Publié le 11 Juillet 2012

Disque funeraire nephrite Liangzhu (3)
British Museum, Londres. Disque funéraire , culture de Liangzhu, (3300 - 2200 av J.C.)

Le pî chinois est considéré par certain auteur comme le plus ancien instrument d'astronomie chinois. Son usage était essentiellement ésotérique, en rapport avec les connaissances astronomique de l'époque. Son usage était sacré. Il s'agissait d'un disque en jade de 15 cm de diamètre, percé en son centre d'un large orifice. Il permettait de viser « le pivot du ciel » considéré comme étant, à l'époque, le pôle du ciel, résidence du dieu Chang-Ti dont l'Empereur était son représentant.

Disque funeraire nephrite Liangzhu

L'archéologie chinoise et la littérature abondante qui concerne l'histoire du jade en Chine, ont fait connaître depuis longtemps l'existence d'objets faits de cette matière et ayant la forme d'un disque perforé dans son centre. Ces disques qui devaient être seulement perforés à l'origine ont pris des formes diverses que l'on peut désigner sous le terme de tablettes annulaires ; on distingue parmi celles-ci au moins trois types : le pi, dont le diamètre de l'orifice central est inférieur à la largeur de l'anneau ; le houan, dont le diamètre de l'orifice central est supérieur à la largeur de l'anneau ; le yuan, qui est une tablette annulaire dont le bord est un peu large et l'ouverture grande. A ces tablettes annulaires, il faut ajouter un autre genre qui consiste en des segments de tablettes annulaires qui sont perforés à leur extrémité ; il présente deux types : le houang, qui est un segment de disque perforé à chaque extrémité, représentant environ un cinquième de la tablette, et le kiue, segment de disque perforé à un seul bout et représentant environ les trois cinquièmes de la tablette.

Ces tablettes annulaires et ces segments faisaient partie des ornements de jade que les dignitaires de la cour chinoise portaient suspendus à la ceinture ou en sautoir pour indiquer leur grade. On les rencontre de bonne heure puisque le kong et le pi sont mentionnés dans le Tso-tchouan ainsi que dans d'autres classiques, peut-être à propos d'autres usages ; ils continuèrent d'être employés pendant la période impériale. A l'époque des Royaumes Combattants (ve-me siècles av. J.-C.) les fouilles exécutées dans les tombes révèlent l'existence de nombreux pi ou houan qui y étaient déposés avec le mort, mélangés les uns avec les autres, souvent en tas.

Disque funeraire nephrite Liangzhu (2)

Pendant la période des Tcheou, des fouilles faites en divers sites ont permis de retrouver dans des tombes des pi, des houan, des houang et des kiue. Il ne s'agit plus de tablettes annulaires ou de segment faisant partie de marques de distinction, mais d'anneaux- disques qui ont été retrouvés à proximité du crâne du mort et de segments placés sous la mâchoire de celui-ci. Les exemples en sont abondants : dans la tombe 1704, à Chang-ts'ouen-ling (sous-préfecture de Chen-hien) au Honan, qui date de la période tch'ouen- ts'ieou (722-481) de nombreux jades ont été trouvés, dont des pi, des houan et des houang où l'on voit in-situ la position de certains d'entre eux. Pendant toute cette période on rencontre dans les tombes, non seulement des anneaux-disques et des segments en jade, mais d'autres en plusieurs autres matières : en pierre, en agate, en calcédoine, en grès, en pierre à savon et même en verre, en écaille et en os.


Disque funeraire nephrite Liangzhu (4)

Source: Wikipedia, Persee.

Photos: Lankaart (c)

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Rédigé par rafael

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Publié le 11 Juillet 2012

Bouddha Dynastie Qi (5)
Victoria and Albert Museum, Londres
 

Les Qi sont une dynastie d’origine étrangère qui régna sur la Chine de 550 à 577, et qui est issue des peuples nomades d’Asie centrale, les Toba.


Cette sculpture représente le Bouddha historique, Bouddha Sakyamuni. Elle était initialement vivement colorée et on peut voir les traces de pigment rouge et vert au sommet du halo. La Couleur était très importante dans la sculpture Bouddhiste. Au 6ème siècle, environ un tiers du travail aurait été alloué  à la taille et les deux-tiers à la peinture. La conception  symétrique et le visage calme de Bouddha incitent un sentiment de sérénité, cependant il y a dans  le mouvement des flammes encadrant le halo tourbillonnantes et ascendantes une légèreté d’une grande élégance.


