Publié le 5 Octobre 2014

mantegna calvaire

 

Né en 1431 à Vicence, Mantegna fut l'élève de Squarcione à Padoue. En 1459 il est nommé peintre officiel à la cour des Gonzague à Mantoue. Assouplissant son style dur et puissant il exécute nombre de décorations au Palais Ducale dont la fameuse Chambre Ducale. Débutant sa carrière en plein Quatrocento, Mantegna commence par produire des oeuvres de style gothique avant d'ouvrir une nouvelle voie marquée par l'influence de l'Antiquité, les recherches en perspective et des compositions audacieuses. De cette période date le Christ Mort et Les Triomphes de César.

 

mantegna dead christ mort

 

La protection d'Isabelle d'Este lui permet d'accèder à la commande papale, et en 1489 il réalise la décoration de la chapelle du Pape à Rome. Poursuivant son oeuvre à Mantoue il fait preuve d'une ouverture d'esprit remarquable qui lui permet re rendre avec beaucoup de réalisme les mouvements de l'expression de ses personnages, une des caractéristiques des péocupations de la première Renaissance italienne.

 

mantegna 022

 

mantegna presentazione

 

mantegna mages

 

mantegna

 

Source: RR DA

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #RENAISSANCE ITALIE

Repost0

Publié le 4 Octobre 2014

Rosso Fiorentino

Moïse défendant les filles de Jethro

Galerie des Offices à Florence

 

Giovanni Battista di Jacopo dit Rosso Fiorentino (soit « [Le] Maître roux [de Florence] » en français à cause de la couleur de ses cheveux, est un peintre et décorateur italien né à Florence en 1494 et mort à Paris en 15401. Il appartient selon les historiens d'art à l'école maniériste ou à la Renaissance tardive qui marquent l'école de Fontainebleau.

 

Les théoriciens allemands du maniérisme ont pris les lieux de la carrière du Rosso Fiorentino, à savoir Florence, Rome, Arezzo, Venise, Fontainebleau comme emblématiques des premières périodes de ce vaste mouvement artististique européen englobant peinture, sculpture ainsi que de nombreux arts décoratifs.

 

Rosso Fiorentino christ

 

Cet artiste florentin est l'un des initiateurs du courant maniériste européen qui révèle un tournant décisif dans l'art de la Renaissance italienne en voie d'exportation transalpine. En Toscane, ce "maître sans maître", ainsi qu'il se revendique par un art émancipé, prend les voies déroutantes de la modernité : inspiration étrange, dessin sous l'influence de Dürer et de Baccio Bandinelli, utilisation de couleurs aigues ou stridentes.

 

Rosso Fiorentino depose

 

 

Un bref séjour à Rome en 1524 lui fait découvrir les fresques de la chapelle Sixtine. C'est aussi l'émerveillement devant l'autre pilier fondateur, avec Michel-Ange, de la première maniera européenne, Raphaël et son école qui compte Perino del Vaga et Le Parmesan. Il travaille ensuite beaucoup pour les graveurs, en particulier pour Caraglio. Il s'épuise aussi à égaler les fresques à la mode michelangélesque.

 

Rosso Fiorentino vierge

 

 

Alors qu'il se trouve à Venise, hôte de Pierre l'Arétin en 1530, il saisit une commande de François Ier qui célèbre le mariage du roi avec Éléonore d'Autriche. Rosso choisit de peindre une allégorie Mars et Vénus. Il s'agit d'une allusion à la récente Paix des Dames : Le roi, comme Mars, abandonnait les armes pour Vénus. Avec la recommandation de Pierre l'Arétin, premier conseiller artistique du souverain à Venise et en Italie, le souverain Très Chrétien charmé remercie et appelle l'artiste à la cour de France. Le Rosso choisit l'exil et arrive à Paris en octobre 15302..

 

En pleine Renaissance française, le roi Valois est un admirateur de l'art italien. Sa Majesté est conquise par cet artiste cultivé et musicien. Elle le comble de largesses et lui confie la décoration du château de Fontainebleau. Pendant près d'une décennie, Le Rosso tout en créant des œuvres indépendantes dirige la décoration de Fontainebleau. Il dessine le pavillon de Pomone, le pavillon des Poesles, la galerie basse (tous détruits). Mais c'est surtout la grande galerie François Ier reliant l'ancien et le nouveau château de Fontainebleau, réalisée principalement entre 1533 et 1537, qui demeure son chef-d’œuvre fait d'un décor orné de peintures, de frises, de fresque et de modèles de cuir et de stuc. Un motif récurrent de la galerie est l'emblème animal du roi, la salamandre. Le Rosso est récompensé par sa nomination de premier peintre du roi et de chanoine de la Sainte-Chapelle.

