Publié le 23 Mars 2012

Quetzalcoatl

Musée du Louvre

 

Comme d'autres œuvres de l'époque aztèque, elle fut réalisée dans les ateliers de sculpture qui fleurirent dans les principales villes de la vallée de Mexico à partir du règne de Moctézuma-Ilhuicamina (1400-1469), roi de Tenochtitlan. L'artiste a conjugué dans cette œuvre la double essence du dieu, animal sacré et humain. On considère que le Quetzalcoatl est une des divinités les plus anciennes du Mexique préhistorique. A l'époque aztèque, il était le dieu créateur par excellence, qui se transforma en soleil, donna forme à la terre, conçut l'homme et lui offrit le maïs, son aliment de base. Le sculpteur a magistralement taillé cette œuvre en lui donnant un mouvement en spirale évoquant un serpent qui se love. La tête de Quetzalcoatl émerge de la mâchoire ouverte du reptile qui se transforme ainsi en heaume et en insigne.

 

Quetzalcoatl (2)

 

Quetzalcoatl (3)

 

Mythologie: 

 

Le culte de Quetzalcoatl semble originaire de Teotihuacán. Un chef toltèque de la période post-classique était appelé Quetzalcoatl, il s'agit peut-être du même individu connu sous le nom de Kukulcan et qui aurait envahi le Yucatan à la même période. Les Mixtèques eurent aussi un chef nommé le serpent à plumes. Au Xe siècle, un chef étroitement associé à Quetzalcoatl, Topiltzin Ce Acatl Quetzalcoatl, régnait sur les Toltèques. On prétendait qu'il était le fils du grand guerrier chichimèque Mixcoatl et de la déesse Colhuacano Chimalman, ou leur descendant.

 

Les Toltèques avaient un système de croyance dualiste. L'opposé de Quetzalcoatl était Tezcatlipoca, qui est supposé avoir envoyé Quetzalcoatl en exil. Une autre tradition affirmait qu'il s'en était allé volontairement sur un radeau de serpents, promettant son retour prochain. Lors du débarquement de Cortés en 1519, l'empereur aztèque Moctezuma II crut tout d'abord qu'il s'agissait du retour de Quetzalcoatl, et le conquistador utilisera cette croyance dans sa conquête du Mexique.

 

La signification exacte et les attributs de Quetzalcoatl ont varié sensiblement entre les civilisations et au cours de l'Histoire. Quetzalcoatl était souvent considéré comme le dieu de l'étoile du matin et son jumeau, Xolotl, celui de l'étoile du soir, en fait la planète Vénus. En tant qu'étoile du matin, Quetzalcoatl était aussi connu sous le titre de Tlahuizcalpantecuhtli, littéralement « le maître de l'étoile de l'aube ». Il était aussi considéré comme l'inventeur des livres et du calendrier, comme celui qui avait offert le maïs à l'humanité, et quelquefois comme le symbole de la mort et de la résurrection. Quetzalcoatl était aussi le dieu tutélaire des prêtres et son nom était le titre porté par le grand prêtre des Aztèques.

 

La plus grande partie de la Mésoamérique croyait en un monde cyclique. La période courante était ainsi considérée comme le cinquième monde, les quatre précédents ayant été détruits par un déluge, le feu et d'autres catastrophes. Quetzalcoatl se serait rendu à Mictlan, le monde souterrain, et y aurait créé, avec l'aide de Cihuacóatl, le cinquième monde de l'humanité à partir des os des races précédentes, utilisant son propre sang pour leur infuser une nouvelle vie.

 

Quetzalcoatl et son jumeau Xolotl sont parfois considérés comme étant nés d'une vierge, la déesse Coatlicue. D'autres traditions le prétendent fils de Xochiquetzal et Mixcoatl.

Une histoire aztèque raconte que Quetzalcoatl fut séduit par Tezcatlipoca, puis qu'il s'immola par remords. Son cœur devint alors l'étoile du matin (voir Tlahuizcalpantecuhtli).

 

Source:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Quetzalc%C3%B3atl

http://www.musees.org/louvre/albums/arts-premiers/amerique/photos/photo6.html

 

  photos: (c) Lankaart

 

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #ART PRECONLOMBIEN

Repost0

Publié le 23 Mars 2012

Moulages de la frise d'Angles, Musée des Antiquitées Nationales Saint-Germain-en-Laye

Le Magdalénien (17 000-10 000 av; JC) est la dernière phase du paléolithique supérieur. Son aire d'influence recouvre l'europe occidentale et centrale au Nord des Alpes,  de la Pologne au Portugal. L'outillage deviend très perfectionnée, l'utilisation d'osn de bis et de pierre permet aux hommes de l'époque de bénéficier d'outils pour la chasse, mais aussi pour confectionnées, vêtements, ustensile et perfectionner leur art.

C'est durant cette période que l'on voit apparaître les premiers exemples de sculpture en bas-relief. L'exemple d'Angles dans la Vienne est à ce point de vue remarquable. Découvert en 1946 le site est fermé au public, mais on peut admirer plusieurs moulages dont ceux du musée de Saint-Germain-en-Laye.

