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Gustave-Guillaumet-The-Sahara

 

Gustave Guillaumet appartient à la génération des peintres orientalistes qui s'attachent aux rendus de lumière et d'atmosphère. Il marque un tournant dans ce courant artistique du XIXe siècle. Tant dans ses peintures que dans ses écrits, il décrit la vie primitive et rude dans le désert algérien, au moment où naît en France un grand intérêt pour les populations algériennes en raison de leurs rapprochements politiques et économiques.

Guillaumet vient d'obtenir le second prix de Rome à l'École des beaux-arts de Paris quand il a l'occasion d'aller en Algérie pour la première fois, en 1862. Il contracte la malaria et doit passer trois mois à l'hôpital militaire de Biskra. Néanmoins, enthousiasmé par ce pays, il y retournera neuf fois.

Ses premières œuvres sont d'inspiration mélodramatique. Dès 1872, il montre l'existence humble des populations du désert dont il partage la vie. Évitant la civilisation européenne, il préfère voyager dans le Sud algérien.

Comme Eugène Fromentin, Guillaumet écrit, et ses Tableaux algériens, articles parus dans la La Nouvelle Revue entre 1879 et 1884, sont des notations sur l'attitude d'un artiste européen face à la vie des Algériens.


gustave guillaumet algériiedésert

Gustave Guillaumet (1840-1887), Muséee d'Orsay.

Le Sahara dit aussi Le désert

1867

 

Très remarquée au Salon de 1868, Le Sahara tranche avec la production orientaliste de l'époque. Alors que nombre de ses contemporains donnent une représentation volontiers idéalisée ou anecdotique de l'Afrique du Nord, nous sommes ici en présence d'une vision poignante, qui se concentre sur l'essentiel. "Jamais l'infini du désert n'a été peint d'une façon plus simple, plus grandiose et plus émouvante", écrit à ce propos Théophile Gautier.

 

Apreté du paysage, sentiment de solitude et de désolation sont soulignés par la division en larges bandes horizontales du tableau, monotonie implacable que ponctuent seule la présence d'hommes et de bêtes au loin. Du squelette du premier plan, figé dans des tonalités froides, on passe insensiblement à la lumière de l'improbable caravane surgissant à l'horizon.

 

Avec une économie de moyens remarquable, une graduation subtile des plans qui mêle au ciel embrumé l'étendue poussiéreuse de la vaste plaine, Guillaumet parvient à traduire la quintessence du désert. Soucieux du détail naturaliste, il parvient pourtant à conserver le caractère onirique et intemporel que le public d'alors attache à l'Orient.

 

 

gustave guillaumet algériie village désert

 

Gustave Guillaumet algerie

 

gustave guillaumet campement-d-un-goum-sur-les-frontieres-d

 

Source: Wikipedia, Musée d'Orsay.



Etienne Dinet (1861-1930), se pris de passion pour l’Algérie au point d'y terminer sa vie (dans l'oasis de Bou Saada et se convertit à l’islam, devenant Nasreddine Dinet. La découverte fortuite du Sud algérien en 1884 modifie entièrement l’art et la vie d’Étienne Dinet et marque le début d’un attachement qui se traduira bientôt par une intégration totale à la société musulmane d’Algérie, puisqu’en 1913 il se convertit à l’islam. Etienne Dinet eut un itinéraire artistique et spirituel qui a […]

Tag(s) : #ECLECTISME XIXe

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