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Lundi 11 juin 2012 1 11 /06 /Juin /2012 12:37
- Publié dans : ROMANTISME ET NEOGOTHIQUE

chasseriau Le Calife de Constantine suivi de son escorte

 

" Ce tableau séduit tout d’abord par sa composition. – Cette défilade de chevaux et ces grands cavaliers ont quelque chose qui rappelle l’audace naïve de grand maîtres. – Mais pour qui a suivi avec soin les études de M. Chassériau, il est évident que bien des révolutions s’agitent encore dans ce jeune esprit, et que la lutte n’est pas finie.


La position qu’il veut se créer entre Ingres, dont il est élève, et Delacroix qu’il cherche à détrousser, a quelque chose d’équivoque pour tout le monde et d’embarrassant pour lui-même. Que M. Chassériau trouve son bien dans Delacroix, c’est tout simple ; mais que, malgré tout son talent et l’expérience précoce qu’il a acquise, il le laisse si bien voir, là est le mal. Ainsi, il y a dans ce tableau des contradictions. – En certains endroits c’est déjà de la couleur, en d’autres ce n’est encore que coloriage – et néanmoins l’aspect en est agréable, et la composition, nous nous plaisons à le répéter, excellente.


Déjà, dans les illustrations d’Othello, tout le monde avait remarqué la préoccupation d’imiter Delacroix. – Mais, avec des goûts aussi distingués et un esprit aussi actif que celui de M. Chassériau, il y a tout lieu d’espérer qu’il deviendra un peintre, et un peintre éminent. "

 

Baudelaire, Salon de 1845.

 



Musée du Louvre, 1822 "Aucun tableau ne révèle mieux à mon avis l’avenir d’un grand peintre, que celui de M. Delacroix, représentant le Dante et Virgile aux enfers. C’est là surtout qu’on peut remarquer ce jet de talent, cet élan de la supériorité naissante qui ranime les espérances un peu découragées par le mérite trop modéré de tout le reste. Le Dante et Virgile, conduits par Caron, traversent le fleuve infernal et fendent avec peine la foule qui se presse autour de la barque pour y […]

 


Delacroix - La Liberté guidant le peuple


Musée du Louvre, Paris, 1831 La Liberté guidant le peuple est un tableau d'Eugène Delacroix représentant les trois glorieuses présenté au public au Salon de Paris de 1831. Il a été reproduit sur des timbres postaux français et, de 1978 à 1997, sur le billet de banque de cent franc français. Il est également devenu un symbole de la France, de la démocratie et de la République. Eugène Delacroix écrit à son frère le 18 octobre 1830 : « Si je n’ai pas vaincu pour la Patrie, au moins peindrai-je […]

 


Par rafael - Communauté : statut de l'artiste
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