Publié le 24 Mars 2014

Tohaku Nawa Nagatoshi

 

Hasegawa Tōhaku (1539 - 1610) est un peintre japonais fondateur de l'école de peinture de style japonais Hasegawa-ha pendant l'ère Azuchi-Momoyama.

 

Tōhaku commença sa carrière artistique en tant que peintre bouddhique dans sa province natale du Noto au Japon. Après s'être rendu à Kyōto aux environs de l'âge de 30 ans, il développe son propre style de peinture à l'encre de Chine. Il passa plus tard à la peinture de paravents décoratifs, de fusuma (portes coulissantes), de murs et de plafonds, rivalisant avec Kanō Eitoku pour le patronage d'Oda Nobunaga et de Toyotomi Hideyoshi

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #JAPON

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Publié le 18 Mars 2014

La pluie
  

 

Par les deux fenêtres qui sont en face de moi, les deux fenêtres qui sont à ma gauche, et les deux fenêtres qui sont à ma droite, je vois, j’entends d’une oreille et de l’autre tomber immensément la pluie. Je pense qu’il est un quart d’heure après midi : autour de moi, tout est lumière et eau. Je porte ma plume à l’encrier, et jouissant de la sécurité de mon emprisonnement, intérieur, aquatique, tel qu’un insecte dans le milieu d’une bulle d’air, j’écris ce poème.

Ce n’est point de la bruine qui tombe, ce n’est point une pluie languissante et douteuse. La nue attrape de près la terre et descend sur elle serré et bourru, d’une attaque puissante et profonde. Qu’il fait frais, grenouilles, à oublier, dans l’épaisseur de l’herbe mouillée, la mare ! Il n’est pas à craindre que la pluie cesse ; cela est copieux, cela est satisfaisant. Altéré, mes frères, à qui cette très merveilleuse rasade ne suffirait pas. La terre a disparu, la maison baigne, les arbres submergés ruissellent, le fleuve lui-même qui termine mon horizon comme une mer paraît noyé. Le temps ne me dure pas, et, tendant l’ouïe, non pas au déclenchement d’aucune heure, je médite le ton innombrable et neutre du psaume.

Cependant la pluie vers la fin du jour s’interrompt, et tandis que la nue accumulée prépare un plus sombre assaut, telle qu’Iris du sommet du ciel fondait tout droit au cœur des batailles, une noire araignée s’arrête, la tête en bas et suspendue par le derrière au milieu de la fenêtre que j’ai ouverte sur les feuillages et le Nord couleur de brou. Il ne fait plus clair, voici qu’il faut allumer. Je fais aux tempêtes la libation de cette goutte d’encre.

 

 

Paul Claudel

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #FAUVISME etc.., #POESIE

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Publié le 17 Mars 2014

Rogier Van der Weyden Annonciation

L'Annonciation

 

Héritier direct de Robert Campin, le peintre Rogier Van der Weyden est, avec son contemporain Jan Van Eyck, l'un des pionniers de la révolution artistique qui voit le jour dans les Pays-Bas méridionaux à la fin du Moyen Âge. Mais, contrairement à Campin ou à Van Eyck, chez qui prime le rendu méticuleux du monde extérieur, dans l'infinie diversité de ses accidents, Van der Weyden semble avant tout fasciné par la psychologie de ses personnages et il met sa virtuosité technique au service d'une exploration du monde intérieur. Cette conception nouvelle s'exprime dans des compositions mémorables, où la forme reste subordonnée à une dramaturgie soulignant l'interaction des figures.

 

Rogier van der Weyden Naissance du Christ

la Naissance du Christ

 

Rogier van der Weyden les rois mages

Les Rois Mages

 

Source: Wikipedia

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #RENAISSANCE EUROPE DU NORD

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Publié le 12 Mars 2014

 

 

 

Étienne de Crécy (né à Lyon le 25 février 1969) est un DJ et producteur français de musique électronique et de trip hop. Il est l'un des créateurs de la French Touch, mouvement né dans les années 90 en France.