Origine Hebei  Date 550 - 577

D’une grande douceur, ce Bouddha au visage digne, grave et d’une sérénité détachée conférée par ce modelé lisse et la simplicité des traits, est caractéristique de l’art de la dynastie des Qi du Nord où s’accuse ce relief fluide. La régularité des petites boucles de la coiffure et le drapé précise la convention indienne Gupta propre aux effigies du Bienheureux. Cependant, l’apport chinois apparaît dans le galbe et dans  la profonde spiritualité qui rayonne de ce visage d’une grande maîtrise et d’une harmonie typique de la période soulignée par les fentes sinueuses des yeux comme ciselées selon le canon original du VIe siècle en Chine.


Bouddha Dynastie Qi (3)

Bouddha Dynastie Qi

 

Photos: Lankaart (c)

 

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Rédigé par rafael

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Publié le 11 Juillet 2012

Située dans un lieu improbable, au sommet d’une falaise de l’île de Capri, la villa Malaparte est un véritable mythe de l’architecture moderne. Construite par l’architecte Adalberto Libera, elle fut pour certains en fait conçu et achevé par Curzio Malaparte lui-même. L’écrivain souhaitait une demeure à l’écart du monde, face à la méditerranée. La villa n’est accessible qu’à pied ou en bateau, sa construction dans cet endroit perdu a été déjà une aventure. Sa silhouette caractéristique épouse le profil d’un immense escalier menant à une superbe terrasse qui s’ouvre sur la mer. Jean-Luc Godard y a tourné Le Mépris popularisant la silhouette de la villa et en faisant un mythe du cinéma. Aujourd’hui elle reste une demeure privée, inaccessible au commun des mortels, loin du monde, ailleurs, dans nos rêves et  nos fantasmes.


La villa est à la croisée de arts : architecture conçu par et  pour un écrivain, mit en scène par un cinéaste.




      

Photos: lankaart (c)



Edward Kennedy Ellington était un pianiste, compositeur et chef d'orchestre américain né le 29 avril 1899 à Washington et mort le 24 mai 1974 à New York. Son orchestre comprenait des musiciens qui étaient parfois considérés, tout autant que lui, comme des géants du jazz. Quelques uns de ces grands musiciens sont restés dans son orchestre pendant des décennies. Certains d'entre eux étaient dignes d'intérêt par eux-mêmes, mais c'était surtout Ellington qui les transformait en l'un des […]


Nouvelle galerie Nationale Sculpture extérieure, Berlin. Calder, à travers Têtes et Queue, illustre parfaitement son goût prononcé pour les compositons abstraites qui restent d'une très grande poésie. Faisant partie de la série des stabiles, en opposition aux mobiles qui le rendront célèbre auprès du grand public, cette composition met l'accent sur le dialogue entre le ciel et la terre. Les figures, quasi aériennes, de la sculpture lui donne cette légereté paradoxale pour une sculpture […]


la Villa savoye de Le Corbusier est considérée comme l'une des oeuvres majeures de l'architecture moderne du XXe. Construite entre 1928 et 1931, c'est une oeuvre manifeste pour le Corbusier qui y dévelloppe tous les grands principes de son architecture : dépouillement et simplicité des volumes, structure poteaux/poutres, plan libre, continuité des espaces, grandes ouvertures vers l'extérieur, occupation du toit terrasses dans le prolongement des pièces, rationnalisation dans l'agencement […]

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Rédigé par rafael

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Publié le 11 Juillet 2012

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Qu’un vol de papillons sans se poser traverse

Jouant sur la tristesse ou dansant sur les flots.

Rêve, aime, souffre, crie, apaise, charme ou berce,

Toujours tu fais courir entre chaque douleur

L’oubli vertigineux et doux de ton caprice

Comme les papillons volent de fleur en fleur ;

De ton chagrin alors ta joie est la complice :

L’ardeur du tourbillon accroît la soif des pleurs.

