Publié le 5 Juin 2013

Musée du Louvre, Paris
 

Théodore Géricault (1791-1824) est un peintre français, disparu très jeune, sa carrière fut profondément marqué par les débuts du romantisme. Si sa formation fut très académique, dès 1812 il rompt avec les principes défendu par David pour développer une peinture plus en phase avec ses goûts. Passionnées par les chevaux qu’il peint sans relâche durant ses voyages à Florence, Rome puis Londres; il offre des tableaux empreint d’une grande liberté où les chevaux font partie intégrante du sujet traité, ici manifeste dans le Cuirassé à cheval, à la gloire des armées napoléonienne.


Tête de fil du mouvement romantique en France il meurt à 32 ans.

 

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #ROMANTISME ET NEOGOTHIQUE

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Publié le 5 Juin 2013

Tiepolo 1696-1770 le banquet de Cleopatre

Tiepolo le banquet de Cléopâtre

 

Cléopâtre VII Théa Philopator (v. 69 av. J.-C. / 12 août 30 av. J.-C.) est une reine d'Égypte antique de la famille des Lagides qui gouverne son pays entre -51 et -30, successivement avec ses frères et époux Ptolémée XIII et Ptolémée XIV puis avec le général romain Marc Antoine. Elle est connue pour ses relations avec Jules César et Marc Antoine.

Cléopâtre est un personnage dont la légende s'est emparée, de son vivant même, et le tragique de sa mort n'a fait que renforcer la tendance au romanesque qui entoure le personnage et qui parfois gêne l'historien dans une approche objective de cette reine d'Égypte, sans doute la femme la plus célèbre de l'Antiquité.

 

L'historiographie antique lui est globalement défavorable car inspirée par le vainqueur de Cléopâtre, l'empereur Auguste, et son entourage dont l'intérêt est de la noircir afin d'en faire l'adversaire malfaisant de Rome et le mauvais génie de Marc Antoine. Ainsi ce jugement de l'historien du Ier siècle, Flavius Josèphe :

« Elle fit d'Antoine l'ennemi de sa patrie par la corruption de ses charmes amoureux ».

La légende noire propagée par l'idéologie augustéenne est relayée ensuite par les poètes (Horace, Properce, Lucain) et historiens romains (Eutrope, Dion Cassius et Tite-Live) qui voient en elle quatre dangers : reine (remettant en cause la République romaine), femme de caractère et séductrice (pouvant mettre en danger la virilité et la virtus romaine), ambitieuse (menaçant la liberté) et étrangère (orientalité associée à la débauche et la luxure mettant en cause la « romanité », notamment la vertu de pudicitia. Cela explique la prudence des historiens actuels et l'enthousiasme des peintres, cinéastes ou romanciers pour un tel personnage.

 

rubens cleopatra

Rubens Cléopatre

 

l'Histoire commence avec Pompée, vaincu par Jules César à Pharsale au début du mois de juin -48, il tente de trouver refuge en Égypte. Appien affirme que Ptolémée XIII et Cléopâtre avaient aidé Pompée par l'envoi d'une flotte de soixante navires. Le jeune roi Ptolémée XIII et ses conseillers jugent sa cause perdue et pensent s'attirer les bonnes grâces du vainqueur en le faisant assassiner, dès qu'il pose le pied sur le sol égyptien le 30 juillet -48, sous les yeux de son entourage. César, qui débarque deux jours plus tard, est semble-t-il furieux de ce lâche forfait (il fait enterrer la tête de Pompée dans le bosquet de Némésis en bordure du mur Est de l'enceinte d'Alexandrie) et n'éprouve pour le pharaon que mépris.

 

Johan Liss 1597-1629 la mort de Cleopatre

Johan Liss, la mort de Cléopatre

 

Quelles étaient les intentions de César en débarquant en Égypte ? Il est difficile de se prononcer clairement. Il y a des raisons politiques, César ayant certainement l'intention d'annexer l'Égypte, mais aussi des raisons plus privées, bien qu'il évoque les vents contraires pour différer son retour. En effet, il tente d'obtenir le remboursement de dettes que Ptolémée XII avait contractées auprès d'un banquier romain et qu'il a reprises à son compte. Il juge pour cela indispensable de réconcilier le couple royal et tente de s'y employer à la fin de l'année -48. Les deux souverains sont convoqués au palais royal d'Alexandrie. Ptolémée XIII s'y rend après diverses tergiversations ainsi que Cléopâtre.

