre 2011

Goya autoportrait

 

"Francisco Goya y Lucientes est le petit-fils encore reconnaissable de Vélasquez, Après lui viennent les Aparico, les Lopez ; la décadence est complète, le cycle de l’art est fermé. Qui le rouvrira ?

 

C’est un étrange peintre, un singulier génie que Goya ! Jamais originalité ne fut plus tranchée, jamais artiste espagnol ne fut plus local. ― Un croquis de Goya, quatre coups de pointe dans un nuage d’aqua-tinta en disent plus sur les mœurs du pays que les plus longues descriptions. Par son existence aventureuse, par sa fougue, par ses talents multiples, Goya semble appartenir aux belles époques de l’art, et cependant, c’est en quelque sorte un contemporain : il est mort à Bordeaux en 1828.

 

Avant d’arriver à l’appréciation de son œuvre, esquissons sommairement sa biographie. Don Francisco Goya y Lucientes naquit en Aragon de parents dans une position de fortune médiocre, mais cependant suffisante pour ne pas entraver ses dispositions naturelles. Son goût pour le dessin et la peinture se développa de bonne heure. Il voyagea, étudia à Rome quelque temps, et revint en Espagne, où il fit une fortune rapide à la cour de Charles IV, qui lui accorda le titre de peintre du roi. Il était reçu chez la reine, chez le prince de Benavente et la duchesse d’Albe, et menait cette existence de grand seigneur des Rubens, des Van Dick et des Vélasquez, si favorable à l’épanouissement du génie pittoresque. Il avait, près de Madrid, une casa de campo délicieuse, où il donnait des fêtes et où il avait son atelier.

 

Goya portrait de la famille de charles IV

Portrait de la famille de Charles IV

 

Goya a beaucoup produit ; il a fait des sujets de sainteté, des fresques, des portraits, des scènes de mœurs, des eaux-fortes, des aqua-tinta, des lithographies, et partout, même dans les plus vagues ébauches, il a laissé l’empreinte d’un talent vigoureux ; la griffe du lion raie toujours ses dessins les plus abandonnés. Son talent, quoique parfaitement original, est un singulier mélange de Vélasquez, de Rembrandt et de Reynolds ; il rappelle tour à tour ou en même temps ces trois maîtres, mais comme le fils rappelle ses aïeux, sans imitation servile, ou plutôt par une disposition congéniale que par une volonté formelle.

 

On voit de lui, au musée de Madrid, le portrait de Charles IV et de la reine à cheval : les têtes sont merveilleusement peintes, pleines de vie, de finesse et d’esprit . Le duc d’Ossuna possède plusieurs tableaux de Goya, et il n’est guère de grande maison qui n’ait de lui quelque portrait ou quelque esquisse. L’intérieur de l’église de San-Antonio de la Florida, où se tient une fête assez fréquentée, à une demi-lieue de Madrid, est peint à fresque par Goya avec cette liberté, cette audace et cet effet qui le caractérisent. À Tolède, dans une des salles capitulaires, nous avons vu de lui un tableau représentant Jésus livré par Judas, effet de nuit que n’eût pas désavoué Rembrandt, à qui je l’eusse attribué d’abord, si un chanoine ne m’eût fait voir la signature du peintre émérite de Charles IV. Dans la sacristie de la cathédrale de Séville, il existe aussi un tableau de Goya, d’un grand mérite, sainte Justine et sainte Ruffine, vierges et martyres, toutes deux filles d’un potier de terre, comme l’indiquent les alcarazas et les cantaros groupés à leurs pieds.

 

Goya saturne dévorant ses enfants

Saturne dévorant ses enfants

 

La manière de peindre de Goya était aussi excentrique que son talent : il puisait la couleur dans des baquets, l’appliquait avec des éponges, des balais, des torchons, et tout ce qui lui tombait sous la main, il truellait et maçonnait ses tons comme du mortier, et donnait les touches de sentiment à grands coups de pouce. À l’aide de ces procédés expéditifs et péremptoires, il couvrait en un ou deux jours une trentaine de pieds de muraille. Tout ceci nous paraît dépasser un peu les bornes de la fougue et de l’entrain ; les artistes les plus emportés sont des lécheurs en comparaison. Il exécuta, avec une cuiller en guise de brosse, une scène du Dos de Mayo, où l’on voit des Français qui fusillent des Espagnols. C’est une œuvre d’une verve et d’une furie incroyables. Cette curieuse peinture est reléguée sans honneur dans l’antichambre du musée de Madrid.

