Publié le 30 Août 2014

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Le palais de Sanssouci ou Sans-Souci (Schloss Sanssouci en allemand) est l'ancien palais d'été du roi de Prusse Frédéric II (dit Frédéric le Grand). Il est situé à Potsdam, dans le Land du Brandebourg, à vingt-six kilomètres au sud-ouest de Berlin. Il fut bâti entre 1745 et 1747 par l'architecte Georg Wenzeslaus von Knobelsdorff dans un style issu du rococo, que l'on nomme rococo frédéricien. Il est également renommé pour ses fabriques, ses jardins et les autres extravagances du parc de Sanssouci, attenant à l'édifice.

 

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La vue panoramique sur les jardins de Sanssouci est le résultat du désir de Frédéric le Grand de créer un jardin en terrasse sur le flanc de la colline de Bornstedt précédemment déboisée par son père, le roi-sergent Frédéric-Guillaume Ier. Les parterres des terrasses sont couverts de gazon cloutés d'ifs et gansés de buis noirs. Un escalier de 120 marches sépare les terrasses en deux parties symétriques et permettent d'accéder au parc depuis le palais.

 

Au pied du coteau, à partir de 1745, un jardin à la française aux formes géométriques prend Versailles pour modèle. La Grande Fontaine y est construite en son centre en 1748. Frédéric ne vit jamais de son vivant les eaux du jet s'élever dans l'air en dépit des efforts aussi constants qu'infructueux de ses ingénieurs en hydraulique. À partir de 1750, des statues de marbre sont placées autour du bassin de la fontaine. Là encore, la mythologie et Versailles servent d'inspiration : on reconnaîtra les figures de Vénus, Mercure, Apollon, Diane, Junon, Jupiter, Mars et Minerve, la représentation allégorique des quatre éléments, le feu, l'air, l'eau et la terre.

 

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Une fois les jardins en terrasse achevés, Frédéric tourne son attention sur le paysage environnant et entreprend ce qu'il a déjà fait à Rheinsberg, perpendiculairement à l'axe du palais de Sanssouci et des terrasses, il dessine une allée rectiligne qui s'étend sur 2,5 km de long, délimité à l'est par un obélisque érigé en 1748 et, à l'ouest, par le Nouveau Palais dont la construction est entreprise en 1763.

 

Le parc prolonge le thème horticole du jardin et se voit orné de trois mille arbres fruitiers dont des orangers, ananas, pêchers et autres bananiers sortis à la belle saison du château de l'Orangerie. La statuaire n'est pas en reste, qui célèbre Flore, Vertumne et Pomone.

 

Frédéric fait également construire plusieurs « folies », temples ou maisons d'agrément, en partie pour suppléer au manque d'espace à l'intérieur du palais et pour pouvoir loger d'autres visiteurs et courtisans, en partie en succombant à la mode du temps qui si elle se veut champêtre, l'est à nos yeux de manière un peu artificielle et totalement mondaine…

 

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Le Pavillon chinois dessiné par Johann Gottfried Büring entre 1755 et 1764


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Frédéric-Guillaume III et, plus tard, Frédéric-Guillaume IV étendent le parc avec l'aide de leurs architectes, Karl Friedrich Schinkel et Ludwig Persius qui y ajoutent le palais de Charlottenhof à l'emplacement d'une ancienne ferme et les bains romains. De larges prés, de près de 300 ha, créent des perspectives visuelles qui lient Charlottenhof au Nouveau Palais, elles sont l'œuvre de Peter Joseph Lenné, le plus talentueux paysagiste de Prusse, et intègrent les folies de Frédéric comme le temple de l'amitié qu'il dédie à sa sœur Wilhelmine, margravine de Bayreuth.

