Publié le 3 Juin 2012

 

Rogier van der Weyden ortrait de philippe le roi

 

Au milieu du XVe, Van der Weyden réalise un portrait de Philippe le Bon, mais dont on ne conserve aujourd'hui aucun exemplaire attesté de la main du maître. Les différentes répliques d'atelier conservées ont sans doute été réalisées à partir d'un poncif : le maître réalise une esquisse au dessin du visage et du buste, soit les détails les plus importants, et laisse les compagnons ou apprentis de son atelier en peindre différentes versions définitives. Tels devaient être le mode de fonctionnement fréquent de son atelier, qui explique les variations dans la qualité des réalisations qui nous sont parvenues. Van der Weyen réalise par ailleurs de nombreux portraits de cour, dont celui de la duchesse et de son fils, le futur Charles le Téméraire.

 

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #RENAISSANCE EUROPE DU NORD

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Publié le 30 Mai 2012

Miro joan

 

"On a mis en cage l’oiseau des îles. Tout le jour des petites filles en habits surannés ont délaissé le jeu de grâce et la tapisserie pour admirer son plumage ravissant. L’une d’elles a ouvert la porte. L’oiseau s’est envolé. La campagne alors s’est couverte d’une multitude de bonnets phrygiens. Moisson merveilleuse, mais que nulle saison de fera mûrir, Joan Miro, si vous n’acceptez pas de revenir librement parmi les petites filles. L’une d’elle alors vous embrassera sur la bouche, vous redeviendrez le prince charmant que vous étiez jadis et sur lequel un sorcier jeta ce mauvais sort."

 

Robert Desnos 

 

miro the escape ladder

 


 Juan Miro - Trois Bleu (s)

 


Bleu II Centre Pompidou Paris, 1961 Né en 1893 Miró devient comptable puis s'inscrit à l'Académie de Francesc Galí à Barcelone en 1912 pour y étudier la peinture. Vite attiré par la communauté artistique réunie à Montparnasse, il s'établit à Paris, en 1922. Il y rencontre Pablo Picasso, le mouvement Dada, et sous l’influence des poètes et écrivains surréalistes développe dès 1924 son style unique, une géographie de signes colorés et de formes poétiques en apesanteur, placée sous le double […]


MOMA New-York 1923-1924 “Il n’y a de pays que de l’enfance”, écrivait Roland Barthes, pointant par là l’importance fondatrice du lieu, berceau et réceptacle des premières expériences sensibles de tout sujet, qui marquerait à jamais la relation d’un individu au monde entendu en termes d’espace et de sensations. Miró a fait de sa Catalogne et surtout de Montroig, la chère ferme parentale où il se réfugiait la moitié de l’année, l’été et une partie de l’automne, le lieu par excellence de son […]

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART MODERNE

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Publié le 30 Mai 2012

Picabia adam et eve

 

"C’est cette force d’amour et de poésie qui fait de Francis Picabia l’un des individus admirables de l’époque. Il ne s’agit pas pour lui de faire « de la peinture », d’écrire « un poème », mais de vivre. Je ne connais peut-être personne chez qui ce sentiment latent ait des racines plus profondes. Non que Francis Picabia appartienne à ces snobs qui croient prouver leur existence en révélant aux pays lointains leur débilité congénitale. Rien chez lui de ce cosmopolitisme que certain romancier commercial prétend différencier de l’exotisme et de la recherche imbécile de la couleur locale. C’est que Francis Picabia, encore qu’il dissimule soigneusement son attitude, est surtout préoccupé de l’essence des choses.

 

 

picabia villica caja

 

On imagine aisément alors que la peinture et la poésie de Francis Picabia ne répondent pas à ce besoin d’imitation qui est le propre de l’art. De Michel-Ange au fabricant de roses en tissu, il y a peu de différence, encore ma préférence va-t-elle sans hésitation au fleuriste. Lassé des paysages extérieurs et des plastiques superficielles, Picabia abandonna rapidement une simulation arbitraire rendue inutile par la photographie et que Bonnat, en dépit des clameurs des « esthètes », avait poussé aux plus hauts sommets. Un des premiers, il conçu la nécessité d’une recréation (sans accent) ; qu’il s’agisse de sa peinture, évoluée de la façon que l’on sait pour la stupéfaction des critiques qui fondèrent quelque espoir en lui, qu’il s’agisse de sa poésie sublimée et jaillie des sources premières, qu’il s’agisse de sa vie, on retrouve le même foi, le même enthousiasme.

