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Akbar - L'apogée de l'empire Moghol

Agra porte sud mausolee Akbar Sikandra (2)

Porte sud du mausolée d'Akbar à Sikandra

 

Jalâluddin Muhammad Akbar, (1542-1605) dirige l'Empire moghol de 1556 jusqu'en 1605. Il est généralement considéré comme le plus grand - akbar en arabe - Moghol.

 

Akbar fait preuve d'un grand talent d'administrateur et continue le travail de réorganisation commencé par Sher Shâh Sûrî, qui avait chassé son père hors de l'Inde. Il divise son territoire en 15 provinces, avec à la tête de chacune un gouverneur militaire, le Nawâb Nazîm, et un administrateur civil, le Dîwân qui en contrôle les finances. Il établit un impôt sur les terres agricoles correspondant au tiers de la valeur de la récolte. Tolérant en matière de religion, il abolit, en 1563, la jiziya, l'impôt levé en terre d'Islam sur les non-musulmans, les taxes sur les pèlerinages; il épouse une princesse hindoue, Mariam az-Zamânî, la fille du râja d'Amber Bihârî Mal, mère de son fils et successeur Jahângîr, et accueille des hindous dans son administration et ses armées, ce qui lui entraînera des alliances avec les royaumes Rajputs.

 

Fatehpur Sikri Diwan i-Khass (4)


À partir de 1561, il réforme l’administration de l’empire. Il charge l’eunuque Itimad Khan (Khwaja Malik I'timad Khan) d’accroître les rentrées du pouvoir central aux dépens des gouverneurs de province. Pour réaliser la centralisation, Akbar doit mettre au pas les factions ethniques, les oulémas et enfin les clans centre-asiatiques. Le système de l’iqtâ est supprimé. L’administration peut prélever directement les impôts et payer en espèces les dignitaires de l’Empire. Devant une grande révolte provoquée par ces réformes, Akbar devra revenir en arrière dans les années 15802.

D'une grande ouverture intellectuelle et religieuse il invite des représentants des grandes religions à débattre devant lui de questions religieuses. Des jésuites de Goa y sont également invités. De ces débats et recherches, il tire, en 1581, une religion de la lumière appelée Dîn-i-Ilâhî, idéologie religieuse syncrétiste empruntant à l'Islam, au Christianisme et surtout au Jainisme. Il espérait promouvoir cette religion comme facteur unifiant de son empire. Il autorise à nouveau la construction de temples hindous mais interdit la satî, le suicide des veuves.

 

Fatehpur sikri (2) Fatehpur sikri (8)
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Fatehpur-Sikri

 

 Pour célébrer sa victoire sur le Gujerat, il ordonne la construction (1569-1576) d'une nouvelle capitale à Fatehpur-Sikrî, près de Āgrā, où il fait créer un nouveau style architectural mélangeant les influences musulmanes et hindoues. Akbar élabore un véritable rituel de cour. À Fatehpur-Sikrî, ses apparitions en public sont programmées et il traître les affaires courantes dans un hall ouvert à tous (cérémonie du darbar). Il fait de nombreuses réformes administratives et prend des mesures en faveur des paysans. Fatehpur-Sikrî est rapidement abandonnée car manquant gravement d'eau (1586). Il s'installe à Lahore, plus près de régions instables. Il attire des peintres en miniatures persans.

Les dernières années du règne d'Akbar sont marquées par les rébellions fréquentes de son fils Salim, le futur empereur Jahângîr. Il meurt à Āgrā le 27 octobre 1605 de dysenterie. Un superbe mausolée en marbre blanc et grès rouge élevé par son fils à Sikandra au nord-ouest de la ville, recueille sa dépouille. Sa tombe sera profanée par les Jâts, des agriculteurs révoltés, et ses restes dispersés.

Source: Wikipédia

Photos: Lankaart

 

 



Terminé en 1631 le mausolé d'Akbar à sikandra à proximité d'Agra fut en grande partie réalisé par Jahangir. Cette entreprise très ambitieuse trouve son aboutissement dans la réalisation de la porte d'accès au complexe. Cette porte en grès rouge et marbre blanc rassemble de très beaux exemples de marqueterie en pierre formant des motifs végètaux et géomètrique. Le mélange des éléments persan comme l'iwan (porte centrale) et indiens, comme les chhattri (petits pavillons au-dessus de la porte) […]


Le Diwan i-Khass est le bâtiment abritant la salle des audiances privées de la cité moghol de Fatehpur Sikri. Ce bâtiment emblématique de la cité est un petit édifice en grès rouge de 13 m de côté qui se développe sur deux niveaux. au premier niveau un balcon en saillie découpe la silhouette du bâtiment, sur le toit 4 chhattri donnent de l'élancement à la composition. Au centre de l'unique pièce se trouve un pillier octogonal couronné d'une structure secondaire insolite reliée par des […]


Victoria and Albert Museum Londres La peinture moghol naît sous le règne du deuxième empereur moghol, Humâyûn qui a régné de 1530 à 1540 et de 1555 à 1556. Alors qu'il se trouve exilé à Tabriz par Sher Shâh Sûrî, le fils de Bâbur découvre les enluminures et les miniatures persanes à la cour des Séfévides en Perse et se passionne pour cette forme de peinture pratiquée dans la région. Il attache à sa personne deux jeunes maîtres dans cet art, Sayyid Ali et Abdus Samad, qui l'accompagnent en […]

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À propos

rafael

architecte passionné d'art et de voyages
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