Publié le 20 Novembre 2012

Hippolyte Flandrin jeune homme nu assis

Jeune homme assis nu.

 

« Hippolyte Flandrin complétait Monsieur Ingres ; il était son côté spiritualiste, le transformateur de l’idée païenne de l’enseignement du maître en idée chrétienne : plus préoccupé de l’idéalisation de la pensée que de celle de la forme même, plus amoureux du sens que de la lettre, plus saisi par le sentiment psychologique que par le sens matériel, adonné à ces vagues aspirations mystiques des âmes religieuses qui trouvent les lois de leur esthétique dans les plus profonds et les plus secrets abîmes de leurs croyances. »

— Charles Lahure, Histoire populaire contemporaine de la France, Hachette, Paris, t. IV, 1866, p. 412.

 

 

 

 

hypolitte flandrin LaFlorentine

La Florentine

 

hypolitte flandrin portrait

Portrait de Mme Flandrin

 

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #ECLECTISME XIXe

Repost0

Publié le 20 Novembre 2012

Sur l'emplacement d'un ermitage fondé par Henri le Navigateur, le roi Manuel Ier entreprit en 1502, un peu après le retour de Vasco de Gama de son premier voyage en Inde, de bâtir un magnifique monastère destiné aux religieux de l'ordre des hiéronymites. Il a été en grande partie financé par les profits du commerce d'épices et aux richesses rapportées des grands voyages portugais du 16e siècle en Inde et aux Amériques.

Le monastère constitue l'œuvre architecturale la plus aboutie du style manuélin. Bénéficiant de l'afflux de richesses à Lisbonne, les architectes purent se lancer dans une œuvre de grande envergure. Diogo Boitaca fut le premier architecte du chantier et adopta dès 1502 le style gothique. Mais à partir de 1517, ses successeurs modifièrent ce style et y ajoutèrent l'appareil ornemental caractéristique du style manuélin où se retrouvent diverses influences. João de Castilho, d'origine espagnole, donna à la décoration une tournure plateresque; Nicolas Chanterène mit en relief les thèmes de la renaissance; enfin, Diogo de Torralva et Jérôme de Rouen apportèrent une note de classicisme.

Le monastère a échappé au séisme de 1755 qui a ravagé Lisbonne mais a été endommagé par les troupes napoléoniennes au début du 19e siècle. En 1834, avec l'expulsion de l'Ordre religieux des hiéronymites, l'église Sainte-Marie des hiéronymites (Santa-Maria de Jerónimos) est devenu une église paroissiale pour les habitants de la paroisse de Sainte-Marie de Belém (Santa Maria de Belém).

 

 

Des bâtiments ajoutés au milieu du 19e siècle à l'ouest du clocher affectent quelque peu l'harmonie architecturale de l'ensemble qui étaient jusque là respectée. On y a installé les musées de la marine et de l'archéologie.

Classé monument historique en 1907, le monastère est inscrit sur le liste du patrimoine mondiale de l'UNESCO en 1983.

 

L'église Santa Maria

Le portail latéral sud, œuvre de Diogo Boitaca et João de Castilho, présente un foisonnment de gâbles, de pinacles et de niches accueillant des statues. Il est couronné par un dais surmonté de la croix des chevaliers du Christ. Le trumeau est orné de la statue d'Henri le Navigateur et le tympan est décoré de bas-reliefs se rapportant à la vie de Saint-Jérôme.

Le portail ouest, œuvre de Nicolas Chanterène, permet d'accéder au cloître du monastère. Il est orné de très belles statues, notamment celles de Manuel Ier et de sa seconde épouse Marie d'Aragon. Au dessus du portail se trouve les scènes de l'Annonciation, de la Nativité et de l'Adoration des Mages. Aujourd'hui le portail ouest est abrité par un porche construit au 19e siècle.

 

 

L'intérieur de la nef de l'église surprend par le raffinement et la virtuosité de sa voute. La décoration des piliers et de la voute sont de João de Castilho, dans le pure style manuélin. A l'entrée de l'église, on peut voir les tombeaux de Vasco de Gama et de Camoens. Les bras du transept de style baroque ont été érigés par Jérôme de Rouen, fils de Jean de Rouen et renferment plusieurs tombeaux royaux. Dans le chœur reconstruit à l'époque classique, on découvre un tabernacle en argent du 17e siècle, de l'orfèvre portugais João de Sousa (1674-1678), offert par le roi Alphonse VI en remerciements pour sa victoire dans la Bataille de Montes Claros (17 juin 1665) face au royaume d'Espagne, et aussi plusieurs tombeaux royaux.


