Publié le 14 Juin 2019

August Macke - Clown

August Macke - Clown

August Macke participe à l'exposition du Cavalier bleu chez Thannhauser, à Munich en février 1912. Le résultat de l'exposition le déçoit énormément et il « rompt ses relations avec Wassily Kandinsky et le Cavalier bleu » allant jusqu'à les caricaturer dans sa toile de 1913 Caricature du Cavalier bleu sorte de pamphlet pictural dans lequel il n'hésite pas à égratigner son ami Franz Marc, Wassily Kandinsky lui même ainsi que le galeriste Herwarth Walden qui avait pris le Cavalier bleu sous sa protection en l'exposant pour le rendre vendable dans sa galerie berlinoise. La « spiritualité intellectuelle » de Kandinsky s'oppose à la « contemplation des choses » de Macke ; « la page est tournée » comme ici dans ce portrait de Clown. 

 

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Publié le 12 Juin 2019

Joseph Stella - Battle of Lights - 1913

Joseph Stella - Battle of Lights - 1913

Joseph Stella naît en Italie en 1880, à vingt ans il arrive à New-York. Très tôt influencé par le mouvement futuriste ces toiles expriment avec enthousiasme les principes défendus par Marinetti dans son célèbre Manifeste de 1909: la vitesse, la modernité, la technique, le travail, le mouvement.

Le Pont de Brooklyn illustre parfaitement cet engouement. Il met en valeur dans ses peintures les grandes réalisations techniques américaines du début du siècle. Pour lui l'acier et l'électricité sont les "facteurs créatifs de l'ère moderne". Il poursuivra dans cette veine jusqu'à sa mort en 1946. 

 

Source: RR

Joseph Stella - Le pont de Brooklyn - 1919

Joseph Stella - Le pont de Brooklyn - 1919

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Rédigé par rafael

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Publié le 10 Juin 2019

Joseph Stella - Pont de Brooklyn

Joseph Stella - Pont de Brooklyn

Nous avions veillé toute la nuit, mes amis et moi, sous des lampes de mosquée dont les coupoles de cuivre aussi ajourées que notre âme avaient pourtant des cœurs électriques. Et tout en piétinant notre native paresse sur d’opulents tapis persans, nous avions discuté aux frontières extrêmes de la logique et griffé le papier de démentes écritures.

Un immense orgueil gonflait nos poitrines à nous sentir debout tous seuls, comme des phares ou comme des sentinelles avancées, face à l’armée des étoiles ennemies, qui campent dans leurs bivouacs célestes. Seuls avec les mécaniciens dans les infernales chaufferies des grands navires, seuls avec les noirs fantômes qui fourragent dans le ventre rouge des locomotives affolées, seuls avec les ivrognes battant des ailes contre les murs !

Et nous voilà brusquement distraits par le roulement des énormes tramways à double étage, qui passent sursautants, bariolés de lumières, tels les hameaux en fête que le Pô débordé ébranle tout à coup et déracine, pour les entraîner, sur les cascades et les remous d’un déluge, jusqu’à la mer.

Puis le silence s’aggrava. Comme nous écoutions la prière exténuée du vieux canal et crisser les os des palais moribonds dans leur barbe de verdure, soudain rugirent sous nos fenêtres les automobiles affamées.

— Allons, dis-je, mes amis ! Partons ! Enfin la Mythologie et l’Idéal mystique sont surpassés. Nous allons assister à la naissance du Centaure et nous verrons bientôt voler les premiers Anges ! — Il faudra ébranler les portes de la vie pour en essayer les gonds et les verrous ! Partons ! Voilà bien le premier soleil levant sur la terre!… Rien n’égale la splendeur de son épée rouge qui s’escrime pour la première fois, dans nos ténèbres millénaires.

Nous nous approchâmes des trois machines renâclantes pour flatter leur poitrail. Je m’allongeai sur la mienne comme un cadavre dans sa bière, mais je ressuscitai soudain sous le volant — couperet de guillotine — qui menaçait mon estomac.

Le grand balai de la folie nous arracha à nous-mêmes et nous poussa à travers les rues escarpées et profondes comme des torrents desséchés. Çà et là des lampes malheureuses, aux fenêtres, nous enseignaient à mépriser nos yeux mathématiques.

