Samedi 12 juin 2010 6 12 /06 /Juin /2010 23:45
- Publié dans : ART MODERNE

 

 

 

Au fil des années, les durées des films de Chaplin s’allongent ainsi que celles des tournages et de l’intervalle qui sépare deux oeuvres. (Le tournage des Temps modernes dura dix mois et cent mille mètres de pellicule environ furent impressionnés.) Parallèlement, I’ambition et l’universalité de l’auteur augmentent, mais pas toujours son succès (celui des Temps modernes sera très mitigé à l’époque). Inspiré très partiellement par A nous la liberté de René Clair, Chaplin livre ici une grande fresque sur (et contre) le machinisme attaqué au nom de la dignité de l’individu. Le film est aussi une satire dirigée contre la mécanisation de toute la vie sociale qui amène à ne juger les hommes qu’en fonction du rendement et des apparences.

 

Que de malentendus et de quiproquos dans cette intrigue ! ils ont lieu aussi bien à la prison, à l’usine (autre bagne) que dans la rue et fournissent à l’auteur une source inépuisable de gags et de situations comiques. Individualiste forcené, Chaplin l’est autant comme personnage que comme créateur. Cinq ans après la sortie des Lumières de la ville (février 1931 à New York), il persiste à offrir au public un film sonore mais non parlant où les "dialogues" consistent principalement en borborygmes, aboiements, cris divers et enfin en une chanson aux paroles informes interprétée par Chaplin lui-même dont on entend la voix pour la première fois.

 

 

Source: clermont-filmfest.

 

Pour en savoir plus:

http://www.clermont-filmfest.com/03_pole_regional/newsletter/img/oct06/pdf3.pdf

Par rafael - Communauté : l'art pour tous
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