 



Hotel California est le cinquième album du groupe de rock américain The Eagles, sorti en 1976. En 1977, cet album a gagné le Grammy Award de l'« enregistrement de l'année » et des « meilleurs arrangements pour les voix » pour la chanson New Kid in Town. L'album s'est vendu à plus de 20 millions […]


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Rédigé par rafael

Publié dans #XXIe : MUSIQUE

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Publié le 10 Mars 2014

 

 

 

St Germain de son vrai nom Ludovic Navarre doit mettre un terme à ses ambitions en tant que sportif suite à un accident et se consacre alors à la musique et notamment à la composition sur ordinateur. Passionné de musiques électroniques tel la techno de Detroit et l'electro, il s'intéresse progressivement à la soul, au jazz et au hip-hop.

Il commence tout d'abord en tant que DJ dans les clubs parisiens et très rapidement s'oriente vers la composition musicale. Avec son ami Guy Rabiller, ils se lancent alors dans leurs premières recherches musicales créées dans leur studio installé à domicile, à Chatou (Yvelines).

Maquettes sous le bras, ils sont vite repérés et signés par un jeune label s'intéressant de très près à la musique électronique, Fnac Music Dance Division, qui deviendra quelques années plus tard le label F Communications dirigé par les découvreurs de talents et DJ international, Eric Morand et Laurent Garnier.

 

 

Il enregistre tout d'abord en duo avec son acolyte Guy Rabiller sous les pseudonymes de Sub System, Deepside, Modus Vivendi, et également avec Shazz sous les noms L'n'S, Nuages et Soofle, avant de choisir définitivement le nom de scène St Germain en 1993. Ce pseudonyme, inspiré par sa ville natale, fait aussi référence au quartier de Paris, Saint-Germain-des-Prés réputé pour ses clubs de jazz, mais aussi au personnage du comte de Saint-Germain.

L'univers musical de St Germain navigue entre Acid Jazz, Nu Jazz et Deep house. Il sort son premier album intitulé Boulevard en 1995 (élu meilleur album de l'année 1995 par la presse anglaise[réf. nécessaire]), suivi en 1999 par From Detroit To St Germain tous deux sous le label F Communications. Il rejoint ensuite le célèbre label de jazz Blue Note Records pour lequel il réalise l'album Tourist en 2001.

En 2002, il sort un 4e album intitulé Chaos, bande originale du film éponyme.

 

 

 

Source: Wikipedia


Keith Jarrett - The Köln Concert: Part I


The Köln Concert a été enregistré le 24 janvier 1975 par Keith Jarrett improvisant au piano lors d'un concert légendaire donné à l'Opéra de Cologne, en Allemagne, à l'occasion d'une étape de sa tournée européenne commencée en 1973. Keith Jarrett est revenu à de nombreuses reprises sur les […]

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Rédigé par rafael

Publié dans #XXIe : MUSIQUE

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Publié le 5 Mars 2014

 

 

Pour le plaisir ...

Tuba Skinny Set from Royal Street à la Nouvelle-Orléans

 



"A Night in Tunisia" est une comosition de jazz écrite par Dizzy Gillespie en 1942 quand il jouait dans le big band d'Earl Hines. C'est devenu un standard du jazz aujourd'hui. Sur Amazon: B.B King, Gary Moore, Luther Allison - Jazz à Juan 1996 (Official) Pour le plaisir.... Clapton - Knopfler - […]


Le Buena Vista Social Club était un célèbre club de musique de la banlieue de La Havane, à Cuba, qui, dans les années 1940, réunissait les plus célèbres musiciens de musique cubaine. Cinquante ans après sa fermeture, ce nom fut donné à un projet, imaginé par Nick Gold de la maison de disques […]

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Rédigé par rafael

Publié dans #Au détour du Net

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Publié le 4 Mars 2014

jacob Jordaens le roi boit

Musée de l'Ermitage Saint-Pétersbourg

 

Jacob Jordaens (1593-1678) est une figure incontournable du baroque flamand. Il réalisa de nombreux tableaux religieux, mythologiques ou hitoriques mais également des scènes de genre dans la tradition de la peinture flamande. Son style est influencé par les compositions baroque de Rubens et le clair-obscur du Carravage. Cette double influence est particulièrement évidente dans ces scènes de genre comme ce tableau: le roi boit. Dans ce tableau plein d'humour il évoque la scéne de l'Epiphanie: le 06 janvier les familles flamandes se réunissaient pour boir et manger. L'un des convives était désigné roi.

