Publié le 12 Novembre 2014

 

 

La cappadoce est une région très particulière de l'anatolie centrale, ses paysages, ses vallées encaissées, ses oasis et ses villages rupestres en font un monde à part. Ici nombreux sont les peuples qui se sont croisés (sémites, turcs, romains, hittites, lydiens, grecs, perses, arabes etc...) L'art est un art d'échanges et d'empreins loin des dogmes établis par les grandes capitales des empires.

 

 

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C'est ici que s'épanouit au IXe siècle ap. JC une école cappadocienne de peinture créée par les moines chassées de Byzance par la vague iconoclaste, bien que l'on retrouve quelques exemples de ce courant dans la vallée. Dans les églises rupestres taillées dans les pitons rocheux qui forment ce paysage si caractéristique de la Cappadoce, les moines ont créé un art populaire et narratif, faisant référence aux évangiles apocryphes, à la vie des saints et au culte de la Vierge.

 

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Le caractère réaliste, parfois même dramatique de certaines scènes révèle un art d'une grande originalité qui perdurera jusqu'au XIIIe siècle, les églises étant peu à peu abandonnées. L'ensemble de ces œuvres fut redécouverte peu à peu au XIXe siècle, formant aujourd'hui le musée en plein air de Göreme, inscrit au patrimoine mondial de l'humanité.

 

 






 

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Photos: (c) Lankaart

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Rédigé par rafael

Publié dans #ARTS BYZANTIN PALEOCHRETIEN ORTHODOXE et RUSSE, #TURQUIE

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Publié le 12 Novembre 2014

Statue de Chintamanicakra assis 5

 

Statue de Chintamanicakra assis

National Museum, Tokyo, IXe siècle.

 

Cette statue représente le boddhisattva Nyoirin Kannon ou Chintamanicakra à six bras. Elle était à l'origine exposée dans le sanctuaire Ekô-in à Tokyo. La statue est composée de plusieurs éléments qui ont été assemblé au l'ensemble constitué de la tête et du tronc. L'expression sévère et la disposition de la statue font penser à l'époque de Heian (794-1185). Le jeu des différents bars autour du de la tête et du tronc forme une figure d'un remarquable équilibre particulièrement rare.

 

 

Statue de Chintamanicakra assis 4

 

Statue de Chintamanicakra assis 3

 

Statue de Chintamanicakra assis 2

 

Source: MT RR

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #JAPON

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Publié le 11 Novembre 2014

 

Joseph Nechvatal, né à Chicago aux États-Unis en 1951, est un peintre, plasticien et artiste numérique américain.

 

 

Depuis ses premières peintures assistées par robots en 1986, Joseph Nechvatal est un artiste qui n'a eu de cesse de questionner les relations entre le réel et le virtuel. En procédant à des jeux d'aller-retours entre ces deux espaces, il tente d'abolir la frontière qui les sépare. Le projet Computer Virus est né de la volonté de produire des peintures à l'aide d'algorithmes mettant en jeu des processus «viraux». Il repose sur un outil de simulation qui permet d'injecter virtuellement des organismes artificiels dans une peinture et de les observer la transformer et la dégrader. Certaines étapes de ces «attaques» peuvent ensuite faire l'objet d'une impression sur canevas, à l'aide de robots, pour revenir sur un support concret. Après quelques points de repères historiques, cet article présente le modèle de simulation et sa mise en œuvre, qui permet de concilier l'exploration aléatoire de processus complexes et une direction artistique.

 

 

Depuis, le projet a connu des évolutions au fil des expositions. L'un des axes de développement majeur a consisté à renforcer le caractère immersif de l'installation, par enrichissement de l'expérience sensorielle du spectateur. L'aspect visuel, la forme des virus, leur taille, leur couleur, mais aussi la façon dont l'environnement est représenté, tous ces éléments ont fait l'objet de nombreuses variations. Ainsi l'environnement peut être montré dans sa globalité, mais il est aussi possible de n'observer qu'une portion de l'image, permettant de voir davantage de détails, un peu comme si l'on se penchait sur un microscope. Un mode de poursuite automatique permet de choisir un virus parmi tous ceux présents dans l'image et de le poursuivre de façon à le garder toujours au centre de l'image.