La frise est longue de 50 mètres et représente des animaux: chevaux, bouquetins et chèvres. Le rendu est très réaliste et démontre une très grande maîtrise de la taille du calcaire. L'oeuvre est saisissante de beauté plastque.

 


  Photos: (c) Lankaart

 

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #PREHISTOIRE

Repost0

Publié le 23 Mars 2012

L‘Abbaye de Fontfroide est une abbaye cistercienne fondée au XIe siècle par des moines bénédictins, elle fut rattaché à l’ordre de Cîteaux en 1146. Sa construction s’échelonne du XIIe au XVIIe siècle. Mais les éléments remarquables du complexe de l’abbaye ont été réalisé entre le XIIe et le XIIIe siècle : l’abbatiale, la salle capitulaire, la grande chapelle et le cloître. Les caractéristiques de Fontfroide sont la taille exceptionnelle de l’abbatiale, 20 m de hauteur et l’élancement de l’édifice.

De style gothique, on y trouve un savant mélange entre des principes spacieux, d’ordonnancement et de disposition en volume propre à l’art roman et l’application des nouveauté techniques propre à l’art gothique, voûte en croisée d’ogive, arc brisé. Manifeste dans l’abbatiale dont la voûte est constitué d’un arc à la brisure très prononcé renforçant l’effet de verticalité et d’élancement. De même le cloître est également marqué par ce mélange des styles, les fines colonnettes à chapiteaux feuillagé géminées supportent un tympan à arc brisé percé d’un oculus ou de trois petit oculi.  








 

Photos: (c) Lankaart

 

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #GOTHIQUE

Repost0

Publié le 23 Mars 2012

nesterov l'hermite the hermit

 

Mikhaïl Nesterov est l’un des grands peintres russes du début du XXe. Issu d’une famille de négociant très religieuse, Nesterov naquit en 1862 à Oufa. C’est en faisant ses études à Moscou que Nesterov découvre la peinture et finit par rentrer à l’Ecole de peinture et de sculpture de Moscou puis à l’académie des beaux-arts à Saint-Pétersbourg. Dans ses premières années d’apprentissage sa peinture reste académique et les sujets portent essentiellement sur de grands événements historiques.

 

En 1886 commence une période artistique axé autour de la représentation de la nature et des paysages de la campagne russe. Ses paysages très originaux ouvre la porte à nouvelle vision de la nature, ni mystérieuse ni souriante, juste présente.

 

nesterov elderly man paysage homme

 

En 1889 il voyage en Europe (Autriche, Italie, France, Allemagne). A son retour il commence à peindre des sujets religieux et se fait de plus en plus remarquer. Puis il pousse jusqu’au bout son art et fonde une peinture symbolique originale qui sans s’exprime dans la mise en scène de grands sujets religieux. Il  peint tableaux et fresques dont une pour la chapelle du grand-duc Georges, d’autres pour l’église conventuelle de l’Intercession du couvent des Saintes-Marthe-et-Marie.

 

Profondément religieux, la révolution de 1917 et ses idéaux lui sont totalement étrangers. Il se consacre à partir de cette époque aux portraits.

 

nesterov philosophers philosophes

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #FAUVISME etc..

Repost0

Publié le 23 Mars 2012

Marinus Claeszon Van Reymerswaele (1495-1567) est un peintre flamand née à Anvers. Profondément iconoclaste, ses œuvres sont marquées par une recherche constante de l’expressivité et du rendu psychologique de ses personnages. Dans la tradition des peintres du Nord de l’Europe, il ne cherche pas à idéaliser son sujet, mais plutôt à exprimer, ses tourments,  ses pensées,  ses interrogations.

 

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #RENAISSANCE EUROPE DU NORD

Repost0

Publié le 23 Mars 2012

Catacombe de comodille fresques visage de la vierge romeCatacombes de Comodille Sainte Vierge
 

Durant le premier siècle, les chrétiens de Rome n'avaient pas de cimetières propres. S'ils possédaient des terrains privés, ils y enterraient leurs défunts, sinon ils disposaient des cimetières communs utilisés également par les païens. C'est ainsi que Saint Pierre fut enterré dans la "nécropole" ("cité des morts") de la colline Vaticane, ouverte à tous, et que Saint Paul fut enseveli dans la nécropole située le long de la route d'Ostie (Via Ostiense).


Dans la deuxième moitié du II siècle, suite à diverses concessions et donations, les chrétiens se mirent à ensevelir leurs morts sous terre. C'est ainsi que naquirent les catacombes. Un grand nombre d'entre elles naquirent et se développèrent autour des sépulcres de familles, que les propriétaires, convertis au christianisme, ne réservaient pas seulement à la famille, mais ouvrirent également à leurs frères dans la foi. Au fil du temps, les espaces funéraires s'étendirent, parfois sur l'initiative de l'Eglise.