 

Source: RRA

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #BAROQUE

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Publié le 27 Février 2014

      

 

 

 Le Concerto d'Aranjuez (Concierto de Aranjuez en espagnol) pour guitare et orchestre est une œuvre célèbre du compositeur espagnol Joaquín Rodrigo composée en 1939, lors de la dernière année du séjour à Paris du compositeur.

Le Concierto de Aranjuez tire son nom des jardins du palais royal d'Aranjuez, initialement construit pour Philippe II d'Espagne, et notablement remanié au milieu du xviiie siècle pour Ferdinand VI d'Espagne.

Joaquín Rodrigo a souhaité que son concerto transporte l'auditeur dans un autre espace et un autre temps. Il dit que son œuvre capture « les fragrances des magnolias, le chant des oiseaux, et les ruissellements des fontaines » du jardin d'Aranjuez.

 

A la mémoire du maître...

 

Source: Wikipedia

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART DECO

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Publié le 27 Février 2014

Ruisdael Il castello di Bentheim

 

" Chères Campagnes, asiles du repos, riches témoins des temps heureux de mon enfance, c’est toujours avec un plaisir nouveau que je parle de vous : je vais m’occuper de Ruisdael, l’un de vos plus fidèles imitateurs ; vous avez fait sa gloire, il agrandit la vôtre en reproduisant votre charme enchanteur, en portant l’image de votre paisible magnificence au milieu du trouble et du tumulte des cités.

 

Ruisdael foret Ruisdael moulin à eau

 

Ruisdael est un des peintres de paysage les plus vrais et les plus originaux : sa manière de choisir la nature, de l’éclairer, de la colorer, de la peindre, n’est absolument qu’à lui. Il semble souvent l’avoir peinte après le coucher du soleil, lorsque la terre est faiblement éclairée, que les arbres paraissent d’un vert foncé et se détachent d’une façon très-prononcée sur l’espace clair et vaporeux du ciel. Souvent aussi il a fait des terrains clairs, entourés d’arbres très-bruns. Ses paysages ont des effets de lumière piquans, et quelles que soient leurs dispositions, ils ont toujours des clairs brillans, et des ombres fermes : c’est là surtout un des caractères qui les distinguent ; ces oppositions n’ont jamais rien de dur ; elles sont fortes, mais pleines d’harmonie ; et elles sont les preuves incontestables de la vigueur et de la beauté de son coloris. On voit beaucoup d’arbres dans ses tableaux ; personne ne les a rendus avec plus de vérité et d’énergie, et d’une façon plus originale que lui : ce ne sont point ces rois des forêts si noblement sentis par le Poussin, et dont les cimes superbes, majestueusement balancées dans les airs, semblent toucher aux nues, et défier la fureur des tempêtes ; ce sont des arbres peu élevés, vigoureux, dont le feuillage est épais, et dont les formes agrestes sont plus pittoresques que grandes. Il a imité l’éclat et la transparence des eaux avec beaucoup d’exactitude ; et sans doute il avoit du plaisir et de la facilité à les peindre, puisqu’il en a mis dans tous ses tableaux.

 

Ruysdael bord de mer


Tantôt clairs ruisseaux, elles portent en paix l’abondance aux prairies ; tantôt flots écumans, elles font mouvoir de pesantes meules ; souvent portées par des canaux, elles vont en cent façons différentes contribuer a l’utilité publique dans les villes et dans les campagnes.

 

Ruisdael marine Ruysdael-paysage-d-hiver.jpg

 

Tous les objets, quelque différens qu’ils soient, nous intéressent beaucoup s’ils font naître en nous des idées et des sentimens. Les hommes aiment à voir les environs d’un palais magnifique, où l’art et la nature réunissent leur pompe ; ils aiment à voir circuler autour de ses murs fastueux, l’imposant attirail de la grandeur et de la puissance ; ils se plaisent aux promenades publiques, où sous de longues allées d’arbres, les deux sexes élégamment parés, enchantés de voir et d’être vus, s’électrisent mutuellement ; ils contemplent avec un saint ravissement ces rochers suspendus dans les airs, et ces monts élancés jusqu’aux cieux, et ces riches campagnes toutes remplies des demeures de leurs habitans, et dont la fertile immensité se perd dans l’horizon : mais ils aiment beaucoup aussi ces asiles champêtres, ces prairies sauvages qu’environne un bois sombre, où séparés du reste des hommes, loin des fatigues de l’orgueil, dans le silence et le repos, ils écoutent avec respect la voix sublime de la nature.

