Publié le 22 Janvier 2014

Albert Brenet - Marines

Albert Brenet - Marines

Albert Brenet - Marines
Albert Brenet - Marines

Albert Brenet - Marines

Albert Brenet est né en 1903 près du Havre et est décédé en 2004 à Paris. 

Nommé  peintre officiel de la marine en 1936, il parcourt la planète pendant toute sa vie et fut surnommé le "peintre reporter." Il voyagera en Mer Noire, en Asie, en Amérique.

L'oeuvre de Brenet est très importante, il a réalisé des huiles, des gouaches des dessins , illustré des livres, et collaboré à des revues.

En 1931 il rencontre Marin-Marie ,ces deux hommes avec Chapelet vont illustrer la grande époque de la Marine, pendant un demi-siécle. 

 

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Rédigé par rafael

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Publié le 19 Janvier 2014

 

Salvator Rosa saint jerome

 

 

 

 

"Une fierté sauvage, une bizarre, dure et brûlante énergie, une sorte de barbarie dans les pensées, et dans la manière de les rendre, sont les caractères distinctifs de Salvator Rosa. Jamais il ne sentit ce que la nature a d’aimable, de doux, d’attendrissant ; il y vit ce qu’elle a de singulier, d’extraordinaire, d’effrayant. On connait de lui des tableaux de presque tous les genres. Son dessin incorrect est plein de chaleur et de vie ; sa couleur, qui est souvent belle, et qui plus souvent n’est pas d’une grande recherche de tons, est toujours forte et vigoureuse, et convient parfaitement au style général de ses tableaux. Ses lignes principales sont contrastées hardiment, fortement, durement : le même caractère est dans les détails, ainsi que dans l’ensemble.

 

Salvator Rosa L'ombre de samuel apparaissant à Saul chez l

 

Il n’a choisi, dans les campagnes, que des sites sauvages, piquans par une effrayante nouveauté ; il ne peint jamais des plaines riantes, de riches vallons ; il peint d’arides déserts, de tristes rochers ; il choisit les plus affreux, et s’ils ne le sont pas, ils le deviennent par la manière dont il les rend. Ses arbres ne sont point revêtus de cet épais et vert feuillage, dont l’ombre est l’asile des bergers et des troupeaux. Il a peint ces troncs immenses, qui portent dans leurs formes terribles, l’empreinte des ans et des tempêtes : sur leurs cimes nues, élevées, se reposent les aigles et les vautours ; ils ressemblent à ces grands vaisseaux long-temps tourmentés par les vents et par les combats, qui sur les mers bruyantes élèvent orgueilleusement leurs mâts dépouillés. En admirant ses paysages pittoresques, on ne désire jamais d’habiter de pareilles demeures : soit par le choix qu’il a fait des sites, soit par la manière de les imiter, ils ressemblent toujours à ces lieux favorables aux assassinats, à ces chemins écartés de toute habitation, où l’on ne passe jamais la nuit, et que le jour on traverse avec rapidité, sur lesquels on trouve exposé des restes de fameux brigands, sur lesquels on vous dit : « là, un voyageur fut égorgé ; là, son corps sanglant fut traîné et jeté dans les précipices. »

 

Salvator Rosa satyre Salvator Rosa la vieillesse

 

 

Combien sont differentes ces belles solitudes, peintes par Claude le Lorrain, où le voyageur charmé ne connoît d’autre crainte que celle de les quitter, dans lesquelles les troupeaux peuvent, en assurance, paître des herbes salutaires, et s’abreuver d’eaux limpides et pures ; où tous les objets empreints d’une teinte de bonheur, retracent la douce image des jardins paisibles d’Eden ! Dans le choix de tous ses sujets, Salvator Rosa est encore le même. Peint-il des sujets historiques ! c’est Régulus enfermé dans un tonneau hérissé de clous ; c’est le tyran Policrate, si fameux par ses richesses, attaché à un infâme gibet. Peint-il la religion chrétienne ou juive ! il fait voir le supplice horrible d’un martyr, et l’ombre de Samuël apparoissant à Saul épouvanté. Veut-il retracer la riche et brillante mythologie ! il choisit Glaucus et Sylla, ou Jason assoupissant par une liqueur un monstre moins effroyable que lui ; il choisit les Tytans, épouvantables enfans de la Terre, foudroyés, précipités, écrasés sous des rochers.

