Jean Cousin - Eva Prima Pandora

Publié le 1 Novembre 2012

Jean Cousin Eva prima pandora

 

Eva Prima Pandora de Jean Cousin l'Ancien est une des œuvres majeures de la Renaissance française. Peinte vers 1549 - 1550, elle est aujourd'hui conservée au Musée du Louvre. Il s'agit peut-être du premier nu de l'histoire de la peinture française qui s'inscrit dans la naissance et le développement dans la 2° moitié du XVI° siècle du Maniérisme français autour de l'École de Fontainebleau. Cette œuvre est la seule œuvre de peinture attribuée de manière certaine à l'artiste Jean Cousin, souvent confondu avec son fils et qui est un des deux grands peintres français de la Renaissance.

 

Le sujet du tableau est tout à la fois religieux et mythologique, double référence traditionnelle de la Renaissance. Ici, la femme représente à la fois Eve, la première femme d'après la Bible, mais aussi Pandore.

 

 


Mythologie:

 

Pandore fut créée sur l'ordre de Zeus qui voulait se venger des hommes pour le vol du feu par Prométhée. Elle fut ainsi fabriquée dans de l'argile et de l'eau par Héphaïstos ; Athéna lui donna ensuite la vie, lui apprit l'habileté manuelle (elle lui apprit entre autres l'art du tissage) et l'habilla ; Aphrodite lui donna la beauté ; Apollon lui donna le talent musical, Hermès lui apprit le mensonge et l'art de la persuasion ; enfin Héra lui donna la curiosité et la jalousie.

 

Zeus offrit la main de Pandore à Épiméthée, frère de Prométhée. Bien qu'il eût promis à Prométhée de refuser les cadeaux venant de Zeus, Épiméthée accepta Pandore. Pandore apporta dans ses bagages une boîte mystérieuse que Zeus lui interdit d'ouvrir. Celle-ci contenait tous les maux de l'humanité, notamment la Vieillesse, la Maladie, la Guerre, la Famine, la Misère, la Folie, le Vice, la Tromperie, la Passion, ainsi que l'Espérance.

 

Une fois installée comme épouse, Pandore céda à la curiosité qu'Héra lui avait donnée et ouvrit la boîte, libérant ainsi les maux qui y étaient contenus. Elle voulut refermer la boîte pour les retenir il était hélas trop tard ! Seule l'Espérance, plus lente à réagir, y resta enfermée.

 


 

Jean Cousin s'est probablement inspiré ici de la Vénus d'Urbino du Titien (1538) pour la position du corps et du nu avec un diadème dans les cheveux. Cette représentation italianisante du nu féminin, inspiré de l'école vénitienne rappelle aussi La Dame au bain de François Clouet. Ce bijou, unique ornement du nu (avec le léger drapé qui cache le sexe) est devenu dans la 2° moitié du XVI° siècle une caractéristique du Maniérisme, particulièrement du maniérisme français de l'Ecole de Fontainebleau.

 

Source: Wikipedia

 

Rédigé par rafael

Publié dans #RENAISSANCE FRANCE - EUROPE DU SUD

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lojvcbfugbuuhnjufdc 21/05/2015 18:55

y a pas le cartel