 

Ruisdael paysage sous la neige

 

Les paysages de Ruisdael offrent souvent de semblables retraites, où l’on voit peu de figures ; c’est pour cela que l’imagination s’y promène peut-être avec plus de plaisir, et se plaît à les peupler à son gré. Il aimoit à peindre ces coins de bois mystérieusement éclairés, favorables aux rêveurs amans et philosophes, où l’on se repose avec un livre, bientôt laissé pour les pensées auxquelles on se plaît à s’abandonner : ces lieux sont presque toujours divisés, enrichis par de limpides ruisseaux qui, dans leur marche lente, s’embellissent de l’image du ciel qui les éclaire, et de celle des terrains et des arbres dont ils entretiennent la fraîcheur, et qui les garantissent des feux dévorans du soleil. Quelquefois des canards, des oies, des cygnes argentés viennent sur ces mers pacifiques, entreprendre des voyages qui ne sont pas de long cours.

 

Ruisdael paysage 3 Ruysdael paysage

 

Quoiqu’en général Ruisdael n’ait guère imité que des campagnes de peu de profondeur, il en a fait aussi dont la grande étendue est parfaitement sentie ; on conserve, au Musée Napoléon, un de ses beaux paysages, dans lequel un pont traverse une petite rivière, au milieu d’une vaste campagne.

On connoît de lui de très-belles Marines, d’autant plus précieuses, qu’elles sont rares. Il n’a peint que les environs d’ Amsterdam ; mais il les a copiés avec sentiment et fidélité, et l’on ne trouve point dans les tableaux des peintres de son pays, une poésie aussi touchante que celle qu’il a mise dans les siens ; ils inspirent une douce mélancolie : cela vient, sans doute, de la sensibilité de son âme, de son choix dans les objets qu’il imitoit, et peut-être de la couleur sombre de presque tous ses verts. Plusieurs fois, il a peint les tombeaux des juifs d’Amsterdam : ces demeures silencieuses, environnées d’arbres, en portant l’esprit à la tristesse, plaisent aux yeux par l’unité, la simplicité de leurs formes, et par l’harmonie de leur couleur.

 

Ruysdael riviere

 

On ne voit point dans ses tableaux les sites fiers et terribles des pays de montagnes, on n’y voit point de pompeux édifices, ni les nobles débris d’une belle architecture ; jamais de colonnes brisées, de chapiteaux renversés, de tristes souvenirs d’une grandeur évanouie ; on y voit des terrains gras, couverts d’herbes abondantes ; on y voit la couleur forte et harmonieuse de la nature, la vapeur de l’air, l’éclat de la lumière ; on y retrouve les modestes habitations d’un peuple sage et riche par son industrie.


Jamais le goût et l’imagination de Ruisdael ne se permirent de rien changer aux formes qu’il avait sous les yeux. On dirait qu’il ait voulu conserver vierges, les distributions que la nature avoit pris plaisir à faire elle-même. Ce peintre si vrai, mourut jeune, et mérita d’autant plus de regrets, qu’il laissa moins d’ouvrages : c’est ce qui les rend plus intéressans, plus précieux, et augmente les sommes qu’on donne pour les posséder. Avec une manière neuve, charmer les yeux, plaire à l’esprit, émouvoir doucement le cœur, voilà ses droits à la célébrité.

 

Jacques Ruisdael naquit à Haarlem ; son père étoit ébéniste ; il étudia d’abord la médecine et la chirurgie. « On ne dit pas que Berghem fut son maître ; mais on assure qu’ils devinrent étroitement liés.... Ruisdael dessina d’après nature des vues qu’il a placées dans ses tableaux. Il peignoit d’après nature des arbres, des plantes et des ciels. » Il a fait des paysages et des marines. Wou-vermans, Van den Velde et d’autres ont peint la plupart des figures de ses tableaux. Il ne sortit jamais de son pays, et mourut jeune à Haarlem, en 1681."