 

La fin de l'artiste est obscure. L'artiste avare aurait accusé son ami fidèle, Pellegrino d'avoir volé ses économies. Ce dernier soumis à la torture sauve son innocence. Le Rosso, désespéré d'avoir perdu son ami, se serait supprimé par empoisonnement à la fin de l'année 1540. La biographie rédigée par Giorgio Vasari qui s'appesantit sur cette fin tragique est aujourd'hui mise en doute.

 

Le Primatice, son adjoint bellifontain depuis 1532 et de plus en plus son rival autoritaire et affiché, supprime après 1540 sous prétexte d'agrandissement ou de sa prédilection pour la sculpture en piédestal nombre d'œuvres décoratives du maître roux.

 

De la dernière période de sa vie, mis à part les dessins préparatoires à l'attention des sculpteurs Fanluzzi, Boyvin ou l'inconnu maître L.D, il ne reste que de rares peintures, à l'exemple de la Pieta visible au musée du Louvre. Par son influence, Le Rosso est le créateur de la première école de Fontainebleau, initiateur de la Renaissance française3. Ce décorateur érudit, attiré par le bizarre et le spectaculaire, tout en racontant une histoire à plusieurs niveaux de lecture ou d'émotion, bouscule les genres établis et demeure une source d'évolution durable de l'art d'ornementation des cours princières du Nord de l'Europe.

 

Source: Wikipedia

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #RENAISSANCE ITALIE

Repost0

Publié le 3 Octobre 2014

sassanides aiguillere

Metropolitan Museum New-York, VIe siècle ap. JC.

 

On considère l'ère sassanide (224-651 ap. JC) comme l'une des périodes les plus importantes de l'histoire de l'Iran. Sous bien des aspects, elle représente l'accomplissement au plus haut degré de la civilisation perse et fut le dernier grand empire iranien avant la conquête musulmane de la Perse et l'adoption de la religion musulmane.

 

Les aiguières, étaient souvent décoré de figures féminines tenant une variété d'objets festifs. L'apparition de ces motifs est liée à l'influence des images grecques associées au Dieu du vin Dionysos. Sur cette aiguières plaqué d'argent, des arcs floraux supportés par des pilastres encadrent quatre figures féminines qui dansent. Chacune tient un objet cérémonial dans l'une ou l'autre main : raisin et branches de feuille, un navire, une fleur en forme de coeur. Au-dessous d'une arcade, on voit le coup de bec d'un oiseaux sur un fruit et au-dessous d'une autre une panthère minuscule boit. Tant les femmes que les motifs décoratifs rappellent les représentations des ménades, les préposés de Dionysos. Cependant, il a été suggéré que ces figures ont été adaptées au culte de la déesse iranienne Anahita. Aucun texte n'existe aujourd'hui qui puisse expliquer l'apparition et la fonction de ces figures féminines, mais il semble probable que les aiguières décorées de motifs comme ceux-ci auraient été destinés à contenir du vin pour des célébrations à la cour ou des rites religieux.

 

sassanides aiguillere 2

 

Photos: Metropolitan Museum

Source: RR MM

 

 


 


British Museum Ville de Mésopotamie sur la rive orientale du Tigre en face de Mossoul. Le site de Ninive a été habité dès le ~ VIe millénaire. Ses ruines sont ensevelies sous le tell de Kouyoundjik et sous le tell Nebi Younous, où, selon la tradition musulmane, est situé le tombeau de Jonas. La […]

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #PARTHES et SASSANIDES

Repost0

Publié le 1 Octobre 2014

Paris parc de Bercy A (4)

 

Le parc de Bercy est l'un des plus importants jardins de la capitale. Il est constitué de trois jardins situés dans le quartier de Bercy dans le 12e arrondissement de Paris, entre Bercy Arena et le centre commercial et de restauration Bercy Village.