De la lune et des eaux pâle et doux camarade,

Prince du désespoir ou grand seigneur trahi,

Tu t’exaltes encore, plus beau d’être pâli,

Du soleil inondant ta chambre de malade

Qui pleure à lui sourire et souffre de le voir …

Sourire du regret et larmes de l’Espoir ! "

 

Proust

 

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Rédigé par rafael

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Publié le 11 Juillet 2012

 

                                           

31

Les armes les plus excellentes sont des instruments de malheur.
Tous les hommes les détestent.

C'est pourquoi celui qui possède le Tao ne s'y attache pas.
En temps de paix, le sage estime la gauche ;

celui qui fait la guerre estime la droite.
Les armes sont des instruments de malheur ;

ce ne sont point les instruments du sage.
Il ne s'en sert que lorsqu'il ne peut s'en dispenser,

et met au premier rang le calme et le repos.
S'il triomphe, il ne s'en réjouit pas.

S'en réjouir, c 'est aimer à tuer les hommes.
Celui qui aime à tuer les hommes ne peut réussir à régner sur l'empire.
Dans les événements heureux, on préfère la gauche ;

dans les événements malheureux, on préfère la droite.
Le général en second occupe la gauche ;

le général en chef occupe la droite.
Je veux dire qu'on le place suivant les rites funèbres.
Celui qui a tué une multitude d'hommes doit pleurer sur eux avec des larmes et des sanglots.
Celui qui a vaincu dans un combat,

on le place suivant les rites funèbres.

 

Tao Te King, Livre de la voie et de la vertu, Lao- Tzeu
  

Le Livre de Lao-Tzeu constitue l’une des bases du taoïsme, à la fois religion et philosophie, dont les canons seront définis sous les Hans (-200- 200) à partir d’une multitude de textes. Mais le Tao Te King reste l’une des sources d’inspirations les plus importantes du taoïsme. Il regroupe plusieurs versets réunis en deux livres, ces versets sont plus ou moins obscur et écris comme des poèmes. Parfois leur propos est explicite, comme ici pour le verset 31, parfois plus obscurs et donnants lieu à de multiples interprétations comme pour le verset 22 ci-dessous. Au centre des discussions entre les différents tenant de la religion, source d’interprétation diverses, il est pour le traducteur un gouffre sans fonds ou les sens de chaque mot peuvent souvent varier selon les interprétations. Monument de la poésie chinoise, il ouvre des portes qui sont une source d’inspiration inépuisable depuis des siècles.
 

                                             

22

Ce qui est incomplet devient entier.
Ce qui est courbé devient droit.
Ce qui est creux devient plein.
Ce qui est usé devient neuf.
Avec peu (de désirs) on acquiert le Tao ;

avec beaucoup (de désirs) on s'égare.
De là vient que le saint homme conserve l'Unité (le Tao),

et il est le modèle du monde.
Il ne se met pas en lumière,

c'est pourquoi il brille.
Il ne s'approuve point,

c'est pourquoi il jette de l'éclat.
Il ne se vante point,

c'est pourquoi il a du mérite.
Il ne se glorifie point,

c'est pourquoi il est le supérieur des autres.
Il ne lutte point,

c'est pourquoi il n'y a personne dans l'empire qui puisse lutter contre lui.
L'axiome des anciens : Ce qui est incomplet devient entier,

était-ce une expression vide de sens ?
Quand l'homme est devenu véritablement parfait,

(le monde) vient se soumettre à lui

Tao Te King, Livre de la voie et de la vertu, Lao- Tzeu
  

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Rédigé par rafael

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Publié le 11 Juillet 2012

Victoria et Albert Museum, Londres
 

Le tympan reconstitué de l’église de Shobdon en Angleterre est un très bel exemple de l’art roman anglais, influencé par l’art normand et celtique. La sobriété des formes et des traits, la simplicité de la composition sont l’un des meilleurs traits de cet art.


 

Photos: Lankaart (c)

 

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Publié le 11 Juillet 2012

Tour romane eglise uzes (3)

La Cathédrale d'Uzes, dont la façade est toute récente, est dédiée à Saint-Théodorit, martyr prêtre d’Antioche. Sa construction a commencée sous l'épiscopat de Monseigneur Nicolas de Grillet, vers le milieu du XVIIe siècle, la cathédrale fut terminée sous l'épiscopat de Monseigneur d'Adhémar de Grignan.