— Le flair, criai-je, le flair suffit aux fauves !…

Et nous chassions, tels de jeunes lions, la Mort au pelage noir tacheté de croix pâles, qui courait devant nous dans le vaste ciel mauve, palpable et vivant.

Et pourtant nous n’avions pas de maîtresse idéale dressant sa taille jusqu’aux nuages, ni de Reine cruelle à qui offrir nos cadavres tordus de bagues byzantines !… Rien pour mourir, si ce n’est le désir de nous débarrasser enfin de notre trop pesant courage !

Nous allions écrasant sur le seuil des maisons les chiens de garde, qui s’aplatissaient arrondis sous nos pneus brûlants, comme un faux-col sous un fer à repasser.

La Mort amadouée me devançait à chaque virage pour m’offrir gentiment la patte, et tour à tour se couchait au ras de terre avec un bruit de mâchoires stridentes en me coulant des regards veloutés du fond des flaques.

— Sortons de la Sagesse comme d’une gangue hideuse et entrons, comme des fruits pimentés d’orgueil, dans la bouche immense et torse du vent !… Donnons-nous à manger à l’Inconnu, non par désespoir, mais simplement pour enrichir les insondables réservoirs de l’Absurde !

Comme j’avais dit ces mots, je virai brusquement sur moi-même avec l’ivresse folle des caniches qui se mordent la queue, et voilà tout à coup que deux cyclistes me désapprouvèrent titubant devant moi ainsi que deux raisonnements persuasifs et pourtant contradictoires. Leur ondoiement stupide discutait sur mon terrain… Quel ennui ! Pouah !… Je coupai court, et par dégoût, je me flanquai — vlan ! — cul par-dessus tête, dans un fossé…

Oh ! maternel fossé, à moitié plein d’une eau vaseuse ! Fossé d’usine ! J’ai savouré à pleine bouche ta boue fortifiante qui me rappelle la sainte mamelle noire de ma nourrice soudanaise !

Comme je dressais mon corps, fangeuse et malodorante vadrouille, je sentis le fer rouge de la joie me percer délicieusement le cœur.

Une foule de pêcheurs à la ligne et de naturalistes podagreux s’était ameutée d’épouvante autour du prodige. D’une âme patiente et tatillonne, ils élevèrent très haut d’énormes éperviers de fer, pour pêcher mon automobile, pareille à un grand requin embourbé. Elle émergea lentement en abandonnant dans le fossé, telles des écailles, sa lourde carrosserie de bon sens et son capitonnage de confort.

On le croyait mort, mon bon requin, mais je le réveillai d’une seule caresse sur son dos tout-puissant, et le voilà ressuscité, courant à toute vitesse sur ses nageoires.

Alors, le visage masqué de la bonne boue des usines, pleine de scories de métal, de sueurs inutiles et de suie céleste, portant nos bras foulés en écharpe, parmi la complainte des sages pêcheurs à la ligne et des naturalistes navrés, nous dictâmes nos premières volontés à tous les hommes vivants de la terre :




Manifeste du Futurisme


1. Nous voulons chanter l’amour du danger, l’habitude de l’énergie, et de la témérité.

2. Les éléments essentiels de notre poésie seront le courage, l’audace et la révolte.

3. La littérature ayant jusqu’ici magnifié l’immobilité pensive, l’extase et le sommeil, nous voulons exalter le mouvement agressif, l’insomnie fiévreuse, le pas gymnastique, le saut périlleux, la gifle et le coup de poing.

4. Nous déclarons que la splendeur du monde s’est enrichie d’une beauté nouvelle ; la beauté de la vitesse. Une automobile de course avec son coffre orné de gros tuyaux tels des serpents à l’haleine explosive… une automobile rugissante, qui a l’air de courir sur de la mitraille, est plus belle que la Victoire de Samothrace.

5. Nous voulons chanter l’homme qui tient le volant, dont la tige idéale traverse la terre lancée elle-même sur le circuit de son orbite.

6. Il faut que le poète se dépense avec chaleur, éclat et prodigalité, pour augmenter la ferveur enthousiaste des éléments primordiaux.