Il a été créé à l'emplacement des anciens entrepôts de vins de Paris. Dans la partie centrale (les « Parterres ») sont ainsi encore visibles des rails, un chai (ancien lieu d'embouteillage des vins) et la maison des gardiens des entrepôts. Dans le « Jardin romantique », a subsisté la maison des percepteurs des taxes. En effet, cet emplacement pour le marché au vin avait été choisi pour être à la frontière de la barrière d'octroi instaurée au XVIIIe siècle.

 

Le jardin a conservé du site ancien la trame orthogonale des rues et certaines chaussées pavées qui servaient autrefois à l'acheminement des vins depuis les berges de la Seine (mais il en est coupé depuis les années 1970 par la circulation automobile sur les quais).

 

La partie la plus proche du POPB (Palais Omni-sport de Paris Bercy) est appelée « les Prairies » et est formée de grands espaces de pelouses ombragées par de grands arbres. C'est dans cette partie que s'organisent des matches de football improvisés. Ce jardin s'achève sur une esplanade de terre battue au pied du POPB dont les marches servent de point de rassemblement des pratiquants de skateboard et de patins à roulettes.


Paris parc de Bercy A (5)

 

Paris parc de Bercy A (8)

Paris parc de Bercy A (6)

 

Paris parc de Bercy A (7)

Paris parc de Bercy A (3) Paris parc de Bercy A

 

Les « Parterres » est un jardin consacré aux activités du travail des plantes : potagers pédagogiques ouverts aux élèves des écoles, buissons taillés, fleurs, etc.

 

Paris parc de bercy B (14)

 

Paris parc de bercy B (12) Paris parc de bercy B (20)
Paris parc de bercy B (3) Paris parc de bercy B (7)

 

 

Paris parc de bercy B (16)

 

Paris parc de bercy B (10) Paris parc de bercy B (11)
Paris parc de bercy B (15) Paris parc de bercy B (17)
Paris parc de bercy B (6) Paris parc de bercy B (5)

 

Paris parc de bercy B (25)

 

Paris parc de bercy B (18) Paris parc de bercy B (9)

 

Paris parc de bercy B (13)

 

Paris parc de bercy B (23)

 

Paris parc de bercy B (2) Paris parc de bercy B (21)
Paris parc de bercy B (22) Paris parc de bercy B (24)

 

Deux passerelles permettent de passer dans le jardin le plus proche de Bercy-Village nommé le « Jardin romantique », il comprend de nombreux bassins où vivent des poissons et de très grands arbres souvenirs de l'ancien marché aux vins.

 

Paris parc de bercy B

 

paris parc de bercy C (10)

 

paris parc de bercy C (4)

 

paris parc de bercy C (11) paris parc de bercy C (12)
paris parc de bercy C paris parc de bercy C (9)

 

paris parc de bercy C (8)

paris parc de bercy C (3)

 

paris parc de bercy C (6)

 

paris parc de bercy C (5)

 

paris parc de bercy C (7)

 

Photos: lankaart (c)

Source: Wikipedia



Au coeur des douces collines de Sintra, ville de vilégiature de la famille royale portugaise, de la noblesse puis de la grande bourgeoisie, la Quinta da Regaleria constitue un ensemble unique de jardins, de palais néo-gothique et de folies exubérantes. Déssiné par un architecte, égalementun […]


Le château de Chantilly se situe dans un site remarquable de la vallée de la Nonette, affluent de l'Oise. À l'exception du « Petit Château », construit au XVIe siècle par Jean Bullant, le château actuel est une reconstruction du XIXe siècle sur des plans de l'architecte Honoré Daumet pour […]

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #PARCS et JARDINS

Repost0

Publié le 1 Octobre 2014

Persepolis lion Londres British Museum (2)

Persepolis

 

" La Perse seule, maîtresse des foyers de la civilisation orientale pouvait, en ramassant dans un élan dernier les énergies faiblissantes des peuples qu’elle avait vaincus, tenter un résumé de l’âme antique au cours des deux cents ans qui séparèrent son apparition dans le monde de la conquête macédonienne. L’Égypte, l’Assyrie, la Grèce, elle assimila tout. Deux siècles, elle représenta l’esprit oriental déclinant en face de l’esprit occidental qui sortait de l’ombre. Elle eut -.même la destinée exceptionnelle de ne pas disparaître tout à fait de l’histoire et de manifester vis-à-vis d’une Europe changeante, tantôt très civilisée et tantôt très barbare, un génie assez souple pour accueillir tour à tour les idées du monde hellénique, du monde latin, du monde arabe, du monde indou, du monde tartare, assez indépendant pour s’émanciper de leur domination matérielle.

