Publié le 26 Novembre 2013

 

 

"Je suis jeune, j'ai vingt ans : mais je ne connais de la vie que le désespoir, l'angoisse, la mort et l'enchaînement de l'existence la plus superficielle et la plus insensée à un abîme de souffrances. Je vois que les peuples sont poussés l'un comme l'autre et se tuent sans rien dire, sans rien savoir, follement, docilement, innocemment. Je vois que les cerveaux les plus intelligents de l'univers inventent des paroles et des armes pour que tout cela se fasse d'une manière raffinée et dure encore plus longtemps. [...] Que ferons nos pères si, un jour, nous nous levons et nous nous présentons devant eux pour leur demander des comptes ? Qu'attendent-ils de nous lorsque viendra l'époque où la guerre est finie ? Pendant des années, nous avons été occupés qu'à tuer ; ç'a été là notre première profession dans l'existence. Notre science de la vie se réduit à la mort. Qu'arrivera-t-il donc après cela ? Et que deviendrons-nous ?"


"C'est par hasard que je reste en vie, comme c'est par hasard que je puis être touché. Dans l'abri "à l'épreuve des bombes", je puis être mis en pièces, tandis que, à découvert, sous dix heures de bombardement le plus violent, je peux ne pas recevoir une blessure. Ce n'est que parmi les hasards que chaque soldat survit. Et chaque soldat a foi et confiance dans le hasard."

 

"Encore une nuit. Nous sommes maintenant pour ainsi dire vidés par la tension nerveuse. C'est une tension mortelle, qui, comme un couteau ébréché, gratte notre moelle épinière sur toute sa longueur. Nos jambes se dérobent; nos mains tremblent; notre corps n'est plus qu'une peau mince recouvrant un délire maîtrisé avec peine et masquant un hurlement sans fin qu'on ne peut plus retenir. Nous n'avons plus ni chair, ni muscles; nous n'osons plus nous regarder, par crainte de quelque chose d'incalculable. Ainsi nous serrons les lèvres, tâchant de penser : cela passera... Cela passera... Peut-être nous tirerons-nous d'affaire."

 

"Nous sommes devenus des animaux dangereux, nous ne combattons pas, nous nous défendons contre la destruction. Ce n'est pas contre des humains que nous lançons nos grenades, car à ce moment là nous ne sentons qu'une chose: c'est que la mort est là qui nous traque, sous ces mains et ces casques[...] la fureur qui nous anime est insensée: nous ne sommes plus couchés, impuissants, sur l’échafaud, mais nous pouvons détruire et tuer, pour nous sauver... pour nous sauver et nous venger."

 



La Première Guerre mondiale est un conflit militaire qui s'est déroulé dans les faits en Europe de 1914 à 1918. Considérée comme un des évènements marquants du XXe siècle, cette guerre parfois qualifiée de totale a atteint une échelle et une intensité inconnues jusqu'alors. Elle a mis en jeu plus de soldats, provoqué plus de morts et causé plus de destructions matérielles que toute autre guerre antérieure. Plus de 60 millions de soldats y ont pris part. Pendant cette guerre, environ 9 […]


"Le tableau Der Krieg (La Guerre) a été réalisé dix ans après la première guerre mondiale. J’avais, durant ces années, effectué de nombreuses études afin de réaliser ensuite un tableau traitant de cet événement. En 1928, je me suis senti prêt à aborder ce grand sujet dont l’exécution me préoccupa durant plusieurs années. A cette époque d’ailleurs, durant la République de Weimar, de nombreux livres prônaient à nouveau librement l’héroïsme et une conception du héros qui avaient été poussés à […]

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #ART MODERNE

Repost0

Publié le 24 Novembre 2013

David le sacreMusée du Louvre, Paris
 

Jacques-Louis DAVID (1748 - 1825)

 

Sacre de l'empereur Napoléon Ier et couronnement de l'impératrice Joséphine dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, le 2 décembre 1804

1806 - 1807 H. : 6,21 m. ; L. : 9,79 m.

 

"Aussi beau que Rubens !'', disait Géricault parlant du Sacre.


Cette page immense procède en effet du Couronnement de Marie de Médicis de Rubens (Louvre, galerie Médicis). Mais ici, l'animation baroque fait place à un parti pris de rythmes verticaux qui donnent à l'oeuvre sa solennelle grandeur. David use avec une maîtrise consommée de procédés nouveaux pour lui : éclairage contrasté groupant des masses heureusement distribuées, empâtements, coloris sonore, qui font de cette page d'histoire, de ce document officiel, une merveilleuse fête pour l'oeil.
 