 

 

 

Source: Wikipedia

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #XXIe: l'ART CONTEMPORAIN aujourd'hui

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Publié le 9 Novembre 2014

Saint-Rémy-de-Provence, May 1890

Van Gogh Museum, Amsterdam (Vincent van Gogh Foundation)

 

Van Gogh a peint cette nature morte à l'hôpital psychiatrique de Saint-Remy. C'était pour lui une étude, il a peint deux tableaux du même motif. Dans cette version il a travaillé sur le contraste des valeurs, l'autre version est plus douce. Les iris étaient à l'origine d'un violet plus prononcé mais avec le temps le pigment rouge a disparu faisant du bleu une couleur dominante. Van Gogh appliquait la peinture en couche épaisse, le tableau pouvait mettre un mois à sécher. Il a donc quitté l'hôpital en laissant les toiles sur place et ne les a récupérées que quelques semaines plus tard.

 Source: Musée Van Gogh RR

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #FAUVISME etc..

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Publié le 8 Novembre 2014

Rijksmuseum Amsterdam, 1663

 

Ce tableau, très originale de Vermeer, trouve toute sa valeur dans l'utilisation subtile et envahissante du bleu. Cette couleur accentue l'effet de recueillement et de concentration que suggère la pose de la jeune femme. Le premier plan est occupé par du mobilier familier et crée une distance par rapport au spectateur introduisant ainsi à l'intimité du personnage. Comme souvent dans les tableaux le fond est occupé par une immense carte dont on ne perçoit qu'une partie.

 

L'harmonie globale créé par Vermeer peut surprendre puisqu'il n'y a au premier abord rien de particulier dans la composition de ce tableau. Mais comme dans quelques œuvres du maître ici tout se conjugue et s'équilibre à la perfection et un sentiment d'harmonie et de sérénité règne sur le tableau.


Vincent van Gogh écrivait dans une lettre datée du 29 juillet 1888 adressée d’Arles à Émile Bernard :

 

« Ainsi, connais-tu un peintre nommé Vermeer qui, par exemple, a peint une dame hollandaise très belle, enceinte. La palette de cet étrange peintre est : bleu, jaune citron, gris perle, noir, blanc. Certes, il y a dans ses rares tableaux, à la rigueur, toutes les richesses d'une palette complète ; mais l'arrangement jaune citron, bleu pâle, gris perle, lui est aussi caractéristique que le noir, blanc, gris, rose l'est à Vélasquez. »

 

En effet, le tableau se distingue par une utilisation exceptionnel de la couleur bleue : pour le dossier des deux chaises, pour la nappe recouvrant la table, pour la veste de satin de la jeune femme. Mais le bleu se communique également aux autres surfaces, et contamine notamment les parties ombrées du mur de l'arrière-plan, par exemple, sur le rectangle blanc de la partie supérieure gauche, et, plus encore, dans la partie de mur prise entre le bas de la carte, le ventre de la jeune femme et le dossier de la chaise du fond, ce qui pourrait relever de ce qu'André Lhote appelle la « musicalisation […] des éléments plastiques secondaires, [qui] ne peut être obtenue que par la transposition en bleu clair des ombres qu'un œil moins exercé a tendance à voir de la même couleur que la lumière, mais plus foncées. »

 

Source: RR, Wikipedia

 


 


"Sombre chagrin des ciels uniformément gris, Plus tristes d’être bleus aux rares éclaircies, Et qui laissent alors sur les plaines transies Filtrer les tièdes pleurs d’un sol incompris ; Potter, mélancolique humeur des plaines sombres Qui s’étendent sans fin, sans joie et sans couleur, Les […]


"Douce fierté des cœurs, grâce noble des choses Qui brillent dans les yeux, les velours et les bois, Beau langage élevé du maintien et des poses - Héréditaire orgueil des femmes et des rois ! – Tu triomphes, Van Dyck, prince des gestes calmes, Dans tous les êtres beaux qui vont bientôt mourir, […]

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Rédigé par rafael

Publié dans #CLASSICISME

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Publié le 7 Novembre 2014

paris parc monceau

 

Le parc fut tout d'abord une partie de l'ancienne propriété du duc de Chartres, qui fait dessiner, par Carmontelle au XVIIIe siècle, un « pays d'illusions » avec des fabriques de jardin : ferme suisse, moulins hollandais, pagode, pyramide, ruines féodales, temple romain disséminés le long de sentiers accidentés, de bouquets d'arbres et d'îles.

Lors de la Révolution, le jardin est confisqué et devient bien national en 1793 ; puis, il redevient propriété de la famille d'Orléans sous la Restauration.

 

En 1860, la ville de Paris achète le jardin : une partie est revendue aux financiers Pereire en vue d’un lotissement, tandis que l’autre sera aménagée par Jean-Charles Alphand. Les grilles sont de Gabriel Davioud.