 

Achemenide-archers-palais-de-Darius-Suse--Berlin-.jpg

 

 

Si l’on remonte à ses plus anciens témoignages, alors qu’elle tentait de dégager un esprit plus libre et moins tendu de la force assyrienne, on s’aperçoit vite que les archers qui défilent ne sont pas aussi cruels, que les bêtes égorgées ne sont pas aussi redoutables, que les monstres qui gardent les portes ou soutiennent les architraves ont un abord moins brutal.

 

Suse-palais-de-darius-Ier-chapiteaux--5-.jpgSuse-palais-de-darius-Ier-chapiteaux--4-.jpg

 

 

L’esprit hiératique de l’Égypte conquise et surtout l’harmonieuse intelligence des Ionιens des côtes et des îles appelés par Darius, donne à ces fêtes de mort un caractère de décoration et de parade qui masque leur férocité. Le génie alors mûrissant de la Grèce ne pouvait pas permettre qu’une forme d’art originale subsistât à côté de lui. Et comme il ne lui était pas possible d’empêcher la Perse de parler, il dénatura ses paroles en les traduisant. Il n’est même pas nécessaire de voir les monstres assyriens avant les figures de Suse pour trouver celles-ci peu vivantes, de silhouette héraldique, de style assez boursouflé. Les rois sassanides, leurs prisonniers, les grandes scènes militaires taillées dans le rocher en plusieurs points du massif montagneux qui borde les plaines iraniennes et domine la région des fleuves, ont une allure autrement forte, autrement grandiose et redoutable malgré lés emprunts visibles que la Perse continue à faire aux peuples qu’elle combat, les Romains après les Grecs et l’Assyrie. L’Asie seule et l’Égypte ont eu l’inébranlable et monstrueuse foi qu’il faut , pour imposer la forme de nos sentiments et de nos actes à ces terribles murs naturels contre qui le soleil foudroie les hommes, ou mettre trois ou quatre siècles à pénétrer les entrailles du globe pour y déposer dans l’ombre la semence de notre esprit.

 

 

 

A voir, au milieu des montagnes sculptées, les ruines de ces grands palais à terrasses où conduisent des escaliers géants et que les architectes ninivites étaient certainement venus bâtir, on s’étonne que le génie grec qui construisait aux mêmes siècles ses petits temples purs, ait pu s’assouplir au point de marier sans effort sa grâce à ce brutal étalage de faste et de sensualité devant qui le génie égyptien inclinait en même temps sa sérénité spirituelle et le génie assyrien sa violence. C’est pourtant la Grèce ionienne qui a donné l’élégance et l’élan aux longues colonnes des portiques, comme elle a drapé les archers et stylisé les lions. C’est l’Égypte qui a chargé leurs bases et leurs cols de puissantes ceintures végétales, lotus, feuilles grasses poussées dans l’eau tiède des fleuves. C’est l’Assyrie qui les a couronnées de larges taureaux accolés par le milieu du corps pour supporter les poutres où va s’asseoir l’entablement. Et les palais de Ninive semblent y avoir entassé leurs meubles ciselés, incrustés d’or, d’argent, de cuivre, leurs étoffes lourdes de pierres et ces épais tapis profonds, changeants, nuancés comme les moissons de la terre, opulents et confus comme l’âme orientale, que la Perse n’a pas cessé de fabriquer. Mais la décoration des demeures royales de Persépolis et de Suse est moins touffue, moins barbare et témoigne d’une industrie plus raffinée et d’un esprit qui s’humanise. La brique émaillée, dont les Assyriens, après les Chaldéens, protégeaient leurs murs contre l’humidité, est prodiguée du haut en bas de l’édifice, à l’extérieur, sous les portiques et dans les appartements. Le palais des Achéménides n’est plus l’impénétrable forteresse des Sars du Nord. Encore imposant par sa masse, par sa lourdeur rectangulaire, il est allégé par ses colonnes qui ont la fraîcheur des tiges gonflées d’eau, il est fleuri de vert, de bleu, de jaune, de rouge, brillant comme un lac au soleil, miroitant à la lueur des lampes. L’émail est la gloire de l’Orient. C’est encore lui qui réfléchit les jours ardents, les nuits de perle fauve sur les coupoles et les minarets des villes mystérieuses enfouies sous les cyprès noirs et les roses."

