Publié le 21 Novembre 2013

klimt alice bloch bauer

Portrait of Adele Bloch-Bauer, 1912, collection privé.

 

Gustave Klimt  (1862-1918) ouvre avec ses amis du mouvement de la Sécession une nouvelle ère de la peinture européenne.  Dans ce portrait d'Adèle Bloch-Bauer il mène à son aboutissement une recherche picturale qui mêle les éléments de décors stylisées et abstraits d’influences byzantine, orientale et romane à un naturalisme d’un très grand réalisme  dans l’expression psychologique. Le portrait marqué par ce contraste, émerge d’une profusion décorative. Ce procédé de citation et de collage très moderne accentue l’étrangeté de la composition. Klimt œuvre pour la mise en place d’un style profondément originale qui marque Vienne avant l’effondrement totale de la première guerre mondiale et la disparition complète de cette civilisation.

 

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Rédigé par rafael

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Publié le 21 Novembre 2013

Demachy (2)Demachy (3) 

 

Robert Demachy (1859-1936) est un photographe français, tenant du pictorialisme. Maîtrisant parfaitement toute une série de technique de tirage très proche de la peinture ou du graphisme, il sait notamment en employant la gomme bichromatée donnée une véritable matière à ses photos. La gomme permet en effet d’estomper les détails et le traitement de la surface. Travaillée au pinceau ou avec un tampon les effets peuvent être subtil ou très marqué. Le mouvement pictorialiste est à la fois proche des impressionnistes et en même temps met en valeur des thèmes chère à l’art Nouveau, les femmes, les paysages, les plantes. Demachy maitrisant totalement son art est une figure internationalement reconnu du pictorialisme. Il est  le tenant convaincu de cette intervention marquée du photographe, véritable artiste au même titre qu’un peintre, fondateur du Photo Club de Paris en 1894, il fit beaucoup pour la reconnaissance de la photographie comme un art à part entière.

 

Demachy Demachy (4)

 

Source: RR

 

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART NOUVEAU

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Publié le 20 Novembre 2013

Le Caravage saint Mathieu et l'ange

 

Le Caravage peignit deux versions de Saint-Matthieu, ces deux versions sont très différentes, la première (1602) représente l’apôtre comme un rustre, chauve, les jambes nus, un travailleur loin des mystères de l’écriture. Dans cette représentation c’est l’ange qui porte la parole de Dieu, Saint-Matthieu intermédiaire frustre fait au mieux sous la direction de l’ange qui se trouve au plus près de lui.

 

Cette version remplie de compassion et de réalisme fut refusé par l’Eglise, elle trouva que le tableau ne mettait pas en valeur l’apôtre voir constituait un manque de respect vis-à-vis de son œuvre. Le Caravage dut réaliser un autre tableau, se sera la deuxième version de Saint-Matthieu, beaucoup plus conventionnel, même si le peintre sait créer un univers très expressif on est loin de la force captivante de la première composition.  

 

Le caravage saint Matthieu et l'ange Matthew

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #BAROQUE

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Publié le 18 Novembre 2013

Man Ray (2)

Man Ray (1890-1976) est l’une des figures emblématique du mouvement moderne à Paris. Dès son arrivée dans la capitale en 1923 il se rapproche des Dadaïstes, Breton, Tzara, Eluard. Man ray utilise les figures géométriques du corps, des objets de la lumière pour ouvrir de nouveaux champs d’appréhension du corps et de l’espace. A travers la photo et le film il crée un univers décalé moitié fantasmagorique, moitié manifeste.


« Délaissant la logique des faits et la réalité des objets, il engendre une suite de visions inconnues (…) cinéma intrinsèque ou, si vous voulez, cinéma pur, presque séparé de tous autres éléments, dramatiques ou documentaires. » Henri Chomette.




