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Pieter Bruegel l'Ancien

 

On sait que Bruegel est mort en 1569, « medio aetatis flore » (dans la fleur de l'âge) donc entre 35 et 45 ans. Il pourrait être né entre 1525 et 1530, ce qui en fait un contemporain de Philippe II d'Espagne.

 

Selon Carel van Mander, il fut l'élève de Pieter Coecke van Aelst, artiste cultivé, doyen de la guilde des artistes, à la fois peintre et architecte. En 1552, il fit un voyage en Italie, poussant jusqu'à Rome où il est possible qu'il ait travaillé avec le miniaturiste Giulio Clovio. Le Port de Naples, le décor de La Chute d'Icare et du Suicide de Saül ainsi que quelques dessins témoignent de son périple.

 

Entre 1555 et 1563, il est établi à Anvers et travaille pour l'éditeur Jérôme Cock, réalisant des dessins préliminaires pour des séries d'estampes. À partir de 1559, il simplifie son patronyme, signant ses œuvres Bruegel au lieu de Brueghel. À Anvers, il fréquente un cercle d'artistes et d'érudits humanistes notamment le mécène Nicolas Jonghelinck qui possédait seize de ses œuvres. On sait qu'il fut l'ami d'Abraham Ortelius qui écrivit quelques lignes émouvantes à sa mémoire. Mais sa vie sociale déborde largement de ce milieu intellectuel. Il fréquente volontiers les noces paysannes auxquelles il se fait inviter comme « parent ou compatriote » des époux.

 

En 1562 il s'installe à Bruxelles (où l'on peut toujours voir sa maison de la rue Haute) et c'est à l'église Notre-Dame de la Chapelle qu'il épouse en 1563 "Mayken cocks" (sic), fille de son maître Pieter Coecke van Aelst. En 1564 naît le premier de ses fils, Pieter Bruegel le Jeune, dit Bruegel d'Enfer. La situation politique et religieuse en Flandres se dégrade. En 1567 le Duc d'Albe entreprend une campagne de répression sanglante contre les rebelles, et c'est l'année même de l'exécution des comtes d'Egmont et de Horn que naît en 1568 son second fils, Jan, dit Bruegel de Velours. Il semble certain que Bruegel l'Ancien ait reçu la protection du gouverneur des Pays-Bas espagnols, Perrenot de Granvelle, collectionneur de ses œuvres.

Il meurt en 1569 et est enseveli à Notre-Dame de la Chapelle à Bruxelles.

 

On ignore tout de la personnalité du peintre, en dehors de ces quelques lignes de van Mander :

« C'était un homme tranquille, sage, et discret ; mais en compagnie, il était amusant et il aimait faire peur aux gens ou à ses apprentis avec des histoires de fantômes et mille autres diableries. » Van Mander va narrer quelques anecdotes, plutôt fantaisistes, - comme ses intrusions dans les mariages avec son ami Hans Frankaert, joaillier à Anvers, prétendant faire partie de l'une ou l'autre famille - mais ne va pas être suffisamment précis pour que l'on puisse en tirer des conclusions.

 

On retrouve son effigie dans Les effigies des peintres célèbres des Pays-Bas de Dominique Lampson. Ce portrait du peintre, attribué au graveur Jean Wierix, est publié avec un poème de Lampsonius en 1572.

 

La peinture de Bruegel est généralement présentée en trois périodes : les premières compositions qui fourmillent de personnages pris sur le vif ; le cycle des Mois qui raconte la marche du monde selon les lois de la Nature et les derniers tableaux où quelques grands personnages se détachent d'un paysage qui n'est plus qu'un fond.

 


  La Tour de Babel



Bruegel place la construction de la tour dans un paysage côtier - C'est grâce à la mer que les Hollandais acquirent une grande partie de leurs richesses. La tour se trouve aussi au bord d'un fleuve - En effet, le transport des marchandises de gros tonnage, comme les pierres et le marbre, s'effectuait à l'époque par les voies navigables et non pas par terre où les chemins n'étaient pas revêtus. Le peintre introduit dans l'épisode biblique plusieurs références à la réalité, dont entre autre […]

Le peintre est en rupture avec ses prédécesseurs ou avec le goût italien de ce XVIe siècle. En faisant la jonction entre le Moyen Âge et la Renaissance, il dépasse l'art des Primitifs flamands et s'affranchit de celui des Italiens; l'unité de ses compositions, son talent narratif et son intérêt pour les « genres mineurs » en font un artiste inclassable dans l'histoire de l'art. Certains historiens se sont attachés à établir un lien entre Jérôme Bosch et Bruegel, unis par une tradition figurative. Bosch représente la fin du Moyen Âge, il est le dernier « primitif » et Bruegel commence un nouveau siècle, une ère moderne qui s'ouvre à la découverte de l'homme et du monde.

 

Cependant, l'œuvre de Bosch veut inspirer une terreur dévote, totalement absente de celle de Bruegel. Pour l'un, le monde n'est qu'un « rêve de Dieu » ou une tromperie du Diable ; la Nature est une tentation nuisible. Pour l'autre, l'action humaine prend au contraire toute sa valeur : joies ou défis au destin, l'homme doit tenter l'aventure malgré les menaces.