 

Goya el 2 mayo

 

L’individualité de cet artiste est si forte et si tranchée, qu’il nous est difficile d’en donner une idée même approximative. Ce n’est pas un caricaturiste comme Hogarth, Bamburry ou Cruishanck : Hogarth, sérieux, flegmatique, exact et minutieux comme un roman de Richardson, laissant toujours voir l’intention morale ; Bamburry et Cruishank si remarquables pour leur verve maligne, leur exagération bouffonne, n’ont rien de commun avec l’auteur des Caprichos. Callot s’en rapprocherait plus, Callot, moitié Espagnol, moitié Bohémien ; mais Callot est net, clair, fin, précis, fidèle au vrai, malgré le maniéré de ses tournures et l’extravagance fanfaronne de ses ajustements ; ses diableries les plus singulières sont rigoureusement possibles ; il fait grand jour dans ses eaux-fortes, où la recherche des détails empêche l’effet et le clair-obscur, qui ne s’obtiennent que par des sacrifices. Les compositions de Goya sont des nuits profondes où quelque brusque rayon de lumière ébauche de pâles silhouettes et d’étranges fantômes.

 

Goya la maja nue

La Maja nue

 

C’est un composé de Rembrandt, de Watteau et des songes drolatiques de Rabelais ; singulier mélange ! Ajoutez à cela une haute saveur espagnole, une forte dose de l’esprit picaresque de Cervantès, quand il fait le portrait de la Escalanta et de la Gananciosa, dans Rinconete et Cortadillo, et vous n’aurez encore qu’une très imparfaite idée du talent de Goya. Nous allons tâcher de le faire comprendre, si toutefois cela est possible, avec des mots. ...

 

....Le portrait de Goya sert de frontispice au recueil de son œuvre. C’est un homme de cinquante ans environ, l’œil oblique et fin, recouvert d’une large paupière avec une patte-d’oie maligne et moqueuse, le menton recourbé en sabot, la lèvre supérieure mince, l’inférieure proéminente et sensuelle ; le tout encadré dans des favoris méridionaux et surmonté d’un chapeau à la Bolivar ; une physionomie caractérisée et puissante.

 

La première planche représente un mariage d’argent, une pauvre fille sacrifiée à un vieillard cacochyme et monstrueux par des parents avides. La mariée est charmante avec son petit loup de velours noir et sa basquine à grandes franges, car Goya rend à merveille la grâce andalouse et castillane ; les parents sont hideux de rapacité et de misère envieuse. Ils ont des airs de requin et de crocodile inimaginables ; l’enfant sourit dans des larmes, comme une pluie du mois d’avril, ce ne sont que des yeux, des griffes et des dents ; l’enivrement de la parure empêche la jeune fille de sentir encore toute l’étendue de son malheur. ― Ce thème revient souvent au bout du crayon de Goya, et il sait toujours en tirer des effets piquants. Plus loin, c’est el coco, croque-mitaine, qui vient effrayer les petits enfants et qui en effraierait bien d’autres, car, après l’ombre de Samuel dans le tableau de la Pythonisse d’Endor, par Salvator Rosa, nous ne connaissons rien de plus terrible que cet épouvantail. Ensuite ce sont des majos qui courtisent des fringantes sur le Prado ; ― de belles filles au bas de soie bien tiré, avec de petites mules à talon pointu qui ne tiennent au pied que par l’ongle de l’orteil, avec des peignes d’écaille à galerie, découpés à jour et plus hauts que la couronne murale de Cybèle ; des mantilles de dentelles noires disposées en capuchon et jetant leur ombre veloutée sur les plus beaux yeux noirs du monde, des basquines plombées pour mieux faire ressortir l’opulence des hanches, des mouches posées en assassines au coin de la bouche et près de la tempe ; des accroche-cœurs à suspendre les amours de toutes les Espagnes, et de larges éventails épanouis en queue de paon ; ce sont des hidalgos en escarpins, en frac prodigieux, avec le chapeau demi-lune sous le bras et des grappes de breloques sur le ventre, faisant des révérences à trois temps, se penchant au dos des chaises pour souffler, comme une fumée de cigare, quelque folle bouffée de madrigaux dans une belle touffe de cheveux noirs, ou promenant par le bout de son gant blanc quelque divinité plus ou moins suspecte ; ― puis des mères utiles, donnant à leurs filles trop obéissantes les conseils de la Macette de Régnier, les lavant et les graissant pour aller au sabbat. ― Le type de la mère utile est merveilleusement bien rendu par Goya, qui a, comme tous les peintres espagnols, un vif et profond sentiment de l’ignoble ; on ne saurait imaginer rien de plus grotesquement horrible, de plus vicieusement difforme ; chacune de ces mégères réunit à elle seule la laideur des sept péchés capitaux ; le diable est joli à côté de cela. Imaginez des fossés et des contrescarpes de rides ; des yeux comme des charbons éteints dans du sang ; des nez en flûte d’alambic, tout bubelés de verrues et de fleurettes ; des mufles d’hippopotame hérissés de crins roides, des moustaches de tigre, des bouches en tirelire contractées par d’affreux ricanements, quelque chose qui tient de l’araignée et du cloporte, et qui vous fait éprouver le même dégoût que lorsqu’on met le pied sur le ventre mou d’un crapaud. ― Voilà pour le côté réel ; mais c’est lorsqu’il s’abandonne à sa verve démonographique que Goya est surtout admirable ; personne ne sait aussi bien que lui faire rouler dans la chaude atmosphère d’une nuit d’orage de gros nuages noirs chargés de vampires, de stryges, de démons, et découper une cavalcade de sorcières sur une bande d’horizons sinistres.