Elle fut bâtie sur l'emplacement d'une ancienne église qui remontait au XIIIe siècle et de laquelle faisait partie le magnifique clocher dit Taris fenestralis, tour fenestrelle qui subsiste encore et qui offre une certaine ressemblance avec la tour de Aise. Sa hauteur est de quarante mètres de la base à son sommet. Elle se compose de six étages de forme circulaire établis sur un soubassement carré et. chaque étage forme une retraite progressive sur l'ordre Inférieur. Elle est classée parmi les monuments historique.


Tour romane eglise uzes (2)

 

Photos : Lankaart (c)

 

 

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Rédigé par rafael

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Publié le 10 Juillet 2012


 

Vase Song Londres British Museum 

 

I. La période des Song (Xe-XIIIe siècle)


La dynastie Song se divise en deux périodes distinctes : les Song du Nord et les Song du Sud. Les Song du Nord (960-1127) correspondent à la période pendant laquelle la capitale était située dans la ville de Kaifeng, au nord ; la dynastie contrôlait alors toute la Chine. Les Song du Sud (1127-1279) correspondent à celle ou les Song ont perdu le contrôle de la Chine du nord au profit de la dynastie jurchen des Jin. C'est à ce moment que la capitale fut établie au sud du Yangzi Jiang, dans la ville de Hangzhou.

Les créations de cette époque sont les véritables « classiques » de la céramique chinoise et sans doute représentent-elles la plus parfaite réussite de tous les temps. Sous les Song, les céramistes sortent définitivement de l’ombre. Désormais, leurs créations, sont accueillies par l’élite chinoise comme des œuvres de haute qualité. Les céladon sont, de toutes les productions Song, les plus universellement réputées.

 

A l’époque Song, les fours Yaozhou fournissaient surtout des céladons. Les pièces provenant de ces fours sont reconnaissables à leur couleur verte caractéristique. Epais et onctueux, ce vert olivâtre semblait avoir un toucher presque gras. La profondeur du vert de ces objets et leur surface lisse faisait penser au jade. La plupart des pièces est ornée de motifs gravés ou en léger relief sous la couverte : fleurs de lotus ou de pivoines, pétales, poissons parmi les vagues. Enfin certains céladons portent des taches brunes ferrugineuses d’un bel effet décoratif.


Céramique Song Londres British Museum 1 (187)
 

 

Très prisés par les amateurs de thé, les grès de Yaozhou à couverte monochrome vert olive sont introduits à la cour impériale. D’autres fours, de la province de Longquan, donnèrent naissance à une autre série de céladon. On vit apparaître alors de nouveaux motifs et de nouvelles recettes de glaçure. L’aristocratie s’enthousiasma pour l’impressionnante clarté et la subtile texture des glaçures Longquan. D’apparence moins épaisse que les céladons de Yaozhou, les pièces de Longquan virent leur couleur s’éclaircir et tendre légèrement vers le bleu. Ces céladons paraissaient plus raffinés et plus précieux. La pureté des couleurs des glaçures ne rivalisait qu’avec la délicatesse des décors.


Avec leurs centres de production situés dans le Sud et épargnés par les guerres, les artisans du céladon purent franchir l’étape qui les mena à la production des glaçures blanchâtres.

Ainsi, avec la production des Qingbai, la couleur verte s’éclaircit encore davantage pour se fondre maintenant en un vert très pâle presque d’un blanc bleuté. Les formes et les décors quant à eux continuèrent de s’affiner jusqu’à obtenir une impression de translucidité et de luminosité exceptionnelle.


Les recherches des artisans de l’époque Song s’intensifièrent, et c’est ainsi que le premier décor émaillé fit son apparition. Cette technique permit de superposer à une couverte de « grand feu » des émaux de « petit feu » ; elle fut à l’origine de tous les développements de la porcelaine polychrome des Ming et des Qing.

 

II. La dynastie Yuan (XIIIe-XIVe siècle)
 

La dynastie Yuan a régné sur la Chine de 1271 à 1368. Elle fut fondée par l'empereur mongol Kubilai Khan qui conquit la Chine en 1279, renversant la dynastie des Song du Sud qui avait régné sur la Chine entre 960 et 1279.