7. Il n’y a plus de beauté que dans la lutte. Pas de chef-d’œuvre sans un caractère agressif. La poésie doit être un assaut violent contre les forces inconnues, pour les sommer de se coucher devant l’homme.

8. Nous sommes sur le promontoire extrême des siècles !… À quoi bon regarder derrière nous, du moment qu’il nous faut défoncer les vantaux mystérieux de l’impossible ? Le Temps et l’Espace sont morts hier. Nous vivons déjà dans l’absolu, puisque nous avons déjà créé l’éternelle vitesse omniprésente.

9. Nous voulons glorifier la guerre, — seule hygiène du monde — le militarisme, le patriotisme, le geste destructeur des anarchistes, les belles Idées qui tuent, et le mépris de la femme.

10. Nous voulons démolir les musées, les bibliothèques, combattre le moralisme, le féminisme et toutes les lâchetés opportunistes et utilitaires.

11. Nous chanterons les grandes foules agitées par le travail, le plaisir ou la révolte ; les ressacs multicolores et polyphoniques des révolutions dans les capitales modernes ; la vibration nocturne des arsenaux et des chantiers sous leurs violentes lunes électriques ; les gares gloutonnes avaleuses de serpents qui fument ; les usines suspendues aux nuages par les ficelles de leurs fumées ; les ponts aux bonds de gymnastes lancés sur la coutellerie diabolique des fleuves ensoleillés ; les paquebots aventureux flairant l’horizon ; les locomotives au grand poitrail, qui piaffent sur les rails, tels d’énormes chevaux d’acier bridés de longs tuyaux, et le vol glissant des aéroplanes, dont l’hélice a des claquements de drapeau et des applaudissements de foule enthousiaste.

C’est en Italie que nous lançons ce manifeste de violence culbutante et incendiaire, par lequel nous fondons aujourd’hui le Futurisme, parce que nous voulons délivrer l’Italie de sa gangrène de professeurs, d’archéologues de cicérones et d’antiquaires.

L’Italie a été trop longtemps le grand marché des brocanteurs. Nous voulons la débarrasser des musées innombrables qui la couvrent d’innombrables cimetières.

Musées, cimetières !… Identiques vraiment dans leur sinistre coudoiement de corps qui ne se connaissent pas. Dortoirs publics où l’on dort à jamais côte à côte avec des êtres haïs ou inconnus. Férocité réciproque des peintres et des sculpteurs s’entretuant à coups de lignes et de couleurs dans le même musée.

Qu’on y fasse une visite chaque année comme on va voir ses morts une fois par an,… nous pouvons bien l’admettre!… Qu’on dépose même des fleurs une fois par an aux pieds de la Joconde. nous le concevons !… Mais que l’on aille promener quotidiennement dans les musées nos tristesses, nos courages fragiles et notre inquiétude, nous ne l’admettons pas !… Voulez-vous donc vous empoisonner ? Voulez-vous donc pourrir ?

Que peut-on bien trouver dans un vieux tableau si ce n’est la contorsion pénible de l’artiste s’efforçant de briser les barrières infranchissables à son désir d’exprimer entièrement son rêve ?

Admirer un vieux tableau, c’est verser notre sensibilité dans une urne funéraire au lieu de la lancer en avant par jets violents de création et d’action. Voulez-vous donc gâcher ainsi vos meilleures forces dans une admiration inutile du passé, dont vous sortez forcément épuisés, amoindris, piétinés ?

En vérité la fréquentation quotidienne des musées, des bibliothèques et des académies (ces cimetières d’efforts perdus, ces calvaires de rêves crucifiés, ces registres d’élans brisés !…) est pour les artistes ce qu’est la tutelle prolongée des parents pour de jeunes gens intelligents, ivres de leur talent et de leur volonté ambitieuse.

Pour des moribonds, des invalides et des prisonniers, passe encore. C’est peut-être un baume à leurs blessures, que l’admirable passé, du moment que l’avenir leur est interdit… Mais nous n’en voulons pas, nous, les jeunes, les forts et les vivants futuristes !