Man Ray (3) Man Ray 
 man ray anatomie  Man Ray Priere

 

 




Mapplethorpe découvre la photographie en empruntant le polaroïd de son amie Sandy Daley, un Land 360. Son premier modèle est Patti Smith. Malgré les difficultés financières que représente l'achat des pellicules pour le couple, Mapplethorpe réalise bientôt de nombreux clichés. Ces derniers sont exposés trois ans plus tard, en 1973, dans la Light Gallery (New York) pour la première exposition de Mapplethorpe, intitulée « Polaroïd ». Grâce à son ami John McKendry, Mapplethorpe peut contempler […]



Le travail de Lucien Clergue sur la mise en lumière du corps féminin est une évidence dans la série des "nus zébrées". Poésie et douceur marquent les tirages argentiques qui témoignent de la vie, vie qui frôle la mort, emportant le spectateur dans un monde imaginaire fait de signes invisibles. Daidō Moriyama Moriyama s'intéresse d'abord à la peinture avant de se tourner définitivement vers la photographie à l'âge de vingt-et-un ans. En 1961, il s'installe à Tokyo où il devient l'assistant […]



Les premières oeuvres de Lee Friedlander ont été influencés par Eugène Atget, Robert Frank, et Walker Evans. En 1960, la Fondation John-Simon-Guggenheim attribue une bourse à Friedlander pour qu'il se concentre sur son art et d'autres bourses lui ont été attribuées en 1962 et en 1977. Il s'est concentré sur « le paysage social » donnant une image très particulière des Etats-Unis et notamment du paysage urbain des villes américaines. Dans ses photographies, il utilise des images isolées de […]

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART MODERNE

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Publié le 17 Novembre 2013

Gardner lewis-payne

Portrait de Lewis Payne

Alexander Garner marquera la photographie américaine naissante par son travail lors de la guerre de sécession. Première grande guerre médiatisé, ses photos emblématiques, sans concessions montrent toute l’horreur du conflit. Son engagement pour la vérité et son courage en font l’un des meilleurs témoins de cette période difficile et ouvre la voie d’un réalisme photographique américain qui a chaque époque saura témoigner de la dureté du monde. En 1865 i réalise un reportage sur les comploteurs contre Lincoln jusqu’à leur mort, le célèbre portrait de Lewis Payne reste l’une de ses œuvre les plus abouties. Payne se sait condamner il attend la mort sans remord le regard froid, portrait troublant.

 

Gardner ANTI-Union Burial Gardner antietam-dead-soldiers-ag 
 Gardner Confederate  Gardner gettysburg 

 

Gardner abraham lincoln Gardner red cloud 


Mapplethorpe découvre la photographie en empruntant le polaroïd de son amie Sandy Daley, un Land 360. Son premier modèle est Patti Smith. Malgré les difficultés financières que représente l'achat des pellicules pour le couple, Mapplethorpe réalise bientôt de nombreux clichés. Ces derniers sont exposés trois ans plus tard, en 1973, dans la Light Gallery (New York) pour la première exposition de Mapplethorpe, intitulée « Polaroïd ». Grâce à son ami John McKendry, Mapplethorpe peut contempler […]


Moriyama s'intéresse d'abord à la peinture avant de se tourner définitivement vers la photographie à l'âge de vingt-et-un ans. En 1961, il s'installe à Tokyo où il devient l'assistant d'Eikoh Hosoe, l'un des fondateurs de l'agence Vivo. Il fit partie du groupe "Provoke", réuni autour du magazine du même nom, à la fin des années 60. Il travaille au Japon et à New York. Mais son quartier de prédilection est Shinjuku avec ses rues étroites où se mélangent toutes les couches de la population. […]


Salgado, photographe brésilien, choisit lui-même ses projets aux quatre coins du Brésil : il travaille toujours en noir et blanc et avec une saturation minimale et observe la vie de ceux qui vivent et qui travaillent dans des conditions difficiles : migrants, mineurs, victimes de la famine… Un de ses reportages les plus renommés, intitulé La Mine d'or de Serra Pelada, porte sur le quotidien dans une mine d’or au Brésil, reportage dans lequel il parvient à décrire les conditions de travail […]

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Rédigé par rafael

Publié dans #NATURALISME et IMPRESSIONISME

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Publié le 16 Novembre 2013

rembrandt la leçon d'anatomie du docteur Tulp

La leçon d'anatomie, 1632, Mauritshuis, La Haye

Rembrandt a peint ce tableau en 1632, il a alors 26 ans et sa carrière commence. La scène représente le Docteur Nicolaes Tulp entouré d’un groupe de chirurgien. Le tableau fait partie d’une série de portraits de groupe commandés par la confrérie des chirurgiens. La leçon d’anatomie était un événement annuel exceptionnel, la dissection publique d’un criminel était un moment en soit.