Source: Wikipedia



Le cloître
 

Le cloître possède une richesse sculpturale impressionnante. De forme carrée de 55 mètres de côté, il comprend deux étages. L'étage inférieur, construit par Diogo Boitaca, est percé de larges arcades dont les remplages prennent appui sur de fines colonnettes dont la décoration s'inspire du gothique finissant et de la Renaissance. L'étage supérieur, construit par João de Castilho, a un style moins exubérant. Dans un couloir du cloître se trouve depuis 1985 le tombeau de Fernando Pessoa.

 








photos: (c) Lankaart

 

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #GOTHIQUE

Repost0

Publié le 19 Novembre 2012

Utagawa Kunisada (2)Utagawa Kunisada (3) 

 

Utagawa Kuniyoshi (1797 - 1861) fut l'un des derniers grands maîtres japonais de l'estampe au Japon.

 

Il étudie d'abord avec Kuninao, et certaines de ses œuvres attirent l'attention d'un des grands maîtres japonais de l'estampe, Toyokuni, qui l'admet dans son atelier en 1811, et dont il devient l'un des principaux élèves. Il reste en apprentissage jusqu'en 1814, date à laquelle il prend le nom de Kuniyoshi et s'installe comme artiste indépendant.

Comme d'autres artistes de l'école Utagawa, il commence en réalisant des impressions pour les théâtres, mais ne rencontre pas le succès public. Il vit alors plusieurs années de vache enragée, devant aller, pour gagner difficilement de quoi vivre, jusqu'à réparer et revendre des tatami usagés.


Il rencontre par hasard Kunisada Utagawa, qui avait été son condisciple, et menait alors une vie prospère. Estimant, avec quelque droit, que son propre talent artistique était supérieur à celui de Kunisada, il en fut encouragé à redoubler d'efforts. Kunisada et Kuniyoshi, entre lesquels il n'y avait nul ressentiment, devaient plus tard collaborer sur plusieurs séries. Il produit alors plusieurs triptyques héroïques qui sont bien reçus, et, en 1827, il commence la série qui devait lui assurer la reconnaissance: les Suikoden, ou "Cent-huit héros chinois". Le succès suit dans plusieurs domaines: au début des années 1830, il produit d'excellents paysages et, dans les années 1840, de nombreuses triptyques de bijin et de héros.


Il est également connu pour ses dessins de chats, qui étaient ses animaux préférés. Un dessin de son élève Kyosai montre l'atelier de Kuniyoshi plein de chats. Lui-même en trace des dessins qui montrent une étonnante sympathie avec ses chats, et il les représente volontiers dans les recoins de ses estampes sous le moindre prétexte. En 1842, la réforme Tenpo, destinée à faire valoir la morale traditionnelle dans le monde du théatre et des beaux-arts, interdit les images représentant courtisanes, geishas ou acteurs. Bien qu'arrêté, Kuniyoshi s'en sort avec une amende.


Dans les années 1850, la qualité de ses œuvres commence à décliner. Le grand tremblement de terre de 1855, après lequel, rentrant tardivement chez lui, il avait été donné pour mort par sa famille et les membres de son atelier, marque la fin de sa grande période. Souffrant de maladie et de dépression, il produit dorénavant peu. Il meurt à Edo, en 1861.


 

Utagawa KunisadaUtagawa Kunisada acteur portrait


Source: Wikipedia

 

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #JAPON

Repost0

Publié le 19 Novembre 2012

Ecole de fontainebleau diane chasseresse

Musée du Louvre, Paris, 1550.

 

Diane chasseresse est un portrait de Diane de Poitiers, d'un Anonyme de l’École de Fontainebleau. Cette peinture qui avait été attribuée dans un premier temps à l’italien Luca Penni, montre l’influence de la statuaire antique sur les peintres de l’École de Fontainebleau. L’attitude de la déesse semble s’inspirer d’une sculpture hellénistique intitulée la Diane à la Biche, dont un exemplaire fondu en bronze par Primatice se trouvait à Fontainebleau au XVIe siècle. Elle résume ces caractères et ces influences en une sorte d’archétype de l’idéal bellifontain (de l’école de Fontainebleau). L’étirement en hauteur de la figure, impression que devait accentuer le format primitif du tableau plus étroit que le format actuel, le refus de la profondeur, tout contribue à l’abstraction de la forme. L’œuvre représente très certainement un portrait idéalisé de Diane de Poitiers, maîtresse du roi Henri II.