 

Sous cette dynastie, la Chine est entièrement sous domination mongole, ce qui lui vaut encore de nos jours une très mauvaise image auprès du peuple et des intellectuels chinois. En effet, c'était la première fois qu'une dynastie d'origine non-Han dominait l'intégralité de l'empire ; il y en aura une seconde : la dynastie Qing fondée par les Mandchous. Ce fut le premier exemple de la force d'assimilation de la culture chinoise, à laquelle ont fini par se conformer ces deux dynasties d'origine étrangère. Les Mongols, en particulier, ne disposant pas d'écriture, ont commencé a codifier leurs lois au contact de l'empire chinois. En 1268, Sakya Pandita et son neveu Drogön Chögyal Phagpa‎ ont adapté l'écriture ouighoure et tibétaine à la langue mongole qui, jusqu'à ce moment, était une langue orale uniquement.


L’invention la plus importante de cette époque est celle du bleu et blanc qui se situe sans doute au début du XIV ème siècle. On sait quel sera son destin !


L’utilisation d’un décor peint au bleu de cobalt est un apport iranien dont le cheminement jusqu’en Extrême-Orient a été favorisé par l’unification de l’Asie sous la domination mongole.

Dans cette technique difficile du « bleu sous couverte », le décor est posé au pinceau sur la terre crue des porcelaines façonnées. Le tout est revêtu ensuite d’une couverte, qui deviendra transparente et brillante au cours de l’unique cuisson de l’objet. Le procédé sera le même tout au long des siècles suivants.


Au milieu du XIV ème siècle, le répertoire décoratif est déjà très riche. A partir des années 1330, la production de ces articles augmenta considérablement pour satisfaire la demande du marché à l’exportation. Certaines formes étaient ainsi spécifiquement conçues pour les Arabes, tels les gourdes et les grands plats. D’autres formes en revanche, tels les petites jarres, les tasses à pied et les vases, répondaient aux besoins des Chinois.

 

III. La Dynastie des Ming (XIVe - XVIIe siècle)
 

La dynastie Ming est une lignée d'empereurs qui a régné sur la Chine de 1368, date à laquelle elle remplace la dynastie Yuan, à 1644 quand elle se voit supplanter par les Qing. Par métonymie, le terme désigne aussi la durée du règne de celle-ci. Fondée par la famille des Zhu, elle compte seize empereurs.


Au milieu du XIVe siècle, après plus d'un siècle de domination mongole sous les Yuan, la population chinoise rejette le « règne des étrangers ». Une suite de révoltes paysannes repousse la dynastie Yuan dans les steppes de Mongolie et établit la dynastie Ming en 1368. Elle s'ouvre par une renaissance culturelle : les arts, particulièrement l'industrie de la porcelaine, se développent comme jamais auparavant. Les marchands chinois explorent et commercent dans tout l'océan Indien, atteignant l'Afrique lors des voyages de Zheng He ; on construit une grande flotte comprenant des navires à quatre mâts de tonnage supérieur à 1 500 tonnes.

La porcelaine à partir des Ming se caractérise par la prédominance du décor peint, traité soit en bleu ou en rouge sous couverte, soit en couleurs émaillées. Dès le début, les pièces impériales sont d’une matière techniquement parfaite. Les couvertes, un peu onduleuses, leur donnent une vibration et une vie impressionnantes.

Vases Ming Londres British Museum Vases Ming Londres British Museum (3)

 

 

Dès le XV ème siècle, les thèmes les plus classiques sont inspirés par les motifs de soierie damassées : rinceaux de lotus, animaux fabuleux, nuages, arabesques, etc. D’autres évoquent les sujets littéraires et les sujets mythologiques.


Zhu Yuangzhang, qui fut le premier empereur Ming, avait une prédilection pour la couleur rouge. Il fallut du temps aux céramistes pour maîtriser la cuisson de l’oxyde de cuivre et pour réaliser des productions faisant éclater toute la brillance du rouge sous glaçure. La cuisson devait en effet faire l’objet d’une attention soutenue pour empêcher que la couleur ne tourne au gris.

 

Vases Ming Londres British Museum (2) 

 

 

A cette époque, le rouge de cuivre sous couverte prend un essor considérable, dépassant en nombre la production de bleu de cobalt sous couverte.