Rembrandt fait preuve d’un talent certain dans cette représentation d’un très grand réalisme. Le thème renvoie aux débats philosophiques et intellectuels de l’époque et notamment au progrès de la connaissance humaine.

 



Altes Galeries, Berlin Vermeer de Delft (1632-1675) est un peintre hollandais étrange et mystérieux. Ayant une vie difficile loin du succès bien que reconnu par ses contemporains, il peindra sans relâche toute sa vie des scènes de genres, des portraits, des vues de Delft. Son style est d’un grand réalisme et sa qualité tient à une très grande maîtrise de la lumière et des couleurs, les ambiances ainsi rendu sont souvent magiques, le temps est suspendu, l’instant est saisie, comme ici cette […]


L'Art de la peinture (De Schilderkonst), aussi intitulé La Peinture, L'Atelier ou L'Allégorie de la peinture, est un tableau de Johannes Vermeer peint vers 1666, exposé au Kunsthistorisches Museum de Vienne (huile sur toile, 120 × 100 cm).De nombreux experts estiment que cette œuvre est une allégorie de la Peinture, d'où le titre de suppléant : L'Allégorie de la Peinture. Il est le plus grand et le plus complexe de toutes les tableaux de Vermeer. Le tableau est connue pour être l'un des […]



Rembrandt, peintre hollandais né en 1606, est un être énigmatique et une figure majeure de la peinture du XVIIe siècle. Bien que sa production soit très variée, toute sa vie il cultivera une passion personnelle pour l’autoportrait. Sans relâche il se peindra, jeune, puis mature et enfin vieillissant, sans complaisance, relatant à la fois l’action du temps sur sa personne mais aussi l’évolution de son art de sa vision du monde et de l’être humain. Passionné, orgueilleux, sa vie est faite de […]


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Rédigé par rafael

Publié dans #CLASSICISME

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Publié le 14 Novembre 2013

Ravenne Basilique Saint-Vital Mosaique

 

Ravennne est un carrefour artistique et économique de première importance à l'époque de l'empire Byzantin et de la fin de l'Empire Romain. Elle est, parès Milan, la capitale de l’Empire d’Occident à partir de 402 . Elle devient une ville très active aux portes de l’Empire Byzantin et ouverte sur la plaine de Pô et l’Italie du Nord. En 493, après la disparition de l’Empire d’Occident, Théodoric, roi des Ostrogoths, s’installe à Ravenne et poursuit son embellissement.

L’arianisme devient religion officielle et de somptueuses églises sont construites: Spirito Santo, le baptistère des Ariens, St Apollinaire Nuovo.

 

En 540, l’Empereur d’Orient Justinien poursuit son rêve de reconquête de la totalité de l’empire. Bélisaire s’empare de Ravenne. Le culte arien est réprouvé et les catholiques trouvent auprès de l’empereur byzantin un allié précieux. L’art byzantin s’épanouit alors dans un cadre somptueux, de nombreuses églises sont construites.


L’art byzantin prendra son essor à Ravenne à partir du VIe siècle, les mosaïques des églises Saint-Apollinaire-in-Class, Saint-Apollinaire-le-Neuf et surtout Saint-Vital témoignent de cet art impériale empreint de majesté au service de la gloire des époux impériaux Justinien et Théodora représentés en majestés



Ravenne mosaïque (2)
Ravenne mosaïque (3)

 

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #ARTS BYZANTIN PALEOCHRETIEN ORTHODOXE et RUSSE

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Publié le 14 Novembre 2013

 
 

MÉDÉE

 