Viennent donc les bons incendiaires aux doigts carbonisés !… Les voici ! Les voici !… Et boutez donc le feu aux rayons des bibliothèques ! Détournez le cours des canaux pour inonder les caveaux des musées !… Oh ! qu’elles nagent à la dérive, les toiles glorieuses ! À vous les pioches et les marteaux !… Sapez les fondements des villes vénérables !

Les plus âgés d’entre nous n’ont pas encore trente ans : nous avons donc au moins dix ans pour accomplir notre tâche. Quand nous aurons quarante ans, que de plus jeunes et plus raillants que nous veuillent bien nous jeter au panier comme des manuscrits inutiles !… Ils viendront contre nous de très loin, de partout, en bondissant sur la cadence légère de leurs premiers poèmes, griffant l’air de leurs doigts crochus, et humant, aux portes des académies, la bonne odeur de nos esprits pourrissants, déjà promis aux catacombes des bibliothèques.

Mais nous ne serons pas là. Ils nous trouveront enfin, par une nuit d’hiver, en pleine campagne, sous un triste hangar pianoté par la pluie monotone, accroupis près de nos aéroplanes trépidants, en train de chauffer nos mains sur le misérable feu que feront nos livres d’aujourd’hui flambant gaiement sous le vol étincelant de leurs images.

Ils s’ameuteront autour de nous, haletants d’angoisse et de dépit, et tous exaspérés par notre fier courage infatigable, s’élanceront pour nous tuer, avec d’autant plus de haine que leur cœur sera ivre d’amour et d’admiration pour nous. Et la forte et la saine Injustice éclatera radieusement dans leurs yeux. Car l’art ne peut être que violence, cruauté et injustice.

Les plus âgés d’entre nous n’ont pas encore trente ans, et pourtant nous avons déjà gaspillé des trésors, des trésors de force, d’amour, de courage et d’âpre volonté, à la hâte, en délire, sans compter, à tour de bras, à perdre haleine.

Regardez-nous ! Nous ne sommes pas essoufflés… Notre cœur n’a pas la moindre fatigue ! Car il s'est nourri de feu, de haine et de vitesse ! Ça vous étonne ? C’est que vous ne vous souvenez même pas d’avoir vécu ! — Debout sur la cime du monde, nous lançons encore une fois le défi aux étoiles !

Vos objections? Assez! Assez ! Je les connais ! C’est entendu ! Nous savons bien ce que notre belle et fausse intelligence nous affirme. — Nous ne sommes, dit-elle, que le résumé et le prolongement de nos ancêtres. — Peut-être! Soit!… Qu’importe ?… Mais nous ne voulons pas entendre ! Gardez-vous de répéter ces mots infâmes ! Levez plutôt la tête !

Debout sur la cime du monde, nous lançons encore une fois le défi insolent aux étoiles !

F.-T. Marinetti. 1909.

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Publié le 8 Juin 2019

Cézanne - La route du château noir

Cézanne - La route du château noir

Entre 1888 et 1904 Cézanne vient peindre les paysages autour de Château Noir. L’environnement sauvage du château fascinait le peintre, Cézanne cherchait à retrouver la nature brut, dans son émergence radicale, dans sa puissance géologique, dans son énergie rocailleuse. 

Source: RR

 

 

 

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Publié le 6 Juin 2019

Franz Marc - Ecuries

Franz Marc - Ecuries

Franz Marc peint à son retour de Paris l’Écurie, après avoir vu les œuvres de Delaunay.  Ce tableau marque une rupture dans la peinture de Franz Marc, il ouvre une nouvelle page vers l'abstraction et la couleur.

Source: RR

 

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Publié le 3 Juin 2019

Macke - Portrait avec pommes

Macke - Portrait avec pommes

En 1909 August Macke est de retour d'un voyage à Paris, il y a découvert les impressionnistes et les fauves, Manet, Monet et Cézanne. Il réalise ce portrait d'Elisabeth, sa future femme, on y retrouve l'influence de Manet dans la composition générale et dans l'ambiance, mais aussi celle de Cézanne et des Fauves à travers l’utilisation de la couleur et le rendu des formes, comme un hommage à la peinture française et à son époque. 