La cérémonie du sacre est ordonnancée par le peintre David lui-même. Député à la Convention et ami de Robespierre, il avait voté la mort du roi Louis XVI. Rallié à Bonaparte, il devient le peintre officiel de l'Empire après l'avoir été de la Révolution. Avec le peintre Jean-Baptiste Isabey, David conçoit des costumes chamarrés pour les parvenus et les rudes soldats devenus maréchaux d'Empire ou dignitaires qui doivent assister au sacre. L'empereur lui-même devra traîner un manteau de 22 mètres.


En voyant cette oeuvre immense dans l'atelier du peintre, deux ans après le sacre, l'empereur aurait eu ces mots : «Que cela est grand ! Ce n'est pas une peinture : on marche dans ce tableau».
 

David le sacre détail
david le sacre de napoleon détail

 

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #NEO-CLASSICISME

Repost0

Publié le 23 Novembre 2013

Malevitch carré gris sur fond blanc

 

Pour cette oeuvre majeur de l'art moderne Malevitch a utilisé deux blancs d'origines différentes : marque française pour le carré, et russe pour le fond. Cela lui a permis d'obtenir des « textures » différentes.

 

 Cette œuvre est souvent considérée comme le premier monochrome de la peinture moderne et  l'un des plus célèbres.

 

Le tableau est actuellement exposé au Museum of Modern Art (MoMA) à New York.

 


 


 
Sartre qui fréquentait Calder et apréciait beaucoup son travail disait des mobiles: "La sculpture suggère le mouvement, la peinture suugère la profondeur ou la lumière. Calder ne suggère rien: il attrape de vrais mouvements vivants et les façonne. Ses mobiles ne signifient rien, ne renvoient à rien qu'à eux mêmes: ils sont, voilà tout; ce sont des absolus." "Ces hésitations, ces reprises, ces tâtonnements, ces maladresses, ces brusques décisions et surtout cette merveilleuse noblesse de […]




L’Autoportrait peint par Picasso en 1901 fait partie de la période bleue du peintre de 1901 à 1903. Cette période est marquée par la disparition d’un ami très proche du peintre, Carlos Casagemas, après son suicide Picasso plonge dans un univers sombre et pesant. La mort le hante, le bleu devient une obsession, les sujets traités ont tous un rapport avec la mort ou la misère de la vie: vieillards, prostituées, aveugle, mendiants… Le bleu est utilisé comme un liant qui donne à voir toute la […]

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #ART MODERNE

Repost0

Publié le 22 Novembre 2013

kandinsky Impression III

 

En 1911 Kandinsky à travers les Impressions ouvre la porte à l’abstraction, il avance peu à peu dans son travail sur les formes et les couleurs et fini par créer un univers original sans relation direct à la réalité, où les couleurs et leur équilibre sur la toile forment sens et donne au tableau toute sa qualité. Précurseur, artiste complet Kandinsky vient d’achever en 1910 Du spirituel dans l’art et peu, fort de ses théories, ouvrir un nouveau champ d’exploration pour la peinture.

 


 


Pour cette oeuvre majeur de l'art moderne Malevitch a utilisé deux blancs d'origines différentes : marque française pour le carré, et russe pour le fond. Cela lui a permis d'obtenir des « textures » différentes. Cette œuvre est souvent considérée comme le premier monochrome de la peinture moderne et l'un des plus célèbres. Le tableau est actuellement exposé au Museum of Modern Art (MoMA) à New York. Calder - Mobiles commentaires de Jean-Paul Sartre Sartre qui fréquentait Calder et apréciait […]


L’Autoportrait peint par Picasso en 1901 fait partie de la période bleue du peintre de 1901 à 1903. Cette période est marquée par la disparition d’un ami très proche du peintre, Carlos Casagemas, après son suicide Picasso plonge dans un univers sombre et pesant. La mort le hante, le bleu devient une obsession, les sujets traités ont tous un rapport avec la mort ou la misère de la vie: vieillards, prostituées, aveugle, mendiants… Le bleu est utilisé comme un liant qui donne à voir toute la […]

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #ART MODERNE

Repost0

Publié le 22 Novembre 2013

andré Rixens Laminage de l'acier 1887

André RIXENS, Laminage de l’acier, enfournement et défournement des lingots. établissements de Wendel à Hayange.Huile sur toile, 1887

 

Jean-André Rixens est un élève de Gérome représentant de l’art officiel de la fin du XIXe siècle en France. La Fonderie (Petit Palais), obtient la médaille d’or à l’Exposition Universelle de 1889, à cette époque Rixens est au sommet de sa notoriété.