Matériaux rares et artisans talentueux affluent à Jingdezhen désormais capitale incontestée de la porcelaine, où sans cesse de nouvelles expériences sont tentées. Il s’agit de combinaisons chromatiques audacieuses telles que l’association du rouge de cuivre et du bleu de cobalt, ainsi que des compositions d’émaux jaunes, verts et rouges sur couverte : les premiers doucai ou « couleurs contrastées ». Les doucai doivent leur douce harmonie au fait que les contours des motifs peints sont tracés en bleu sous couverte préalablement à la pose des émaux polychromes.


Ce sont les pièces à décor d’émaux polychromes qui expriment le mieux l’esprit novateur de cette période, qu’il s’agisse de bols à dragon émaillé vert sur fond blanc, ou encore de plats à décor floral bleu en réserve sur fond d’émail jaune.
 

Ce jaune lumineux prend désormais le pas sur le rouge cramoisi et devient la couleur impériale.

A la fin du XVII ème siècle, un terrible incendie ravage les fours de Jingdezhen. Ceux-ci ne seront reconstruits qu’en 1683. Ils seront alors sous le contrôle du gouvernement qui se servira de la porcelaine comme outil de propagande à la gloire du souverain.
 

IV.  les Qing (XVIIe-XXe siècle)
 

Vase Qing Londres 

 

La dynastie Qing d'origine mandchoue, est la dernière dynastie impériale à avoir régné sur la Chine, de 1644 à 1912. Elle a succédé à la dernière dynastie Han, la dynastie Ming. En rébellion ouverte contre les Ming dès 1616, les Mandchous prirent progressivement le pouvoir dans l'ensemble de la Chine, prenant Pékin en 1644 et instaurant un nouveau régime politique, l'Empire du Grand Qing . La Chine ne fut totalement sous leur autorité qu'en 1683.


Vases Qing Londres British Museum

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, l'Empire Qing connut un long déclin, affaibli par les conflits internes comme par les pressions internationales, et fut finalement renversé par la révolution Xinhai, laissant la place à la République de Chine. Le règne de la dynastie Qing prit fin le 12 février 1912, avec l'abdication du dernier empereur de Chine, Puyi, alors âgé de six ans.

 

Vases Qing Londres British MuseumVases Qing Londres British Museum (2) 


Le pays connut à nouveau une ère de prospérité sous les empereurs Kangxi (r. 1662-1722), Yongzheng (r. 1723-1735) et Qianlong (r. 1736-1795), tous trois étaient pénétrés d’idées occidentales. La ville de Jingdezhen connaît alors un essor considérable et devient une véritable cité industrielle. Au début du XVIII ème siècle, elle compte un million d’habitants et trois mille fours en activité, fours qui produisaient dix mille porcelaines impériales par an. Le règne de Kangxi est caractérisé par la vigueur des formes, des dessins et des coloris.


C’est dans cette effervescence qu’apparaît la famille verte. Le triomphe de la famille verte sous Kangxi est l’aboutissement d’une longue progression. Par la découverte d’un émail bleu, les céramistes se sont libérés du traditionnel bleu sous couverte qui décorait jusque là les porcelaines émaillées. Ces émaux multicolores sont posés sur le corps préalablement cuit sans couverte. Ils prennent des tonalités plus assourdies et se détachent sur des fonds colorés noirs, jaunes ou verts.


vases Qing vert British Museum
 

Kangxi est un scientifique passionné. Il porte un tel intérêt aux expérimentations de ses céramistes qu’il incite ces derniers à s’installer dans le palais impérial afin d’y développer une nouvelle gamme d’émaux. L’invention d’un émail rose et d’un blanc opaque à l’arsenic, associés aux émaux de la famille verte, donnera naissance à la famille rose. Sous le règne de Yongzheng, ces familles roses occupent une place de choix.


Les émaux forment une harmonie plus douce. L’émail blanc, récemment inventé, est mélangé aux autres émaux afin d’obtenir des tons pastels qui multiplient les nuances de chaque couleur. Cette nouvelle gamme de palette permit d’accentuer encore la minutie des détails. La vigueur de la famille verte laisse place à la délicatesse des coloris tendres et à la finesse des pâtes « coquille d’œuf ».

Vases Qing

 
 

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Publié le 10 Juillet 2012

Hans Scharoun en répondant au concours pour le philarmonique de Berlin propose une salle circulaire, plaçant l’orchestre au milieu du public. Cette proposition révolutionnaire séduit tout de suite Karajan, responsable du philarmonique. L’acoustique de la salle est parfaite, et l’ambiance intérieur extraordinaire. C’est l’architecture de la salle qui va donner les grandes lignes de l’architecture extérieure et de la silhouette si surprenante du bâtiment.