 

Goya fusilles

 

Il y a surtout une planche tout à fait fantastique qui est bien le plus épouvantable cauchemar que nous ayons jamais rêvé ; ― elle est intitulée : Y aun no se van. C’est effroyable, et Dante lui-même n’arrive pas à cet effet de terreur suffocante ; représentez-vous une plaine nue et morne au-dessus de laquelle se traîne péniblement un nuage difforme comme un crocodile éventré ; puis une grande pierre, une dalle de tombeau qu’une figure souffreteuse et maigre s’efforce de soulever.

 

Goya ya aun no se van

 

― La pierre, trop lourde pour les bras décharnés qui la soutiennent et qu’on sent près de craquer, retombe malgré les efforts du spectre et d’autres petits fantômes qui roidissent simultanément leurs bras d’ombre ; plusieurs sont déjà pris sous la pierre un instant déplacée. L’expression de désespoir qui se peint sur toutes ces physionomies cadavéreuses, dans ces orbites sans yeux, qui voient que leur labeur a été inutile, est vraiment tragique ; c’est le plus triste symbole de l’impuissance laborieuse, la plus sombre poésie et la plus amère dérision que l’on ait jamais faites à propos des morts. La planche Buen viage, où l’on voit un vol de démons, d’élèves du séminaire de Barahona qui fuient à tire-d’aile, et se hâtent vers quelque œuvre sans nom, se fait remarquer par la vivacité et l’énergie du mouvement. Il semble que l’on entende palpiter dans l’air épais de la nuit toutes ces membranes velues et onglées comme les ailes des chauves-souris. Le recueil se termine par ces mots : Y es ora. ― C’est l’heure, le coq chante, les fantômes s’éclipsent, car la lumière paraît,

 

― Quant à la portée esthétique et morale de cette œuvre, quelle est-elle ? Nous l’ignorons. Goya semble avoir donné son avis là-dessus dans un de ses dessins où est représenté un homme, la tête appuyée sur ses bras et autour duquel voltigent des hiboux, des chouettes, des coquecigrues. ― La légende de cette image est : El suenho de la razon produce monstruos. C’est vrai, mais c’est bien sévère.

Ces caprices sont tout ce que la Bibliothèque royale de Paris possède de Goya. Il a cependant produit d’autres œuvres : la Tauromaquia, suite de 33 planches, les Scènes d’invasion qui forment 20 dessins, et devaient en avoir plus de 40 ; les eaux-fortes d’après Vélasquez, etc., etc.

 

La Tauromaquia est une collection de scènes représentant divers épisodes du combat de taureaux, à partir des Mores jusqu’à nos jours. ― Goya était un aficionado consommé, et il passait une grande partie de son temps avec les toreros. Aussi était-il l’homme le plus compétent du monde pour traiter à fond la matière. Quoique les attitudes, les poses, les défenses et les attaques, ou, pour parler le langage technique, les différentes suertes et cogidas soient d’une exactitude irréprochable, Goya a répandu sur ces scènes ses ombres mystérieuses et ses couleurs fantastiques. ― Quelles têtes bizarrement féroces ! quels ajustements sauvagement étranges ! quelle fureur de mouvement ! Ses Mores, compris un peu à la manière des Turcs de l’empire sous le rapport du costume, ont les physionomies les plus caractéristiques. ― Un trait égratigné, une tache noire, une raie blanche, voilà un personnage qui vit, qui se meut, et dont la physionomie se grave pour toujours dans la mémoire. Les taureaux et les chevaux, bien que parfois d’une forme un peu fabuleuse, ont une vie et un jet qui manquent bien souvent aux bêtes des animaliers de profession : les exploits de Gazul, du Cid, de Charles Quint, de Romero, de l’étudiant de Falces, de Pepe Illo, qui périt misérablement dans l’arène, sont retracés avec une fidélité tout espagnole. ― Comme celles des Caprichos, les planches de la Tauromaquia sont exécutées à l’aqua-tinta et relevées d’eau-forte.