 

Au détour des bosquets se trouvent des statues en marbre d'écrivains et de musiciens comme Guy de Maupassant créée par Verlet, Frédéric Chopin créée par Jacques Froment-Meurice, Charles Gounod et Alfred de Musset créées par Antonin Mercié, Ambroise Thomas créée par Alexandre Falguière ou Édouard Pailleron créée par Léopold Bernstamm. Le parc est entouré d'immeubles de luxe et d'hôtels particuliers.

 

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Le parc comprend une rotonde, ancien pavillon du mur des Fermiers généraux réalisé par Claude Nicolas Ledoux.

 

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Photos: lankaart (c)

Source: Wikipedia

 



Créé dans les années 1965 - 1970 par Peter Wolkonsky (repris en main depuis 1977 par sa fille Isabelle Vaughan et son mari Timothy) " Les Jardins de Kerdalo " font parti d'une vallée de 16 hectares qui s'ouvrent davant le manoir sur un jardin plus structuré avec à l'arrière des terrasses […]


Le château de Chantilly se situe dans un site remarquable de la vallée de la Nonette, affluent de l'Oise. À l'exception du « Petit Château », construit au XVIe siècle par Jean Bullant, le château actuel est une reconstruction du XIXe siècle sur des plans de l'architecte Honoré Daumet pour […]

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Rédigé par rafael

Publié dans #PARCS et JARDINS

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Publié le 6 Novembre 2014

 Private Collection

 

Van Gogh est à Arles, il attend avec impatience l'arrivée de son ami Gauguin pour peindre toute une série de nature morte aux tournesols. Ce motif très simple était pour lui une bonne occasion d'impressionné Gauguin. Van Gogh in fine réalise quatre natures mortes aux tournesols avant la fin de la saison. Il créé dans ses natures mortes des variations à partir d'une couleur unique, notamment en utilisant le jaune de chrome, l'ocre jaune et un vert Veronese.

 

Gauguin apréciait beaucoup le résultat du travail de Van Gogh, "l'exemple parfait d'un style qui est entièrement celui de Vincent".

 

Source: VGA RR

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #FAUVISME etc..

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Publié le 5 Novembre 2014

Lecce pouilles italie (8)

 

Réputée pour son patrimoine artistique particulièrement bien conservé, la ville est considérée comme l'une des capitales de l'architecture baroque de par l'originalité et la richesse du style architectural qui y a été développé à partir de la fin du XVVIe siècle, rendu possible par la malléabilité exceptionnelle de la pierre calcaire locale, appelée « Pierre de Lecce ». À cet égard, l'on parle même d'un barocco leccese, un « baroque de Lecce », qui possède des caractéristiques et un vocabulaire architectural qui lui sont propres. Lecce a, pour ces raisons, reçu des surnoms flatteurs tels que la « Florence baroque », la « Florence du Sud » ou encore l'« Athènes des Pouilles » et est considérée comme l'un des fleurons de l'Italie méridionale.

 

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Bien que subsistent encore plusieurs bâtiments datant de l'antiquité et du Moyen Âge, c'est bien l'art (et notamment l'architecture) baroque, qui s'est développé à Lecce entre les XVIe et XVIIIe siècles, qui a complètement transformé la ville et lui a donné cet aspect léger, aérien, raffiné, qui aujourd'hui encore la caractérise. L'avènement de l'art baroque à Lecce survient après 1571, lorsque la victoire vénitienne sur les Ottomans à la bataille de Lépante écarte définitivement la menace, jusque là constante, des raids turcs sur les côtes des Pouilles. Lecce, qui n'était qu'une ville d'importance moyenne construite autour d'un château voulu par Charles Quint, connut alors une importante période d'essor et d'agrandissement. Une forte impulsion au niveau artistique fut donnée notamment par les autorités religieuses de la ville (comme l'évêque Luigi Pappacoda) puis par les familles nobles ce qui aboutit à la construction de monuments et d'édifices dans le nouveau style baroque. Celui-ci concerna d'abord les édifices religieux et les plus grands palais nobiliaires puis gagna toutes les constructions entreprises dans Lecce jusqu'à la fin du XVIIIe siècle.

 

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Plusieurs grands architectes se sont distingués par leurs réalisations et sont considérés comme les maîtres d'œuvre du barocco leccese (baroque de Lecce) : ce sont Giuseppe Cino (1644-1722), Cesare Penna, Emanuele Manieri et surtout Giuseppe Zimbalo (1617-1710).