 

C'est à ce moment que se déroule, s'il est authentique, l'épisode du tapis dans lequel la reine se serait fait enrouler afin de parvenir auprès de César. Celui-ci tente d'imposer le « statu quo ante », c’est-à-dire le retour au testament de Ptolémée XII, ce qu'accepte Cléopâtre mais pas son frère, guère impressionné par les faibles effectifs de César (environ 7 000 hommes). Celui-ci se retrouve même prisonnier à Alexandrie à la fin de -48, sans renforts. Seule la noyade de Ptolémée XIII dans le Nil le 15 janvier -47 met fin au conflit. César renonce semble-t-il à son projet d'annexion à ce moment. 

 

Cléopâtre épouse alors un autre de ses frères cadets, Ptolémée XIV, sur l'injonction de César. Cependant elle est la seule à détenir réellement le pouvoir (sous protectorat romain) et le protocole enregistre cette prépondérance en plaçant le nom de la reine en tête des actes officiels. Sa liaison avec César n'est un mystère pour personne. Ce dernier cependant doit bientôt quitter Alexandrie pour combattre le roi du Pont, Pharnace, puis les derniers partisans de Pompée en Afrique.

 

tiepolo - The Meeting of Anthony and Cleopatra (detail). 17

Tiepolo, détail Cléopatre et Antoine

 

Après la mort de César, dans le partage du monde romain intervenu après l'écrasement des républicains, l'orient est dévolu à Antoine. Il reprend alors le projet de César avant sa mort, c'est-à-dire une grande expédition contre les Parthes. Pour cela il convoque les souverains des royaumes clients à Tarse, en Cilicie, y compris la reine d'Égypte. Celle-ci connaît au moins un des défauts de l'officier, sa vanité et son amour du faste, aussi arrive-t-elle dans un navire à la poupe dorée et aux voiles pourpres, siégeant sous un dais d'or entourée d'un équipage déguisé en Nymphes, Néréides et Amours. Puis elle invite Marc Antoine à son bord pour un somptueux banquet. Commence alors une liaison de dix ans, sans doute l'une des plus célèbres de l'Histoire même s'il est difficile de savoir quelle est la part de calcul dans l'attitude d'Antoine, lequel a besoin de l'Égypte pour ses projets.

 

Eclate alors la guerre entre Antoine et Octave. Octave n'est pas un grand chef de guerre, mais il compte avec Agrippa, un officier compétent qui lui donne rapidement l'avantage. Lorsqu’éclate la bataille navale d’Actium (septembre -31), Cléopâtre anticipe rapidement l'issue finale de la guerre et rompt le combat avec sa flotte. Cette fuite, seul moyen de sauver ce qui peut l'être, est évidemment exploitée par Octave auprès des officiers et des hommes d'Antoine dont beaucoup changent d'allégeance.

 

delacroix-cleopatre-et-paysan

Delacroix Cléopatre et le paysan

makart la mort de cleopatre 1874

Makart la mort de Cléopatre

 

Les derniers mois de la vie de la Reine sont assez mal connus. Antoine retourne en Égypte et ne prend pratiquement aucune mesure pour lutter contre l'avancée de plus en plus triomphale d'Octave. Il consume ses forces en banquets, beuveries et fêtes somptueuses sans se soucier de la situation. Que fait Cléopâtre ? Les sources manquent. Certaines affirment qu'elle cherche à séduire Octave. L'anecdote est-elle crédible ? Difficile à dire. Il semble qu'elle ait surtout cherché à mettre Césarion à l'abri en l'expédiant à Méroé, au Soudan.

