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Rosso Fiorentino

Rosso Fiorentino

Moïse défendant les filles de Jethro

Galerie des Offices à Florence

 

Giovanni Battista di Jacopo dit Rosso Fiorentino (soit « [Le] Maître roux [de Florence] » en français à cause de la couleur de ses cheveux, est un peintre et décorateur italien né à Florence en 1494 et mort à Paris en 15401. Il appartient selon les historiens d'art à l'école maniériste ou à la Renaissance tardive qui marquent l'école de Fontainebleau.

 

Les théoriciens allemands du maniérisme ont pris les lieux de la carrière du Rosso Fiorentino, à savoir Florence, Rome, Arezzo, Venise, Fontainebleau comme emblématiques des premières périodes de ce vaste mouvement artististique européen englobant peinture, sculpture ainsi que de nombreux arts décoratifs.

 

Rosso Fiorentino christ

 

Cet artiste florentin est l'un des initiateurs du courant maniériste européen qui révèle un tournant décisif dans l'art de la Renaissance italienne en voie d'exportation transalpine. En Toscane, ce "maître sans maître", ainsi qu'il se revendique par un art émancipé, prend les voies déroutantes de la modernité : inspiration étrange, dessin sous l'influence de Dürer et de Baccio Bandinelli, utilisation de couleurs aigues ou stridentes.

 

Rosso Fiorentino depose

 

 

Un bref séjour à Rome en 1524 lui fait découvrir les fresques de la chapelle Sixtine. C'est aussi l'émerveillement devant l'autre pilier fondateur, avec Michel-Ange, de la première maniera européenne, Raphaël et son école qui compte Perino del Vaga et Le Parmesan. Il travaille ensuite beaucoup pour les graveurs, en particulier pour Caraglio. Il s'épuise aussi à égaler les fresques à la mode michelangélesque.

 

Rosso Fiorentino vierge

 

 

Alors qu'il se trouve à Venise, hôte de Pierre l'Arétin en 1530, il saisit une commande de François Ier qui célèbre le mariage du roi avec Éléonore d'Autriche. Rosso choisit de peindre une allégorie Mars et Vénus. Il s'agit d'une allusion à la récente Paix des Dames : Le roi, comme Mars, abandonnait les armes pour Vénus. Avec la recommandation de Pierre l'Arétin, premier conseiller artistique du souverain à Venise et en Italie, le souverain Très Chrétien charmé remercie et appelle l'artiste à la cour de France. Le Rosso choisit l'exil et arrive à Paris en octobre 15302..

 

En pleine Renaissance française, le roi Valois est un admirateur de l'art italien. Sa Majesté est conquise par cet artiste cultivé et musicien. Elle le comble de largesses et lui confie la décoration du château de Fontainebleau. Pendant près d'une décennie, Le Rosso tout en créant des œuvres indépendantes dirige la décoration de Fontainebleau. Il dessine le pavillon de Pomone, le pavillon des Poesles, la galerie basse (tous détruits). Mais c'est surtout la grande galerie François Ier reliant l'ancien et le nouveau château de Fontainebleau, réalisée principalement entre 1533 et 1537, qui demeure son chef-d’œuvre fait d'un décor orné de peintures, de frises, de fresque et de modèles de cuir et de stuc. Un motif récurrent de la galerie est l'emblème animal du roi, la salamandre. Le Rosso est récompensé par sa nomination de premier peintre du roi et de chanoine de la Sainte-Chapelle.

 

La fin de l'artiste est obscure. L'artiste avare aurait accusé son ami fidèle, Pellegrino d'avoir volé ses économies. Ce dernier soumis à la torture sauve son innocence. Le Rosso, désespéré d'avoir perdu son ami, se serait supprimé par empoisonnement à la fin de l'année 1540. La biographie rédigée par Giorgio Vasari qui s'appesantit sur cette fin tragique est aujourd'hui mise en doute.

 

Le Primatice, son adjoint bellifontain depuis 1532 et de plus en plus son rival autoritaire et affiché, supprime après 1540 sous prétexte d'agrandissement ou de sa prédilection pour la sculpture en piédestal nombre d'œuvres décoratives du maître roux.

 

De la dernière période de sa vie, mis à part les dessins préparatoires à l'attention des sculpteurs Fanluzzi, Boyvin ou l'inconnu maître L.D, il ne reste que de rares peintures, à l'exemple de la Pieta visible au musée du Louvre. Par son influence, Le Rosso est le créateur de la première école de Fontainebleau, initiateur de la Renaissance française3. Ce décorateur érudit, attiré par le bizarre et le spectaculaire, tout en racontant une histoire à plusieurs niveaux de lecture ou d'émotion, bouscule les genres établis et demeure une source d'évolution durable de l'art d'ornementation des cours princières du Nord de l'Europe.

 

Source: Wikipedia

 

 


 

 


La notion d'une seconde école remonte à Dimier, qui, le premier, a su étudier les créations de cette période et les distinguer de la précédente. Avec Henri IV, l'activité artistique renaît en effet à Fontainebleau. Le titre de " seconde école de Fontainebleau ", sous lequel on rassemble les […]

 

 

 

 

 

 

 

 


 


La salle de bal, dite parfois « galerie Henri II », longue de 30 m et large de 10 m, a une superficie qui dépasse 300 m2. À l'origine (sous François Ier), elle était une simple loggia (réalisée sous la direction de Gilles Le Breton) qui ouvrait sur la cour Ovale et les jardins, et qui devait […]

 

 

 


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rafael

architecte passionné d'art et de voyages
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