 

Goya la guerre pendu

 

Les Scènes d’invasion offriraient un curieux rapprochement avec les Malheurs de la guerre, de Callot. ― Ce ne sont que pendus, tas de morts qu’on dépouille, femmes qu’on viole, blessés qu’on emporte, prisonniers qu’on fusille, couvents qu’on dévalise, populations qui s’enfuient, familles réduites à la mendicité, patriotes qu’on étrangle, tout cela est traité avec ces ajustements fantastiques et ces tournures exorbitantes qui feraient croire à une invasion de Tartares au XIVme siècle. Mais quelle finesse, quelle science profonde de l’anatomie dans tous ces groupes qui semblent nés du hasard et du caprice de la pointe ! Dites-moi si la Niobé antique surpasse en désolation et en noblesse cette mère agenouillée au milieu de sa famille devant les baïonnettes françaises ! ― Parmi ces dessins qui s’expliquent aisément, il y en a un tout à fait terrible et mystérieux, et dont le sens, vaguement entrevu, est plein de frissons et d’épouvantements. C’est un mort à moitié enfoui dans la terre, qui se soulève sur le coude, et, de sa main osseuse, écrit sans regarder, sur un papier posé à côté de lui, un mot qui vaut bien les plus noirs du Dante : Nada (néant). Autour de sa tête, qui a gardé juste assez de chair pour être plus horrible qu’un crâne dépouillé, tourbillonnent, à peine visibles dans l’épaisseur de la nuit, de monstrueux cauchemars illuminés çà et là de livides éclairs. Une main fatidique soutient une balance dont les plateaux se renversent. Connaissez-vous quelque chose de plus sinistre et de plus désolant ?

 

Tout à fait sur la fin de sa vie, qui fut longue, car il est mort à Bordeaux à plus de quatre-vingts ans, Goya a fait quelques croquis lithographiques improvisés sur la pierre, et qui portent le titre de Dibersion de Espanha ; ― ce sont des combats de taureaux. On reconnaît encore, dans ces feuilles charbonnées par la main d’un vieillard sourd depuis longtemps et presque aveugle, la vigueur et le mouvement des Caprichos et de la Tauromaquia. L’aspect de ces lithographies rappelle beaucoup, chose curieuse ! la manière d’Eugène Delacroix dans les illustrations de Faust.

 

Dans la tombe de Goya est enterré l’ancien art espagnol, le monde à jamais disparu des toreros, des majos, des manolas, des moines, des contrebandiers, des voleurs, des alguazils et des sorcières, toute la couleur locale de la Péninsule. ― Il est venu juste à temps pour recueillir et fixer tout cela. Il a cru ne faire que des caprices, il a fait le portrait et l’histoire de la vieille Espagne, tout en croyant servir les idées et les croyances nouvelles. Ses caricatures seront bientôt des monuments historiques."

 

Théophile Gautier, Voyages en Espagne, Chap. VIII.

 

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #ROMANTISME ET NEOGOTHIQUE

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Publié le 8 Novembre 2011

Museum für Asiatische Kunst à Berlin

Les grottes de Kizil en Chine ou grottes des mille bouddhas sont un rasemblement de grottes situées aux confins occidentaux de la Chine historique, dans le bassin du Tarim conquis par les hans et contrôlés épisodiquement par la Chine au cours de son histoire.

Sur la route de la soie, le bassin du Tarim est l'étape ultime avant le Kirghistan et l'ancienne Tranxoxiane (actuel Ouzbékistan) foyer de civilisation en Asie Centrale et intermédiaire culturel entre la Chine, le Moyen-Orient et l'Inde.

Par ailleurs le bassin du Tarim est également l'un des points de passage pour se rendre au Sud sur le plateau duTibet.

Les fresques, peintes sur les murs de ces grottes, font parties des oeuvres les plus abouties d'Asie Centrale.  Elles illustrent la vie et les préceptes de bouddha. Les grottes ont été creusées dans les falaises de la rive nord de la rivière Muzat entre le IIIe siècle et le IXe siècle. Elles sont l'un des héritages les plus importants de la civilisation de Koutcha, royaume indépendant qui contrôla la région jusqu'à l'arrivée des chinois en 658 (sous les Tang). 
Cette civilisation brillante de langue indo-européenne était bouddhiste et profondément influencée par les civilisations du Gandhara (Afghanistan actuel) et Indienne. Les fresques les plus anciennes témoignent de cette influence, les plus récentes sont de styles chinois.