 

 

Élie Faure: Histoire de l'art - L'art antique, 1921

 Photos: Lankaart (c)

 

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #MESOPOTAMIE et PERSE ANTIQUITE, #IRAN

Repost0

Publié le 29 Septembre 2014

 

Ninive nineveh chasse au lion palais d'assurbanipal (4)

Ninive

 

" L’art assyrien est d’une simplicité terrible. Bien qu’une silhouette presque plate, à peine ombrée d’ondulations, accuse seule la forme, cette forme éclate de vie, de mouvement, de force, de sauvage caractère. On dirait que le sculpteur parcourt avec la pointe d’un couteau le trajet des nerfs qui portent l’effort meurtrier dans les reins, les membres, les mâchoires.

 

 

Ninive nineveh chasse au lion palais d'assurbanipal (5)

Ninive

 

Les os, les muscles tendent la peau à la crever. Des mains étreignent des pattes, se crispent sur des cous, bandent des cordes d’arc, des dents déchirent, des griffes labourent, le sang gicle, poisseux et noir. Seul, le visage humain ne bouge pas. Jamais on ne voit sa surface s’éclairer de la sourde illumination des figures égyptiennes. Il est tout à fait extérieur, toujours pareil, dur, fermé, très monotone, mais très caractérisé par ses yeux immenses, son nez busqué, sa bouche épaisse, son ensemble mort et cruel. Il convient que le roi dont la tête reste tiarée, les cheveux et la barbe huilés, parfumés, frisés, égorge ou étrangle avec calme le monstre ivre de fureur. Il convient que les détails de son costume, comme ceux de sa coiffure, soient décrits minutieusement. Le pauvre artiste a de pitoyables soucis. Il flatte son maître, orne ses habits, soigne ses armes et son harnais de guerre, il lustre sa chevelure, il le montre impassible et fort au combat, plus grand que ceux qui l’accompagnent, dominant sans effort la bête furieuse qu’il tue. Le caractère terrible des poitrines, des jambes, des bras en action, des fauves rués à l’attaque, muscles tendus, os craquants, mâchoires broyantes, en est trop souvent masqué.

 

 

Ninive nineveh chasse au lion detail

Ninive

 

Qu’importe. Il faut faire la part des servitudes dont un homme de ce temps ne pouvait se libérer. L’artiste ninvite comprenait, c’est la seule liberté réellement accessible. Il était infiniment plus fort que ceux dont il avait la faiblesse d’adorer l’horrible pouvoir. Les Sars trop élégants, trop courageux, les ornements royaux, les caparaçons ennuient, c’est la revanche du sculpteur. Ce qu’il aimait étreint et bouleverse. Il faut lui demander comment il voyait- les bêtes, chevaux secs à jambes maigres, à têtes nerveuses, hagardes, à naseaux battants, chiens grommelant qui tirent sur leur chaîne, lions hérissés, grands oiseaux traversés de flèches qui tombent entre les arbres. Là, il est incomparable, supérieur à tous avant et après lui, Égyptiens, Égéens, Grecs, Indous, Chinois. Japonais, imagiers gothiques, renaissants de France ou d’Italie. Il a surpris, sous les palmiers aux fruits rugueux, la bête au repos, le mufle appuyé sur ses pattes, digérant le sang qu’elle a bu. Il a vu la bête au combat, déchirant des chairs, ouvrant des ventres, enragée de faim et de colère. Les forces de l’instinct circulent avec une violence aveugle dans ces gros muscles contractés, ces chutes pesantes sur des proies, ces corps dressés debout, membres écartés, griffes ouvertes, ces mufles froncés, ces détentes irrésistibles, ces agonies aussi farouches que des élans ou des victoires. Jamais l’intransigeance descriptive n’ira plus loin. Ce lion vomit du sang parce qu’il a le poumon traversé d’une pique. Cette lionne en fureur, dents et griffes dehors, traîne vers le chasseur son corps paralysé parce que des flèches ont rompu sa moelle épinière. Morts, ils sont encore terribles, couchés sur le dos, avec leurs grosses pattes qui retombent. C’est le poème de la force, du meurtre et de la faim.