 

Vers août -30 Octave arrive à Alexandrie. À la fausse annonce du suicide de Cléopâtre, Marc Antoine met fin à ses jours en se jetant sur son épée. Mourant, il est transporté par Cléopâtre dans son propre tombeau. Celle-ci est conduite devant Octave, qui la laisse se retirer avec ses servantes. Cette attitude est curieuse de la part du futur Auguste car il semble ne prendre aucune précaution pour prévenir un suicide de la reine ; il a pourtant besoin d'elle pour figurer à son triomphe. Craint-il qu'à l'instar de sa sœur Arsinoé, figurant au triomphe de Jules César en -46, elle n'inspire aux Romains que compassion plutôt que haine? Il n'est pas impossible qu'Octave ait espéré le suicide de Cléopâtre, qui pouvait passer pour une lâcheté supplémentaire, accréditant la thèse défendue par sa propre propagande. 

 

Plutarque dresse un récit saisissant et mélodramatique du suicide de la reine, inspiré d'Olympios, le médecin personnel de Cléopâtre, « qui avait publié un récit des évènements » : avec ses deux plus fidèles servantes, Iras et Charmiane, Cléopâtre se donne la mort, le 12 août -30, en se faisant porter un panier de figues contenant deux aspics venimeux. Cette version est la plus courante. Pour E. Will, ce serait une nouvelle preuve de l'attachement de la reine aux traditions égyptiennes car la morsure de l’uræus passait pour conférer l'immortalité.

 

Gustave Moreau Cleopatre

Gustave Moreau Cleopatre

 

cleopatre-de-joseph-l-mankiewicz-avec-elizabeth-taylor

Elisabeth Taylor dans Cléopatre de Joseph Mankiewicz

 

Source: Wikipedia

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART et HISTOIRE, #HISTOIRE

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Publié le 4 Juin 2013

Safavid Iran jarre

Metropolitan Museum, XVIIIe Iran.

 

Les céramiques chinoises sont très populaires dans l'Iran des Safavides, comme le montre cette pièce inspirée par les formes et les détails chinois. Le paysage se détache sur un fond blanc, la figure au centre est un lion.

 

Histoire:

 

La dynastie des Séfévides ou Safavides régna sur l'Iran de 1501 à 1736. Succédant aux Timourides, ils sont la première dynastie iranienne totalement indépendante à régner sur l'Iran depuis près de 1000 ans. Les Safavides sont issus d'un ordre religieux soufi militant d'origine probablement kurde, fondé au XIVe siècle. Ils se convertissent au chiisme duodécimain sous l'autorité de leur premier souverain, Ismaïl Ier (1487-1524). Soutenu par les nomades turcs Qizilbash, à partir de 1508, Ismaïl règne sur l'ensemble des territoires auparavant dominés par les Aq Qoyunlu, également des turcophones. À partir de 1510, les Séfévides, dont la montée en puissance va de pair avec la création d'une théocratie dirigée par le shah, s'opposent à l'est aux Ouzbeks également turcophones et dirigés par Mohamed Shaybani, et à l'ouest aux Ottomans, défenseurs du sunnisme. La dynastie atteint son apogée sous Abbas Ier le Grand, chah de 1588 à 1629, qui sépare les fonctions religieuses et politiques de l'empire, et met en place une garde personnelle composée d'esclaves islamisés, les ghulams, afin de contrer la puissance des tribus qizilbashs. Avec l'Empire ottoman et l'Empire moghol, les Séfévides sont alors l'une des trois grandes puissances du monde musulman, qui entretient des contacts avec les souverains européens, désireux d'établir une alliance contre la Sublime Porte.

 

Photo: Metropolitan Museum

Sources: Metropolitan Museum, Wikipedia.

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #ISLAM RENAISSANCE, #IRAN

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Publié le 4 Juin 2013

Gemaldegalerie Berlin


Peintre Hollandais, né à Anvers en 1582 ou 1583, mort à Haarlem en 1666, Frans Hals est l'un des plus grands peintres du XVIIe siècle Hollandais. Connu pours ses portraits, Frans Hals trouva une expression originale et aboutie dans le portrait collectif dont il sut donner une profondeur psychologique et une actualité saisissante.