 

Picabia Hera 1929

 

Ce n'est pas assez dire de Picabia qu’il est jeune : il n’a pas d’âge. Il vit toujours à la minute prochaine et son rire clair est un défi aux attitudes penchées des truqueurs et des pontifes dissimulant sous un masque de notaire une quiétude bovine. Mais vivre aussi individuellement a pour corollaire la solitude ou le scandale. Picabia n’a pas eu peur de celui-ci et c’est pourquoi, dans un temps où le Cant et l’hypocrisie triomphent, il incarne cette anarchie supérieure contre laquelle s’insurgent depuis une trentaine d’années les disciplinés du néo-classicisme. L’invention dont il a fait sa raison d’être, ce besoin perpétuel de renouvellement, cette destruction systématique de la tradition confèrent à son attitude multiple un prestige insultant pour la foule…"

 

Robert Desnos

 


Salvador Dali - Les montres molles ou la persistance de la mémoire

 


MOMA, New-York, 1931 " La persistance de la mémoire", populairement connue comme "les montres molles ", a été peint par Salvador Dali en 1931 entre Cadaqués et Paris, où il a été achetée par un marchand de New York avant de tourner dans plusieurs musées puis d'intégrer le fonds permanent du MOMA. Salvador Dalí a peint ce tableau en pleine époque surréaliste, lors d'une période de transitions personnelle et créatrice. La persistance de la mémoire, allégorie de l'immortalité, est une des […]


La tentation de saint-Antoine, 1946 Après la seconde guerre mondiale Dali cherche de nouvelles voies, l'avènement de l'ère atomique, les débuts de la guerre froide et le bilan de la 2nd guerrre mondiale l'amènent au mysticisme. Il se tourne vers des thèmes classiques et s'inspire des grands peintres. La tentation de Saint-Antoine fut peinte pour un concours d'affiche pour un film. La mise en scène du tableau associe des éléments mystiques et fantastiques dans un univers proche des tableaux […]

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART MODERNE

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Publié le 29 Mai 2012

  
 

Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées ;

Mon paletot aussi devenait idéal ;

J'allais sous le ciel, Muse ! et j'étais ton féal ;

Oh ! là ! là ! que d'amours splendides j'ai rêvées !

 

Mon unique culotte avait un large trou.

- Petit-Poucet rêveur, j'égrenais dans ma course

Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.

- Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou

 

Et je les écoutais, assis au bord des routes,

Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes

De rosée à mon front, comme un vin de vigueur ;

 

Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,

Comme des lyres, je tirais les élastiques

De mes souliers blessés, un pied près de mon coeur !

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Rédigé par rafael

Publié dans #FAUVISME etc.., #POESIE

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Publié le 28 Mai 2012

Vincent Corpet

Vincent Corpet

Vincent Corpet est né le 20 mars 1958 à Paris. Il a vingt ans, en mars 1978, lorsqu'il « décide de devenir artiste » et concrétise cette décision en entrant aux Beaux-Arts de Paris (ENSBA) en 1979. Pressé, il obtient le diplôme supérieur d'Arts Plastiques (DSAP) et quitte l'école après seulement deux années d'études, en 1981.

Corpet indique avoir peint et signé son premier tableau, intitulé Pour le renouveau du bien être, le 8 juin 1982. Il précise qu'il s'agit du seul tableau à avoir un nom et à porter sa signature.

Source: Wikipedia

Vincent Corpet

Vincent Corpet

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART CONTEMPORAIN

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Publié le 25 Mai 2012

masque theatre nomasque theatre no (2)
masque theatre no (3)masque theatre no (4)

Musée Guimet, Paris.

 

Le théâtre nô est un des styles traditionnels de théâtre japonais venant d'une conception religieuse et aristocratique de la vie. Le nô allie des chroniques en vers à des pantomimes dansées. Arborant des costumes somptueux et des masques spécifiques (il y a 138 masques différents), les acteurs jouent essentiellement pour les shoguns et les samouraïs. Le théâtre nô est composé de drames lyriques des XIVe et XVe siècles, au jeu dépouillé et codifié. Ces acteurs sont accompagnés par un petit orchestre et un chœur. Leur gestuelle est stylisée autant que la parole qui semble chantée. La gestuelle est entrecoupée par les fameux miiye qu'ont représentés les graveurs d'acteurs japonais. Ce sont des arrêts prolongés dans le temps du geste et de la mimique afin d'en accroître l'intensité.

 

Source: Wikipedia

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #JAPON

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Publié le 24 Mai 2012

Man Ray (2)

 

"Man Ray, pour qui l’ombre et la lumière ont cent visages et qui pourrait, à la suite d’Alice, parcourir le fabuleux pays des miroirs, Man Ray, maître des fantômes modernes et qui peut à son gré fixer dans l’onde qui s’écoule le reflet des beaux visages et la profondeur même des yeux qui  nous ont regardés, Man Ray se place lui-même dans les ténèbres poétiques, à la lisière de l’aube lyrique, au point du jour de l’imagination, du rêve et des mystérieuses réalités."