Femmes de Corinthe, je suis sortie de la maison pour ne pas encourir vos reproches. Car, je le sais, beaucoup de mortels ont montré une telle fierté — les uns que j'ai vus de mes yeux, les autres parmi les étrangers — que leur insouciance à se produire leur a valu un fâcheux renom de négligence. La Justice ne réside pas dans les yeux des mortels quand, avant d'avoir sondé à fond le coeur d'un homme, ils le haïssent, à une première vue et sans en avoir reçu aucune offense. Il faut que l'étranger aille au-devant de la cité qu'il habite et je n'approuve pas non plus en général le citoyen qui, par orgueil, se rend odieux à ses compatriotes faute d'être connu. Mais un malheur s'est abattu sur moi à l'improviste et m'a brisé l'âme. C'en est fait de mai; j'ai perdu la joie de vivre et je désire mourir, mes amies. Celui en qui j'avais mis tout mon bonheur, — je ne le sais que trop, — mon époux, est devenu le pire des hommes. De tout ce qui a la vie et la pensée, nous sommes, nous autres femmes, la créature la plus misérable. D'abord il nous faut, en jetant plus d'argent qu'il n'en mérite, ache-ter un mari et donner un maître à notre corps, ce dernier mal pire encore que l'autre. Puis se pose la grande question : le choix a-t-il été bon ou mauvais ? Car il y a toujours scandale à divorcer, pour les femmes, et elles ne peuvent répudier un mari. Quand on entre dans des habitudes et des lois nouvelles, il faut être un devin pour tirer, sans l'avoir appris dans sa famille, le meilleur parti possible de l'homme dont on partagera le lit. Si après de longues épreuves nous y arrivons et qu'un mari vive avec nous sans porter le joug à contrecoeur, notre sort est digne d'envie. Sinon, il faut mourir. Quand la vie domestique pèse à un mari, il va au-dehors guérir son coeur de son dégoût et se tourne vers un ami ou un camarade de son âge. Mais nous, il faut que nous n'ayons d'yeux que pour un seul être. Ils disent de nous que nous vivons une vie sans danger à la maison tandis qu'ils combattent avec la lance. Piètre raisonnement! Je préférerais lutter trois fois sous un bouclier que d'accoucher une seule. Mais je me tais, car le même langage ne vaut pas pour toi et pour moi : toi, tu as ici une patrie, une demeure paternelle, les jouissances de la vie et la société d'amis. Moi, je suis seule, sans patrie, outragée par un homme qui m'a, comme un butin, arrachée à une terre barbare, sans mère, sans frère, sans parent près de qui trouver un mouillage à l'abri de l'infortune. Voici tout ce que je te demande : si je trouve un moyen, une ruse pour faire payer la rançon de mes maux à mon mari, < à l'homme qui lui a donné sa fille et à celle qu'il a épousée >, tais-toi. Une femme d'ordinaire est pleine de crainte, lâche au combat et à la vue du fer; mais quand on attente aux droits de sa couche, il n'y a pas d'âme plus altérée de sang.

traduction française de Henri Berguin.

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #GRECE ANTIQUITE

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Publié le 13 Novembre 2013

 

françois kollar chantier naval 3

 

Le photographe François Kollar réalisa au cours des années 1930 un reportage sur la France en cours d’industrialisation. En 1931, l’éditeur Jacques Lagrange lança un grand projet d’enquête sur la France au travail, qu’il confia au jeune photographe. Celui-ci privilégia le monde de l’industrie et de l’usine, au cœur d’une révolution sociale et esthétique, mais se consacra aussi à l’univers de la mer, à ses travailleurs, ses dockers et ses machines. Il sillonna les ports et les usines de France et réalisa un tableau vivant, témoignage de l’activité maritime et industrielle des années 30, alors en pleine mutation. Ces photos, dont seule une petite partie a été sélectionnée et publiée en 1932-1934 dans « La France travaille », témoignent aujourd’hui encore d’un moment clé de l’histoire industrielle de la France : ce sont les débuts de l’ère de la mécanisation.

 

françois kollar chantier naval 2

 

C’est une grande fresque en noir & blanc sur un univers en plaine mutation, qui n’est pas sans rappeler le travail contemporain de Salgado, même si ce que fait Kollar est moins « cinématographique ». Comme le dit le texte consacré à l’auteur lors de la Biennale Internationale de l’image 2012 à Nancy, c’est « L’itinéraire d’un photographe éclectique et inspiré au croisement de la tradition du reportage humaniste (La France travaille) et de l’avant-garde des années trente.

