Mardi 3 novembre 2009 2 03 /11 /Nov /2009 18:54
- Publié dans : ROMANTISME ET NEOGOTHIQUE

 

Peintre Allemand né à Greifswald en 1774 et mort à Dresde en 1840, Caspar-David Friedrich est le plus grand des peintres romantiques allemands, symbole d'un mouvement à la fois artistique et culturel.

Peintre du paysage, il va bouleverser les canons habituels de cet art en révélant la profondeur symbolique et spirituelle de ses paysages en leur donnant un sens et un contenu.

Son art de la composition et de la lumière vont lui permettre d'initialiser un dialogue entre l'homme et la nature qui l'entourre.

En opposition avec la vague néo-classique en vogue au début du XIXe siècle, il défendra une vision humaniste et romantique de l'homme, plus tourné vers ce qui fait l'âme de l'Allemagne : ses paysages, ses monuments gothiques.
Il est loin des références à l'antiquité et aux grandes compositions néo-classiques qui servent un certain discours politique.


Ses tableaux intimistes de sa première période (1809-1818) témoignent de son goût pour la solitude, les vastes espaces et les ambiances nocturnes.

Un voyageur contemplant une mer de nuages (1818, Kunsthalle, Hambourg), L'abbaye dans un bois (1809-1810, Staaliche Museum, Berlin).


En 1815, il part en voyage en Baltique et découvre de nouveaux paysages qui vont ouvrir un nouveau champs d'expression. De nouveaux sujets apparaissent : les paysages polaires et de hautes montagnes et la confrontation de l'homme avec l'échelle inhumaine de la nature. Montagnes et espaces infinis introduisent une certaine mélancolie dans ses compositions, mélancolie proprement romantique.
Le Naufrage (1824, Kunsthalle, Hambourg),


Protégé par la maison de Prusse, il connut une grande notoriété de son vivant. Il était professeur et membre de l'Académie de Dresde.
Oublié après sa mort, il fut redécouvert au début du XXe siècle et, aujourd'hui, il est reconnu comme l'un des plus grands peintres allemands.




Meropolitan Museum of Art, New-York. 1810. "Mais c’est plus loin encore qu’il faut chercher la fonction de la vision. Nous verrons alors se dessiner à partir d’elle, non point le symbole phallique, le fantôme anamorphique, mais le regard comme tel, dans sa fonction pulsatile, éclatante et étalée, comme elle l’est dans ce tableau. Ce tableau n’est rien d’autre que ce que tout tableau est, un piège à regard. Dans quelque tableau que ce soit, c’est précisément à chercher le regard en chacun […]
Par rafael - Communauté : artiste peintre
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