 

Si quelquefois il veut peindre des objets plus aimables, ils cessent de l’être par la manière dont il les rend. S’il offre Saint Jean annonçant la venue d’un Dieu sauveur du monde, ou Platon par ses hautes leçons guidant de jeunes cœurs vers la sagesse et la vertu ; les philosophes, le saint inspiré et les hommes simples qui l’écoutent, ressemblent à des voleurs de grands chemins. La vue de ses ouvrages fait réfléchir et rêver sombrement ; et chez lui, la philosophie ne présente jamais que de dures vérités. Au milieu de tombeaux solitaires et ruinés, il a peint Démocrite environné d’ossemens d’hommes et d’animaux de toute espèce, ensemble confondus. Le philosophe les regarde avec un rire amer, et, la tête appuyée sur sa main, il semble dire : « hommes insensés, peut-on ne pas rire de vos innombrables projets, en voyant comment ils finissent ? » On conçoit aisément qu’un tel homme devoit bien peindre des batailles ; c’est aussi dans ce genre qu’il a principalement excellé, c’est là que se déploie avec aisance l’énergique et originale âpreté de son caractère.

 

Sa grande Bataille, conservée au Musée Napoléon, est surtout un ouvrage admirable : une poésie de carnage anime la scène ; les ruines solitaires d’un palais, une vaste et aride plaine, des montagnes sauvages, le ciel, tous les objets de ce tableau ont un aspect funeste, et semblent avoir été faits pour ne retentir que de cris funèbres. La dureté de la couleur, la fierté de la manière de peindre font un accord parfait avec la vive et féroce expression des figures. La Discorde et la Rage y triomphent au milieu des maux qu’elles font : la soif dévorante du sang embrase tous les combattans ; et jamais, sur un théâtre de carnage, les blessures et la mort ne furent présentées plus terribles et plus affreuses.

 

Salvator Rosa a de la réputation comme poëte ; on sent bien que sa muse a dû s’abreuver d’amertume et de fiel ; aussi ne connoît-on de lui que des satires ; elles sont très-mordantes, et estimées encore en Italie. La plupart des figures qu’il a placées dans ses tableaux, et principalement dans ses paysages, sont des guerriers ajustés d’une manière singulière et nouvelle, d’un costume qui tient de plusieurs, et qui ne ressemble à aucun ; ils nous offrent l’image des sbires, des contrebandiers et des voleurs. Il a gravé lui-même à l’eau-forte, avec beaucoup d’esprit, une suite de ces bizarres héros. Ses ouvrages plaisent surtout par une teinte de merveilleux noir ; les hommes aiment le merveilleux, de quelque couleur qu’il soit ; ils courent ça et là, ils s’agitent, se tourmentent pour fuir l’ennui : ils se précipitent et vont étouffer pour voir une tragédie qui les déchire, quoique bien souvent ils n’y gagnent que de funestes idées. On risque moins avec la peinture ; le remède est presque toujours plus près du mal. Une galerie de tableaux rassemble les images de toute sorte d’objets ; les uns effacent les impressions que les autres ont faites ; les sanglans et féroces guerriers de Salvator Rosa peuvent s’enfuir devant un groupe des Amours de l’Albane. Présenter aux hommes la nature, n’importe de quelle espèce, et la leur présenter d’une manière bien nouvelle, voilà ce qu’ils exigent absolument, à ce prix seul ils accordent une durable célébrité ; et parce que Salvator Rosa a rempli ces conditions, il a une réputation que vainement on voudroit lui disputer."