 

Histoire:

 

La famille Wendel est issue d’officiers installés en Lorraine dans la deuxième moitié du XVIIe siècle, Jean-Martin Wendel est le fils cadet de Christian, seigneur de Longlaville près de Longwy, lieutenant de cavalerie dans l’armée du duc Charles IV de Lorraine. En 1704, Jean-Martin Wendel fait l’acquisition des forges de la Rodolphe à Hayange, au nord du duché devenant ainsi le premier maître de forges de la famille, qui développe considérablement les activités sidérurgiques au cours des générations. Contrairement à une légende bien ancrée, à aucun moment de leur histoire ils ne produisent de canons.

À la fin de l’Ancien Régime, Ignace de Wendel d’Hayange, officier d’artillerie, fonde Le Creusot avec l’ingénieur anglais William Wilkinson. Toutefois, la Révolution contraint les Wendel à émigrer ; leurs biens, dont les forges d’Hayange, sont vendus comme biens nationaux. C’est François de Wendel qui, de retour d’émigration, les rachète en 1804 et les développe sous l’Empire et la Restauration. Au XIXe siècle, la sidérurgie lorraine dominée par les Wendel atteint un développement considérable, grâce en particulier à l’extension des chemins de fer. La famille de Wendel met en œuvre une politique sociale inspirée par ses convictions catholiques, souvent qualifiée de paternalisme.

 

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #ECLECTISME XIXe

Repost0

Publié le 21 Novembre 2013

klimt alice bloch bauer

Portrait of Adele Bloch-Bauer, 1912, collection privé.

 

Gustave Klimt  (1862-1918) ouvre avec ses amis du mouvement de la Sécession une nouvelle ère de la peinture européenne.  Dans ce portrait d'Adèle Bloch-Bauer il mène à son aboutissement une recherche picturale qui mêle les éléments de décors stylisées et abstraits d’influences byzantine, orientale et romane à un naturalisme d’un très grand réalisme  dans l’expression psychologique. Le portrait marqué par ce contraste, émerge d’une profusion décorative. Ce procédé de citation et de collage très moderne accentue l’étrangeté de la composition. Klimt œuvre pour la mise en place d’un style profondément originale qui marque Vienne avant l’effondrement totale de la première guerre mondiale et la disparition complète de cette civilisation.

 

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #ART NOUVEAU

Repost0

Publié le 21 Novembre 2013

Demachy (2)Demachy (3) 

 

Robert Demachy (1859-1936) est un photographe français, tenant du pictorialisme. Maîtrisant parfaitement toute une série de technique de tirage très proche de la peinture ou du graphisme, il sait notamment en employant la gomme bichromatée donnée une véritable matière à ses photos. La gomme permet en effet d’estomper les détails et le traitement de la surface. Travaillée au pinceau ou avec un tampon les effets peuvent être subtil ou très marqué. Le mouvement pictorialiste est à la fois proche des impressionnistes et en même temps met en valeur des thèmes chère à l’art Nouveau, les femmes, les paysages, les plantes. Demachy maitrisant totalement son art est une figure internationalement reconnu du pictorialisme. Il est  le tenant convaincu de cette intervention marquée du photographe, véritable artiste au même titre qu’un peintre, fondateur du Photo Club de Paris en 1894, il fit beaucoup pour la reconnaissance de la photographie comme un art à part entière.

 

Demachy Demachy (4)

 

Source: RR

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #ART NOUVEAU

Repost0

Publié le 20 Novembre 2013

Le Caravage saint Mathieu et l'ange

 

Le Caravage peignit deux versions de Saint-Matthieu, ces deux versions sont très différentes, la première (1602) représente l’apôtre comme un rustre, chauve, les jambes nus, un travailleur loin des mystères de l’écriture. Dans cette représentation c’est l’ange qui porte la parole de Dieu, Saint-Matthieu intermédiaire frustre fait au mieux sous la direction de l’ange qui se trouve au plus près de lui.

 

Cette version remplie de compassion et de réalisme fut refusé par l’Eglise, elle trouva que le tableau ne mettait pas en valeur l’apôtre voir constituait un manque de respect vis-à-vis de son œuvre. Le Caravage dut réaliser un autre tableau, se sera la deuxième version de Saint-Matthieu, beaucoup plus conventionnel, même si le peintre sait créer un univers très expressif on est loin de la force captivante de la première composition.  

 

Le caravage saint Matthieu et l'ange Matthew

 

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #BAROQUE

Repost0

Publié le 18 Novembre 2013

Man Ray (2)

Man Ray (1890-1976) est l’une des figures emblématique du mouvement moderne à Paris. Dès son arrivée dans la capitale en 1923 il se rapproche des Dadaïstes, Breton, Tzara, Eluard. Man ray utilise les figures géométriques du corps, des objets de la lumière pour ouvrir de nouveaux champs d’appréhension du corps et de l’espace. A travers la photo et le film il crée un univers décalé moitié fantasmagorique, moitié manifeste.