Robert Desnos

 


Man Ray - Photographies

 

Man Ray (1890-1976) est l’une des figures emblématique du mouvement moderne à Paris. Dès son arrivée dans la capitale en 1923 il se rapproche des Dadaïstes, Breton, Tzara, Eluard. Man ray utilise les figures géométriques du corps, des objets de la lumière pour ouvrir de nouveaux champs d’appréhension du corps et de l’espace. A travers la photo et le film il crée un univers décalé moitié fantasmagorique, moitié manifeste. « Délaissant la logique des faits et la réalité des objets, il […]


Qui suis-je? D'où je viens? Je suis Antonin Artaud et que je le dise comme je sais le dire immédiatement vous verrez mon corps actuel voler en éclats et se ramasser sous dix mille aspects notoires un corps neuf où vous ne pourrez plus jamais m'oublier. Antonin Artaud Invocation à la Momie Ces narines d’os et de peau par où commencent les ténèbres de l’absolu, et la peinture de ces lèvres que tu fermes comme un rideau Et cet or que te glisse en rêve la vie qui te dépouille d’os, et les […]

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART MODERNE

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Publié le 22 Mai 2012

Max Ernst Europe after the rain 1940 1942
  
"Flots majestueux du Rhin je vous donne cet ordre : un homme, un jour, viendra se baigner chez vous. Il portera avec lui tous les simulacres de la poésie et du mystère. Quand il commencera à nager, je vous donne l’ordre de le rouler en tous sens, de l’écorcher sur les cailloux, d’étouffer sa voix et sa respiration. Si c’est un faux prophète, son cadavre ira pourrir dans un golfe des Pays-Bas. S’il en réchappe, Max Ernst sera mon ami."

Robert Desnos
 
 

«Il s’agit là d’un tableau que j’ai peint après la défaite des Républicains en Espagne. C’est évidemment un titre ironique pour désigner une sorte d’animal qui détruit et anéantit tout sur son passage. C’était l’impression que j’avais à l’époque, de ce qui allait bien pouvoir arriver dans le monde, et en cela j’ai eu raison. » Max Ernst Peint en 1937 comme un manifeste contre Franco et le totalitarisme, ce tableau est prémonitoire, il annonce les massacres et les destructions qui […]
 

MOMA New-York 1923-1924 “Il n’y a de pays que de l’enfance”, écrivait Roland Barthes, pointant par là l’importance fondatrice du lieu, berceau et réceptacle des premières expériences sensibles de tout sujet, qui marquerait à jamais la relation d’un individu au monde entendu en termes d’espace et de sensations. Miró a fait de sa Catalogne et surtout de Montroig, la chère ferme parentale où il se réfugiait la moitié de l’année, l’été et une partie de l’automne, le lieu par excellence de son […]

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART MODERNE

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Publié le 21 Mai 2012

Tohaku paysage

 

Pour le plaisir de la contemplation...

 

Tohaku paysage et oiseaux

 

Illustration: Visipix.com

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #JAPON

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Publié le 20 Mai 2012

 
                

... Ne réservez pas à ma vieillesse un château, mais faites-

moi la grâce de me garder, comme dernier refuge, cette cuisine

avec sa marmite toujours en l'air,

avec la crémaillère aux dents diaboliques,

la lanterne d'écurie et le moulin à café,

le litre de pétrole, la boîte de chicorée extra et les allumettes

de contrebande,

avec la lune en papier jaune qui bouche le trou du tuyau de poêle,

et les coquilles d'oeufs dans la cendre,

et les chenets au front luisant, au nez aplati,

et le soufflet qui écarte ses jambes raides et dont le ventre fait

de gros plis,

avec ce chien à droite et ce chat à gauche de la cheminée,

tous deux vivants peut-être,

et le fourneau d'où filent des étoiles de braise,

et la porte au coin rongé par les souris,

et la passoire grêlée, la bouillotte bavarde et le grill haut sur

pattes comme un basset,

et le carreau cassé de l'unique fenêtre dont la vue se paierait cher

à Paris,

et ces pavés de savon,

et cette chaise de paille honnêtement percée,

et ce balai inusable d'un côté,

et cette demi-douzaine de fers à repasser, à genoux sur leur planche,

par rang de taille, comme des religieuses qui prient, voilées de noir

et les mains jointes.

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Rédigé par rafael

Publié dans #FAUVISME etc.., #POESIE

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