Les fresques illustrent les Jâtakas (contes populaires) et les Avadanas et bien-sûr la vie de Bouddha. On retrouve dans les fresques les plus anciennes l'influence du grand centre bouddhiste d'Ajanta en Inde et du style du Gandhara. Des scènes illustrant la vie quotidienne sont également représentées, formant ainsi une illustration passsionnante de la vie dans le royaume de Koutcha.

A partir des invasions islamiques (Xe siècle), les grottes seront peu à peu abandonnées et l'ensemble de la statuaire détruite. 
Au début du XXe siècle, les grottes furent fouillées par les archéologues occidentaux et nottament allemands, ceux-ci prélevant 470 m² de fresques, exposées aujourd'hui au Museum für Asiatische Kunst à Berlin.

 

Illustrations: (c) Lankaart

 

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #CHINE

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Publié le 7 Novembre 2011

Gemäldegalerie de Berlin

"La Malle Babbe" de Frans Hals est un  tableau mythique, étrange et fascinant.

Tableau de genre réalisé en 1634 environ, il représente une vieille femme, mi sorcière, mi bohème, au rictus étrange.
Une main sur un pichet de bière, un hibou sur l'épaule, cette femme dénote dans l'environement social de l'époque. Issue des couches populaires, elle est loin des sujets habituels de Frans Hals.

Cette liberté sur le thème s'accompagne d'une liberté également dans le rendu des couleurs et les techniques utilisées, les couleurs brunes et grises du tableau sont appliquées au moyen d'une touche dynamique et vigoureuse, très originale pour l'époque et qui annonce les oeuvres de Goya et du XIXe.

L'oeuvre a une grande force expressive qui séduira les nombreux artistes du XIXe.




Georg Friederich Haendel (1685-1759) est un compositeur anglais, né en Allemagne. Grand musicien baroque, il a suivi sa formation en Allemagne, puis après un séjour en Italie, s’est installé en Angleterre. Sa musique est une synthèse des différentes musiques européenne de l’époque (italienne, française, allemande et anglaise). Il est connu pour ses concertos pour orgue et ses suites pour clavecin. Musicien de cour sa musique est en parfaite résonnance avec les grandes compositions […]



Nature morte, Gemaldegalerie, Berlin Pieter Claesz (1597-1661) est l’un des grands maîtres hollandais de la nature morte. Ses compositions et sa technique absolument parfaite dégage une poésie empreinte de nostalgie, un regard profond sur la vie, le temps qui s’écoule, la mort. Le propre des natures mortes, l’un des thèmes récurant de la peinture hollandaise de l’époque. Ses effets de reflets chatoyants, la transparence du verre, le reflet du métal sont d’un très grand réalisme mais en même […]



Rembrandt, peintre hollandais né en 1606, est un être énigmatique et une figure majeure de la peinture du XVIIe siècle. Bien que sa production soit très variée, toute sa vie il cultivera une passion personnelle pour l’autoportrait. Sans relâche il se peindra, jeune, puis mature et enfin vieillissant, sans complaisance, relatant à la fois l’action du temps sur sa personne mais aussi l’évolution de son art de sa vision du monde et de l’être humain. Passionné, orgueilleux, sa vie est faite de […]

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Rédigé par rafael

Publié dans #CLASSICISME

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Publié le 6 Novembre 2011


Le Pont du Gard est l'une des merveilles techniques que nous a légué l'empire Romain.

Ouvrage de génie civil, il constitrue la partie la plus impressionante de l'acqueduc de Nîmes. Celui-ci fut construit entre 40 et 60 ap. JC et permettait d'amener l'eau depuis les sources d'Eure jusqu'à la cité de Nîmes sur une distance de 50 km.

L'acqueduc est en grande partie entérré, l'eau s'écoulant gravitairement jusqu'à Nîmes.

Sur son parcours, le franchissement du Gard nécessite la réalisation d'un ouvrage d'exception : ce sera le pont du Gard.
A 49 m de hauteur il permet à l'eau de poursuivre son chemin et offre au niveau de la première arche un franchissement pour tous les usages.


La succession des trois niveaux d'arche, l'ingéniosité des ingénieurs et la qualité des proportions de l'ouvrage final font de cette oeuvre l'un des symboles de l'empire romain. La hauteur des arches du deuxième niveau, 24.5 m, donne cette impression d'élégance et dématérialise l'ouvrage dans le paysage.