Installé à Haarlem vers 1600, il y dirige un atelier très prolifique. Les commandes sont nombreuses, aussi bien pour de grands portraits collectifs que pour des portraits individuels.
Pour ces derniers, les techniques utilisées varient en fonction de la commande et du sujet.

Les portraits de gens du peuple participent de la veine expressive et inventive de Frans Hals. On y découvre toute une population de petites gens, joyeux ou graves, nobles ou miséreux. Les portraits sont réalisées de façon très libre, les coups de pinceaux apparaissent clairement sur la toile, l'expression de la lumière et des matières est rendue de façon tout à la fois brutale et totalement maîtrisée. Le Jeunne Home à laFlûte fait  parti de ses portraits.

Cette peinture contraste avec la production de son époque et annonce les inventions picturales du XIXe siècle.

 



"Sombre chagrin des ciels uniformément gris, Plus tristes d’être bleus aux rares éclaircies, Et qui laissent alors sur les plaines transies Filtrer les tièdes pleurs d’un sol incompris ; Potter, mélancolique humeur des plaines sombres Qui s’étendent sans fin, sans joie et sans couleur, Les arbres, le hameau ne répandent pas d’ombres, Les maigres jardinets ne portent pas de fleur. Un laboureur tirant des seaux rentre, et, chétive, Sa jument résignée, inquiète et rêvant, Anxieuse, dressant sa […]


Peintre Hollandais, né à Anvers en 1582 ou 1583, mort à Haarlem en 1666, Frans Hals est l'un des plus grands peintres du XVIIe siècle Hollandais. Connu pours ses portraits, Frans Hals trouva une expression originale et aboutie dans le portrait collectif dont il sut donner une profondeur psychologique et une actualité saisissante. Les personnages de ces portraits collectifs sont souvent pris sur le vif, d'un grand réalisme et reflètent la société hollandaise contemporaine du peintre. On y […]



Musée du Louvre, Paris Murillo (1617-1682) est l’un des grands peintres du siècle d’or espagnol. Proche de Velasquez, il peint de nombreux tableaux religieux et des scènes de genre, où il ouvre la voix à un naturalisme sans concessions. Le réalisme de ces tableaux est au service d’une profonde humanité. Ses personnages du petit peuple de Madrid sont un témoignage poignant de l’époque, ces œuvres sont peut être plus proche de ce qu’était le peintre que les compositions religieuse un peu convenu.


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Rédigé par rafael

Publié dans #CLASSICISME

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Publié le 3 Juin 2013

Musée du Louvre, Paris


Claude Gellée dit Le Lorrain (1600-1682) est un peintre français, dont la plus grande partie de la carrière se déroula à Rome. Introduit auprès de l’Eglise, il travaillera pour le cardinal Bentivoglio et le pape Urbain VIII.  Mais bien que travaillant pour l’Eglise, Claude Lorrain c’est spécialisé dans un genre, le paysage. Sa composition toujours subtile privilégie le travail sur la lumière, c’est l’ambiance lumineuse qui fait la qualité de ses œuvres. Le sujet religieux ou profane n’est qu’un prétexte et s’inscrit toujours en mineur sur la toile. Son succès auprès de l’aristocratie romaine fut très important.


 



Nicolas Poussin, Musée du Louvre, Paris Nicolas Poussin (1594-1665) est l’un des grands peintres du classicisme français. Si il commence sa carrière à Paris, c’est à Rome, où il s’installe en 1624 qu’il va atteindre sa plénitude. Il développe un style basé sur une conception rigoureuse de la composition, des couleurs de la mise en scène de ses personnages. Chaque tableau a été pensé, réfléchit, la peinture pour Nicolas Poussin est « cosa mentale ». Après un retour mouvementé à Paris, il […]


Le surintendant des finances de Louis XIV, Nicolas Fouquet fit appel aux meilleurs artistes de l'époque pour bâtir son palais : l'architecte Louis Le Vau, premier architecte du roi (1656), le peintre Charles Le Brun, fondateur de l'Académie de peinture (1648), le paysagiste André Le Nôtre, contrôleur général des bâtiments du roi (1657) et le maître-maçon Michel Villedo. Leur talent avait déjà été réuni par le jeune Louis XIV pour construire le château classique de Vincennes en 1651. Le roi […]