 

 

françois kollar chantier naval

 

françois kollar la france travaille 4

 

françois kollar chantier naval 4

 

françois kollar la france travaille

 

françois kollar usine

 

françois kollar la france travaille 2

 

françois kollar usine 2

 

françois kollar la france travaille 3

 

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Rédigé par rafael

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Publié le 12 Novembre 2013

Agra porte sud mausolee Akbar Sikandra (2)

Porte sud du mausolée d'Akbar à Sikandra

 

Jalâluddin Muhammad Akbar, (1542-1605) dirige l'Empire moghol de 1556 jusqu'en 1605. Il est généralement considéré comme le plus grand - akbar en arabe - Moghol.

 

Akbar fait preuve d'un grand talent d'administrateur et continue le travail de réorganisation commencé par Sher Shâh Sûrî, qui avait chassé son père hors de l'Inde. Il divise son territoire en 15 provinces, avec à la tête de chacune un gouverneur militaire, le Nawâb Nazîm, et un administrateur civil, le Dîwân qui en contrôle les finances. Il établit un impôt sur les terres agricoles correspondant au tiers de la valeur de la récolte. Tolérant en matière de religion, il abolit, en 1563, la jiziya, l'impôt levé en terre d'Islam sur les non-musulmans, les taxes sur les pèlerinages; il épouse une princesse hindoue, Mariam az-Zamânî, la fille du râja d'Amber Bihârî Mal, mère de son fils et successeur Jahângîr, et accueille des hindous dans son administration et ses armées, ce qui lui entraînera des alliances avec les royaumes Rajputs.

 

Fatehpur Sikri Diwan i-Khass (4)

 

À partir de 1561, il réforme l’administration de l’empire. Il charge l’eunuque Itimad Khan (Khwaja Malik I'timad Khan) d’accroître les rentrées du pouvoir central aux dépens des gouverneurs de province. Pour réaliser la centralisation, Akbar doit mettre au pas les factions ethniques, les oulémas et enfin les clans centre-asiatiques. Le système de l’iqtâ est supprimé. L’administration peut prélever directement les impôts et payer en espèces les dignitaires de l’Empire. Devant une grande révolte provoquée par ces réformes, Akbar devra revenir en arrière dans les années 15802.

D'une grande ouverture intellectuelle et religieuse il invite des représentants des grandes religions à débattre devant lui de questions religieuses. Des jésuites de Goa y sont également invités. De ces débats et recherches, il tire, en 1581, une religion de la lumière appelée Dîn-i-Ilâhî, idéologie religieuse syncrétiste empruntant à l'Islam, au Christianisme et surtout au Jainisme. Il espérait promouvoir cette religion comme facteur unifiant de son empire. Il autorise à nouveau la construction de temples hindous mais interdit la satî, le suicide des veuves.

 

Fatehpur sikri (2)Fatehpur sikri (8)
Fatehpur Sikri Diwan i-Khass (3)Fatehpur sikri (10)

Fatehpur-Sikri

 

 Pour célébrer sa victoire sur le Gujerat, il ordonne la construction (1569-1576) d'une nouvelle capitale à Fatehpur-Sikrî, près de Āgrā, où il fait créer un nouveau style architectural mélangeant les influences musulmanes et hindoues. Akbar élabore un véritable rituel de cour. À Fatehpur-Sikrî, ses apparitions en public sont programmées et il traître les affaires courantes dans un hall ouvert à tous (cérémonie du darbar). Il fait de nombreuses réformes administratives et prend des mesures en faveur des paysans. Fatehpur-Sikrî est rapidement abandonnée car manquant gravement d'eau (1586). Il s'installe à Lahore, plus près de régions instables. Il attire des peintres en miniatures persans.

Les dernières années du règne d'Akbar sont marquées par les rébellions fréquentes de son fils Salim, le futur empereur Jahângîr. Il meurt à Āgrā le 27 octobre 1605 de dysenterie. Un superbe mausolée en marbre blanc et grès rouge élevé par son fils à Sikandra au nord-ouest de la ville, recueille sa dépouille. Sa tombe sera profanée par les Jâts, des agriculteurs révoltés, et ses restes dispersés.

Source: Wikipédia

Photos: Lankaart

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART et HISTOIRE, #HISTOIRE

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