L'un des éléments les plus représentatifs du baroque de la ville est la piazza del Duomo (place du dôme, c'est-à-dire de la cathédrale), qui évoque un décor de théâtre, et regroupe un ensemble d'édifices baroques (à la réalisation desquels ont participé trois des architectes précédemment cités) qui mettent en valeur la beauté de la pierre locale (en italien pietra leccese ou leccisu en gentilé), au grain fin et doré. Le baroque leccese trouve précisément son originalité dans l'utilisation de cette pierre calcaire, tendre, blanchâtre, et très malléable qui prend en vieillissant une belle couleur chaude, dorée.

 

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Mais le monument le plus symbolique de l'art baroque de Lecce et de son foisonnement est certainement la basilique Santa Croce (avec l'attenant palais des Célestins), reconstruite à partir de 1549 et achevée en 1695 que l'on doit notamment à Giuseppe Zimbalo. L'imagination fertile des artistes a pu s'y exprimer en toute liberté et a produit un décor d'une richesse inouïe, dont la beauté provient de la profusion même, un décor qui marque le regard par cette folie ornementale portée à son paroxysme.

 

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Source: Wikipedia, Photos: Lankaart (c)

 

Lecce - Pouilles
Lecce - Pouilles

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Rédigé par rafael

Publié dans #VILLES D'ART ET DE CULTURE

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Publié le 4 Novembre 2014

rajasthan samode bag hotel (4)

 

 

Le Samode Bagh Hôtel est situé dans la campagne non loinde Jaipur. Il s'organise autour d'un très beau jardin qui mêle les influences indiennes et anglaises.

 

 

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rajasthan samode bag hotel

 

rajasthan samode bag hotel (6)

 

rajasthan samode bag hotel (8)

 

Photos: Lankaart (c)

Source: RR

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Rédigé par rafael

Publié dans #PARCS et JARDINS

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Publié le 3 Novembre 2014

Horus temple de Dendera

Horus, temple de Dendera

 

" La sculpture est à la fois la plus abstraite et la plus positive des expressions plastiques. Positive, parce qu’il lui est impossible d’esquiver les difficultés de sa tâche sous des artifices verbaux et que la forme ne vivra qu’à la condition d’être logiquement construite de quelque côté qu’on la regarde. Abstraite, parce que la loi de cette construction ne nous est révélée que par une série d’opérations mentales de plus en plus généralisatrices. La sculpture, avant d’être un art, fut une science, et nul sculpteur ne pourra faire œuvre durable s’il n’en a retrouvé dans la nature même les éléments générateurs. Or, ce sont les Égyptiens qui nous ont appris cela, et peut-être n’est-il pas possible de comprendre et d’aimer la sculpture si l’on n’a pas d’abord subi leur austère éducation.

 

Triade de Mykerinos

Triade de Mykerinos

 

La tête de leurs statues reste un portrait, très stylisé par la subordination de ses caractéristiques à quelques plans décisifs, mais le corps est coulé dans un canon d’une science architecturale qu’on n’atteindra plus. Un pied est devant l’autre pied, ou à côté de lui, la statue, presque toujours, est demi-nue, debout les bras collés au corps, ou assise, les coudes au thorax, les mains sur les genoux, le visage droit devant elle, les yeux fixes. Il lui est interdit d’ouvrir les lèvres, interdit de faire un geste, interdit de retourner la tête, interdit de se lever, interdit de quitter son socle pour se mêler aux vivants. On la dirait liée de bandelettes. Pourtant elle porte en elle, dans son visage où la pensée erre avec la lumière, dans son corps immobilisé, toute la vie qui s’étale sur les parois des tombes, l’éclatante vie des ténèbres.

 

Chephren statue (2)Chephren

 

Une onde la parcourt, onde souterraine, dont la rumeur est étouffée. Ses profils ont la sûreté d’une équation de pierre, un sentiment aussi vaste que tout ce que nous ignorons habite en elle sourdement. Jamais elle ne le dira. Le prêtre a enchaîné ses bras et ses jambes, cousu sa bouche de formules mystiques. L’Égypte n’atteindra pas l’équilibre philosophique, ce sens du relatif qui nous donne la mesure de notre action et, en nous révélant nos vrais rapports avec l’ensemble des choses nous assigne, dans l’harmonie universelle, le rôle de centre conscient de l’ordre qu’elle nous impose. Elle ne connaîtra pas la liberté vers laquelle elle était en marche à l’époque de Memphis et que ses peintres soupçonnent en tâtonnant dans l’ombre des tombeaux. Le prêtre lui défend de demander au mouvement confus de la nature l’accord de sa science et des aspirations sentimentales qu’elle ne peut pas contenir et qui rayonnent du basalte comme d’un soleil arrêté. "

 

Apis (2)Apis

 

Texte: Élie Faure, Histoire de l'art - L'art antique. 1921

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #EGYPTE ANTIQUITE

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