Avec l'édit de Milan, promulgué par les empereurs Constantin et Licinius en février 313, les chrétiens cessèrent d'être persécutés. Ils pouvaient professer librement leur foi, construire des lieux de culte et des églises à l'intérieur et à l'extérieur des murs de la cité, et acheter des lots de terrain sans crainte de les voir confisqués. Toutefois, les catacombes continuèrent à fonctionner comme des cimetières normaux jusqu'à la fin du V siècle, lorsque l'Eglise recommença à enterrer exclusivement à ciel ouvert ou dans les basiliques dédiées à des martyrs importants.


Lorsque les barbares (Goths et Lombards) envahirent l'Italie et entrèrent à Rome, ils détruisirent systématiquement de nombreux monuments et saccagèrent de nombreux lieux, y compris les catacombes. Impuissants face à de telles destructions répétées, vers la fin du VIII siècle et le début du IX, les papes firent transférer les reliques des martyrs et des Saints dans les églises de la ville, pour des raisons de sécurité.

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #ARTS BYZANTIN PALEOCHRETIEN ORTHODOXE et RUSSE

Repost0

Publié le 23 Mars 2012

Femmes d'Alger, Musée du Louvre, Paris
 

Eugène Delacroix (1798-1863) est l’un des grands peintres romantiques du XIXe siècle. Influencé par Rubens et Michel Ange, sa fougue et ses couleurs agressives lui attirent les foudres des tenants du néo-classicisme menées par Ingres qui l’accuse de peindre avec « un balai ivre ».  Poursuivant son parcours, c’est au Maroc qu’il découvre un monde neuf où les couleurs, la lumière, les sujets lui ouvrent de nouvelles portes. Ils accumulent notes et croquis qui lui serviront à son retour et jusqu’à la fin de sa vie. Femmes d’Alger fait partie de ses tableaux inspirés par son voyage. On y retrouve les couleurs et la touche très libre de Delacroix.


 

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #ROMANTISME ET NEOGOTHIQUE

Repost0

Publié le 23 Mars 2012

Angkor - Groupe de Roluos Temple de Bakong - Photos: Lankaart (c)
Angkor - Groupe de Roluos Temple de Bakong - Photos: Lankaart (c)

Angkor - Groupe de Roluos Temple de Bakong - Photos: Lankaart (c)

Le temple de Bakong fait partie du groupe de Roluos,  groupe situé au sud-est d’Angkor et qui rassemble les premiers temples construit sur le site. Edifié à la fin du IXe siècle, le temple de Bakong est le premier temple d’état construit par Indravarman Ier.

On le considère comme le premier modèle du temple-montagne, de grande envergure, le temple est composé d’une pyramide en pierre à cinq degrés, entouré de tour et de bâtiments conventuels également en pierre. L’ensemble est compris dans une première enceinte de 120m par 160, une deuxième enceinte de 400m par 300 protégeait le temple et ses dépendances, une troisième enceinte de 900m par 700 entouré d’une douve protégeait le temple et la ville.


La pyramide au centre du temple est d’une grande simplicité, les trois premiers niveaux étaient décoré par des éléphants, le quatrième niveau accueille douze petits sanctuaires, le cinquième niveau est surmonté d’une tour du style d’Angkor, donc plus récente que le reste du temple.
Œuvre de grande qualité, le temple de Bakong est une étape importante dans le développement de l’art khmer à Angkor.

Photos: (c) Lankaart

Angkor - Groupe de Roluos Temple de Bakong - Photos: Lankaart (c)
Angkor - Groupe de Roluos Temple de Bakong - Photos: Lankaart (c)

Angkor - Groupe de Roluos Temple de Bakong - Photos: Lankaart (c)

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #ART KHMER

Repost0

Publié le 23 Mars 2012

delhi minaret Qutb minar (3)

 

Construit dans la première moitié du XIIIe siècle le minaret Qutb Minar est l'un des monuments les plus connu de Delhi. D'une hauteur de 73 m. il fut érigé à proximité de la mosquée Quwwat al Islam. Son édification est dût à la volonté du sultan Qutb ud-Din Aibak souverain du premier sultanat de Delhi  de glorifier la puissance de la nouvelle dynastie d'origine afghane, le minaret s'inspire d'ailleurs du minaret de Jan en Afghanistan. Le fut cylindrique et cannelé est décoré de frise en arabe et de décors végétaux et géométriques.

 

delhi minaret Qutb minar (2)

 

delhi minaret Qutb minar

 

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #INDE ISLAM

Repost0

Publié le 23 Mars 2012

Filippo Brunelleschi entreprent la construction de la Chapelle des Pazzi en 1433. Conçu comme étant la salle du chapitre des frères et la chapelle de la famille Pazzi cette oeuvre marque un tournant dans les débuts de l'architecture renaissance, la façade, la composition intérieure autour de la coupole et la décoration résolument influencé par le nouveau style forment un vrai manifeste pour Brunelleschi. Bien qu'inachevé elle reste une oeuvre majeur du maître.
 
 
 
 

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #RENAISSANCE ITALIE

Repost0