 

Salvatore Rosa est né à Naples. Il a très-bien peint les paysages et les ports de mer, et mieux encore les batailles. « C’étoit un homme imaginatif, qui faisait facilement des vers, et d’une conversation aisée. » Il mourut en 1673.

 

Jean-Joseph Taillasson

 


 


La leçon d'anatomie, 1632, Mauritshuis, La Haye Rembrandt a peint ce tableau en 1632, il a alors 26 ans et sa carrière commence. La scène représente le Docteur Nicolaes Tulp entouré d’un groupe de chirurgien. Le tableau fait partie d’une série de portraits de groupe commandés par la confrérie […]


Rembrandt (1606-1669) est un peintre à part au sein de la peinture hollandaise. Initiateur d’un univers pictural baigné d’une lumière irréelle et d’une approche profondément humaine de la vie, il marque une rupture avec la peinture plus emphatique d’un Rubens. Son œuvre reste empreinte d’une […]

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Rédigé par rafael

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Publié le 19 Janvier 2014

La victoire de Guernica
   

 

I

 

Beau monde des masures

De la nuit et des champs

 

II

 

Visages bons au feu visages bons au fond

Aux refus à la nuit aux injures aux coups

 

III

 

Visages bons à tout

Voici le vide qui vous fixe

Votre mort va servir d'exemple

 

IV

 

La mort coeur renversé

 

V

 

Ils vous ont fait payer le pain

Le ciel la terre l'eau le sommeil

Et la misère

De votre vie

 

VI

 

Ils disaient désirer la bonne intelligence

Ils rationnaient les forts jugeaient les fous

Faisaient l'aumône partageaient un sou en deux

Ils saluaient les cadavres

Ils s'accablaient de politesses

 

VII

 

Ils persévèrent ils exagèrent ils ne sont pas de notre monde

 

VIII

 

Les femmes les enfants ont le même trésor

De feuilles vertes de printemps et de lait pur

Et de durée

Dans leurs yeux purs

 

IX

 

Les femmes les enfants ont le même trésor

Dans les yeux

Les hommes le défendent comme ils peuvent

 

X

 

Les femmes les enfants ont les mêmes roses rouges

Dans les yeux

Chacun montre son sang

 

XI

 

La peur et le courage de vivre et de mourir

La mort si difficile et si facile

 

XII

 

Hommes pour qui ce trésor fut chanté

Hommes pour qui ce trésor fut gâché

 

XIII

 

Hommes réels pour qui le désespoir

Alimente le feu dévorant de l'espoir

Ouvrons ensemble le dernier bourgeon de l'avenir

 

XIV

 

Parias la mort la terre et la hideur

De nos ennemis ont la couleur

Monotone de notre nuit

Nous en aurons raison.

 

Paul Eluard, Cours naturel, 1938

 



Musée Picasso, 1931. Paris "Ces deux figures, homme et femme, aux dents acérées, aux langues pointées comme des dards, aux formes disloquées, aux appétits insatiables, ont subi l'un des traitements les plus radicaux que Picasso a pu faire subir à la figure humaine. Pourtant l'atmosphère pacifique de la plage composée par une bande de sable, une bande ciel et une petite cabine de plage, tend à transformer cette scène d'amour en une simple étreinte puissamment érotique." Source: […]


Le bombardement de la petite ville de Guernica le 26 avril 1937 a causé à Picasso une émotion sans pareille. Aussitôt, il exécute les premiers dessins et met en place les principaux éléments de l'œuvre : le taureau impassible, le cheval agonisant, le combattant étendu sur le sol, la porteuse de lumière. Le 11 mai, Picasso commence l'œuvre sur toile. Il tâtonne, exécute sept versions, photographiées par Dora Maar. Ce témoignage de la genèse de l'œuvre est exceptionnel. Dans une première […]

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Rédigé par rafael

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Publié le 17 Janvier 2014

      

 

Le Boléro de Maurice Ravel est une musique de ballet pour orchestre en do majeur qui fut composée en 1928 et créée le 22 novembre de la même année à l’Opéra Garnier par sa dédicataire, la danseuse russe Ida Rubinstein. Mouvement de danse au rythme et au tempo invariables, à la mélodie uniforme et répétitive, le Boléro de Ravel tire ses seuls éléments de variation des effets d’orchestration, d’un crescendo progressif et in extremis d’une courte modulation en mi majeur.