 

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Photos: lankaart (c)

Source: Wikipedia

 



L’Estufa Fria (Serre froide) de Lisbonne est un ensemble étonnant, la serre est constituée d’un immense toit formé d’un treillage en bois non étanche à l’eau et à l’air. En hiver ce treillage permet de maintenir une ambiance fraiche et tempérée, en été l’ombre et la présence de l’eau au sol […]


Le Désert de Retz est un jardin anglo-chinois créé à la fin du XVIIIe siècle par un aristocrate, François-Nicolas-Henri Racine de Monville. Il est aujourd’hui l’un des rares à subsister dans une forme proche de sa création d’origine. Son propriétaire-créateur le nomma Désert, à l’instar de […]

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Rédigé par rafael

Publié dans #PARCS et JARDINS

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Publié le 29 Août 2014

Fra Angelico Christ cruxifié

Metropolitan Museum New-York. 1420-23.

 

Au début du XVe siècle Fra Angelico peint cette très belle crucifixion. La composition générale annonce la Renaissance: le cercle des soldats romains et leurs chevaux, la mère du christ évanouie, les compagnons du Christ forment un ensemble parfaitement équilibré.

 

Source: RR MM

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #RENAISSANCE ITALIE

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Publié le 28 Août 2014

perse rython en or

Metropolitan Museum, New-York. Ve siècle av. JC

 

Les rythons avec la tête d'un animal ont une longue histoire dans le Proche-Orient aussi bien qu'en Grèce et en Italie. Les premiers exemples iraniens sont droits, avec le corps de l'objet et la tête de l'animal dans le même plan. Plus tard, pendant la période Achemenide, la tête de l'animal était souvent placés à angle droit par rapport au corps du rython, comme dans ce très bel exemple en or. Dans la fabrication de ce rython en or, plusieurs parties ont été jointes, ce qui démontre l'habileté des orfèvres de l'époque. Cet objet est typique du style Achemenide, la férocité du lion grondant a été tempérée selon les conventions décoratives de l'époque. La plume sur le corps suggère que l'animal est une conotation fantastique.

 

Phots: Metropolitan Museum

Source: RR MM

 



British Museum A Ninive, à l'est du temple d'Ishtar, également sur le rebord du tell, un complexe palatial réaménagé lui aussi sous Sennacherib a été identifié : on parle d'un « Palais oriental ». En réalité, il s'agit probablement de l'extension nord du Palais sud-ouest. Cet édifice semble […]

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Rédigé par rafael

Publié dans #MESOPOTAMIE et PERSE ANTIQUITE

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Publié le 27 Août 2014

Mont saint-Michel jardin (2)

 

Le cloître de l'Abbaye du Mont-Saint-Michel, à la superbe double arcature, est un lieu de sérénité. Il faisait face jadis au fureur de l'océan. Image d'une nature apaisée en un lieu où la nature est souvent agressive, ce jardin était un espace de refuge pour les moines bénédictins. Les plantations sont modernes,recherchées, et rappellent aussi le "drap vert" qu'un auteur médiéval conseillait de tendre dans le jardin. 

 

Mont saint-Michel jardin

 

Mont saint-Michel jardin (3)

 

Mont saint-Michel jardin (4)

 

Mont saint-Michel jardin (5)

 

Source: RR 2J

Photos: Lankaart (c)

 



Le Parc fut offert à la ville de Seville en 1893 par l'infante María Luisa, duchesse de Montpensier, et faisait à l'époque partie des jardins du Palais de San Telmo. Il ne fut que peu modifié jusqu'en 1911 : seule fut créée l'avenue de las Acacias qui suivait les chemins existant auparavant. Le […]


Créé en 1478, il succédait au cimetière appelé « jardin juif » qui a été découvert au cours de fouilles archéologiques sous la rue Vladislavova dans la Nouvelle Ville, il fut fermé en 1786 Le nombre exact de pierres tombales et de morts enterrés est imprécis car il y a parfois plusieurs couches […]

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Rédigé par rafael

Publié dans #PARCS et JARDINS

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Publié le 26 Août 2014

Sassanide plat en argent 3

Metropolitan Museum, New-York. Ve siècle ap. JC

 

Le roi à la chasse était devenu une image royale standard sur les plats en argent pendant le règne de Shapur II (310-379 ap. JC). Le thème, symbolisant la prouesse des dirigeants Sasanian, a été utilisé pour décorer ces assiettes royales, qui étaient souvent envoyées comme des cadeaux aux cours voisines. Le roi a des attributs royaux divers : une couronne, un globe couvert,un nimbe et un licou, sur le cheval, perlé avec des rubans flottants.