 

Nimrud bas-relief (11)Nimrud

 

Même quand il renonce pour un jour à ses sujets de bataille ou de chasse, à ses orgies d’assassinat dans le concert horrible des clameurs de mort et des rugissements, le sculpteur assyrien continue ce poème.

 

Nimrod-Palais-Bas-relief-Berlin-Mus-e-de-Pergam---4-.jpg

Nimrud

 

Presque aussi bien que les sphinx des allées sacrées de l’Égypte, les monstres violents qui gardent les portes donnent cette impression d’unité animale qui fait rentrer dans l’ordre naturel les créations les plus étranges de notre imagination. Mais le statuaire de Ninive ne se contente pas de fixer une tête d’aigle à des épaules d’homme, une tête d’homme à une encolure de taureau. Le taureau, le lion, l’aigle, l’homme se mêlent, corps ou griffes de lion, pattes ou poitrail de taureau, ailes ou serres d’aigle, dure tête d’homme chevelue, barbue, avec la haute tiare. Homme, lion, aigle, taureau, toujours un être viable, d’harmonie brutale et tendue, qui remplit sa fonction symbolique et synthétise violemment les formes naturelles qui représentent à nos yeux la puissance animale armée. En général, comme en Égypte, la tête du monstre est humaine hommage obscur et magnifique rendu par l’homme de violence à la loi de l’homme essentiel qu’il porte en lui, et qui est de vaincre la force aveugle par la force de l’esprit."

 

Palais-de-Sargon-II-taureaux-ail-s--2-.jpgPalais de Sargon

 

 

Élie Faure: Histoire de l'art - L'art antique, 1921

 

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #MESOPOTAMIE et PERSE ANTIQUITE

Repost0

Publié le 28 Septembre 2014

Lanvellec parc du chateau de Rosanbo (4)

 

Le château de Rosanbo est composé de plusieurs corps de bâtiments construits du XVe siècle au XIXe siècle. Le château fort a été transformé en gentilhommière à partir de 16834.

 

Vaste quadrilatère aménagé sur six siècles et entouré d'un domaine, il constitue l'un des plus importants châteaux de Bretagne. Un bâtiment est ajouté au xviie siècle afin d'esquisser une cour fermée. Celle-ci est achevée au xixe siècle. Au xviiie siècle, l'architecte Joubert crée de grandes fenêtres et des toits à la Mansart.

 

Le parc, situé dans l'enclos primitif du XVIIIe siècle, fermé par deux porches d'entrée, a été redessiné par Achille Duchêne au début du XIXe siècle. Il est construit autour de trois tapis de verdure et est ceint par des allées cavalières, elles-mêmes encadrées par des charmilles voutées remarquables s'étendant sur 2,5 km.

 

Les terrasses et leur statuaire, les jardins, le grand et le petit parc, le colombier ont été inscrits monument historique le 20 mars 19954.

 

Lanvellec parc du chateau de Rosanbo (10)

 

Lanvellec parc du chateau de Rosanbo (14)

Lanvellec parc du chateau de Rosanbo (18)

Lanvellec parc du chateau de Rosanbo (11)

Lanvellec parc du chateau de Rosanbo (7) Lanvellec parc du chateau de Rosanbo (9)

 

Lanvellec parc du chateau de Rosanbo (5)

 

Lanvellec parc du chateau de Rosanbo (8)

Lanvellec parc du chateau de Rosanbo (12)

 

Lanvellec parc du chateau de Rosanbo (17)

Lanvellec parc du chateau de Rosanbo (2) Lanvellec parc du chateau de Rosanbo (16)
Lanvellec parc du chateau de Rosanbo (15) Lanvellec parc du chateau de Rosanbo (3)

 

Photos: Lankaart (c)

Source: Wikipedia



Le château de Vaux-le-Vicomte date du XVIIe siècle (1658-1661), il fut construit pour le surintendant des finances de Louis XIV, Nicolas Fouquet. En 1653-1654, Nicolas Fouquet charge André Le Nôtre de modifier le jardin préexistant. Le chantier commence par des travaux d’adduction d’eau et par […]