Construit en blocs de calcaire extraient sur le site, il fut réalisé en seulement 5 ans. Il aura depuis sans dommage, résisté au temps et à l'histoire.


 

Photos: (c) Lankaart

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Rédigé par rafael

Publié dans #ROME ANTIQUITE

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Publié le 5 Novembre 2011

Alexandre mosaique

 

La Mosaïque d'Alexandre se trouvait dans la maison du Faune, à Pompéi, et date approximativement du IIe siècle av. J.‑C. C'est une composition de 5,12 m sur 2,71 m en opus vermiculatum, déposée et désormais transférée au Musée archéologique national de Naples.

 

Cette mosaïque est une copie d'un tableau réalisé à la fin du IVe siècle av. J.‑C. par Philoxénos d'Érétrie pour le compte du diadoque Cassandre. Elle représente la bataille d'Issos qui opposa en 333 les troupes d'Alexandre le Grand à l'armée perse de Darius III.

 

Alexandre mosaique (2)

 

Alexandre mosaique (3)

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #ROME ANTIQUITE

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Publié le 5 Novembre 2011

Berlin - Le Reichstag de Norman Foster - Photos: Lankaart (c)
Berlin - Le Reichstag de Norman Foster - Photos: Lankaart (c)

Berlin - Le Reichstag de Norman Foster - Photos: Lankaart (c)

Le Reichstag à Berlin est un bâtiment au passé lourd, témoin et acteur de l'histoire récente de l'Allemagne. Construit à la fin du XIXe siècle par l'architecte Paul Wallot dans un style éclectique, le bâtiment imposant comportait à l'origine une coupole. Incendié dans des circonstances mystérieuse le 28 février 1933, il ne sera pas reconstruit de suite. Hitler profittera de cet incendie pour lancer une chasse au sorcière contre les communistes. En 1945 l'armée soviètique, après avoir détruit la moitiéè de la ville y dresse son drapeau en symbole de victoire, le bâtiment bombardé pendant le siège, a perdu sa coupole d'origine..

Le bâtiment sera rénové entre 1961 et 1973. Après la réunification de 1990, le Bundestag décide de déménager à Berlin. C'est l'architecte anglais Sir Norman Foster, qui gagne le concours pour la rénovation du bâtiment. Il propose dans son projet la reconstruction d'une coupole en verre, renouant avec l'histoire du bâtiment. Cette coupole est devenu une oeuvre en soit, posé sur le toit du bâtiment, accessible au public, elle offre une promenade spectaculaire dans le ciel de Berlin. Le système de double rampe mis au point par Foster fait du visiteur un élément mobile du spectacle continue qu'offre la déambulation des foules sous le dôme vitré.

Au centre une colonne de verre permet d'écalirer naturellement l'hémicycle située sous la coupole. L'audace de la construction et l'élégance des volumes font de cette réalisation un des éléments remarquable du nouveau Berlin.

Berlin - Le Reichstag de Norman Foster - Photos: Lankaart (c)
Berlin - Le Reichstag de Norman Foster - Photos: Lankaart (c)
Berlin - Le Reichstag de Norman Foster - Photos: Lankaart (c)

Berlin - Le Reichstag de Norman Foster - Photos: Lankaart (c)

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART CONTEMPORAIN

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Publié le 5 Novembre 2011


Ce décor de frise proviend du palais de Darius Ier à Suse, il est exposé aujourd'hui au Pergam Museum à Berlin, on en trouve des exemples dans plusieurs grands musées dans le monde, à Paris, Londres, Téhéran.

Le palais que Darius a fait construire à Suse à la fin du VIe siècle, aux confins de la Perse et de la Babylonie, au centre géographique d’un empire qui s’étendait de la vallée du Nil à celle de l’Indus, est un témoin unique de l’architecture orientale.

La frise des archers, caractéristique de l'art Perse, reprend les techniques pratiquées en mésopotamie depuis des siècles : briques vernissées de couleurs vives, thémes du motif soigné et répété à l'infini avec quelques variations, motifs géomètriques utilisés en frise en haut et en bas du motif principal, ici des archers, hier des lions ou des taureaux à Babylone.

L’ornementation du palais introduit une iconographie nouvelle, une imagerie humaniste qui met fin au règne des monstres de l’ancienne mythologie et révèle un aspect de l’idéologie de Darius, chef de guerre charismatique, mais aussi homme de religion, administrateur et législateur à l’échelle du monde alors connu.