 

L'identité du roi Sasanian sur cette assiette est incertaine. Sa couronne l'identifie comme Peroz (r. 459-484) ou Kavad je (r. 488-497, 499-531).

 

Ces plats étaient dans un premier temps martelés pour donner une forme à l'ensemble, puis doré en utilisant un amalgame de mercure et d'or.

 

Sassanide plat en argent 2

 

Sassanide plat en argent

Metropolitan Museum, New-York. Ve siècle ap. JC.

 

Photos: Metropolitan Museum

Source: RR MM

 



British Museum Ville de Mésopotamie sur la rive orientale du Tigre en face de Mossoul. Le site de Ninive a été habité dès le ~ VIe millénaire. Ses ruines sont ensevelies sous le tell de Kouyoundjik et sous le tell Nebi Younous, où, selon la tradition musulmane, est situé le tombeau de Jonas. La […]

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Rédigé par rafael

Publié dans #PARTHES et SASSANIDES

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Publié le 25 Août 2014

Rython à tete de bélier

Metropolitan Museum, New-York. Ve siècle av. JC

 

Un rhyton, rython ou rhython (du grec rhein, couler) est un vase en terre cuite ou en métal mesurant environ 25 centimètres de hauteur qui se présente sous la forme d'une corne, à une anse, comportant une ouverture de fond par laquelle le liquide s'écoule et dont l'extrémité se termine par une tête animale ou humaine. Il a été essentiellement fabriqué par les Thraces et les Romains au cours des Ve et VIe siècle av. J.-C. Il était utilisé pour boire mais aussi pour certaines cérémonies et rituels religieux comme lors des libations. Au IIIe siècle av. J.-C., Chaméléon d'Héraclée et Théophraste, dans leur Traité de l’Ivresse, écrivent que le vase nommé rhyton ne se donne qu'aux héros.

 

Ce rython en argent à tête de bélier est une très belle pièce datant du Ve siècle av. JC et réalisée dans l'empire Perse alors à son apogé.

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #MESOPOTAMIE et PERSE ANTIQUITE

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Publié le 24 Août 2014

paris jardin des palntes (12)

 

Créé en 1635, le Jardin du roi présente dès le début le dessin général de l'actuel jardin. Il sera à la Révolution rebaptisé Jardin des plantes de Paris.

 

La butte sur laquelle se trouve aujourd'hui le « Labyrinthe », connue sous le nom de « butte des Copeaux », était, au Moyen Âge, une décharge à ciel ouvert, ultérieurement recouverte de terre. Le tombeau de Daubenton s'y trouve. Rétif de la Bretonne décrit dans Les Nuits de Paris le libertinage qui avait lieu à la fin du XVIIIe siècle dans le labyrinthe après la fermeture du jardin : « Je ne décrirais pas leurs amusements; ils avaient raison de tenir les portes fermées ». Des catacombes s'ouvrent à gauche de l'entrée de l'hôtel de Magny, bâtiment du XVIIIe siècle abritant des bureaux et le cabinet d’histoire du Jardin des plantes. En 1789, le capitaine marseillais Pierre Blancard rapporte d'un voyage en Chine, pour la première fois, en France des boutures de chrysanthèmes.

 

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Normandie chateau et jardins de canon (9) paris jardin des palntes (15) paris jardin des palntes (20)

 

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Photos: lankaart (c)

Source: Wikipedia

 



Au coeur des douces collines de Sintra, ville de vilégiature de la famille royale portugaise, de la noblesse puis de la grande bourgeoisie, la Quinta da Regaleria constitue un ensemble unique de jardins, de palais néo-gothique et de folies exubérantes. Déssiné par un architecte, égalementun […]


Située en bordure du Tarn, la vieille ville d'Albi, dans le sud-ouest de la France, reflète l'épanouissement d'un ensemble architectural et urbain médiéval dont témoignent aujourd'hui encore Le Pont-Vieux, le bourg de Saint-Salvi et son église (10e-11e siècle). Au 13e siècle, la ville devint […]