 



Musée du Louvre, Paris Claude Gellée dit Le Lorrain (1600-1682) est un peintre français, dont la plus grande partie de la carrière se déroula à Rome. Introduit auprès de l’Eglise, il travaillera pour le cardinal Bentivoglio et le pape Urbain VIII. Mais bien que travaillant pour l’Eglise, Claude […]


Payasage d'Hiver, Alte Nationalgalerie, Berlin Ruysdael (1628-1682) est un paysagiste hollandais qui sut à son époque développé un art autonome du paysage jusqu’ici considéré comme un art mineur. La profondeur de ses ciels, la lumière si particulière de ses tableaux donnent à ses vues une […]

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Rédigé par rafael

Publié dans #CLASSICISME

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Publié le 26 Février 2014

 

 

"Les crépuscules dans cet enfer africain se révélaient fameux. On n'y coupait pas. Tragiques chaque fois comme d'énormes assassinats du soleil. Une immense chique. Seulement c'était beaucoup d'admiration pour un seul homme. Le ciel pendant une heure paradait tout giclé d'un bout à l'autre d'écarlate en délire, et puis le vert éclatait au milieu des arbres et montait du sol en traînées tremblantes jusqu'aux premières étoiles. Après ça, le gris reprenait tout l'horizon et puis le rouge encore, mais alors fatigué le rouge et pas pour longtemps. Ça se terminait ainsi. Toutes les couleurs retombaient en lambeaux, avachies sur la forêt comme des oripeaux après la centième. Chaque jour sur les six heures exactement que ça se passait."

 

« … La trique finit par fatiguer celui qui la manie, tandis que l’espoir de devenir puissants et riches dont les blancs sont gavés, ça ne coûte rien, absolument rien.

 

… La négrerie pue sa misère, ses vanités interminables, ses résignations immondes ; en somme tout comme les pauvres de chez nous mais avec plus d’enfants encore et moins de linge sale et moins de vin rouge autour.

 

… Ils passaient ainsi pendant des semaines et des années les uns devant les autres, les colons, jusqu’au moment où ils ne se regardaient même plus tellement ils étaient fatigués de se détester.

 

… Dans l’hébétude des longues siestes paludéennes il fait si chaud que les mouches aussi se reposent.

 

… où le mort du matin n’arrive pas à se refroidir tellement qu’il a chaud encore lui aussi.

 

… Jamais, ou presque, ils ne se demandent le pourquoi les petits, de tout ce qu’ils supportent. Ils se haïssent les uns les autres, ça suffit.

 

… Des mains à ne jamais rien comprendre. Il n’essayait pas d’ailleurs Grappa de comprendre.

 

… Ce serait pourtant pas si bête s’il y avait quelque chose pour distinguer les bons des méchants.

 

… C’est effrayant ce qu’on en a des choses et des gens qui ne bougent plus dans son passé. Les vivants qu’on égare dans les cryptes du temps dorment si bien avec les morts qu’une même ombre les confond déjà. On ne sait plus qui réveiller en vieillissant, les vivants ou les morts.

 

… C’est curieux comme on a du mal à s’affranchir de la terreur des comptes irréguliers. Certainement, je devais tenir cette terreur de ma mère qui m’avait contaminé, avec sa tradition : « On vole un œuf … puis un bœuf et puis on finit par assassiner sa mère. »

 

Ces choses là, on a tous mis bien du mal à s’en débarrasser. On les a apprises trop petit et elles viennent nous terrifier sans recours, plus tard, dans les grands moments. Quelle faiblesse ! On ne peut guère compter pour s’en défaire que sur la force des choses. Heureusement, elle est énorme, la force des choses.

 

… Faire confiance aux hommes c’est déjà se faire tuer un peu."

 

 



Guayasamin est un peintre équatorien (1919 - 1999), qui après avoir visité les camps de la mort et Hiroshima nous donne une vision grave et brutale de l'humanité. DA Picasso - Jacqueline aux fleurs En 1953, Françoise Gilot quitte Picasso. En juin 1954, une nouvelle femme entre dans sa vie, Jacqueline Roque. Il voit en elle une image idéale de la beauté méditerranéenne, celle des paysannes de Gosol qu'il n'a jamais oubliées (et qu'incarnait alors Fernande), celles de Femmes d'Alger de […]

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART MODERNE

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