« Délaissant la logique des faits et la réalité des objets, il engendre une suite de visions inconnues (…) cinéma intrinsèque ou, si vous voulez, cinéma pur, presque séparé de tous autres éléments, dramatiques ou documentaires. » Henri Chomette.




Man Ray (3) Man Ray 
 man ray anatomie  Man Ray Priere

 

 




Mapplethorpe découvre la photographie en empruntant le polaroïd de son amie Sandy Daley, un Land 360. Son premier modèle est Patti Smith. Malgré les difficultés financières que représente l'achat des pellicules pour le couple, Mapplethorpe réalise bientôt de nombreux clichés. Ces derniers sont exposés trois ans plus tard, en 1973, dans la Light Gallery (New York) pour la première exposition de Mapplethorpe, intitulée « Polaroïd ». Grâce à son ami John McKendry, Mapplethorpe peut contempler […]



Le travail de Lucien Clergue sur la mise en lumière du corps féminin est une évidence dans la série des "nus zébrées". Poésie et douceur marquent les tirages argentiques qui témoignent de la vie, vie qui frôle la mort, emportant le spectateur dans un monde imaginaire fait de signes invisibles. Daidō Moriyama Moriyama s'intéresse d'abord à la peinture avant de se tourner définitivement vers la photographie à l'âge de vingt-et-un ans. En 1961, il s'installe à Tokyo où il devient l'assistant […]



Les premières oeuvres de Lee Friedlander ont été influencés par Eugène Atget, Robert Frank, et Walker Evans. En 1960, la Fondation John-Simon-Guggenheim attribue une bourse à Friedlander pour qu'il se concentre sur son art et d'autres bourses lui ont été attribuées en 1962 et en 1977. Il s'est concentré sur « le paysage social » donnant une image très particulière des Etats-Unis et notamment du paysage urbain des villes américaines. Dans ses photographies, il utilise des images isolées de […]

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #ART MODERNE

Repost0

Publié le 17 Novembre 2013

Gardner lewis-payne

Portrait de Lewis Payne

Alexander Garner marquera la photographie américaine naissante par son travail lors de la guerre de sécession. Première grande guerre médiatisé, ses photos emblématiques, sans concessions montrent toute l’horreur du conflit. Son engagement pour la vérité et son courage en font l’un des meilleurs témoins de cette période difficile et ouvre la voie d’un réalisme photographique américain qui a chaque époque saura témoigner de la dureté du monde. En 1865 i réalise un reportage sur les comploteurs contre Lincoln jusqu’à leur mort, le célèbre portrait de Lewis Payne reste l’une de ses œuvre les plus abouties. Payne se sait condamner il attend la mort sans remord le regard froid, portrait troublant.

 

Gardner ANTI-Union Burial Gardner antietam-dead-soldiers-ag 
 Gardner Confederate  Gardner gettysburg 

 

Gardner abraham lincoln Gardner red cloud 


Mapplethorpe découvre la photographie en empruntant le polaroïd de son amie Sandy Daley, un Land 360. Son premier modèle est Patti Smith. Malgré les difficultés financières que représente l'achat des pellicules pour le couple, Mapplethorpe réalise bientôt de nombreux clichés. Ces derniers sont exposés trois ans plus tard, en 1973, dans la Light Gallery (New York) pour la première exposition de Mapplethorpe, intitulée « Polaroïd ». Grâce à son ami John McKendry, Mapplethorpe peut contempler […]


Moriyama s'intéresse d'abord à la peinture avant de se tourner définitivement vers la photographie à l'âge de vingt-et-un ans. En 1961, il s'installe à Tokyo où il devient l'assistant d'Eikoh Hosoe, l'un des fondateurs de l'agence Vivo. Il fit partie du groupe "Provoke", réuni autour du magazine du même nom, à la fin des années 60. Il travaille au Japon et à New York. Mais son quartier de prédilection est Shinjuku avec ses rues étroites où se mélangent toutes les couches de la population. […]


Salgado, photographe brésilien, choisit lui-même ses projets aux quatre coins du Brésil : il travaille toujours en noir et blanc et avec une saturation minimale et observe la vie de ceux qui vivent et qui travaillent dans des conditions difficiles : migrants, mineurs, victimes de la famine… Un de ses reportages les plus renommés, intitulé La Mine d'or de Serra Pelada, porte sur le quotidien dans une mine d’or au Brésil, reportage dans lequel il parvient à décrire les conditions de travail […]

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #NATURALISME et IMPRESSIONISME

Repost0