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Rédigé par rafael

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Publié le 23 Août 2014

Abraham Bloemaert - Niobe beweent haar kinderen

Niobé pleurant ses enfants,

 

Abraham Bloemaert, né le 25 décembre 1564 à Gorinchem et mort le 27 janvier 1651 à Utrecht, est un peintre et graveur néerlandais (Provinces-unies) du siècle d'or. Il forme de nombreux élèves et exerce une très forte influence sur le développement de l'art pictural à Utrecht à la charnière entre les XVIe et XVIIe siècles; de ce fait, il est considéré comme le père de l’école picturale de cette ville. Il compte parmi les représentants les plus importants du maniérisme dans les Pays-Bas septentrionaux. Après une brève période caravagesque, son style évolue progressivement vers le classicisme.

 

On connaît de Bloemaert non seulement quelque deux cents peintures, mais également environ mille dessins et six cents gravures. Il peint surtout des paysages, des scènes mythologiques et bibliques, mais aussi des œuvres pastorales. Il emploie des couleurs chatoyantes, et ses personnages sont généreux et élégants. Au départ, Bloemart peint ses pièces historiques dans un style extrêmement maniéré, apparenté à celui de Cornelis Van Haarlem et Joachim Wtewael. Ses paysages sont davantage greffés sur la tradition flamande. À partir de 1600 environ, il introduit un classicisme modéré dans son œuvre, comparable à celui de Hendrick Goltzius à Haarlem.

 

Par le truchement de ses élèves qui avaient voyagé en Italie, il découvre par la suite le clair-obscur du Caravage. Après une brève période caravagesque au début des années 1620, son style pictural finit par être de plus en plus lisse et uni, de sorte que l’on peut considérer que ses dernières peintures appartiennent au classicisme, bien qu’il ne sût jamais complètement réfréner son pinceau élégant. Grâce aux gravures de ses fils, l’œuvre de Bloemart fut largement propagée, et ses dessins ont servi de support d’étude jusqu’au XIXe siècle.

 

abraham bloemaert - vertumnus and pomona - 1620-800x600

 

Abraham Bloemaert Emmaus

Emmaus

 

Source: Wikipedia



Saint Jérome "Philippe de Champaigne, placé par M. de Piles dans l’École Française, appartient justement à celle de Flandre, puisqu’il naquit à Bruxelles et que son talent s’est formé sous des peintres Flamands. Il était né, sans doute, avec une vocation bien décidée pour son art, puisqu’à huit […]


"Claude le Lorrain est un de ces phénomènes dont on connoît peu d’exemples, et qui prouvent que des êtres obscurs eussent été des génies du premier ordre, si les occasions les avoient mis à leur place. Cet homme extraordinaire peut à peine être un mauvais pâtissier ; le hasard l’entraîne à Rome […]

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Rédigé par rafael

Publié dans #CLASSICISME

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Publié le 22 Août 2014

Tours Jardin botanique

 

Le jardin botanique de Tours fut construit entre 1831 et 1843 grâce aux tourangeaux et tout particulièrement à la ténacité, sans la générosité, de Jean-Anthyme Margueron, pharmacien. En effet, ce pharmacien fut à l'initiative de ce projet comportant une école de botanique destinée aux étudiants de la nouvelle école de Médecine et de Pharmacie située en face du jardin.

 

Le jardin a survécu à de nombreuses agressions : inondations de 1846 et 1856, incendie de l'Orangerie en 1869, bombardements de 1944, tempêtes de 1953, 1987...

 

La partie Nord du jardin fut profondément réaménagée de 1981 à 1983 afin de présenter les collections botaniques sous une forme plus moderne. L'allée centrale de Magnolia grandiflora plantée en 1857, fut renouvelée en 1882 et 1984. Les serres créées en 1869, ont été rénovées depuis 2007 pour devenir actuellement les serres "Biodivers". Elles présentent 3 nouvelles thématiques : les plantes menacées des flores d’Afrique du Sud et des sous-bois tropicaux ainsi que les plantes tropicales utilitaires. La construction d'une nouvelle serre d'Orangerie en 2008 permet l'hivernage des végétaux en bacs.

