Publié le 25 Septembre 2012

 

   

AJAX

traduction de Leconte de Lisle

extrait, monologue d'Ajax

 Aïe, aïe ! Qui aurait jamais pensé que mon nom conviendrait ainsi à mes maux ? Maintenant, en effet, pourquoi ne crierai-je pas deux ou trois fois : Aïe ! aïe ! plongé que je suis en de tels maux ? Mon père, de cette même terre Idaienne, revint autrefois, ayant remporté les plus hauts prix des plus grandes actions guerrières et la plus illustre gloire ; et moi, son fils, qui suis venu vers cette même Troia avec un courage non moindre et qui ai fait d'aussi grandes actions, je meurs déshonoré parmi les Argiens. Mais, au moins, je tiens pour certain que si Akhilleus vivant avait décerné ses armes à qui eût emporté la palme du courage, aucun ne les aurait eues plutôt que moi. Maintenant, par leurs ruses, les Atréides les ont livrées, au mépris de mes actions glorieuses, à un homme subtil et impie. Et si ces yeux et cet esprit troublé ne m'avaient détourné de ce que j'avais résolu, ils ne pourraient plus désormais rendre un tel jugement contre quelqu'un. Mais la fille effrayante et indomptée de Zeus m'a égaré, quand je levais ma main sur eux, et m'a envoyé une démence furieuse qui a fait que j'ai souillé mes mains du sang de ces animaux. Et maintenant, m'ayant échappé contre mon gré, ils me raillent ; mais, quand un dieu le veut, le lâche échappe au plus brave. Que faut-il donc que je fasse ? Je suis manifestement détesté des dieux, l'armée des Hellènes me hait, et je suis odieux à Troia tout entière et à ce pays. Regagnant ma demeure, abandonnant cette station de nefs et laissant les Atréides, traverserai-je la mer Aigaienne ? Mais de quel front me montrerai-je à mon père Télamôn ? Comment soutiendra-t-il la vue de qui revient sans gloire et privé de ces prix du courage dont il avait obtenu, lui, l'illustre honneur ? Ceci n'est pas supportable. Si, me ruant contre les murailles Troiennes, je combattais seul contre eux tous, et si, accomplissant une action héroïque, je mourais enfin ? Mais je ferais une chose utile et agréable aux Atréides. Ceci ne me plaît en rien. Il faut tenter une autre voie par laquelle je prouverai à mon vieux père qu'un lâche n'est pas né de lui. En effet, il est honteux à un homme de désirer une longue vie, s'il n'y a aucun remède à ses maux. Qu'est-ce qu'un jour ajouté à un jour peut apporter de félicité, en reculant la mort au lendemain ? Je n'estime à aucun prix l'homme qui se flatte d'une vaine espérance. Ou vivre glorieusement ou mourir de même convient à un homme bien né. C'est tout ce que j'ai à dire.
 

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Rédigé par rafael

Publié dans #GRECE ANTIQUITE

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Publié le 25 Septembre 2012

Mausolee halicarnasse (6)

British Museum

 

Halicarnasse est une ancienne ville Grecque sur la côte Sud-ouest de Carie (ou Karkisa) en Asie Mineure. Elle est située dans le golfe de Cos (ou Kos). D'après Hérodote , dont ce fut la patrie, la ville est fondée à la fin du XIe ou au début du Xe siècle par des colons Doriens, dont le chef était Anthès et qui vont se mêler aux Lélèges et aux Cariens déjà en place. Bien que Dorienne la ville garde la langue et les mœurs des Ioniens.

 

Les inscriptions trouvées dans la ville nous montrent qu'au temps d'Hérodote, les actes officiels étaient rédigés en Ionien. La cité n'occupait, primitivement, que la petite île de Zephyria près de la côte, maintenant occupée par le grand Bodrum Castle (Château de Saint-Pierre), construit par les chevaliers de Rhodes en 1404, mais au fil du temps, cette île a été unie au continent et s'est étendue de façon à incorporer Salmakis (ou Salmacis), une ancienne bourgade peuplée de Lélèges et Cariens.

 

 Le mausolée est selon Vitruve  commencé par Mausole lui-même qui fait entreprendre la construction de son tombeau. Par contre Strabon et Pline l'Ancien prétendent que c'est sa sœur et veuve, Artémise II qui décide de construire un monument exceptionnel en l'honneur de son époux. Cependant, comme elle ne règne que pendant deux ans après lui, il est très probable que le monument est été commencé du vivant du Roi pour être terminé en 350, mais on ne sait pas par qui il fut achevé, la Reine étant morte en 351. Certains spécialistes optent pour le frère de Mausole, d'autres pour Alexandre le Grand (336-323), la question reste sans réponse.

