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Felix Nussbaum

nussbaum triomphe de la mort 1944

Le triomphe de la mort

 

Comme aucun autre artiste de la première partie du 20e siècle, Felix Nussbaum a su représenter à travers ses peintures la situation dramatique dans laquelle il se trouvait en tant que Juif allemand durant la période nazie. La peinture représentait pour lui un moyen de lutter contre le régime nazi et lui permettait de conserver une dignité humaine tout en lui donnant la force de survivre. Felix Nussbaum n´est certainement pas avant-gardiste. Il appartient à la « génération disparue » victime de l´Holocauste. Il fut longtemps oublié et ce n´est que dans le courant des années soixante-dix que son art fut enfin redécouvert.

C´est à ce moment-là que le musée d´art de la ville d´Osnabrück commença à établir une collection des œuvres de Felix Nussbaum. Actuellement le musée compte plus de 160 œuvres de Nussbaum. Pour permettre l´exposition de toute cette collection, l´architecte Daniel Libeskind fut chargé d´ériger la « Felix Nussbaum Haus » et c´est ainsi que depuis 1999 le musée propose la collection complète des œuvres de Nussbaum et accomplit ainsi la volonté du peintre : « Si je meurs, ne laissez pas mes peintures me suivre, mais montrez-les aux hommes. »

Il est l'auteur de plusieurs œuvres allégoriques (Le triomphe de la mort, 1944) ou représentant la condition juive sous l'occupation nazie (Autoportrait au passeport juif, 1943) qu'il a exécutées avant de disparaître dans la Shoah.

La persévérance de quelques collectionneurs réunit des œuvres éparpillées, aujourd'hui dans le musée d'Osnabrück qui lui est spécialement consacré.

 

 

Nussbaum Autoportrait au passeport juif 1943

Autoportrait au passeport juif

 

Félix Nussbaum s'est représenté tout au long de sa vie, par une série impressionnante d'autoportraits, dans une pose quasi identique: de trois-quart à la manière des premiers autoportraits d'Albrecht Dürer, il fixe son regard dur sur le spectateur. La figure du regard est centrale chez cet artiste juif qui a vécu du début à la fin la persécution des juifs par le régime nazi. On peut interpréter ce regard de plusieurs manières différentes. Il y a d'abord le regard de celui qui prend à témoin. Se représentant toujours à l'écart dans les tableaux de groupes, Felix Nussbaum est celui qui appelle le spectateur à prendre conscience de la misère de son peuple. Il place aussi le spectateur dans une position ambigüe lorsqu'il se représente montrant son passeport, comme si le spectateur était l'acteur même de sa persécution.

 

Nussbaum Autoportrait

Autoportrait

 

Nussbaum - Prisonnier

 

Source: Wikipedia

 



(The Solomon R. Guggenheim Foundation. 2011, ProLitteris, Zürich) En 1939, sujet allemand, Ernst est interné à Bargentière, puis au camp des Milles. Après la libération, Ernst émigre vers New York où il arrive en juillet 1941. L'année suivante, il épouse la milliardaire Peggy Guggenheim. C'est le début d'une grande période dans l'oeuvre de Ernst qui peint successivement L'Anti-Pape (1942), L'Oeil du Silence (1944), Cocktail Drinker (1945) et Noces Chimiques (1948). Max Ernst - Europe - […]


"C’est cette force d’amour et de poésie qui fait de Francis Picabia l’un des individus admirables de l’époque. Il ne s’agit pas pour lui de faire « de la peinture », d’écrire « un poème », mais de vivre. Je ne connais peut-être personne chez qui ce sentiment latent ait des racines plus profondes. Non que Francis Picabia appartienne à ces snobs qui croient prouver leur existence en révélant aux pays lointains leur débilité congénitale. Rien chez lui de ce cosmopolitisme que certain romancier […]

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rafael

architecte passionné d'art et de voyages
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