Le Retable d'Issenheim - Matthias Grünewald

Publié le 26 Septembre 2011


Le retable d'Issenheim provient du couvent des moines Antonins d'Issenheim au sud de Colmar. Il est aujourd'hui exposé au musée d'Unterlinden à Colmar.

Le retable est composé d'une succession de paneaux formant 3 polyptiques du peintre Matthias Grûnewald, exécutés de 1512 à 1516 et d'un ensemble sculpté dut à Nicolas de Hagueneau. Les scènes des différents tableaux du polyptique sont d'une qualité exeptionnelle et d'une très grande varièté dans les couleurs, les compositions et les émotions qui sont traduites.

Le premier panneau montre la crucifixion du christ. Le portrait de la vierge est d'une très grande simplicité et toute la partie gauche du tableau dénote un sens aïgue du dépouillement et crée une très forte intensité dramatique.

A gauche est représenté Saint Sébastien. A droite, Saint Antoine.



Sur la deuxième face, l'Annonciation et la Résurection encadrent la Nativité. La vie du Christ y est résumée en quatre panneaux. Après l'introduction, qui constitue la passion du Christ, ces quatre scènes évoquent sa descente sur terre et sa résurection d'entre les morts. L'ensemble forme un éloge à la vie du Christ.

La Résurection est un tableau particulièrement surprenant pour l'époque. Si les trois autres empreintent aux compositions classiques de la peinture flamande, celui-ci est suréaliste dans son expression.


Sur le dernier panneau, on trouve à droite la Tentation de Saint Antoine et, à gauche, la Rencontre des Saints Ermites : Antoine et Paul.
Ces deux tableaux nous rappellent la longue marche que tout mortel doit parcourir pour arriver à la vérité.


L'art de Grûneval est exceptionnel et à part par rapport à la production artistique de son époque. Si certains éléments de son oeuvre, comme la tentation de Saint Antoine ou la Nativité, se rattachent à la peinture flamande et renvoient à Jérome bosch et Brueghel l'ancien, d'autres sont totalement originaux comme la résurection ou la crucifixion et se rapprochent plus des oeuvres de Goya et de William Blacke. 


L'exubérance de certaines toiles et la profondeur parfois austère d'autres parties de l'oeuvre définissent une personnalité hors de toute tradition picturale.

Enfin, dans un boîte en bois, on trouve un ensemble sculpté dans la pure tradition gothique, sans grand intérêt par rapport à l'oeuvre peinte.

 

Photos : (c) lankaart

 



Le portail nord est aussi appelé « portail de l'Alliance ». Ses statues ont été exécutées entre 1205 et 12107. Elles représentent des scènes de l'Ancien Testament et de la vie de la vierge Marie. Les voussures de la baie centrale évoquent les épisodes de la Genèse. La baie de droite reprend le thème des travaux et des jours. Photos: (c) Lankaart Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Notre-Dame_de_Chartres France - Cathedrale de Bayeux La cathédrale Notre-Dame de Bayeux est […]



Détail de L'Annonciation (1333) tempera sur bois, Florence, Galerie des Offices. (c) Visipix.com Simone Martini, né en 1284 à Sienne, et mort à Avignon en 1344, est un peintre siennois, contemporain de Ambrogio Lorenzetti, élève de Duccio. Il utilise les techniques de la fresque et de la tempera sur bois. En 1333, pour la cathédrale de Sienne, il signe L'Annonciation en collaboration avec son beau-frère Lippo Memmi, un autre peintre siennois, qui peint les deux panneaux latéraux. L'œuvre […]

 

 

 



Le triomphe de la mort, 1562, Musée du Prado, Madrid A la fin du XIVe siècle entre 1347 et 1349 la peste ravage l'Europe, l'ampleur du désatre est énorme, la population est réduite de moitiée, certaines régions durement touchées sont complètement désertées. La mort et ses ravages deviennent des thèmes récurant dans l'imaginaire européen, les danses macabres, les manisfestations du triomphe de la mort exerce une grande facsination. Cette fascination est reprise par l'Eglise qui place la peur […]

Rédigé par rafael

Publié dans #GOTHIQUE

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lmvoyager 26/09/2011 23:54


Il faudra espérer que la restauration dont le retable est l'objet ne le dégradera pas trop. D'après ce que j'ai lu, il semblerait que les méthodes employées actuellement par le musée Unterlinden de
Colmar ne soit pas celles qui seraient habituellement utilisées pour pareille oeuvre.