Parfaitement symétrique au bassin de Flore, le bassin de Saturne, situé dans la partie sud, a été sculpté par François Girardon et symbolise la saison de l’hiver. Saturne trône au centre, entouré de ses petits amours, sur une île parsemée de coquillages. Photos: (c) Lankaart Source: chateaudeversailles Le Nôtre - Versailles, jardins de l'Orangerie Les jardins de l'Orangerie à Versailles ont été créé de 1684 à 1686 par Le Nôtre, soit avant les grands travaux du château. Jules […]

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Rédigé par rafael

Publié dans #CLASSICISME

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Publié le 3 Juin 2013

Charon litovchenko

 

 

"Charon, le conducteur des morts dans les enfers, n'est pas une figure très ancienne dans la mythologie des Grecs. Il ne fut pas connu d'Homère ; mais il était populaire à la grande époque du théâtre d'Athènes, et il semble que les auteurs dramatiques ont particulièrement contribué à rendre son image familière à toutes les imaginations. Il parut souvent sur la scène sous les traits d'un vieillard morose, pressant et gourmandant les âmes auxquelles il devait faire traverser le Styx ou l'Achéron, impitoyable à l'égard de celles qui n'avaient pas une obole pour payer leur passage, tel enfin que l'ont dépeint plus tard Virgile, imitateur des Grecs, et Lucien qui recueillait la tradition des anciens comiques.

 

Tel il était aussi dans les représentations de l'art. Polygnote avait placé le vieux nocher et sa nacelle dans sa peinture des enfers, à Delphes ; sur des lécythus athéniens ornés de la peinture de sujets funèbres, on voit aussi Charon, la rame en main, le bonnet de marin sur la tête, prêt à recevoir dans son bateau les ombres des morts, qui l'attendent sur la rive du fleuve infernal.

 

Charon Giordano XVIIe

 

Comment le personnage d'abord ignoré des Grecs est-il devenu populaire ? c'est ce que l'on ne saurait dire. L'origine égyptienne que lui attribue Diodore est bien peu fondée. Il semble plutôt, quand on rapproche le Charon des Grecs de celui des Etrusques, lequel est d'ailleurs fort différent d'aspect, que l'on ait à constater l'influence d'un courant étranger, peut-être venu du nord, qui a introduit cette conception nouvelle parmi les populations gréco-italiques, et peut-être dès l'époque pélasgique. Ottfried Muller était disposé à identifier le premier avec le Mantus des Etrusques et à penser qu'on s'en était fait anciennement une plus haute idée qu'on ne serait porté à le croire d'après le rôle secondaire auquel on le voit réduit par la suite dans les enfers. Cependant, en Etrurie, où son image se rencontre dans les monuments plus fréquemment qu'en Grèce, Charon semble aussi remplir des fonctions subalternes ; on a peine à le distinguer d'autres démons infernaux à figures effrayantes, souvent ailés, agitant des serpents, tenant des torches enflammées ou armés de marteaux, de fourches, de fouets, de bâtons, dont l'office est de saisir, de garder et de tourmenter les morts.

 

C'est lui-même sans doute qu'on voit sur un vase peint, s'avançant pour s'emparer d'Ajax, au moment où celui-ci va se suicider. Des inscriptions, qui le désignent par son nom, XAPVN, dans quelques scènes, ne laissent aucun doute sur l'intention qui l'y a fait placer : il personnifie la mort ; il est l'exécuteur impitoyable qui n'épargne ni jeunesse, ni beauté, ni vaillance, et ne se confond plus avec les démons et les furies chargés de poursuivre et de torturer les coupables. L'énorme maillet que l'on voit ordinairement dans sa main n'est pas seulement un insigne ou un attribut symbolique, mais aussi une arme et un instrument de supplice, quelquefois remplacé par une épée, par un bâton fourchu, par la torche ou les serpents des furies.