Les jardins du château de Courances sont situés dans l'ancienne province du Gâtinais, aujourd'hui département de l'Essonne, à quarante-sept kilomètres au sud-est de Paris. Le parc, considéré comme l'un des plus beaux de France, a été commencé au XVIe siècle par les Clausse et achevé par les […]

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #PARCS et JARDINS

Repost0

Publié le 27 Septembre 2014

Jardins du Manoir du Cruguil (2)

 


Le château du Cruguil, non loin de Lanion, est un manoir breton d’architecture classique du XIVème siècle, les corps de bâtiment sont reliés par une tour angulaire qui abrite l’escalier. Au XVI ème siècle, les Comtes de Lannion vont agrandir le Cruguil en construisant la façade Sud.

La famille des Comtes de Lannion réside au Cruguil jusqu’au début du XVII ème siècle ; ensuite, tout en restant la propriété de la famille de Lannion, le Cruguil va devenir une ferme.

 

Le château est entouré d’un beau parc qui fait partie des parcs et jardins de Bretagne. Ce parc tire sa particularité d’une charmille, datant du XIX ème siècle, en forme de tunnel en U. Le parc comporte aussi un étang alimenté par une fontaine.

 

Jardins du Manoir du Cruguil (11) Jardins du Manoir du Cruguil (12)
Jardins du Manoir du Cruguil (6) Jardins du Manoir du Cruguil (14)

 

Jardins du Manoir du Cruguil (13)

 

Jardins du Manoir du Cruguil (8)

 

Jardins du Manoir du Cruguil (5)

 

Jardins du Manoir du Cruguil (3) Jardins du Manoir du Cruguil (4)
Jardins du Manoir du Cruguil (9) Jardins du Manoir du Cruguil (7)

 

Photos: Lankaart (c)

Source: RR 

 



La Casa de Pilatos (« Maison de Pilate ») est un palais aristocratique situé dans le centre historique de Séville. Bâtie essentiellement aux XVe et XVIe siècles, elle marie autour de plusieurs patios et jardins les styles mudéjar, gothique et renaissance. Son organisation spatiale, ses qualités […]


Le « Parterre », ou « Grand jardin », ou encore « jardin du roi » a été créé sous François Ier, et retracé sous Henri IV puis redessiné par André Le Nôtre. Les bassins du Tibre et du Romulus puisent leur nom dans un groupe sculptural qui les orna successivement au xvie et xviie siècles. Fondu […]

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #PARCS et JARDINS

Repost0

Publié le 26 Septembre 2014

alessandro allori pescatori di perle studiolo

 

Alessandro Allori est le père de Cristofano Allori. Il a eu pour maîtres un ami de la famille Angelo di Cosimo di Mariano dit Il Bronzino, puis Michel-Ange. À certains égards, Allori est le dernier de la lignée d'éminents peintres florentins : Andrea del Sarto a collaboré avec Fra Bartolomeo (ainsi que Léonard de Vinci), Pontormo a brièvement été l'élève d'Andrea et a formé Bronzino qui lui-même a formé Allori. Les générations suivantes furent fortement influencées par la vague baroque qui dominait dans d'autres parties de l'Italie.

 

Parmi ses collaborateurs on trouve Giovanni Maria Butteri et son principal élève Giovanni Bizzelli. Cristoforo del Altissimo, Cesare Dandini, Aurelio Lomi, John Mosnier, Giovan Battista Vanni, et Monanni ont également été ses élèves. Allori a été l'un des artistes ayant travaillé, sous les ordres de Giorgio Vasari, sur la décoration du Studiolo de François Ier.

 

Source: Wikipedia

 

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #RENAISSANCE ITALIE

Repost0

Publié le 25 Septembre 2014

Golden Necklace - Parthian Empire 2nd AD

 

L'Empire parthe (247 av. J.-C. – 224 ap. J.-C.), également appelé Empire arsacide , est une importante puissance politique et culturelle de l'Iran ancien contemporaine de l'empire romain. Les Parthes adoptent largement les pratiques artistiques, architecturales et religieuses ainsi que les insignes royaux de leur empire hétérogène qui regroupe les cultures perse, grecque et locales.

 

Source: Wikipedia

 



Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #PARTHES et SASSANIDES

Repost0