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Les Roubaïtes d'Omar Khayyam |
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37 Qu'elles sont belle, ces verdures qui croissent aux bords des ruisseaux! On dirait qu'elles ont pris naissance sur les lèvres d'une angélique beauté. Ne pose donc pas sur elles ton pied avec dédain, elles proviennent de la poussière d'un visage au teint de tulipe.
O amis! convenez d'un rendez-vousmaprès ma mort. Une fois réunis, réjouissez-vous d'être ensemble; lorsque l'échanson prendra dans sa main une coupe de vin vieux, souvenez-vous du pauvre Khayyam: buvez ensemble à sa mémoire.
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La vie de Khayyam (1048-1131) est entourée de mystère, et peu de sources sont disponibles pour nous permettre de la retracer avec précision. Les chercheurs pensent
généralement qu'Omar Khayyam est né dans une famille d'artisans de Nichapur. Il a passé son enfance dans la ville de Balhi, où il étudie sous la direction du cheik Mohammad Mansuri, un des
chercheurs les plus célèbres de son temps. Dans sa jeunesse, Omar Khayyām étudie aussi sous la direction de l'imam Mowaffak de Nishapur, considéré comme le meilleur professeur du
Khorasan.
La légende dit qu'Abou-Ali Hassan (Nizam al-Mulk) et Hassan Sabbah étudiaient alors également sous la direction de ce maître et qu'un pacte légendaire aurait été conclu entre les trois
étudiants : « Celui d'entre nous qui atteindra la gloire ou la fortune devra partager à égalité avec les deux autres ». Cette alliance reste improbable lorsqu'on sait que Nizam
al-Mulk était de 30 ans l'ainé d'Omar et que Hassan Sabbah devait avoir au moins 10 ans de plus que Khayyam.
Nizam al-Mulk devient cependant grand vizir de Perse et les deux autres se rendent à sa cour. Hassan Sabbah, ambitieux, demande une place au gouvernement ; il l'obtient immédiatement et s'en
servira plus tard pour essayer de prendre le pouvoir à son bienfaiteur. Il devient après son échec chef des Hashishins. Khayyam, moins porté vers le pouvoir politique, ne demande pas de poste
officiel, mais un endroit pour vivre, étudier la science et prier. Il reçoit alors une pension de 1 200 mithkals d'or de la part du trésor royal ; cette pension lui sera
versée jusqu'à la mort de Nizam al-Mulk (tué par un assassin).
Ses poèmes sont appelés « rubaiyat » ce qui signifie « quatrains ». Les quatrains de Khayyam, s'ils semblent pouvoir se passer de commentaires,
recèlent, selon Idries Shah, des perles mystiques, faisant de Khayyam un soufi. Il aurait prôné l'ivresse de Dieu, et se disait infidèle mais croyant. Au-delà du premier degré hédoniste,
les quatrains auraient donc selon ce commentateur une dimension mystique.
Dans la pratique, si l'on s'en tient au texte, Khayyam se montre bel et bien fort critique vis-à-vis des religieux - et de la religion - de son temps. Quant au vin dont la mention revient fréquemment dans ses quatrains, le contexte où il se place constamment (agréable compagnie de jeunes femmes ou d'échansons, refus de poursuivre la recherche de cette connaissance que Khayyam a jadis tant aimée) ne lui laisse guère de latitude pour être allégorique.
Source: Wikipedia
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