 

charon et psyche

 

Les artistes, se conformant à l'idée qu'on se faisait vulgairement de Charon, se sont efforcés de rendre sa physionomie hideuse et repoussante. Il a la forme humaine, mais avec les oreilles pointues du loup, un nez crochu, parfois tout semblable au bec d'un oiseau de proie, sa bouche est ouverte comme la gueule d'un animal dévorant, ou rit d'un rire féroce, d'accord avec la joie malfaisante qu'exprime son regard. On le voit debout, comme une apparition terrible, à côté de ceux qui vont périr de mort violente : ainsi auprès d'Ajax, dans l'exemple cité plus haut ; ou auprès des prisonniers Troyens immolés aux funérailles de Patrocle, dans une peinture célèbre d'un tombeau de Vulci.

...

 

Son rôle ne s'éloigne guère, dans ce cas, si son caractère en diffère, de celui du Charon hellénique, nautonier des enfers. Il s'en rapproche encore davantage dans la composition qui décore une autre urne du même musée, où il assiste, une rame à la main, au massacre des captifs troyens ordonné par Achille.

 

On retrouve Charon dans sa barque, figuré sur des sarcophages romains dont l'art aussi bien que le sujet sont purement grecs ; mais la tradition étrusque était vivante encore à Rome, et fort tard sous l'empire on vit dans les jeux sanglants de l'amphithéâtre, parmi les masques qui figuraient dans les intermèdes, le dieu de la mort avec son marteau, venant s'emparer des cadvres des gladiateurs qui avaient succombé. "

 

E. Saglio

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #MYTHOLOGIE GRECQUE et ROMAINE

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Publié le 3 Juin 2013

Musée du Louvre, Paris

Jean-Baptiste Corrot (1796-1875) est un peintre français de l’école réaliste. Riche héritier Corrot put se consacré à son art durant toute sa vie sans contingence matériel. Ses voyages en Italie, en 1826, 1834 et 1843,  le marqueront durablement. Son travail sur le paysage se fait sans contrainte esthétique, il recherche simplement à rendre les effets de la lumière sur la matière. Ces deux paysages de Volterra exposé au Musée du Louvre illustre parfaitement son travail, loin de l’académisme ou du romantisme en vogue en Europe. Son goût du réalisme sans emphase en fond une personnalité à part dans la peinture du XIXe siècle un précurseur des travaux de Courbet et des impressionnistes.




 



Waldmüller (1793-1865) s'intéressa progressivement à la nature, et se mit à peindre des paysages. C'est dans ce genre que son style atteindra la plus grande originalité : son sens des couleurs et sa bonne connaissance de la nature l'aidèrent à réaliser quelques toiles remarquables. Waldmüller fut un temps professeur à l'académie des beaux-arts de Vienne, mais eut régulièrement des disputes avec l'élite viennoise en raison de ses critiques au sujet du système de l'académie, qu'il voulait […]


Eugène Boudin était un peintre marin, expert en matière de rendu de tout ce qui est lié à la mer et à ses rivages. Il peignit notamment de nombreux tableaux décrivant la vie des pêcheurs sur les ports et les marchés ; ainsi que celle des familles bourgeoises du XIXe siècle sur les plages de Normandie. L'importance du ciel et des effets atmosphériques dans ses peintures lui valut d'être surnommé le « roi des ciels » par le peintre français Camille Corot. Il attachait en effet une grande […]

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Rédigé par rafael

Publié dans #NATURALISME et IMPRESSIONISME

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Publié le 2 Juin 2013

La colonne de la victoire a été construite en face du Reichstag pour commémorer les victoires militaires de la Prusse au XIXe siècle. Déplacé par Ordre d’Hitler au centre du Tiergarten et surélever jusqu’à 67 m. Symbole de la communauté gay à Berlin la Siegessäule est un monument phare de la ville.



 

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Rédigé par rafael

Publié dans #ECLECTISME XIXe

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Publié le 2 Juin 2013

Leonard de Vinci la joconde

Leonard de Vinci, Le Louvre Paris.

 

Maurice Rollinat

 Les Névroses

 

La Joconde
               

 

Le mystère infini de la beauté mauvaise

S’exhale en tapinois de ce portrait sorcier

Dont les yeux scrutateurs sont plus froids que l’acier,

Plus doux que le velours et plus chauds que la braise.