Cette œuvre singulière, que Ravel disait considérer comme une simple étude d’orchestration, a fait l’objet dès sa création d’une très large diffusion jusqu’à devenir, de nos jours encore, une des œuvres musicales les plus jouées dans le monde. Mais l'immense popularité du Boléro tend à masquer l'ampleur de son originalité et les véritables desseins de son auteur.

 

La version de concert du Boléro fut créée le 11 janvier 1930 par les concerts Lamoureux sous la direction de Ravel lui-même. On rapporte que lors de la première orchestrale du Boléro, une dame cramponnée à son fauteuil s’écriait : « Au fou ! Au fou ! » À son frère lui racontant la scène, Ravel aurait dit : « Celle-là, elle a compris ! ». Le musicologue Willi Reich, qui assista aux répétitions du ballet dirigé par Ravel, rapporta :

« Avec une indifférence quasi démoniaque, Ida Rubinstein tournoyait sans arrêt, dans ce rythme stéréotypé, sur une immense table ronde d'auberge, cependant qu'à ses pieds les hommes exprimant une passion déchaînée, se frappaient jusqu'au sang. Ravel lui-même était au pupitre, soulignant par ses gestes brefs et précis l'élément automatique de l'action scénique, gestes moins appropriés à conduire l'orchestre qu'à exprimer l'immense tension intérieure de la composition. Jamais je n'ai vu un homme vivre plus intensément la musique, sous une apparence placide, que Maurice Ravel conduisant Boléro ce soir-là. »

 

Source: Wikipedia

 

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Rédigé par rafael

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Publié le 16 Janvier 2014

 

 

"J'ai pensé que je n'avais qu'un demi-tour à faire et ce serait fini. Mais toute une plage vibrante de soleil se pressait derrière moi. J'ai fait quelques pas vers la source. L'Arabe n'a pas bougé. Malgré tout, il était encore assez loin. Peut-être à cause des ombres sur son visage, il avait l'air de rire. J'ai attendu. La brûlure du soleil gagnait mes joues et j'ai senti des gouttes de sueur s'amasser dans mes sourcils. C'était le même soleil que le jour où j'avais enterré maman et, comme alors, le front surtout me faisait mal et toutes ses veines battaient ensemble sous la peau. À cause de cette brûlure que je ne pouvais plus supporter, j'ai fait un mouvement en avant. Je savais que c'était stupide, que je ne me débarrasserais pas du soleil en me déplaçant d'un pas. Mais j'ai fait un pas, un seul pas en avant. Et cette fois, sans se soulever, l'Arabe a tiré son couteau qu'il m'a présenté dans le soleil. La lumière a giclé sur l'acier et c'était comme une longue lame étincelante qui m'atteignait au front. Au même instant, la sueur amassée dans mes sourcils a coulé d'un coup sur les paupières et les a recouvertes d'un voile tiède et épais. Mes yeux étaient aveuglés derrière ce rideau de larmes et de sel. Je ne sentais plus que les cymbales du soleil sur mon front et, indistinctement, le glaive éclatant jailli du couteau toujours en face de moi. Cette épée brûlante rongeait mes cils et fouillait mes yeux douloureux. C'est alors que tout a vacillé. La mer a charrié un souffle épais et ardent. Il m'a semblé que le ciel s'ouvrait sur toute son étendue pour laisser pleuvoir du feu. Tout mon être s'est tendu et j'ai crispé ma main sur le revolver. La gâchette a cédé, j'ai touché le ventre poli de la crosse et c'est là, dans le bruit à la fois sec et assourdissant, que tout a commencé. J'ai secoué la sueur et le soleil. J'ai compris que j'avais détruit l'équilibre du jour, le silence exceptionnel d'une plage où j'avais été heureux. Alors, j'ai tiré encore quatre fois sur un corps inerte où les balles s'enfonçaient sans qu'il y parût. Et c'était comme quatre coups brefs que je frappais sur la porte du malheur."