 

Ce qui est presque sur, selon les historiens de l'époque, c'est que le Mausolée a longtemps fasciné ses visiteurs par sa beauté. Les plus grands artistes contemporains ont collaborés à sa construction et à son embellissement même bien après sa finition : Les architectes Grecs Scopas (v.420-330), Pythis (ou Pytheos ou Pythius) qui était l'un des plus réputé de cette époque et Satyros, les sculpteurs Grecs Bryaxis (v.350-v.290), Léocharès (v.380-v.320), Timothée etc. Le Mausolée est resté en bon état, jusqu'à ce qu'un tremblement de terre l'endommage au XIIe siècle et il tomba en ruine, laissé à l'abandon. Au début du XVe siècle, les Hospitaliers, des chevaliers de Saint Jean de Malte, qui avaient envahi la région, construisent un château (Le château Saint Pierre) avec les pierres restantes du Mausolée. Les bas-reliefs conservés au British-Museum sont de superbes exemples de la sculptires grecque de l'époque.

 

Mausolee halicarnasse (3)

 

Mausolee halicarnasse (2)

 

Pour en savoir plus:

http://antikforever.com/Asie_Mineure/ionie_carie/halicarnasse.htm

 

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #GRECE ANTIQUITE

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Publié le 24 Septembre 2012

Totoya Hokkei (5)

 

Hokkei Totoya (1780 – 1850) est né à Edo (Tokyo), son nom réel est Iwakubo Tatsuyuki. Il est d’abord marchand de poisson. Totoya signifie “magasin de poisson” en japonais. Il se distingua par des surimono minutieusement exécutés et par des paysages panoramiques fidèles à la technique particulière de hokusai.

 

Il travailla avec Hokusaï, célèbre pour ses estampes représentant les 36 vues du Mont Fuji et ses peintures de style Ukiyo-e.

 

Totoya HokkeiTotoya Hokkei (2)
Totoya Hokkei (4)Totoya Hokkei (7)

 

Totoya Hokkei (3)

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #JAPON

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Publié le 22 Septembre 2012

Francesco Guardi (1712-1793) est l'un des peintre les plus célèbres du XVIIIe siècle vénitien. Héritier d'une grande famille de peintre son oeuvre se caractérise par une grande liberté dans la touche et les sujets. Même si les thèmes sont souvent les même que ceux de Canaletto la touche de Guardi est beaucoup plus libre et en parfaite symbiose avec son temps, peintre de Venise il sut renouveller le style des veduta très à la mode auprès de l'aristocratie européenne et notamment anglaise. Sa liberté inspirera les peintres du XIXe siècle et notamment Monet et Turner.
 

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Rédigé par rafael

Publié dans #ROCOCO

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Publié le 22 Septembre 2012

Furuhashi

Furuhashi (2)

 

Toko Furuhashi est un artiste japonais du début du XXe siècle, ses créations très originales servaient de base pour la fabrication des kimonos.

 

Furuhashi (3)Furuhashi (4)

 

 

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Rédigé par rafael

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Publié le 21 Septembre 2012

Boucher Diane sortant du bain (2)
Musée du Louvre, Paris
 

La déesse Diane se repose après la chasse, servie par une nymphe pour sa toilette rituelle. Sous couvert de sujet mythologique, ce tableau est un hymne au corps féminin. Le raffinement du dessin, les chairs rayonnantes, la touche moëlleuse et le coloris lumineux attestent la maturité de l'artiste.

 

Ce nu féminin peint en 1742 par Boucher et exposé au Salon , Diane au bain appartient à un ensemble de tableaux peints dans des formats réduits, destinés à des cabinets d'amateurs.

 

La représentation de Diane est fréquente dans la peinture française du XVIIIe siècle. Avec François Boucher, la chasseresse abandonne son caractère farouche et volontaire ; on reconnaît la déesse à ses attributs traditionnels : elle porte dans les cheveux un croissant d'or rappelant son lien avec la Lune, et a posé près d'elle un carquois et le gibier récemment abattu. Mais elle réunit avant tout les traits singuliers de la mode sous le règne de Louis XV : teint laiteux, visage petit et potelé et corps généreux en courbes. Sa condition virginale éloigne d'elle toute malice, et c'est avec franchise qu'elle ignore la pudeur et laisse voir sa nudité, comme une novice dans la carrière galante.

 

Boucher s'intéresse surtout à la relation établie entre le corps humain et la nature. Au bleu intense des draperies répondent la fraîcheur rosée des chairs et le vert subtil du paysage. Le traitement du nu féminin est ici particulièrement délicat, le modelé du corps étant d'une grande sensualité, construit entièrement à partir de la lumière provenant de la gauche du tableau.