 

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #RENAISSANCE FRANCE - EUROPE DU SUD

Repost0

Publié le 18 Novembre 2012

Bologne tours (2)
 

Les tours de Bologne, un des traits les plus caractéristiques de la ville, sont des structures architecturales militaires ou nobiliaires d'origine médiévale.


Entre les XIIe et XIIIe siècles, il s'est construit dans la ville un très grand nombre de ces édifices : on a parfois parlé de 180 tours, mais cette estimation, qui reposait sur une interprétation erronée d'actes notariés, est aujourd'hui considérée comme très excessive.

Les raisons pour lesquelles elles furent élevées ne sont pas encore très claires, mais on pense que les familles les plus riches, dans la période des luttes pour les investitures impériales et papales, les utilisaient comme instruments de défense autant que comme symboles de pouvoir.
 

Bologne tours (3)

En plus des tours, on peut encore voir de nos jours quelques torresotti, passages ménagés sous les portes de la seconde muraille de la ville, élevée au XIIe siècle, presque entièrement abattue (Mur des Torresotti ou des Mille).


Un grand nombre de tours furent abattues au cours du XIIIe siècle ou ont fini par s'écrouler. Elles connurent différents usages au cours des siècles suivants : prisons, tours civiques, magasins, habitations. Les dernières démolitions eurent lieu au XXe siècle, en même temps que la muraille du XIIIe siècle, lors d'un plan d'urbanisme qui vit disparaître, en 1917, les deux tours Artenisi et Riccadonna[1], qui s'élevaient dans le marché central, non loin des deux grandes tours Asinelli et Garisenda.


Bologne tours (4)

Bologne tours Assinelli

Bologne tours Assinelli (2)

 

photos: (c) Lankaart

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #GOTHIQUE

Repost0

Publié le 18 Novembre 2012

Cathédrale de Sienne - Siena Cathedral
Cathédrale de Sienne - Siena Cathedral
Cathédrale de Sienne - Siena Cathedral

Cathédrale de Sienne - Siena Cathedral

 

 

« Quelle grandeur, quelle flamme d’amour dans ces petits Siennois. Si ardents, si riches qu’ils fussent au début du quatorzième siècle, il leur faut une audace passionnée pour oser concevoir, au plus haut d’une ville et d’un terrain si difficile, l’exaltation d’un tel colosse. »

André Suarès.

 

La Cathédrale de Sienne est l'une des plus étonnantes églises d'Italie, caractérisée par ses pierres et son marbre blancs et noirs, elle fut construite de 1136 à 1382. Une nef est restée inachevée à cause de la peste de 1348, sans quoi elle serait devenue la plus grande cathédrale chrétienne.

La Cathédrale Santa Maria Assunta de Sienne (Notre-Dame-de-l'Assomption) remplaça la première cathédrale, dont le projet, jugé trop ambitieux, commencée en 1339, fut définitivement interrompu par la Grande Peste de 1348.  Le Duomo actuel est typiquement de style gothique (XIIIe siècle), sur des plans de l'architecte Giovanni Pisano. Bien qu'interrompu au milieu du XIVe siècle, les travaux purent être menés à terme.


On peut admirer la somptueuse façade de marbres blanc, noir et rouge, les sculptures trés fines des portails et le campanile par Agnolo di Ventura et Agostino di Giovanni, campanile qui s'élève sur une base romane, en marbre noir et blanc. A noter également la Scala, c'est-à-dire l'escalier qui permet d'accéder à cette cathédrale. Elle est en effet l'un des points les plus hauts de la ville.

Photos: (c) Lankaart

 

Cathédrale de Sienne - Siena Cathedral
Cathédrale de Sienne - Siena Cathedral
Cathédrale de Sienne - Siena Cathedral

Cathédrale de Sienne - Siena Cathedral

Cathédrale de Sienne - Siena Cathedral
Cathédrale de Sienne - Siena Cathedral
Cathédrale de Sienne - Siena Cathedral
Cathédrale de Sienne - Siena Cathedral
Cathédrale de Sienne - Siena Cathedral

Cathédrale de Sienne - Siena Cathedral

Cathédrale de Sienne - Siena Cathedral
Cathédrale de Sienne - Siena Cathedral
Cathédrale de Sienne - Siena Cathedral
Cathédrale de Sienne - Siena Cathedral