 

Contrairement aux peintres de la Renaissance, Bruegel n'a pas représenté de nu et ne s'est que fort peu intéressé au portrait. Ses personnages ronds sont très éloignés de la glorification des corps bien proportionnés. Dans ses tableaux dominés par la vie populaire, le peintre montre des paysans tels qu'ils sont dans leurs activités et divertissements. Pour la première fois dans l'histoire de la peinture, la classe rurale est humanisée dans une vision objective. Les têtes s'alignent et l'on sent l'artiste sensible aux émotions et aux faiblesses.

 

Même les scènes bibliques de Bruegel se situent pour la plupart dans un village et la description de la place publique qui fourmille de monde prend plus de place que le thème (voir le Dénombrement de Bethléem). Au XVIe siècle, en effet, la rue et la place étaient des lieux de rendez-vous et de divertissements : jeux d'hiver, carnaval, procession et kermesse, danses ou rites campagnards, tout était prétexte aux réjouissances et le peintre a su raconter ces rassemblements que Philippe II, d'ailleurs, voudra interdire.

 

Pour les stoïciens, le monde est une construction bien ordonnée dans laquelle l'homme occupe une place précise et accepte son destin. Cette conception s'exprime dans la série Les Mois qui montre l’union profonde des êtres vivants soumis aux cycles naturels. En revanche, dans d'autres toiles, Bruegel semble craindre l'orgueil et la rébellion de l'homme contre l'ordre de la création (c'est Nemrod et sa folle entreprise, Icare et son rêve ou encore la punition des Anges rebelles). La joie peut cohabiter avec le danger si l'homme se soumet à la fatalité et s'intègre dans la symphonie des éléments naturels.

 

Source:

Pieter Bruegel l'Ancien. (2010, juillet 6). Wikipédia, l'encyclopédie libre. Page consultée le 15:23, août 2, 2010 à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Pieter_Bruegel_l%27Ancien&oldid=54990540.

 




Le "Combat de Carnaval et Carême" est une oeuvre de Pierre Bruegel peinte en 1559. Scène de genre chère à Pierre Bruegel, elle lui permet de faire un portrait sans concesion de la socièté du XVIe. On y trouve, sur la gauche, la représentation sans complexe des festivités de Carnaval, joyeuses et truculentes. A droite le peintre nous montre une société empreinte de retenue et de pudeur, marquée par la mort et la contrition ; le Carême est le prétexte à cette description. Au centre de la […]



"Un pêcheur qui taquine le poisson du bout de sa gaule flexible, un berger appuyé sur sa houlette, un laboureur guidant sa charrue les voient passer tous deux. Étonnés, ils prennent pour des dieux ces hommes capables de voler dans les airs. Déjà, sur leur gauche, a disparu Samos, aimée de Junon; ils ont dépassé Délos et Paros; sur leur droite apparaissent Lébinthos et Calymné, célèbre pour son miel, lorsque l'adolescent, enivré par la sensation audacieuse du vol, s'écarte de son guide. […]



Evangile selon Saint Luc, chapitre 2, versets 1 à 5 : « Or, en ce temps-là, parut un décret de César Auguste pour faire recenser le monde entier. Ce premier recensement eut lieu à l’époque où Quirinius était gouverneur de Syrie. Tous allaient se faire recenser, chacun dans sa propre ville; Joseph aussi monta de la ville de Nazareth en Galilée à la ville de David qui s’appelle Bethléem en Judée, parce qu’il était de la famille et de la descendance de David, pour se faire recenser avec Marie […]



Kunsthistorisches Museum de Vienne Le repas de noces (1568) est une œuvre caractéristique du style de Bruegel, en représentant le monde paysan dans cet instant de festivité il se singularise par rapport à la production de son époque. Le monde rural n’attire pas l’attention de la bourgeoisie et de la noblesse, il est plutôt l’objet de moquerie et de sarcasmes, voir d’indifférence tout simplement. Bruegel lui expose ce monde comme faisant partie intégrante de la société, mainte fois il […]



Le triomphe de la mort, 1562, Musée du Prado, Madrid A la fin du XIVe siècle entre 1347 et 1349 la peste ravage l'Europe, l'ampleur du désatre est énorme, la population est réduite de moitiée, certaines régions durement touchées sont complètement désertées. La mort et ses ravages deviennent des thèmes récurant dans l'imaginaire européen, les danses macabres, les manisfestations du triomphe de la mort exerce une grande facsination. Cette fascination est reprise par l'Eglise qui place la peur […] 



“Or je défie qu’on explique le capharnaüm diabolique et drôlatique de Brueghel le Drôle autrement que par une espèce de grâce spéciale et satanique. Au mot grâce spéciale substituez, si vous voulez, le mot folie, ou hallucination; mais le mystère restera presque aussi noir. La collection de toutes ces pièces répand une contagion; les cocasseries de Brueghel le Drôle donnent le vertige.” Beaudelaire



"La Chute des anges rebelles" représente l'archange Michel et deux anges précipitant les anges rebelles dans les Enfers. Les anges se transforment en êtres hybrides, fantasmagoriques et hallucinatoires avant de plonger dans les profondeurs des enfers en bas du tableau. Le thème permet à Pierre Bruegel de nous exposer une vaste fresque de personnages mi-fantastiques, mi-humains, tout droit sortis de l'imaginaire du moyen-age. Si, au centre, Saint-Michel concentre notre attention première, […]

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À propos

rafael

architecte passionné d'art et de voyages
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clovis simard 04/11/2011 12:20


Blog(fermaton.over-blog.com).No.13- THÉORÈME DE BABEL.
L'Oublie est un VOLEUR ?