Partager l'article ! Boucher - La marquise de Pompadour: Mme de Pompadour, 1750, National Gallery of Scotland, Edimbourg L ...
Mme de Pompadour, 1750, National Gallery of Scotland, Edimbourg
La marquise de Pompadour est née Jeanne-Antoinette Poisson, en 1721. Issue d’une famille de la bourgeoise montante liée au monde des finances, elle bénéficie d’une
éducation choisie et raffinée. Jeune protégée du fermier général Le Normant de Tournehem, peut-être son père naturel, Jeanne-Antoinette épouse en 1741, à l’âge de vingt ans, le neveu de ce
dernier : Guillaume Le Normant d’Etiolles, futur fermier général. Prête à être propulsée à la cour de Louis XV, elle deviendra la maîtresse en titre du roi, en 1745.
Symbole d’une nouvelle époque, la marquise de Pompadour ouvre les portes des salons et rencontre Diderot, Marivaux, Voltaire et Rousseau, une élite intellectuelle
qui remet en cause la pensée traditionnelle et ouvre de nouvelles perspectives. Elle soutiendra cette élite auprès du roi. Dés anoblie après un mariage
qu’elle vient de rompre, elle reçoit un nouveau titre, celui de marquise de Pompadour, pour paraître officiellement à la Cour et devenir maîtresse du roi.
Mme de Pompadour, 1759, Wallace Collection, Londres
Grâce à une rente annuelle, elle fait l’acquisition de plusieurs demeures d’exception :
les châteaux de Crécy, de La Celles-Saint-Cloud, de Ménars, puis l’hôtel d’Evreux, actuel palais de l’Elysée. Son goût pour l’aménagement intérieur s’y exprime. Protectrice des arts, la marquise
sait s’entourer des grands artistes de l’époque. Parallèlement, elle s’installe à l’automne 1745 au château de Versailles, dans l’appartement de la duchesse de Châteauroux dit l’appartement d’en
haut. Elle le quittera, dès 1749, pour s’établir au rez-de-chaussée du corps central de la demeure royale : dans l’appartement d’en bas. Changement d’habitat, changement de statut aussi : depuis
1751, la marquise a cessé d’être la maîtresse du roi pour devenir l’amie et la conseillère.
Dans ces portraits, Boucher, l’un des grands maître de la peinture de l’époque la fait apparaître comme une femme sûre d’elle, au faîte de sa puissance et de son rayonnement.

Derniers Commentaires