Cathédrale de Sienne - Siena Cathedral

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #GOTHIQUE

Repost0

Publié le 18 Novembre 2012


 

La peinture pendant l’antiquité était un art majeur, plus que la sculpture. Les artistes peintres étaient reconnu, des écrivains rédigeaient des vies d’artistes et des guides artistes présentant les œuvres les plus importantes et les plus connu de l’antiquité. L’aristocratie romaine collectionnait les œuvres d’art et les peintres étaient conviés à décorer leurs demeures de splendides fresques. Malheureusement la production picturale de cette époque à en grande partie disparue, seuls restent quelques vestiges dans les ruines des cités antiques.

 

pompéi fresque


C’est à Pompéi que l’on peut découvrir l’un des ensembles les mieux conservé et des plus instructifs. La cité offre en effet de nombreuses fresques, de différentes dimensions aux sujets très variée mais qui nous montre la qualité de la peinture de cette époque. Les artistes était plus intéressé par le développement de leur art que le sujet en lui-même, les œuvres dénotent un souci avant tout de la composition, du dessin et des couleurs. La vie quotidienne était un sujet comme les autres, de même que les portraits, les paysages ou les cènes de la mythologie. Pompéi fourmillent de ses fresques, sachant qu’elle était une ville mineure on peut imaginer les splendeurs qui devaient exister dans des villes plus importantes ou à Rome.

 

pompéi fresque detail










 

Photos: (c) Lankaart

 

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #ROME ANTIQUITE

Repost0

Publié le 17 Novembre 2012

Masques de theatre mosaique (2)

 

Héritier du théâtre grec antique, où il était lié au culte de Dionysos, le théâtre latin s'en démarque sur de nombreux points. S'il est associé à l'origine à des cérémonies religieuses, il évolue vite vers des formes de représentation profanes, dans lesquelles l'écriture, le jeu des acteurs et la mise en scène sont nettement codifiés.

 

mosaique theatre

 

Dans les tragédies, les acteurs incarnent les dieux et les héros et portent des costumes somptueux, d'une richesse proportionnelle à la qualité des personnages qu'ils représentent. Les perruques (blondes pour les jeunes gens, blanches pour les vieillards, rousses pour les esclaves), les maquillages et les masques, tragiques ou comiques, symbolisent l'âge, la situation et le caractère du personnage. Les masques servaient aussi de porte-voix grâce à leur bouche évasée : les spectateurs pouvaient suivre parfaitement la scène même s’ils étaient éloignés.

 

Masques de theatre mosaique (3)

 

Masques de theatre mosaique

 

Source: Wikipedia

 

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #ROME ANTIQUITE

Repost0

Publié le 17 Novembre 2012

Odilon Redon arraignée

 

En 1878, Odilon Redon voyage pour la première fois en Belgique et en Hollande et commence l'année suivante à être reconnu pour son premier album de lithographie intitulé Dans le Rêve — il fait de la « lithographie de jet » —, et cherche à travers les rêves la descente dans l'inconscient, lequel lui permet de révéler les sources de son inspiration et de décrire son monde personnel voué à l'exploration de l’imaginaire. En 1884, Joris-Karl Huysmans publie À rebours avec un passage consacré à Odilon Redon.

 

Odilon Redon esprit de la foret

 

Odilon REdon homme cactus

 

Source: Wikipedia

 

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #SYMBOLISME - NABIS

Repost0

Publié le 16 Novembre 2012

Agra fort rouge mosquee Moti Masjid de la perle (3)

 

La Moti Masjid (la mosquée de la Perle) fut construite par Aurangzeb, le dernier des grands moghols, non loin de sa chambre à coucher au fort rouge d'Agra.  Mosquée du sultan, la Moti Masjid est un ouvrage entièrement de marbre blanc d'une très grande délicatesse. Achevé en 1661 cet édifice est un bel exemple d'architecture bengali, surmonté de trois dômes en forme de bulbes, couronnés de flèches lotiformes. L'agencement des arcs polylobés forment un espace intérieur de grande qualité.

 

Agra fort rouge mosquee Moti Masjid de la perleAgra fort rouge mosquee Moti Masjid de la perle (2)

 

Agra fort rouge mosquee Moti Masjid de la perle (4)

 

 Agra fort rouge mosquee Moti Masjid de la perle (5)

 

Photos: (c) Lankaart

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #INDE ISLAM, #INDE

Repost0