Hans Scharoun est un défenseur de l’architecture organique et expressive, loin de la simplicité des canons de l’architecture moderne, il va ouvrir une voie aux architectes de la fin du XXe siècle.




 

Photos: lankaart (c)



Hugh Ferriss (1889 - 1962) était un dessinateur et architecte américain spécialisé dans la production de perspectives pour les architectes. Selon Daniel Okrent, Ferriss n'a jamais conçu une seule construction, mais il a influencé toute une génération d'architectes plus qu'un autre homme. Ferriss a aussi influencé la culture populaire, par exemple Gotham la Ville, Métroplolis, le Capitaine de Ciel de Kerry Conran et le Monde de Demain. Ferriss a été formé comme un architecte à l'Université […]


L'Araignée Rouge (The Red Spider), également appelée Le Grand Stabile Rouge, est une œuvre d'art du sculpteur américain Alexander Calder, située dans le quartier d'affaire de La Défense, dans la banlieue ouest de Paris. Cette sculpture monumentale (stabile selon les termes de son auteur, par opposition à ses mobiles) a été érigée en 1976 (l'année de la mort de Calder) sur la place de la Défense, devant l'immeuble Place Défense. Mesurant 15 mètres de haut pour 75 tonnes, elle est faite[…]


Né le 1er juin 1902 à Barcelone Josep luis Sert s'ntéresse très tôt au travail de l'architecte Antoni Gaudí et de son oncle, le peintre José Maria Sert. Il étudie à l'École d'architecture de Barcelone En 1926, il se rend à Paris pour étudier le travail de Le Corbusier avec qui il commence à travailler l'année suivante. En 1930, il commence ses premiers projets, qui sont caractérisés par le style lumineux de la Méditerranée : une prédominance de blanc et une profusion de lumière. Toutefois, […]


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Rédigé par rafael

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Publié le 10 Juillet 2012

Qi Baishi fleurs et grenouillesQi Baishi fleurs

Lotus et grenouilles

 

Qi Baishi (1864-1957) est l’un des artistes chinois les plus prolifiques du XXe siècle. L’Homme de la Montagne de la Pierre Blanche est devenu peintre tardivement, issu d’une famille modeste il exerce pendant longtemps le métier de menuisier itinérants, puis de portraitistes avant de se fixer définitivement à Pékin en 1918. Ses longues années d’errance  dans la campagne chinoise lui ont appris l'humilité, le goût des contemplations des choses simples et un besoin sans fin de donner à voir la beauté de la nature la plus simple : fleurs, paysages, animaux, insectes, oiseaux, grenouilles etc.…


Son style pictural n’avait pas les faveurs des grands peintres, mais le peintre Chen Shizeng lui conseilla de poursuivre dans sa voie et de développer jusqu’au bout son propre univers. A la fin des années 30 il aboutit à un style tout à fait originale fait d’une grâce te d’une transparence extraordinaire où le quotidien de la vie et de la nature sont retranscrit avec une véritable originalité. Qi Baishi poursuivit toute sa vie son travail laborieux produisant des milliers de dessin dans son petit ateliers pékinois, indifférent aux soubresauts de l’histoire il poursuivit sans relâche sa quête de l’absolu.


« Dans mon trois pièces clôturé de fer barbelé je me sers de mon pinceau aussi activement que celui qui travaille avec des outils agricoles »

Qi Baishi

Qi Baishi (3)

Ses peintures d’oiseaux et de fleurs avaient un succès énorme auprès du public. Son talent s’exprime le plus dans ses peintures d’insectes, de crustacés et de grenouilles donnant à ces animaux une présence unique. Restant simple et fruste il refuse la vie citadine et garde en mémoire avec une pointe de nostalgie la rude vie paysanne.


« Pour avoir soupé de l’expérience des affaires mondaines, j’aime plus que jamais la saveur des légumes frais. »

Qi Baishi


Lotus et Grenouilles est l’une de ses plus belles œuvres, peintes à 94 ans elle exprime bien l’aboutissement d’une vie.  

 

Qi Baishi crabesQi Baishi crevettes

 

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Rédigé par rafael

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