Cette décoration fait référence aux nombreuses conquêtes de Darius et aux guerres médiques. Elles datent de 510 av. JC et marquent l'apogée de la puissance de l'empire Perse.


 


 

Photos: (c) Lankaart

 
 

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Rédigé par rafael

Publié dans #MESOPOTAMIE et PERSE ANTIQUITE

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Publié le 4 Novembre 2011

Camille Claudel Auguste Rodin (2)

 

"...Cette fois, il faut bien que le public admire. S'il ne sait pas encore ce que dans ces œuvres il y a d'effort et d'art conquérant, du moins est-il étreint par un charme sensuel, par des secousses d'émotion physique qui, malgré lui, domptent et violentent son ordinaire inertie mentale.

 

En même temps le public apprend qu'Auguste Rodin travaille à une porte colossale qui lui a été commandée pour le Palais des Arts décoratifs. Cette porte, on la décrit, même avant que l'artiste en ait fixé la forme et déterminé l'arrangement. Chacun sait que les motifs qui s'y dérouleront lui sont inspirés par l'Enfer du Dante. Autour de cette entreprise grandiose se crée une véritable agitation, accrue encore par la connaissance de quelques fragments troublants. De temps à autre, dans des expositions libres, apparaissent de petits groupes, de petites figures d'une passion étrange et fleuve, qui le déroutent dans ses goûts traditionnels du joli bête et de l'insignifiant ; tout un monde de souffrance et de volupté, hurlant sous le fouet des luxures, se ruant désespérément au néant des possessions charnelles, aux étreintes farouches des amours damnées et des baisers infâmes. Les corps marqués du mal originel, du mal de vivre en proie à la fatalité de la douleur, se cherchent, se poursuivent, s'enlacent, se pénètrent, spasmes et morsures, et retombent, épuisés, vaincus dans cette lutte éternelle de la bête humaine contre l'idéal inassouvissable et meurtrier.

 

Tout l'art de Rodin est dans ce petit bronze, plus douloureux que n'importe lequel des poèmes de Baudelaire. Le buste droit, la gorge en avant et fleurie de chair tentatrice, le corps horizontal et vibrant comme une flèche qui déchire l'air, la face cruelle, inexorable, la Femme est emportée à travers les espaces. Elle est belle de cette inétreignable beauté qu'ont les chimères que nous poursuivons et les rêves que nous n'atteindrons jamais. Renversé sur ce corps horizontal, est le corps d'un adolescent, anatomie de souffrance. Ses bras repliés en arrière cherchent à étreindre ce torse implacable; ses jambes qui pendent voudraient arrêter ce corps qui fuit. Nul enlacement de ces deux êtres : aucune partie de ces deux vies charnelles ne se joint. Et cependant tout, dans cet enfant, suppliant et vaincu, a soif d'amour, d'embrassement, d'idéal, toutes choses par quoi il meurt, qui sont là, à portée de sa main, à portée de son âme, et que sa main ne saisira jamais et dont son âme jamais ne connaîtra la possession. La femme fuit : elle ne se détournera pas.

 

Ce qu'il y a de poignant dans les figures de Rodin, ce par quoi elles nous touchent si violemment, c'est que nous nous retrouvons en elles. Suivant une belle expression de M. Stéphane Mallarmé, « elles sont nos douloureux camarades ».

 

Je n'ai pu donner qu'une notion bien incomplète, à peine intelligible, de l'œuvre déjà si considérable d'Auguste Rodin. Je terminerai par ces lignes que Stendhal écrivit en 1847 dans son Histoire de la peinture en Italie : « Si un Michel-Ange nous était donné dans nos jours de lumière, où ne parviendrait-il point ? Quel torrent de sensations nouvelles et de jouissances ne répandrait-il pas dans un public si bien préparé par le théâtre et le roman ? Peut-être créerait-il une sculpture moderne, peut-être forcerait-il cet art à exprimer des passions ! Du moins, Michel-Ange lui ferait-il exprimer des états de l'âme. » C'était la venue d'Auguste Rodin que Stendhal annonçait ainsi. Mais l'eût-il aimé, lui, qui n’aimait que Canova ?"