 

Toujours dans la volonté d'une constante évolution, une création contemporaine, le jardin du Design végétal (ou "D'un Monde à l'Autre" ?), a vu le jour au nord des serres en 2009. Depuis 1945, le jardin a un double statut : le Service municipal des Parcs et Jardins assure la direction technique et le Laboratoire universitaire de Botanique et de Biologie Végétale de l'U.F.R. des Sciences Pharmaceutiques coordonne la direction scientifique. Cette organisation originale a permis au jardin d'obtenir l'agrément "Jardin Botanique de France et des Pays Francophones" en 2000.

 

 

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Tours Jardin botanique (5)

 

 

Source: Wikipedia

Photos: Lankaart (c)

 



Située à Anacapri, dans l'île de Capri, la Villa San Michele est une villa que fit construire, dans la dernière décennie du XIXe siècle, l'écrivain philanthrope suédois Axel Munthe, qui fut aussi à la fois un médecin mondain à la mode et un médecin des pauvres. Ses jardins offrent des vues […]


Le domaine de la Roche Jagu est situé à Ploëzal entre Paimpol et Pontrieux , au cœur du Trégor, dans le département des Côtes d’Armor. Sa situation au sommet de la rive gauche du Trieux qui est très abrupte, permet d’avoir un point de vue exceptionnel sur les alentours et notamment sur le […]

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Rédigé par rafael

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Publié le 20 Août 2014

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Le Colisé

 

" C’est à Rome que le poème pélasgique du mur, si nerveusement et savamment développé par les Grecs et les Étrusques, trouva ses plus puissantes et ses plus durables expressions. C’est à Rome que les applications de la voûte asiatique furent les plus variées, son usage le plus fréquent, son emploi le plus méthodique. La voûte, en Chaldée, en Assyrie, s’allongeait, s’écrasait ou se renflait sur les palais, sur les maisons, planait au-dessus des villes. A Rome, elle est la base même de toute construction utilitaire, et la plupart des formes architectoniques dérivent de sa présence, arches des ponts, vomitoires, couloirs autour des cirques, immensité des salles amenée par la force des murs, puissance des supports commandée par la hauteur des édifices, monuments circulaires, images de l’horizon des plaines portant la coupole du ciel.

 

Antiquite--Rome-Pantheon.jpg

Le Panthéon

 

Le tombeau de Cecilia Metella, le Môle d’Adrien, le Panthéon d’Agrippa surtout sont des raccourcis de la force de Rome et du cirque sévère et sauvage au centre duquel elle est bâtie. La puissance en est triste, les murs pleins, aussi rugueux qu’une peau de monstre, l’intérieur secret et jaloux comme l’âme de ce peuple qui ne consentit pas à se manifester avant d’avoir enlevé à tous les autres peuples le droit de la discuter. Cela pèse sur l’écorce terrestre et semble émaner d’elle. Au sommet du Panthéon, une ouverture circulaire laisse passer la lumière du ciel. Elle y tombe comme à regret et ne parvient jamais à en éclairer les recoins. Rome est volontaire et fermée.

 

Antiquite--Roma-Colosseo.jpgAntiquite--Pantheon.jpg

 

 

C’est seulement dans les cirques de pierre que le soleil descendait à flots, mais pour y éclairer les spectacles que le monde domestiqué donnait à Rome en attendant qu’il y puisât la haine, la révolte, la soif de purification. Panem et circenses ! Le Colisée n’est que la formule de pierre des besoins monstrueux du peuple roi. Le patricien ne dispose plus de la guerre pour occuper le plébéien. Voilà du pain. Voilà des cirques où peut tenir toute une ville, et construits de telle sorte que de chacune de ses places on puisse assister à l’agonie de cette ville. Jamais on ne vit, sous le ciel, de théâtre mieux aménagé pour y donner le spectacle d’un suicide plus grandiose que celui-là."

 

Antiquite--Forum-Palatin.jpgLe forum

 

 

Élie Faure, Histoire de l'art - L'art antique, 1921

 

Photos: Lankaart (c)

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Rédigé par rafael

Publié dans #ROME ANTIQUITE

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