Boucher Diane sortant du bain

Source: Musée du Louvre

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Rédigé par rafael

Publié dans #ROCOCO

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Publié le 21 Septembre 2012

La nuit un port de mer au clair de lune, Musée du Louvre, Paris
 

Joseph Vernet (1714-1789) est un peintre français qui passa une grande partie de sa vie en Italie, 20 ans. Pendant son séjour italien, c’est à travers ses peintures de paysages qu’il s’attacha à développer sa maîtrise de la lumière. De retour en France en 1753, il obtint une commande importante, 24 tableaux représentant les principaux ports de France, dont celui-ci, qui est remarquable de part la maîtrise des clairs obscurs, de la lumière et de l’atmosphère un peu irréel du paysage.

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #ROCOCO

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Publié le 21 Septembre 2012

Gustav Bauernfeind jaffa marché

Jaffa le marché

 

Gustav Bauernfeind (4 Septembre 1848 - 24 décembre 1904) était un peintre allemand d'origine juive, illustrateur et architecte. Il fut, de son vivant, considéré comme un des plus fameux peintres d'Allemagne.

Après avoir suivi des études d'architecture à l'Institut polytechnique de Stuttgart, il a travaillé dans le cabinet d'architecte de Wilhelm Bäumer puis dans celui d’Adolph Gnauth, où il a également appris la peinture.

Bauernfeind a consacré sa première période à réaliser des illustrations de l'Italie. À partir de 1880 il s’intéresse en Orient. En 1896, il déménage avec sa femme et son fils et s'installe à Jérusalem. Il vivra également en Syrie et au Liban.

Son travail se caractérise principalement par des vues architecturales de Jérusalem et de Terre Sainte. Ses peintures sont méticuleuses et ses représentations  de paysages urbains et de sanctuaires célèbres sont presque photographiques. Au cours de sa vie, il fut un des peintres les plus populaires d'Allemagne, mais très vite après sa mort il est tombé dans l'oubli .

Mais au début des années 1980 on redécovre  cet artiste. Une de ses peintures, Klagemauer, Jerusalem, a été vendue chez Christie's à Londres pour l'équivalent de 326 000 euros en 1992. Une seconde vente aux enchères, le 27 Juin 2007 à Sotheby's est montée à 4 500 000 euros.

 

Gustav Bauernfeind orient

Jaffa

 

Gustav Bauernfeind jerusalem

Jerusalem

 

Gustav Bauernfeind Umayyad Mosque

Jeuslem mosquée des Ommeyad

 

Gustav Bauernfeind Scene Of Street In Jerusalem

Jerusalmn rue

 

Source: Wikipedia

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #ECLECTISME XIXe

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Publié le 20 Septembre 2012

Chardin l'enfant au toton (2)
Musée du Louvre, Paris

Ce portrait d'Auguste-Gabriel, fils cadet du joaillier Charles Godefroy, est surtout l'image intemporelle de l'enfant absorbé dans son monde de jeux et de rêves. Il évoque l'intérêt nouveau accordé à l'enfance dont, comme Jean-Jacques Rousseau, Chardin fut l'un des plus sensibles poètes.

Le toton est une toupie d'ivoire qu'on lance au-dessus d'un tableau de nombres avec l'espoir qu'elle s'arrêtera sur celui qu'on avait souhaité. Ce jeu est resté célèbre, notamment en raison de ce portrait peint par Chardin. Il avait choisi de demander à son modèle de se livrer à ce jeu qui le passionnait : c'était avec l'espoir - récompensé - que cet enfant agité resterait calme le temps de faire son portrait.


Chardin l'enfant au toton

Source: Musée du Louvre, Wikipédia

 

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Rédigé par rafael

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Publié le 20 Septembre 2012

Jean delville l'ecole de platon

Musée d'Orsay Paris 1898

Jean Delville était poète, écrivain et théoricien de l’art, élève de Jean-François Portaels, il est d’abord peintre réaliste et expose pour la première fois au cercle L’Essor en 1885. Il publie ses premiers poèmes en 1888 (dans la revue La Wallonie). Il commence sa carrière par des dessins inspirés des opéras de Wagner, Parsifal notamment, en 1890.

Platonicien convaincu, Jean Delville manifeste une croyance déterminée dans la fusion du masculin et du féminin à travers l'amour absolu, et conçoit l'Art comme une forme de rédemption religieuse.

jean Delville l'ecole de platon détail (2)

 

jean Delville l'ecole de platon détailjean Delville l'ecole de platon détail (3)

 

jean Delville l'ecole de platon détail (4)

 

jean Delville l'ecole de platon détail (5)

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #SYMBOLISME - NABIS

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