 

Fin de la première partie de L'Etranger - Albert Camus

 



Vous qui vivez en toute quiétude Bien au chaud dans vos maisons, Vous qui trouvez le soir en rentrant La table mise et des visages amis, Considérez si c'est un homme Que celui qui peine dans la boue, Qui ne connaît pas de repos, Qui se bat pour un quignon de pain, Qui meurt pour un oui ou pour un non. Considérez si c'est une femme Que celle qui a perdu son nom et ses cheveux Et jusqu'à la force de se souvenir, Les yeux vides et le sein froid Comme une grenouille en hiver. N'oubliez pas que […]

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Rédigé par rafael

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Publié le 15 Janvier 2014

Apolln vase grecque

 

Fils de Zeus et de Léto, frère d'Artémis, Apollon est né à Délos ; à son retour du pays des Hyperboréens, il s'établit à Delphes, tua le monstre Python et prit possession de l'oracle de Delphes. Personnalité multiple, Apollon rassemble plusieurs divinités. Dans son sanctuaire de Delphes, il inspirait la pythie, dont les oracles faisaient courir les foules. Dieu de la Musique et de la Poésie, Apollon conduisait lui-même le chœur des Muses (Musagète) en jouant de la lyre. Les Romains l'ont souvent appelé Phoebus.

 

Apollon Nicolas Poussin l'lInspiration du poète

Nicolas Poussin: L'inspiration du Poëte

 

Apollon est le dieu éphèbe par excellence, normalement représenté nu, sauf lorsqu'il tient la lyre ou la cithare. L'époque archaïque nous le montre souvent tenant l'arc (Apollon du Pirée, musée national d'Athènes). Puis c'est le dieu lumineux et purificateur qui inspira surtout les artistes des Ve et IVe s. avant J.-C., dont les œuvres ne nous sont connues que par des copies antiques. Citons l'Apollon Sauroctone (copie d'un original de Praxitèle, Louvre), l'Apollon de Kassel (copie d'un original attribué à Phidias, musée de Kassel), l'Apollon du Belvédère (Vatican), qui passera, à la Renaissance, pour le modèle de la beauté masculine.

 

apollon-et-daphn-coypel

 

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Versailles Bassin d'Apollon.

 

Apollon versailles

Apollon Versailles

 

Apollon du belvedere Pio-Clementino Inv1015

Apollon du Belvedere

 

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #MYTHOLOGIE GRECQUE et ROMAINE

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Publié le 13 Janvier 2014

 

 

"La nature d'une civilisation, c'est ce qui s'agrège autour d'une religion. Notre civilisation est incapable de construire un temple ou un tombeau. Elle sera contrainte de trouver sa valeur fondamentale, ou elle se décomposera.

C'est le grand phénomène de notre époque que la violence de la poussée islamique. Sous-estimée par la plupart de nos contemporains, cette montée de l'islam est analogiquement comparable aux débuts du communisme du temps de Lénine. Les conséquences de ce phénomène sont encore imprévisibles. A l'origine de la révolution marxiste, on croyait pouvoir endiguer le courant par des solutions partielles. Ni le christianisme, ni les organisations patronales ou ouvrières n'ont trouvé la réponse. De même aujourd'hui, le monde occidental ne semble guère préparé à affronter le problème de l'islam. En théorie, la solution paraît d'ailleurs extrêmement difficile. Peut-être serait-elle possible en pratique si, pour nous borner à l'aspect français de la question, celle-ci était pensée et appliquée par un véritable homme d'Etat. Les données actuelles du problème portent à croire que des formes variées de dictature musulmane vont s'établir successivement à travers le monde arabe. Quand je dis «musulmane» je pense moins aux structures religieuses qu'aux structures temporelles découlant de la doctrine de Mahomet. Dès maintenant, le sultan du Maroc est dépassé et Bourguiba ne conservera le pouvoir qu'en devenant une sorte de dictateur. Peut-être des solutions partielles auraient-elles suffi à endiguer le courant de l'islam, si elles avaient été appliquées à temps. Actuellement, il est trop tard ! Les «misérables» ont d'ailleurs peu à perdre.

