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hans holbein christ au tombeau (3)

Hans Holbein le Jeune, Le christ mort, prédelle d'un retable réalisé pour la cathédrale de Fribourg (1521-1523)  Kunstmuseum de Bâle

 

 

 « Les portraits de Holbein sont au dessus de tous, il n’y a que ceux de Raphaël qui les surpasse ». Ingres

 

« C’est un corps nu, couché sur la pierre, raide, affaissé, la peau verte plutôt que pâle. Cette peinture est impie à force d’être vraie ; car c’est un cadavre qu’Holbein a peint, ce n’est pas le corps d’un Dieu enseveli. La mort est trop empreinte sur ce corps pour que la vie y puisse jamais rentrer ; et si c’est là le Christ, Holbein ne croyait pas à la Résurrection » Saint-Marc Girardin  1835

 

hans holbein christ au tombeau

 

« Le Christ mort est une œuvre terrible. C’est le cadavre en sa froide horreur, et rien de plus. Il est seul. Ni amis, ni parents, ni disciples. Il est seul abandonné au peuple immonde qui déjà grouille en lui, qui l’assiège et le goûte, invisible. [...] Certes Holbein tient pour Luther plus que pour Rome. Mais en secret il est contre toute église. [...] Holbein me donne à croire qu’il est un athée accompli. Ils sont très rares. Le Christ de Bâle me le prouve : il n’y a là ni amour, ni un reste de respect. Cette œuvre robuste et nue respire une dérision calme : voilà ce que c’est que votre Dieu, quelques heures après sa mort, dans le caveau ! Voilà celui qui ressuscite les morts ! » André Suares, 1948.

 

hans holbein christ au tombeau (2)

 

 


 

 



Portrait de Georg Gisze, Staatliche Museen, Berlin, 1522 Hans Holbein le Jeune est un grand portraitsite allemand du début du XVIe siècle, il s'attache à rend la vérité derrière l'apparence, son regard profond met en évidence la vrai nature psychologique de l'homme qui lui fait face. Il est également un grand virtuose dans le rendu des moindre détail, plissédes vêtements, reflet dans le vase, billets et instruments divers qui renforce le réalisme de la composition et crédibilise son regard. […]

 

 

 

 




Le triomphe de la mort, 1562, Musée du Prado, Madrid A la fin du XIVe siècle entre 1347 et 1349 la peste ravage l'Europe, l'ampleur du désatre est énorme, la population est réduite de moitiée, certaines régions durement touchées sont complètement désertées. La mort et ses ravages deviennent des thèmes récurant dans l'imaginaire européen, les danses macabres, les manisfestations du triomphe de la mort exerce une grande facsination. Cette fascination est reprise par l'Eglise qui place la peur […]

Tag(s) : #RENAISSANCE EUROPE DU NORD

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