Source: RR

 

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Publié le 1 Juin 2019

Derain - La nièce

En 1919, Derain accueillit définitivement dans son domicile de la rue Bonaparte à Paris sa belle-sœur Suzanne Géry et son bébé Geneviève. Elle suivit son oncle dans son nouveau domicile de la rue du Douanier et dans sa maison de Chambourcy. Derain l’adorait et en fit son portrait dès l’âge de neuf mois. Elle posa pour une centaine de tableaux de son oncle. A l’atelier, elle était toujours active taillant les crayons ou lavant les pinceaux au savon de Marseille, selon un rituel auquel le peintre était très attaché.
... Geneviève Géry se souvenait porter sa robe du dimanche dans ce portrait et s’être laissé pousser les cheveux à cette époque. L’un des artistes qui visitait fréquemment l’atelier dans les années 30 était le peintre Balthus (1908-2001) dont on voit ici l’influence qu’a exercé Derain sur lui.

L'Orangerie

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Publié le 30 Mai 2019

Picabia - Udnie

Picabia - Udnie

Monument de la première peinture abstraite, Udnie ... opère une synthèse des courants les plus novateurs de la peinture du début des années 1910. L’œuvre est inspirée à Francis Picabia en 1913, lors du voyage qui le conduit aux États-Unis pour assister au vernissage de l’exposition de l’Armory Show. Sur le bateau qui l’amène à New York, il assiste au spectacle de danse « hindoue » (et néanmoins furieusement dionysiaque) d’une actrice polonaise, Stasia Napierkowska. Un an plus tôt, à Paris cette fois, Picabia, comme Marcel Duchamp, avait été impressionné par l’exposition des peintres futuristes italiens. Il y avait vu, entre autres, les œuvres d’Umberto Boccioni et de Gino Severini ... dans lesquelles le dynamisme d’un mouvement, d’une danse, éclatait en formes colorées autonomes. Si Udnie emprunte son dynamisme à la peinture futuriste, elle doit son « mécanisme » à l’exemple des œuvres de Duchamp. En 1912, ce dernier avait offert à Picabia sa Mariée, un hybride de guêpe et de machine à coudre. Les reflets métalliques, les formes d’ Udnie appartenaient déjà au monde mécanique qui allait bientôt inspirer directement Picabia.

En déclarant en 1913, à New York, que « l’art est une tentative réussie d’extérioriser la pensée ou le sentiment intérieur en projetant sur la toile des états subjectifs, émotionnels, mentaux », Francis Picabia rattache enfin Udnie à ce « musicalisme » prôné par les artistes groupés à Puteaux autour des frères Duchamp, à cet « orphisme » que célèbre Guillaume Apollinaire, en 1913, dans son ouvrage consacré aux peintres cubistes.

Centre Pompidou

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Rédigé par rafael

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Publié le 28 Mai 2019

Franz Marc - Les loups la guerre des Balkans 1913

Franz Marc - Les loups la guerre des Balkans 1913

1913, Serbes, Bulgares, Turcs, Grecs et Roumains vont une nouvelle fois s'affronter, c'est la deuxième guerre balkanique qui ravage la péninsule. Franz Marc illustre et dénonce cette folie qui s'empare des hommes et met à feu et à sang l'Europe. Vision prémonitoire de la grande guerre qui l'emportera, mort sur le front Franz Marc, l'un des lus grands peintres du début du siècle disparaîtra sous les bombes en 1916 près de Verdun. Destin funeste que celui d'une des figures marquantes du mouvement moderne. Les loups toujours présents, en meute, effrayants, illustrent la cupidité et l'irresponsabilité des hommes. 

 

Source: RR

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Publié le 26 Mai 2019

Juan Gris - Poires et raisins

Juan Gris - Poires et raisins

En 1913 Juan Gris vient passer un été à Céret, dans le sud de la France, avec Josette sa future épouse. Marqué par le travail de l'école cubiste promu par Picasso et Braque également présent à Céret, il a recours à la technique du papier collé et reconstruit la composition de ses tableaux à partir d'éléments disparates: journaux, verres, fruits dont il accentue la géométrisation. Les couleurs comme le bleu et le violet apparaissent alors dans ses toiles. Il reviendra à Céret après la guerre en 1921.

Source: RR

 

 

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