 

Octave Mirbeau, Le Journal, 2 juin 1895

 




Alte Nationalgalerie, Berlin Dalou était un sculpteur reconnu en France malgrés une vie mouvementée et des séjours prolongés à l'étranger suite à sa participation active à la commune. Moins connu du grand public que Rodin, il a eu accès à des commandes importantes en Angleterre et en France. Ami de jeunesse de Rodin, il restera toute sa vie en relation avec le grand sculpteur. Le buste très réaliste qu'en fit Rodin nous montre un homme plein de charme et d'intelligence, légèrement hautain […]



Victoria and Albert Museum, Londres Cette sculpture est conçu à partir de l'un des groupes de La Porte de l'Enfer. Rodin a exploré ce sujet pendant plusieurs années, la plus ancienne composision datant d'avant 1886, il a produit plusieurs autres versions. Cette version en marbre a été probablement sculpté par ses assistants sous sa direction, comme c'était la pratique dans son atelier. Le contraste entre la pierre grossièrement taillée dans la roche et la surface lisse des corps indique […]



Le Monument aux Bourgeois de Calais est un groupe statuaire d'Auguste Rodin commandé par la Ville de Calais où a été inauguré le premier exemplaire en bronze en 1895. Le plâtre original achevé en 1889 a été édité en onze autres exemplaires en bronze dans le courant du XXe siècle. L’ultime fonte légale a eu lieu en 1995. De manière définitive, il existe ainsi douze éditions originales en bronze des Bourgeois de Calais. C’est une des œuvres les plus célèbres d'Auguste Rodin. Ce groupe en […]


Musée rodin, Paris (c) Lankaart Jean-Alexandre-Joseph Falguière dit Alexandre Falguière, né à Toulouse le 7 septembre 1831 et mort à Paris le 19 avril 1900, est un sculpteur français de style académique et un artiste-peintre dont quelques toiles sont classées sous le signe du réalisme. Rodin présente son buste de Falguière, réalisé en 1897, à la Société nationale des Beaux-Arts en 1899. En 1900, à l’exposition de l’Alma, ce buste est présenté très haut comme le Buste héroïque de Victor Hugo […]


Musée Rodin, Paris (c) Lankaart On reconnaît dans Iris l'agrandissement d'une étude pour la figure allégorique destinée à couronner le second projet de Monument à Victor Hugo (1897), dans lequel le poète apparaît debout : disposée en position plongeante, elle fut alors complétée d'un bras droit tendu, d'une tête et d'une paire d'ailes. La figure est cependant bien antérieure à 1897 puisqu'elle fut agrandie par Henri Lebossé en novembre 1894 sous le titre « Etude de femme jambes écartées » […]


Musée de Rodin, Paris L'angoisse des êtres se poursuivant sans jamais pouvoir s'étreindre. Le parallélisme des lignes accuse le mouvement de fuite. Rodin - Cupidon et Psyché Victoria and Albert Museum, Londres Cette sculpture est conçu à partir de l'un des groupes de La Porte de l'Enfer. Rodin a exploré ce sujet pendant plusieurs années, la plus ancienne composision datant d'avant 1886, il a produit plusieurs autres versions. Cette version en marbre a été probablement sculpté par ses […]

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Rédigé par rafael

Publié dans #NATURALISME et IMPRESSIONISME

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Publié le 3 Novembre 2011

Visnu - Angkor - Musée Guimet - Photos: Lankaart (c)

Visnu - Angkor - Musée Guimet - Photos: Lankaart (c)

Brahmā est le dieu créateur-démiurge de l'hindouisme, le premier membre de la Trimūrti, la trinité des déités hindoues majeures. Elles sont toutes écloses d'un œuf. Les autres membres sont Vishnou et Shiva. Sarasvatī est sa shakti, son énergie, son épouse. Sa monture vāhana est un hamsa, une oie ou un cygne. Sa couleur est le rouge. Il n'est pas mentionné dans les Veda, ni dans les Brāhmana, mais il est cependant très présent dans le Mahābhārata, le Rāmāyana et les Purāna.

Brahmā intervient seulement de façon occasionnelle dans les affaires des dieux, et encore plus rarement dans celles des mortels. Il est considéré comme le père de Dharma et Atri. Brahmā vit à Brahmapura, une cité située sur le mont Méru.

 Quadruple tête de Brahma, sculptée au Cambodge (province de Siemreap, Phnom Bok) dans le style du Bakheng (fin IXe - début Xe siècle) - Musée Guimet - Photos: Lankaart (c)
 Quadruple tête de Brahma, sculptée au Cambodge (province de Siemreap, Phnom Bok) dans le style du Bakheng (fin IXe - début Xe siècle) - Musée Guimet - Photos: Lankaart (c)

 Quadruple tête de Brahma, sculptée au Cambodge (province de Siemreap, Phnom Bok) dans le style du Bakheng (fin IXe - début Xe siècle) - Musée Guimet - Photos: Lankaart (c)

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART KHMER

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