 

Ils préféreront conserver leur misère à l'intérieur d'une communauté musulmane. Leur sort sans doute restera inchangé. Nous avons d'eux une conception trop occidentale. Aux bienfaits que nous prétendons pouvoir leur apporter, ils préféreront l'avenir de leur race. L'Afrique noire ne restera pas longtemps insensible à ce processus. Tout ce que nous pouvons faire, c'est prendre conscience de la gravité du phénomène et tenter d'en retarder l'évolution."

André Malraux, le 3 juin 1956.

 



Vous qui vivez en toute quiétude Bien au chaud dans vos maisons, Vous qui trouvez le soir en rentrant La table mise et des visages amis, Considérez si c'est un homme Que celui qui peine dans la boue, Qui ne connaît pas de repos, Qui se bat pour un quignon de pain, Qui meurt pour un oui ou pour un non. Considérez si c'est une femme Que celle qui a perdu son nom et ses cheveux Et jusqu'à la force de se souvenir, Les yeux vides et le sein froid Comme une grenouille en hiver. N'oubliez pas que […]

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Rédigé par rafael

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Publié le 12 Janvier 2014

 

 

 

Petite découverte sur le net, comme quoi avec peu de chose et beaucoup de talent ...

 



Pour le plaisir ... John Lennon - Imagine Pour le plaisir ... Keith Jarrett - The Köln Concert: Part I The Köln Concert a été enregistré le 24 janvier 1975 par Keith Jarrett improvisant au piano lors d'un concert légendaire donné à l'Opéra de Cologne, en Allemagne, à l'occasion d'une étape de […]

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Rédigé par rafael

Publié dans #Au détour du Net

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Publié le 11 Janvier 2014

sonia delaunay echarpe rhythmes

Sonia Delaunay, née en Ukraine et morte en 1979 à Paris, est une artiste peintre du mouvement moderne.

Son travail est très orientée vers l'art l'art abstrait, elle crée en 1946 le Salon des réalités nouvelles uniquement pour promouvoir l'abstraction. Elle le quitte en 1948

Elle laisse derrière elle une œuvre abondante qui comprend aussi des tissus imprimés, des livres d'artistes, des robes de haute couture dont la célèbre robe de Nancy Cunard. 

 



Pour cette oeuvre majeur de l'art moderne Malevitch a utilisé deux blancs d'origines différentes : marque française pour le carré, et russe pour le fond. Cela lui a permis d'obtenir des « textures » différentes. Cette œuvre est souvent considérée comme le premier monochrome de la peinture moderne et l'un des plus célèbres. Le tableau est actuellement exposé au Museum of Modern Art (MoMA) à New York. Calder - Mobiles commentaires de Jean-Paul Sartre Sartre qui fréquentait Calder et apréciait […]


L’Autoportrait peint par Picasso en 1901 fait partie de la période bleue du peintre de 1901 à 1903. Cette période est marquée par la disparition d’un ami très proche du peintre, Carlos Casagemas, après son suicide Picasso plonge dans un univers sombre et pesant. La mort le hante, le bleu devient une obsession, les sujets traités ont tous un rapport avec la mort ou la misère de la vie: vieillards, prostituées, aveugle, mendiants… Le bleu est utilisé comme un liant qui donne à voir toute la […]

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Rédigé par rafael

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Publié le 10 Janvier 2014

vallotton cadavre

 

 

Vallotton était un assidu des amphithéâtres de médecine, il nous livre dans ces tableaux une vision sans artifice de la mort et de la vie. Cette vision est tragique, réaliste et profondément humaine.

 

vallotton cadavre 2

 

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Rédigé par rafael

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