 

C’est le mal ténébreux, le mal que rien n’apaise ;

C’est le vampire humain savant et carnassier

Qui fascine les cœurs pour les supplicier

Et qui laisse un poison sur la bouche qu’il baise.

 

Cet infernal portrait m’a frappé de stupeur ;

Et depuis, à travers ma fièvre ou ma torpeur,

Je sens poindre au plus creux de ma pensée intime

 

Le sourire indécis de la femme-serpent :

Et toujours mon regard y flotte et s’y suspend

Comme un brouillard peureux au-dessus d’un abîme.

 

Leonard de Vinci la joconde détail

 

La Joconde, ou Portrait de Mona Lisa, est un tableau de Léonard de Vinci, réalisé entre 1503 et 1506 (ou 1519 ?), qui représente un buste, probablement celui de la florentine Lisa Gherardini, épouse de Francesco del Giocondo. Acquise par François Ier, cette peinture à l'huile sur panneau de bois de peuplier de 77 x 53 cm est exposée au musée du Louvre à Paris. La Joconde est l'un des rares tableaux attribués de façon certaine à Léonard de Vinci.

 

La Joconde est devenue un tableau éminemment célèbre car, depuis sa réalisation, nombre d'artistes l'ont prise comme référence. Ce chef-d'œuvre constitue en effet l'aboutissement des recherches du XVe siècle sur la représentation du portrait. À l'époque romantique, les artistes ont été fascinés par l'énigme de La Joconde et ont contribué à développer le mythe qui l'entoure, en faisant de ce tableau l’une des œuvres d'art les plus célèbres du monde, si ce n'est la plus célèbre : elle est en tout cas considérée comme l'une des représentation d'un visage féminin les plus célèbres au monde. 

 

Leonard de Vinci la joconde détail - Copie (2)

 

« Celui qui désiroit se convaincre jusqu'à quel point l'art peut imiter la nature, le pouvoit d'autant plus, que les moindres choses sont rendues dans cette tête avec la plus grande finesse. Les yeux avoient ce brillant, cette humidité qui existent sans cesse dans la nature, et étoient entourés de ces rouges pâles, et des paupières qui ne peuvent s'exécuter qu'avec une très-grande subtilité. On voyoit la manière dont naissent les sourcils dans la chair, qui tantôt plus épais, tantôt plus clairs, tournoient selon les pores qu'indique la nature. Le nez étroit n'étoit pas moins bien rendu, et toutes ces belles ouvertures rougeâtres et délicates. La bouche vermeille et ses extrémités se fondoient tellement avec la carnation du visage, que l'on croyoit plutôt y voir la chair que la couleur. Lorsque l'on regardait attentivement le creux de la gorge, on sembloit apercevoir le battement du pouls; et l'on peut dire avec verité que ce portrait étoit peint de manière à faire craindre et trembler les plus grands maîtres. »

Giorgio Vasari 1550

 

Leonard de Vinci la joconde détail - Copie

 

Illustration: visipix.com

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #RENAISSANCE ITALIE

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Publié le 2 Juin 2013

Le Bernin est l’un des grands architectes du baroque en Italie. Il exercera ses talents surtout à Rome où il servira différents papa durant sa carrière. Architecte et sculpture, Le Bernin prône u art totale qui met en scène les bâtiments et ouvrage qu’il réalise dans le paysage urbain d’une Rome en plein renouveau depuis les débute de la Renaissance. 

La transformation du pont Aelius en pont Saint-Ange menant à la toute nouvelle basilique Saint-Pierre fut réalisée en 1667-1669 sur ordre du pape Clément IX. Le Bernin conçoit le pont comme une étape sur le chemin de la basilique et met en scène dix anges de part et d’autre du pont, ces anges présentent les instruments de la passion du Christ, manière inusité de réinventer le chemin de croix. Leur regard n’est que compassion pour les souffrances du christ. L’ensemble monumental qui s’inscrit dans les perspectives du château Saint-Ange est l’une des réalisations les plus réussi du baroque romain.






 

Photos: Lankaart (c)

 
 

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Rédigé par rafael

Publié dans #BAROQUE

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